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jeudi 17 septembre 2015

:: Une maman comme les autres... ::

Donc l'autre jour j'ai recroisé mon sage-femme. Le pourquoi est une autre histoire, mais à un moment dans la conversation il m'a dit cette phrase qui depuis ne cesse de tourner dans ma tête. Cette phrase c'était: "Les mamans comme vous sont très intéressantes, attachantes mais tellement énergivore que je ne sais si je pourrais travailler à domicile ou en maison de naissance". Alors juste après la pensée assassine du genre "Allez hop, une bonne péri et on est tranquille en immobilisant ces mamans qui accouchent" et "donc les autres mamans sont de braves brebis?", je me suis sentie un peu blessée et marginalisée. J'ai mentalement revue ma dégaine du jour, et en effet, le farfadet était porté en sling contre moi, je portais encore un de mes éternels sarouals et mon dossier médical avec marqué en gros et rouge "Projet d'AAD" dessus . Mais à part ces trois "accessoires", je ne voyez pas ce que voulait dire le "comme vous". 

lundi 20 juillet 2015

:: 20 trucs qu'on ne m'avait pas dit sur la césarienne ::

Je suis doula depuis un peu plus de 6 ans maintenant. Au fil de ma pratique, des mamans ont fait appel à moi pour que je les accompagne durant leur césarienne, programmée à chaque fois, et récidivistes pour certaines. A aucun moment je ne me suis posée la question de la justesse de mon accompagnement par rapport au fait que je n'avais pas eu de césarienne. 

Puis il y a un peu moins de deux semaines, je l'ai eu ma césarienne. Comme je le décrivais ici, de manière urgente, de manière violente, de manière mammouthesque. 


Et à mon réveil, j'ai découvert qu'il y avait un monde secret, un monde caché de la césarienne que tu ne soupçonnes pas tant que tu ne l'as pas vécu toi-même. Comme un secret non-dit, comme un tabou, que aucune de mes formations ne m'avait appris. Tant de choses que j'aurais aimé savoir, ne serait-ce que pour pouvoir les transmettre à mon tour. Ce jour est venu, j'ai appris ces choses de la manière dure et il est temps pour moi de lever le voile sur ces non-dits de la césarienne. Ces anecdotes s'appliquent pour mon cas, une césarienne d'urgence sous anesthésie générale, peut-être que tu t'y retrouvera, peut-être que tu as vécu le contraire et dans ce cas je serais curieuse de connaître ton ressenti et expérience et mettre à jour cet article. La césarienne est un tel ovni dans le paysage obstétrical pour les mères...
  1. Ca fait mal! Sans déconner. Oui, tout le monde sait qu'il s'agit d'une intervention chirurgicale pendant laquelle on t'ouvres la peau du bide et que oui, potentiellement, ça fait mal. Sauf que là tu dérouilles ta mère en slip et que les morphiniques qu'on te file dans la perf' c'est pas du luxe!
  2. Quand tu as eu une anesthésie générale et que tu te réveilles dans le coaltar, ne soit pas étonnée d'avoir des douleurs et des courbatures à la mâchoire, à la gorge et et aux épaules. C'est dû à l'intubation et au fait d'avoir mis ton corps rapidement dans une situation imprévue pour gérer l'urgence (tête basculée en arrière, trachée écrasée à la main par l'anesthésiste pour faciliter l'intubation et préserver cordes vocales et trachée)
  3. Ne sois pas étonnée si après une anesthésie générale (AG pour les intimes) tu n'arrives plus à crier, voir hausser la voix et que tu as perdu en débit de paroles. Tout va plus au ralenti soudainement.
  4. Pareil à un accouchement par voie basse, on va t'appuyer fortement sur l'abdomen pendant plusieurs jours. En effet, même si ton gentil obstétricien t'as retiré un bébé et un placenta et autres joyeusetés comme caillots de sang et compagnie, l'utérus continuera à saign(ot)er et tu auras droit à de belles lochies comme pour une voie basse, même si moins intenses en quantité. De même que tu auras le droit d'avoir une jolie rééducation du périnée car tout comme la nana qui a accouché par voie basse, tu l'as porté pendant neuf mois ton bébé et il t'a bien appuyé sur le kiki. He oui, pas de traitement de faveur ma belle!
  5. Ton régime alimentaire va prendre de toutes nouvelles tournures inattendues: bouillon de légumes, biscottes, potage, compote,... et ce tant que tu n'auras pas fait des jolis prout. En effet, la césarienne, pour une raison obscure pour l'instant a mes yeux stoppe tout transit intestinal. Du coup, il te  paraîtra étrange que chaque soignant que tu croises te demande si tu as fait popo. Ça peut aussi mener à des concours étrange avec ta voisine de chambre à celle qui fera le prout le plus sonore.
  6. D'ailleurs, de tes vents intestinaux dépendra aussi le retrait de ta perf' et de la réintroduction d'une alimentation normale comme des produits laitiers, du pain, etc...
  7. Puis, il se peut aussi que tu doives investir dans des masques à gaz, car texture et odeur seront altérées pour un moment. 
  8. Tu n'auras pas de pansement sur ta cicatrice, qui elle ne sera pas si grande que ça, pour ma part une quinzaine de centimètres. Ca pourra te paraître étrange d'avoir la cicatrice à l'air avec tes agrafes ou fils résorbables, mais cela accélérera la cicatrisation.Tu peux même te mettre des jolies compresses imbibées de lait maternel qui est antiseptique, antifongique et stérile et parfaitement adapté à ton corps.
  9. Tu seras dans le déni: au début tu auras du mal à regarder ta cicatrice, encore plus la toucher, à l'imaginer. Il faudra du temps, beaucoup de temps et je n'en suis pas encore là.
  10. Au début, chaque changement de position te paraîtra impossible, douloureux et tu béniras les lits médicalisés qui font le boulot à ta place: s'asseoir, s'allonger, mettre les pieds par terre, etc.
  11. Selon l'incision que ton obstétricien t'as faite, tu sera ou pas capable d'accoucher par voie basse pour une grossesse suivante, car selon l'endroit, ton utérus sera plus ou moins fragilisé. 
  12. Plus jamais de ta vie de femme gravide (enceinte pour le commun des mortels), tu ne seras déclenchée (youpi) car ton utérus est cicatriciel et cela serait trop violent pour lui. Ce qui signifie que soit tu te mettras en travail naturellement et tu auras un superbe AVAC (accouchement par voie vaginale après césarienne) sans trop de médicalisation, soit une nouvelle césarienne
  13. Il te seras beaucoup plus difficile de trouver une sage-femme qui accepte de te suivre pour un projet d'AVAC à domicile (surtout si tu es en surpoids, qu'il s'agit d'un quatrième enfant et que tu as tendance à faire des bébés de 4 kilos)
  14. Tu auras la chtouille. Merci la morphine. Ça soulage les douleurs à merveille et comme l'Ibupr*fène, tant que tu n'as que du colostrum, tu peux en demander pour te soulager. Par contre il y a le revers de la médaille: tout te gratte! L'intérieur des mains, les fesses, les mollets, la peau du crâne. J'ai tout inspecté, je n'ai ni poux, ni galle, ni allergie, ni infections ou autre. Ce sont juste les effets secondaires de la morphine. Et bonne nouvelle: plus tu as eu de morphine, plus ça te gratte!
  15. D'ailleurs en (re)parlant de fesses (après les prouts), à force d'être allongée tu peux choper des escarres et/ou une jolie allergie au plastique du matelas. Youpi! Ajoutez un joli slip filet taille unique plus adapté au fessier de Gisèle Bündchen qu'au popotin de la Gwarc'h et te voilà recyclé en pub Justin Brid*u. 
  16. Tu peux t'assoir sur toute notion de pudeur: Sachant que ta cicatrice doit rester à l'air et que tu seras fagotté d'un superbe slip filet imitation résille qui montre plus qu'il ne cache avec une énorme garniture qui déborde à l'intérieur, un nichon toujours à l'air entrain de faire téter ton héritier, il y a de fortes chances que aussi bien la sage-femme qui passe te faire les soins que la personne qui t'apporte le repas ou Tata Ginette qui passe assouvir sa curiosité et te claquer une bise qui pique, te voit dans cet attirail.
  17. Tu pourras ne plus te sentir maîtresse de ton corps: ça commencera aux premiers levers, ou tu seras accompagnée par un/e soignante/e, que ce soit pour ton premier pipi (une fois désondée) ou ta première douche. Le contact de la main de ton amoureux sur ton corps pourras te paraître bizarre et réparateur en même temps. Vue que ton corps aura été ouvert, il se peut qu'il lui faille du temps pour retrouver ses limites corporelles et c'est là où le toucher affectif et aimant de ton/ta partenaire aura son importance pour t'aider à te redéfinir.
  18. Tu pourras allaiter dès qu'on te présenteras ton bébé, en effet le produit anesthésiant n'étant pas contre-indiqué, même si tu auras besoin  d'aide, même si tu ne pourras pas allaiter dans toutes les positions.
  19. Et pour terminer: ce n'est pas parce que tu n'as pas démoulé ton bébé par le vagin et que tu ne l'as pas vu, le temps de te remettre de ton anesthésie, que tu ne tomberas pas éperdument, viscéralement amoureux de ce petit être qui t'auras manqué le temps de te réveiller, mais à qui tu auras manqué aussi et qui seras heureux de se blottir contre toi!
  20. Tu ne seras plus jamais la même femme. Il y a la femme avant la césarienne avec un bébé dans le ventre et la femme après la césarienne avec un bébé et une cicatrice sur le ventre et toutes ces émotions qui la chamboulent et qui la traversent. Tout le reste n'est que secondaire. Et avec tout le reste, ça veut dire les commentaires de tout les gens bien intentionnés qui n'ont jamais été césarisés.

jeudi 16 juillet 2015

:: Le jour où la vie a jailli de mon ventre (partie 1) ::

Initialement je voulais appeler cet article "Le jour où je me suis pris un mammouth sur la tête", mais je pense que j'aurais pu récupérer quelques tordus en recherche par mots clés sur Gougoule. J'ai donc choisi un titre plus soft, et tout aussi parlant, voir plus poétique.

Mon bébé, mon amour. Voici donc le récit de ta naissance. Cette naissance si intense, si violente qui m'aura marqué et transformé à jamais. Dès que nous avions su que tu t'étais niché au creux de mon ventre,ton papa, le plus courageux des vikings, et moi savions que nous souhaitions t'accueillir le plus respectueusement possible dans notre foyer. Nous avions trouvé la plus douce et drôle des bonnes fées sage-femmes AAD pour se pencher sur ton berceau ta naissance. Nous avions tout préparé. Ta date de naissance était prévu au 2 juillet, même si secrètement j'espérais que tu naîtrais le jour de mon anniversaire, tout comme nous avions su que tu étais dans mon ventre le jour de l'anniversaire de ton papa. Mais les jours passent, et mes tentatives pour te donner un coup de pouce naturel pour naître s'enchainent. J'ai tout essayé: piscine, longues ballades, acupuncture, magnétisme, sophro-kinésiologie, ménage, câlins avec ton papa. Les tentatives s'intensifient ton terme passé et en effet, samedi 5 juillet, un liquide clair commence à couler. De douces contractions se mettent en route et s'intensifient au fil de la soirée. Mon amie doula, V. qui était venue me rendre visite, sourit au fur et à mesure des contractions et m'incite plus fermement à appeler ma sage-femme. Celle ci vient d'assister à une journée de formation avec Dieu Michel Odent et est pleine d’ocytocine et de nouvelles connaissances. Elle demande si son associée qui n'a jamais assisté à un AAD peut venir aussi et j'accepte. 

Quand elle arrive, les contractions sont toutes les 3 minutes et je dois bien souffler pour les gérer. Le viking prépare le dîner, V. s'occupe du coucher du Troll et du Korrigan et leur explique ce qui se passe. On déplit le canapé, on construit mon nid où je souhaite te mettre au monde, j'allume tes bougies du blessing-way. Mon corps travaillera toute la nuit. On envoie ton père épuisé se coucher et ma sage-femme somnolera à côté de moi me massant les reins quand une contraction arrive. Vers 6 heures du matin, elle me fait couler un bain. Les garçons se réveillent et D., la deuxième bonne fée s'occupe de leur petit déjeuner et les installe devant un dessin animé. Les contractions s'intensifient, je suis vautrée sur mon ballon de grossesse et je vocalise à chaque contraction. Du liquide coule à nouveau, je crois que j'ai franchement rompu. On y croit, je suis dedans. Mon bébé va naître à la maison, je suis heureuse. Puis à 11 heures, plus rien, nada, walou, gar nichts. Plus une contraction. Tout s'arrête. Je suis dilatée à 5 cm et plus rien ne bouge. Mes sage-femmes ne comprennent pas et décident de virer tout le monde de la maison, elles incluse, afin de me laisser seule dans ma bulle pour relancer le travail et avec pour ordre de les appeler quand ca recommence. Sauf que ça ne recommencera jamais. Je passerais le dimanche à somnoler, à pleurer.

Ma grand-mère arrive pour nous épauler à la maison. Je dois me rendre à l'évidence, il va falloir retourner faire des contrôles à la maternité. Le lundi, je refait une séance de sophro-kinésiologie et d'acupuncture, mais mon corps ne réagit pas. La maternité m'a prévenue, je serais déclenchée mardi car je serais à 41 SA+5. C'est à ce moment que prend fin notre rêve de l'AAD. 

Demain, je vous raconterais comment nous sommes passés d'un projet AAD à une naissance médicalisée à l'extrême

vendredi 12 juin 2015

:: J'ai testé pour vous: la Version par Manœuvre Externe (titre à fort potentiel ironique) ::

Ainsi donc, depuis le début de la grossesse, le bébé d'été bouge beaucoup, aime faire des galipettes et explorer les confins de son espace-habitat limité. Ainsi ce ne fut presque pas une surprise lorsque lors de la troisième échographie officielle, notre gynéco nous annonce qu'on avait gagné une échographie de plus car bébé était en siège! Youpi! (tout le reste allait bien sûr merveilleusement bien, même si on nous redit une fois de plus que ce bébé sera un géant, vu que déjà estimé à 2kg200).

Rentrés chez nous, je ressors mes fichiers pratiques doulas et recherche des infos sur comment aider bébé à se retourner. A 32 SA, nous sommes encore larges et ma sage-femme libérale n'est absolument pas affolée. Ainsi, gentiment tous les soirs, et ce au plus grand plaisir du troll et du korrigan, je fait les exercices décrits dans les liens ci-dessous, je prends des bains chauds avec des poches de glace sur le dessus du ventre et fait est, que lors de mon rendez-vous du 8ème mois, petite écho de contrôle et bébé a la tête en bas. Mais on maintient l'écho des 36 SA lors de la dernière visite prénatale au cas où...

C'est donc confiants et heureux de savoir que bébé a la tête en bas que nous allons à notre rdv. C'est alors que nous recevons un énorme coup de massue sur la tête: bébé, à force de gigoter, s'est mis en transverse, tête en bas à gauche et fesse sous mon pancréas. Gygy est bien embêtée et se met à téléphoner à la maternité pour nous programmer une version manuelle externe d'urgence, en précisant bien à la SF de garde qu'il s'agit d'un projet d'AAD. Elle nous explique en trois mots la manœuvre et nous envoie à la maternité où nous sommes attendus. A ce moment là, j'ai en mémoire la vidéo d'une VME toute douce faite par un gynécologue et je ne suis pas trop inquiète.


Nous arrivons à la maternité, où une salle est déjà prête pour nous. Une aide soignante nous accueille et nous demande si on nous a expliqué la procédure. Nous nions et elle bredouille un "Ah! Ah ben alors heu. Ben on va vous expliquer hein! Allongez vous, on va faire un monito!" On m'installe pour une demi-heure de monito et je rencontre enfin une sage-femme qui décide, suite à l'absence de contractions de m'administrer un comprimé d'Adal*te tout les 1/4 d'heures afin de détendre mon utérus. Paye tes effets secondaires de l'Adal*te: je commence à suer, à avoir très chaud, je ressemble à une tomate. On nous fait signer un formulaire de consentement car il y a en effet un risque que lors de la version manuelle il y ait rupture de la poche des eaux ou début du travail. C'est pour cela qu'on ne recommande les version qu'à partir de 36 SA. a

Arrive la gynécologue alors qui doit effectuer la version avec la sage-femme. Elles pratiquent une échographie (sic, encore une!) et négocient sur qui va tourner quelle partie du bébé. On m'allonge complètement puis sans prévenir elles vont appuyer de toutes leurs forces dans un sens puis l'autre pour essayer d'attraper bébé à travers la peau du ventre et de l'utérus pour le tourner sous le regard impuissant du viking qui me voit souffrir. J'ai honnêtement rarement eu aussi mal de toute ma vie. Contrôle à l'écho: bébé n'a pas bougé d'un iota. Elles décident alors d'appeler un collègue gynécologue qui a des plus grandes mains. J'ai le droit d'aller soulager ma vessie et pendant que je suis aux toilettes, j'entend la sage-femme passer un interrogatoire au viking: sur où nous avons l'intention d'accoucher, qui nous suit, si nous sommes à jour dans le suivi de grossesse etc... pensant que le viking allait cracher une information préjudiciable sur notre projet d'AAD. 

Copyright: naîtreetgrandir.com


Le collegue gynécologue arrive et en effet, il n'a pas des mains, il a des pelles. On recommence le manège: allongée à plat sur le dos, on vérifie la position du bébé et il plonge littéralement ses mains dans la peau souple de mon ventre pour tourner le bébé. A nouveau je commence à voir des étoiles et le viking souffre immobile sur sa chaise sans pouvoir dire ni faire quoi que ce soit. Ils essayent d'effectuer la rotation des quelques degrés pour mettre le bébé tête en bas. Voyant que ça coince, je ne sais pour quelle raison mystérieuse, ils décident de tourner le bébé de 150° jusqu'à obtenir... un magnifique siège. Le bébé d'été doit en avoir ras le bol à ce moment là et il fléchit la tête en arrière en écartant les bras. "Stop, on arrête tout. On vous remercie d'être venue Madame, on ne peut plus rien faire, on risque de briser la nuque de votre bébé in utéro. Au passage, pour votre projet d'AAD c'est mort, mais peut-être que vous pourrez accoucher chez nous d'un joli siège par voie basse." 

Nous sommes abasourdis. On est jeudi, la sage-femme et les gynécos me programment alors une pelvimétrie par scanner (les gens qui me connaissent, connaissent aussi mon bassin olympique légendaire qui a expulsé un korrigan de 4kg500 sans problèmes il y a 4 ans), une séance acupuncture et une nouvelle version pour le début de la semaine suivante. On me sert un repas insipide à la va vite sans un quignon de pain pour le viking et au revoir Madame, à bientôt.

Nous repartons sonnés, violentés dans notre parentalité et moi dans mon corps. Si nous avions été mieux informés en une seule fois, et non par distillation de bribes d'informations par quatre soignants différents, nous n'aurions sans doute pas accepté, pour au final avoir à nouveau un bébé en siège alors qu'il lui manquait que quelques degrés pour retourner tête en bas en continuant mes gymnastiques diverses et variées. Pour la suite, l'équipe nous impose un protocole à suivre assez chargé, mais ça fera l'objet d'un autre article riche en rebondissement.

Et vous, avez vous subi une version par manœuvre externe? Quel souvenir en gardez vous? Avez vous eu un bébé en siège? S'est-il retourné? Qu'avez vous fait pour l'aider à se retourner?

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