mercredi 31 août 2011

Isthmes

Dans le cadre des Journées des Doulas 2009 en mai dernier, le stuff avait fait appel à nos témoignages de mères amères et nos talents d'écrivain ou/et poète. J'avais donc laissé glisser sa plume sur le papier pour écrire une incantation à naître en pensant très, très fort à mon fils ainé, le premier vrai amour de ma vie. Ces textes ont été slammés lors des JDDs par plusieurs slammeuses femmes, dont une, Marie Martias, dont je parlerai dans un autre post. Mon texte n'a malheureusement (ou heureusement) pas été slammé, mais après réflexion, j'ai décidé de le partager avec vous. Si vous souhaitez lire les autres textes, tous plus émouvants et vrai les uns des autres, allez faire un tour sur le blog des Mères Amères.

Incantation à Naître

Viens, viens mon enfant
Au creux de la vague je t’appelle à moi
Au plus profond de mon être tu as traversé
Des tempêtes d’émotions qui t’ont bercé
Au fil des lunes croissantes et décroissantes
Dans le cours de mes eaux tu t’es nourri de
Mon amour pour préparer cet instant
Viens, viens mon enfant, mon bien-aimé
Au creux de mon être tu affrontes les tempêtes
Ce terrible grain d’amour qui nous bouleverse
Tout les deux et modifiera notre vie à jamais.
Tu m’étais destiné, je te suis destinée
Et à cet instant ni le ciel ni la mer
Ne peuvent nous séparer
Viens, viens mon enfant d’amour
Je t’imagine, je te berce, je te guide
Des eaux troubles à la lumière
À travers les marées du moment
Suis la chaleur de mes mains,
La puissance de mes pensées,
La violence de mes vagues
Afin de traverser le séisme de la vie
Viens, viens mon petit d’homme que je t’enfante
Que nos cœurs et corps vibrent à l’unisson
Lors de ton entrée dans la ronde de la vie
Viens me conter la douleur de ta venue
Viens te nourrir auprès de ma source
Viens te réchauffer au soleil de ma peau
Viens te recueillir dans le creux de mes bras
A l’aube, le reste de ta vie commenceras.

Isthmes

Dans le cadre des Journées des Doulas 2009 en mai dernier, le stuff avait fait appel à nos témoignages de mères amères et nos talents d'écrivain ou/et poète. J'avais donc laissé glisser sa plume sur le papier pour écrire une incantation à naître en pensant très, très fort à mon fils ainé, le premier vrai amour de ma vie. Ces textes ont été slammés lors des JDDs par plusieurs slammeuses femmes, dont une, Marie Martias, dont je parlerai dans un autre post. Mon texte n'a malheureusement (ou heureusement) pas été slammé, mais après réflexion, j'ai décidé de le partager avec vous. Si vous souhaitez lire les autres textes, tous plus émouvants et vrai les uns des autres, allez faire un tour sur le blog des Mères Amères.

Incantation à Naître

Viens, viens mon enfant
Au creux de la vague je t’appelle à moi
Au plus profond de mon être tu as traversé
Des tempêtes d’émotions qui t’ont bercé
Au fil des lunes croissantes et décroissantes
Dans le cours de mes eaux tu t’es nourri de
Mon amour pour préparer cet instant
Viens, viens mon enfant, mon bien-aimé
Au creux de mon être tu affrontes les tempêtes
Ce terrible grain d’amour qui nous bouleverse
Tout les deux et modifiera notre vie à jamais.
Tu m’étais destiné, je te suis destinée
Et à cet instant ni le ciel ni la mer
Ne peuvent nous séparer
Viens, viens mon enfant d’amour
Je t’imagine, je te berce, je te guide
Des eaux troubles à la lumière
À travers les marées du moment
Suis la chaleur de mes mains,
La puissance de mes pensées,
La violence de mes vagues
Afin de traverser le séisme de la vie
Viens, viens mon petit d’homme que je t’enfante
Que nos cœurs et corps vibrent à l’unisson
Lors de ton entrée dans la ronde de la vie
Viens me conter la douleur de ta venue
Viens te nourrir auprès de ma source
Viens te réchauffer au soleil de ma peau
Viens te recueillir dans le creux de mes bras
A l’aube, le reste de ta vie commenceras.

mardi 30 août 2011

Dis Papa, tu me racontes une histoire?


J'ai la chance d'avoir un petit chat qui semble suivre les pas de sa maman et qui adore les livres. C'est maintenant que je me rends enfin compte des choses concrètes que je peux transmettre à mon fils. En effet, il attrape tout ce qui lui passe par la main ayant une forme de livre pour le lire de A à Z. Ca peut aller des Pages Jaunes au catalogue de La Redoute (c'est bien, y a pleins d'images), mais il a quand même une préférence pour les jolis livres. Nous avons commencé le rituel des histoires du soir et je me suis souvenu que mon père faisait pareil avec nous. Donc tout les soirs, le Grand Gars et Grand Garçon disparaissent pour, pas une, mais plusieurs histoires du soir et je ne sais lequel des deux apprécie le plus ce moment. Je me suis alors souvenu avec tendresse et nostalgie des livres que j'adorai en étant au Kindergarten (équivalent de la maternelle en Allemagne), et j'avoue que ca ne m'a pas rajeuni du tout du coup. J'ai donc concocté une petite liste de livre que je souhaiterais acquérir et partager avec mon fils lors e nos moments lecture-tendresse du soir. Et je me suis dit que ce serait dommage de ne pas vous en faire profiter!Dans le top du classement chez moi il y a  



Die kleine Raupe Nimmersatt (La chenille qui fait des trous) de Eric Carle:
Pour se nourrir, la petite chenille fait des trous dans les fruits qu'elle dévore. Jusqu'à ce qu'elle se transforme en un magnifique papillon. A priori banale, l'histoire est joliment
racontée et surtout magnifiquement illustrée par un heureux mélange de collages et de peintures. Le livre a été traduit en plusieurs langues, et récompensé plusieurs fois.

Moi ce que je préférait dans tout cela étaient les trous dans les pages qui grandissaient au fur et mesure que la chenille mangeait les pages! Et les dessins sont très sympas, pleins de couleurs.


Autre petit livre que j'aimais beaucoup: Petit-Bleu et Petit-Jaune de Leo Lionni:
Un rond bleu apparaît sur la première page. C'est Petit-Bleu. Il a beaucoup d'amis (un rond rouge, un orange, un marron...), mais celui qu'il préfère, c'est Petit-Jaune... Entièrement
illustrée de collages avec des ronds et des formes de couleurs, cette belle histoire d'amitié est aujourd'hui un livre de référence dans les crèches et les écoles maternelles (dès deux ans). Elle
offre bien sûr une excellente occasion d'apprendre les couleurs aux enfants.

C'est une belle histoire pleine de tendresse et ce livre est idéale pour les soeurs fillah car il n'y a pas de visages dans les dessins. J'en garde un souvenir très ému, car déjà petite je trouvais que la notion de métissage et tolérance devait être normale pour tout le monde, que les discriminations envers mes copains de jardin d'enfants turcs, indiens, américains, ben ce n'était pas logique dans ma tête d'enfant, car on joue bien de la même manière.



Autre succès de mon enfance: ELMER de David Mc Kee. Qui ne connait pas Elmer, cet éléphant multi-colore?
Le jour, tous les éléphants sont gris. Tous, sauf Elmer. Elmer est multicolore. Son caractère non plus n'est pas comme celui des autres : il aime beaucoup rire et plaisanter. Mais sa différence le rend malheureux. Alors, en pleine nuit, Elmer s'enfuit et décide de se peindre en gris. Mais la couleur suffit-elle à gommer les différences ? Elmer rencontre un succès qui ne "trompe pas" ! Cette fable, qui apprend à aimer les différences et raconte l'invention du carnaval chez les éléphants, plaira aux enfants qui ne savent pas encore lire ou aux lecteurs débutants. Les parents, eux, apprécieront le graphisme simple et coloré de David McKee, qui, depuis, a inventé d'autres aventures pour Elmer, son éléphant très attachant. Encore une fois, la notion de tolérance est associée à l'histoire de cet éléphant bien différent de ses amis et de sa famille.


Autre grand classique de mon enfance: Les trois brigands de Tomy Ungerer. Une histoire qui fait peur et qui fait pleurer ensuite. Les dessins sont assez simples, basés sur les ombres et le jeu des couleurs et du noir. C'est assez naif comme style, mais l'histoire très belle, il ne faut pas s'arrêter au graphique. Trois méchants brigands, Grigou, Rappiat et Filou, passent leur temps à détrousser les voyageurs en diligence et à détruire les attelages... Leurs forfaits commis, ils accumulent leurs butins dans une caverne retirée en haut de la montagne. Sans coeur et sans scrupule, rien ne les arrêtent jusqu'au jour où l'unique occupant de la diligence est Tiffany, une petite fille orpheline. Surpris, ils emmènent l'enfant dans leur repaire. "Que faites-vous de tout cet or ?" demande-t-elle. Les trois hommes ne s'étaient jamais posé la question.... Grâce à une merveilleuse alchimie, la petite fille réussit à attendrir les redoutables bandits. Leur vision sombre et violente du monde change du tout au tout, ils arrêtent les pillages, libèrent les enfants d'un orphelinat dont la directrice s'adonne à un trafic de confiseries et décident d'acheter un château pour y héberger tous les orphelins du pays. De trois redoutables méchants, ils deviennent, au contact de la petite fille, des pères de famille tendres et attentionnés !
Le dessins animé adapté de cette oeuvre des années soixante est bien chouette aussi, mais ferait plus peur à des tout petits.  


Der Regenbogenfisch (Le poisson Arc en Ciel) de Marcus Pfister est un des plus beau livres graphiquement parlant et un très joli conte moderne. Rien que pour les images il vaut le coup de le montrer aux enfants et d'y inventer une histoire. Etant bilingue de naissance, je trouvais important de lui lire aussi des livres pour enfant en allemand, dont celui-là.  
Le petit poisson Arc en Ciel est le plus beau poisson de tout l'océan avec ses belles écailles brillantes. Les autres petits poissons l'admirent fortement mais Arc en Ciel est tellement fier de sa beauté qu'il en devient arrogant. Il devient tellement imbu de lui-même qu'il insulte un petit poisson et ainsi perd l'admiration puis l'amitié des autres poissons. Ce qui devait arriver, arriva : il se retrouve seul. A ce moment, il se rend compte que l'amitié est bien plus importante que la beauté et que la beauté ne garantit pas l'amitié. Grâce aux conseils d'une pieuvre avisée, Arc en Ciel cherche à se faire pardonner son arrogance auprès des autres petits poissons et décide de partager avec les autres ce qu'il a de plus précieux : sa beauté.  



Max et les Maximonstres de Maurice Sendak est sans doute le premier livre dont je me souvienne et qui m'ai marqué. Je me revoit découvrir les grosses bêtes si horrifiantes et attachantes à la foi. Et ce petit garçon qui semble les dompter toutes sans peur m'impressionnait. Max est un petit garçon pas très sage. Sa mère le prive de dîner et l'envoie dans sa chambre qui se transforme en une gigantesque forêt tropicale. La mer cogne à sa fenêtre. Et Max embarque vers le pays des "Maximonstres". Les "Maximonstres" sont terrifiants pour tout le monde, sauf pour Max, qui devient leur roi. Les formidables illustrations de ce livre en ont fait un classique de la littérature jeunesse. Les enfants laissent leur imagination vagabonder avec Max dans ce pays où ils peuvent vivre de grandes aventures et dompter les monstres les plus effrayants.


Alors quand j'ai vu que Tom Hanks avait fait l'adaptation cinématographique de ce livre. J'ai d'abord été sceptique, ca sentait le film à gros budget hollywoodien. Puis je me suis laissée tenter  par la bande-annonce et ca n'a pas l'air mal du tout, je vous invite à la découvrir ci-dessous:






Il y en a plein d'autres qui me reviendront au fur et à mesure et j'essayerai de mettre ce post à jour alors. Sur ce, ca vous donne déjà quelques idées cadeaux pour les prochaines fêtes (Aïd, anniversaire, Noël) et croyez moi, vous ferez de enfants heureux. Chez nous, sortir et découvrir les livres a amené un drôle de phénomène chez nous et j'en suis bien heureuse. A plusieurs reprises déjà, petit Chat éteint la télé que nous regardions alors et pars chercher un livre pour s'installer à côté de moi sur le canapé pour que je lui raconte l'histoire. Il développe ainsi bien mieux son imaginaire et nous passons un petit moment de détente en famille. Quand à la suite, j'ai hâte que petit Chat apprenne à lire afin que je lui passe ma bibliothèque d'alors: les romans de héros et d'aventures d'Astrid Lindgren, les enquêtes du club des 5 d'Enid Blython et tellement d'autres! Bon, je vous laisse, chaton m'appelle pour lire un livre.



Ergobaby, Grand Concours de la Rentrée!

Pour célébrer la rentrée en beauté ERGObaby organise, du 5 au 30 septembre, un grand concours qui permettra à leurs fans Facebook de gagner un produit ERGObaby chaque semaine. Le principe est le suivant:

Sur le mur de la page Facebook ERGObaby France, les fans seront invités à écrire un commentaire sur ce qu’ils aiment à propos des produits ERGObaby à une heure et une date précise, qui sera communiquée tous les vendredi du 2 septembre au 23 septembre sur la Page Facebook ERGObaby France. Le premier participant qui aura écrit le commentaire à l’heure et à la date dite gagnera le Porte-bébé de son choix dans la gamme de produits proposée de la semaine. Le gagnant sera invité à envoyer ses coordonnées (civilité, nom, prénom, adresse postale complète, adresse e-mail, numéro de téléphone) à l’adresse mail: service.fr@ergobaby.eu
 


Comment participer ?

Pour commencer allez sur la page Facebook ERGObaby France et cliquez sur «J’aime».
À l’heure et à la date dite le vendredi précédent, écrivez un commentaire sur ce que vous aimez à propos des produits ERGObaby. Le premier participant ayant écrit à la date et à l’heure dite remportera un Porte-bébé ERGObaby de son choix dans la gamme de produits de la semaine. Une seule participation au jeu sera autorisée par personne/famille (même nom, même adresse) et par jour. Cliquez ici pour le règlement.

Bonne rentrée à tous !

Mon Pain Tressé au Kefta

Encore une petite recette rapide et succulente qui se prête bien pour les soirs: avec une salade verte ou de tomate, un délice (même s'il y a de la viande). Je l'ai trouvé sur le super blog de 1001 délices, le blog culinaire de Oum Koulthoum, et arrangé à ma sauce, car mon grand garçon aime beaucoup le maïs et les zitounes (olives).

Pain tressé au kefta et saveurs orientales



Il vous faut
  • 1 pâte feuilletée
  • 2 cuil à soupe d'huile d'olive
  • 200g de viande hachée
  • 1 poivron vert coupé en julienne
  • 1 petite boîte de maïs
  • 1 petite poignée d'olives noires
  • 1 oignon haché
  • 1 poignée de fromage râpé
  • sel et poivre
  • épices (j'ai mis du paprika, cumin, coriandre et du persil)
Dans une sauteuse, versez un peu d'huile environ 2 cuil à soupe puis mettez la viande que vous faites dorer. Ensuite, videz la sauteuse et versez les poivrons et le maïs dans la sauteuse qui a servi pour la cuisson de la viande, puis l'oignon haché. Salez et poivrez et ajoutez les épices. Laissez revenir à feu doux en remuant constamment jusqu'à cuisson. N'hésitez à rajouter un filet d'eau pour que le fond n'attache pas. Ajoutez la viande et laissez bien refroidir.
Étalez finement la pâte à l'aide du rouleau à pâtisserie, en formant un rectangle long.
Versez au milieu (en veillant à laisser une grande marge sur les côtés) la farce. Saupoudrez avec les olives et le fromage râpé. Coupez les bords en lanières puis rabattez les bords de la pâte en les croisant.
Mettez sur une plaque à pâtisserie. Dorez au jaune d'œuf, saupoudrez de sésame si vous le voulez et enfournez jusqu'à cuisson (de 20 à 30 min dans un four préchauffé à 180°C).
Dégustez!

lundi 29 août 2011

De l'art du massage...

Mon fils aîné est un garçon éveillé et actif. C'est vrai que le soir, je suis presque plus fatiguée que lui. Ce n'est que très tard que nous en sommes venu au massage pour bébé qui nous a permis de nous relaxer tout les deux au lieu de s'énerver et finir la journée dans les pleurs et les cris et depuis j'applique ces gestes aussi intimes que respectueux avec Bébé Tortue.

Pourtant, dans ma famille, j'ai vu ma mère masser mon frère handicapé afin de lui redonner toutes les sensations et les limites de son corps malmené par la nature, de lui apporter le toucher qui stimulera ses sens, la chaleur et la douceur nécessaire pour le faire grandir.

Dans mon ex-belle-famille marocaine, mes belles-tantes et cousines, ainsi que toutes les mamans d'enfants en bas-âge au hammam prennent le temps après le savonnage de masser leurs enfant avec de l'huile d'olive, pour détendre, adoucir la peau et inspecter le corps de leurs enfants.

Toucher, caresser, bisouiller, souffler, humer la peau. Ces gestes presque bestiaux m'ont permis à moi de lâcher ma tension, de détendre mon enfant et de passer un moment privilégié avec lui. Au fur et à mesure de nos séances, après un contrat visuel pour voir si tous les deux sommes prêts à échanger ce moment, mon fils a appris a apprécier ces gestes, il est devenu demander, arrive à me guider en se tournant vers les parties du corps qu'il souhaite que je lui masse. Mais il sait aussi me faire comprendre quand il en a marre, quand une caresse, un toucher lui est désagréable. Parfois aussi, il vient me chercher en se frottant les mains, le geste que je fais quand j'enduis mes mains d'huile d'olive ou d'argan avant de le masser. Il est devenu demander et a pris une autre conscience, une autre dimension de son corps d'enfant.

J'avoue qu'au départ, je n'ai pas éprouvé le besoin d'en savoir plus, laissant mon instinct et ses réactions guider mes mains sur son corps nu, faisant juste attention d'être dans une chambre chauffée, au calme. Puis heureux hasard, en triant mes vieux magazines, je tombe sur le numéro de Novembre/Décembre 08 de "Grandir Autrement", dont le dossier spécial est consacré au massage bébé. Je m'y replonge à coeur joie, m'incitant à chercher plus. Je découvre l'aspect thérapeutique aussi du massage, autre que la stimulation externe. Pour être plus parlante, un exemple très récent: Bébé Tortue est constipé, très agité, je vois bien qu'il n'est pas bien et qu'il souffre. Je tente donc le massage du ventre en demi-lune et cercles appuyés, ayant comme indiqué mis une couche propre en dessous de lui, car ce massage s'avère très efficace. Je le masse, il se calme, mais rien ne se passe. Bon, j'ai du mal masser, ou ça ne marche pas sur mon fils. Que nenni, j'étais juste trop impatiente pour attendre un peu que le trajet se fasse de l'intestin jusqu'à la sortie. Le lendemain matin, cataclysme, mon fils s'était bien vidé, tartiné du haut en bas, mais tellement soulagé. Et malgré le fait d'être dans la merde dès le matin, je me suis retrouvée contente d'avoir appris de soigner mon fils aussi par mes mains . Et maintenant ni lui ni moi ne pouvons nous passer de ce moment d'intimité après son bain. surtout après une journée de séparation. On se retrouve grâce à ce geste ancestral.



Pour en savoir plus:

- Grandir Autrement Numéro 14 Novembre/Décembre 2008
Très bon petit livre clair et précis qui donne des indications sur comment faire et aussi un court historique du massage enfant. Je le conseille vivement, surtout pour les débutantes. Masser bébé : Le toucher du coeur
- Un autre coup de coeur:
Comment masser mon bébé ? : Petits massages apaisants pour grandir en bonne santé
- Belles photos et pratique, ce livre paru chez Eyrolles: Masser Bébé
-
 Un très beau livre avec pleins de photos sur le massage Shantala traditionnel indien, une source d'inspiration et une invitation au voyage aussi: Shantala : Un art traditionnel, le massage des enfants

dimanche 28 août 2011

Intimes Naissances


  • C'est l'histoire de plusieurs mamans qui ont décidé un jour de donner une naissance humaine à leur enfant à naître en choissisant d'accoucher à domicile. Ces mamans qui ont décidé de mettre leur vécu en mots qu'elles pourront faire partager à d'autres mamans décidant de faire confiance à la nature. Merci dame Angèle d'y avoir apportée ta pierre avec la naissance de Loan dans l'Ô et de me l'avoir fait partager.
  • C'est l'histoire de plusieurs professionnel(le)s qui ont accepté et encouragé cet acte physiologique barbarisé en acte médical par notre société et de lui accorder son statut initial primitif.
  • C'est l'histoire d'une Mama Lala dont les larmes ont coulé comme une évidence à la lecture de ce livre-témoignage si poignant, décidé à vouloir accomplir cette étape de la vie chez elle pour le prochain petit être qui s'installera dans son ventre.
  • C'est aussi l'histoire d'une Mama Lala émue quand sa mère-cocotte lui propose de l'accompagner durant ce cheminement. Cette mère parfois si étrangère, mais au final si proche de ses convictions qui l'aidera à surpasser le traumatisme d'une première naissance volée. Merci maman de ce cadeau spécial.

Pour en savoir plus:

Quatrième de couverture
Les filles des femmes qui ont conquis dans les années soixante la liberté de concevoir ou pas un enfant veulent aujourd'hui être
libres aussi de choisir où et comment elles le mettront au monde...

Ce livre vous invite à partager le cheminement et les choix différents de parents et de professionnels pour vivre, en toute sécurité, une naissance à la maison :

• 15 témoignages émouvants et intimes de parents,
• 12 articles de fond, signés par des sages-femmes, obstétriciens, sociologue, doulas abordent l’accompagnement personnalisé, le processus physiologique de l’accouchement, le vécu de a douleur,
la relation de confiance entre parents et professionnels...,
• un chapitre entier est réservé aux aspects pratiques, pour préparer, en toute sécurité, un accouchement à domicile.


La lecture d’Intimes naissances est une source d’inspiration pour imaginer et vivre un accouchement à la maison, plus naturel et respectueux de la physiologie.

Pour en lire un extrait, cliquez ici!

Intimes naissances, choisir d'accoucher à la maison


ISBN : 978-2-84221-185-1
448 pages imprimées sur papier recyclé
photographies N&B
Coordonné par Juliette Collonge & Cécile Collonge
Préface : Catherine Dumonteil-Kremer
23 euros
Sortie : 7 mai 2008
Le blog du livre: Intimes Naissances


samedi 27 août 2011

Sous la tente rouge...


Cela fait un moment que je souhaitais vous parler de la tradition des Ebawels, ou alors plus connues dans le milieu des Doulas, des "Tentes Rouges". A la base, un ebawel (j’aime la sonorité de ce mot) est un mot tamatchek (langue touareg) désignant un concept fondateur des cultures du désert. L'ebawel existe par opposition à l'essuf. L'essuf désigne la notion de désert, d'insécurité, d'inconnu, de danger. Alors, l’ebawel représente l'intérieur, le connu, la sécurité, la mère, la maison, la tête, la lignée, le creux où se niche l'animal, la cavité où brûle le feu, l'utérus, la femme. Avant les sécheresses et famines qui ont causé la ruine des populations touarègues, lorsqu'une jeune femme se mariait sa mère lui donnait son ebawel, c'est à dire une partie de sa propre tente pour que sa fille ne manque jamais de rien, qu'elle puisse être indépendante. Les biens d'ebawel, transmis de mère en fille, étaient sacrés : les hommes n'avaient aucun droit sur eux, mis à part de les faire fructifier si possible et ils étaient intouchables lors des razzias.

Oui, mais pourquoi tente rouge ?

La tente rouge est une référence à différentes traditions anciennes de regroupements des femmes en un lieu qui leur est dédié comme l’ebawel, pour célébrer les grands événements de la vie sexuelle d’une femme, puberté, grossesse, naissances, ménopause etc.

Aujourd’hui, Les "Red Tents", littéralement les "Tentes Rouges" en France sont un lieu de discussion privilégié aux femmes où elles peuvent se livrer en toute sécurité, toute confiance et sans jugement, sûre qu’elles seront écoutées et raconter leurs histoires de naissance dans une ambiance plutôt intimiste.

Voici une vidéo réalisée suite aux Tentes Rouges qui ont eu lieu lors des 6èmes Journées des Doulas à Paris fin mai 2008






Alors comment ca se passe ?

Une vraie tente rouge est dressée dans un lieu qui s’y prête of course, et habillé de manière cosy, feutrée afin de nous rappeler l’utérus de nos mères. Une « facilitatrice » (décidément, ce mot là je ne l’aime vraiment pas) vous y reçoit autour de douceurs et boissons chaudes pour nous permettre de nous sentir à l’aise et en confiance. La facilitatrice nous invite (ou pas) à tirer une lame du jeu "Féminitude" (par exemple, mais chaque facilitatrice a ses trucs et jeux) pour lancer les confidences.

Libre à chaque femme de parler ou pas, de se partager, se confier ou se taire, chacune étant responsable de ses paroles, mais aussi des paroles des autres, celles-ci lui étant confiées comme un trésor précieux. Chaque parole prononcée restera à l’intérieur de la tente rouge, il est interdit de rapporter à toute tierce personne ce qui a été dit dans la tente rouge sans l’accord de la personne qui s’est confiée. Ceci est scellé symboliquement par un ruban que les participantes à la tente rouge se nouent autour du poignet.

Je suis assez ennuyée, car cet exposé fait très scolaire, alors qu’une tente rouge, c’est entrer dans une autre dimension, un autre espace-temps régie par nos entrailles de femmes, qu’elles qu’on soit : vierge, mère, ancienne, chrétienne, musulmane, juive, athée, bouddhiste, grande, petite, grosse, mince, … bref, ce n’est ni sectaire, ni idéologique, ni politique, ni dangereux, c’est juste un espace de paroles pour les femmes, pour qu’elles ai le droit d’être femme jusqu’au bout des ovaires.




Pour aller plus loin:

Le roman d’Anita Diamant, La tente rouge, raconte l’histoire de
Dina fille de Jacob:

1500 av J-C, dans le désert, Dina fille de Jacob, vit dans l'ombre d'une tente, la tente rouge. Où les femmes se transmettent les rites, les secrets, ou l'homme est interdit d'accès. Dina est l'unique fille de Jacob et de ses quatre mères (qui sont toutes mariées au même homme). Elle grandira sous cette tente, à l’abri des villes, et des hommes (hormis ses frères et son père) Et découvrira le grand amour par hasard, ....

Il existe également une liste de discussion yahoo que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressés pour créer votre tente rouge : clic, clic ici! et une page FaceBook que je vous invite à rejoindre en cliquant ici!

à Virginie et Dali, mes facilitatrices, et à toutes les femmes qui se sont retrouvées ensemble sous la tente

vendredi 26 août 2011

Le lièvre et la tortue, ou comment accoucher comme à la maison en maternité!

Mon Bébé Tortue. Tu t'es invité dans nos vies de manière si soudaine et imprévue que ce fut un énorme bouleversement dans la vie de moi, ta maman, ton père et ton grand frère. La grossesse n'a pas été de tout repos et il nous a fallu du temps pour cohabiter en harmonie ensemble. Et même quand l'harmonie fut installée, toi et moi avons traversé maintes tempêtes de contractions pour nous préparer au grand jour.

Le grand jour. A force de m'entendre dire que tu vas arriver avant l'heure, je crois bien que tu ne finiras jamais par naître. La pleine lune t'a laissé complètement indifférent, je pète même la forme, je marche des kilomètres pour t'inviter à naître. Même le bouchon muqueux s'est fait la malle depuis longtemps.

Nous sommes le 19 avril 2011, J-1, et on commence déjà à me parler déclenchement. Je téléphone à J*****, mon amie en blanc, pour papoter un peu et je sens qu'en discutant avec elle, des idées reçus et autres fantômes se remettent en place et qu'un déclic se fait dans ma tête et mon corps. Ça me fait du bien. En plus, coup de massue, C****, ma sage-femme libérale qui doit assurer le suite de couches pour ma sortie anticipée de la maternité doit s'absenter de manière imprévue le week-end de Pâques. Pour qu'elle puisse s'occuper de moi, il faut donc que j'accouche aujourd'hui ou demain et il serait bien que ton père et moi fassions des travaux pratiques pour déclencher à l'italienne. Bonne patiente on s'exécute avec un petit pressentiment que ça sera la dernière fois avant un bon moment. En effet, à la fin d'un câlin intense, doux et plein d'amour, je sens que des contractions viennent faire vibrer doucement mon corps. Elles ressemblent tellement à celle que j'ai connu pendant tout mes « faux travaux » que je décide de faire une sieste. Je me réveille 2 heures après, je contracte toujours. De toute façon, ce ne sera encore pas pour ce soir. En plus, ce soir débute la nouvelle saison de Dr House et j'ai fermement l'intention de regarder les 4 épisodes. Ton papa se moque de moi et me lance un prophétique : « De toute façon, tu vas perdre les eaux ce soir! » J'en doute fortement, vu que pour Grand Garçon on m'avait rompu la poche des eaux et que de toute façon, mon corps ne sait pas accoucher. Je suis d'ailleurs persuadée que je ne sait pas quand le VRAI travail va se mettre en route. Je suis un peu démoralisée par ce faux travail, d'autant plus qu'une copine ayant le même terme que mi a accouché 5 jours plus tôt et que moi je me traîne encore avec ma bedaine.

Dr House commence et ton papa me prépare les meilleures Conchiglies du monde suivi d'une glace au chocolat dont je me souviendrai longtemps. Je me laisse chouchouter et je savoure. Mon corps continue de vibrer sous les contractions, doucement mais régulièrement. Mais encore une fois, pour moi c'est un loooooooooooong faux travail et on va encore y passer la nuit. Inutile donc d'appeler ni maternité ni doula. C'est d'ailleurs ma doula, mon amie, ma sœur, ta marraine des étoiles qui m'appellera pour prendre des nouvelles. Elle est d'excellente humeur, me taquine sur mes contractions, puis commence à me parler de musique. La goutte d'eau qui fait déborder mon vase, je l'envoie balader en lui disant « poliment » que j'en ai rien à foutre de sa musique de merde. Triomphante, elle éclate de rire et me dit que j'y suis. J'y suis nulle part. D'ailleurs la télé commence à me saouler, je pars me coucher. Et je veux être seule. Que ton père regarde son film avec De Funès et Coluche, ça me va très bien, je serai tranquille alors. 

La nuit sera bercé par des contractions non-douloureuses toutes les 8 minutes environ et un arrêt pipi par heure. Ton père me masse dans un demi-sommeil à chaque fois et me murmures des paroles bienveillantes et aimantes tout en continuant de ronfler.

5h09 Je viens de refaire pipi pour la 150ème fois de la nuit. Je me recouche quand je sens/j'entends un drôle de ploc. La poche des eaux ? Mais non, ça coulerait... Et si je bouge un peu ? Ah oui, ça coule... mais vraiment pas beaucoup. Je réveille ton père d'un ton quasi militaire : « Grand Gars, je viens de perdre les eaux ! Apporte moi une bassine! » En mode zombie, ton père murmure qu'il le savait, s'habille et s'exécute. Pendant ce temps je réveille ma doula. Je sens un calme ancestral m'envahir. Comme si la sagesse de toutes les femmes qui ont accouché depuis la nuit des temps m'accompagnent à ce moment là. Le calme avant la tempête. Je suis tellement zen que K***** me demande si j'ai des contractions. Quand je lui répond par l'affirmative, elle se met de suite en route, car elle a 2 heures de trajet à faire. Ton père et moi nous étonnons sur le peu de liquide que je perds. C'est la première fois que je perds les eaux, je ne sait pas ce que c'est, quand soudain, les chutes du Niagara tombent dans ma bassine. Sauf que les chutes sont teintées. J'ai un petit moment de panique. Y aura pas le temps d'attendre K*****, on doit partir à la maternité de suite. Mais avant, passage par la case pipi, je ressens un gros besoin de me vider. Et c'est là que ça commence à devenir intéressant. A peine mon rectum vidé, une énorme contraction vient me plaquer contre le mur. J'en ai le souffle coupé. Ça dure une éternité et là, j'ai vraiment mal. Elle passe, je plaisante avec ton père, mais voilà que la prochaine arrive déjà. OK, alors soit je panique, soit je gère et j'accompagne la douleur. Je me sens mal, je crois que je vais m'évanouir. Efficace, ton père m'apporte un énorme verre d'eau sucré et je me sens déjà mieux une v*fois ce sirop absorbé. Je pense alors à mon ami Max et ses « soufflantes », ces longues respirations qui guident la douleur et accompagnent l'ouverture du col. J'y arrive mieux de contraction en contraction. Par contre, là clairement, il me paraît impossible de monter dans une voiture pour aller à la maternité. Ton père appelle une ambulance, et on arrive même à se disputer quand il me demande l'adresse de l'hôpital pour l'indiquer au SAMU (gnéééééééééééééééééé !!!!).

Pour ma part j'ai réussi à migrer dans le salon où je suis en position de prière musulmane. Les contractions sont longues et reviennent toutes les 3 minutes. Et entre chaque contraction, j'ai le besoin de plonger au calme au plus profond de moi même. Une idée de mort m'habite. Je ne te sens plus bouger, donc forcément, tu es mort pour moi. Il faut donc en finir rapidement pour que je t'expulse au plus vite. Ton père pendant de temps là, en toute logique, fait le ménage en attendant l'ambulance.

Je ne sais pas à quelle heure les ambulanciers arrivent, j'apprendrais plus tard que nous sommes arrivés vers 6h30 à la maternité. C'est donc là où les ambulanciers ont vécu une heure des plus longues de leurs vie. Car je suis indéplacable. J'ai trop mal, même si je m'attends toujours et encore à pire. Le brancard ne passe pas dans l'escalier et cerise sur le gâteau, j'ai déjà parfois l'envie de pousser. L'ambulancière commence à paniquer et me dis qu'accoucher à la maison, ça ne se fait pas. J'ai envie de l'insulter et de lui dire qu'à la base c'était ce qui était prévu, mais je n'arrive qu'à grogner. Ils appellent le SAMU qui ne veut pas se déplacer, c'est le souk mais je m'en fiche, je contracte toutes les 2 minutes. Finalement ils réussissent à me coller dans un fauteuil roulant, direction ascenseur. J'arrive avec une démarche de reine africaine pieds-nus et dans mon boubou à descendre les dernières marches qui me séparent de l'ambulance et hop direction la mater' avec tout les pimpoms pour que surtout pas je n'accouche dans l'ambulance. Ton papa nous suivra en voiture.

On arrive à la maternité. Le brancard passe à peine la salle d'examen que j'attrape la première personne proche de moi par la blouse. Son nom indique Thomas R*******, mais son physique m'indique soit une erreur de blouse, soit le transsexuel le plus raté de ma vie que j'ai jamais croisé, à vue de son énorme poitrine et ses ongles de pieds laqués rouge. Tant pis, elle/il fera l'affaire pour ma requête : « JE VEUX LA PÉRIDURALE TOUT DE SUITE ! » Aimable, elle me réponds sur le même ton que déjà faudra qu'il y ait un anesthésiste de disponible et que ça ne sera pas avant une heure et que je serais bien gentille de passer sur la table d'examen car on va pas y passer la journée ! Et là, je me dis » Pauvre conne, à la fin de la journée, j'aurais déjà accouché! ». Pour la récompenser je quitte le brancard et me jette à 4 pattes par terre, terrassée par une vague de contractions assez violentes. Qu'est-ce que je suis bien par terre, je ne comprends pas pourquoi la rombière veut que je me relève. Une adorable sage-femme, ma sage-femme, la douce Céline, arrivera à calmer le jeu. Elle envoie balader la rombière et au bout de patience et douceur, réussi à me faire un examen : je suis dilatée à 6-7. Chouette, on peut me transférer directement en salle de naissance. Hop, en fauteuil roulant, mais ça fait mal. On m'installe sur la table, on me pose le monito, et là, surprise, j'entends ton cœur battre. Tiens, tu es encore en vie ? Tant mieux ! Et puis je m'en fiche après tout, j'ai juste horriblement mal. L'anesthésiste va peut-être arriver. Ton papa est à mes côtés. Affûté d'une superbe blouse bleue assortie à la mienne, il me tient la main et m'accompagne dans les respirations pour que je me cale sur lui. Je perds toute notion du temps. Puis, Dieu arrive. Pas en personne, mais sous forme du plus bel anesthésiste que j'ai vu au monde. Il va me poser une voie. Puis une péri ! Yes!!! Enfin telles sont ses intentions à la base, mais vue que mes contractions s’enchaînent toutes les minutes quasiment il ne peut rien faire d'autre que de me tapoter gentiment la main. Je broie sa pauvre mimine et le matelas alors, que Céline, la sage-femme s'obstine à vouloir que je lui épèle mon nom. « Mais foutez moi la paix, je veux juste mourir. J'ai horriblement mal et ce bébé s'obstine à vouloir sortir par le mauvais trou. »
« Mais vous poussez Madame ? Enfin vous vous retenez là ? Mettez vous sur le dos que je vous examine ! Dépêchez vous votre bébé a le cœur qui ralentit! C'est pour lui qu'il faut le faire!»
Je me retourne, tout en réalisant qu'on m'a retiré le monito il y a des plombes et que Céline la rusée ne peut pas savoir comment va ton cœur. Trop tard, elle m'examine déjà et me dit : « Mais vous êtes à dilatation complète, je vois déjà les cheveux! Poussez à la prochaine contraction!»
« Mytho! » je pense, « çà fait pas assez longtemps que je suis ici pour être à complète. »
Apollon lui, me tapote encore une dernière fis la main, puis disparaît, il n'aura rien à faire sur moi.
Quand à moi, elle veut que je pousse, ben t'inquiète, dès la prochaine contraction, je pousse et tu verras que ce n'est pas encore le moment. Tiens d'ailleurs la voilà, je pousse.
« Très bien, Madame, vous sentez votre bébé qui avance? »
« Non, je ne sens rien du tout. Je sens surtout qu'il me défonce la boîte à caca! »
Puis là, nouvelle contraction. Je suis submergée par une force surhumaine, je m'arc-boute, je fais le pont et je pousse de toute mes forces. Céline ne se laisse pas impressionner par cette position originale, même si c'est une première pour elle. Ta tête est sorti. Ton père est au premières loges, ému, les larmes aux yeux. Nouvelle contraction, même position. Je te sens te tourner dans mon vagin. Une épaule, puis la deuxième et Céline m'encourage à t'attraper au vol. Il est 7h45. Tu es né, couvert de méconium, mais j'arrive déjà à te reconnaître : blond, rose et potelé aux yeux bleus. Tout le contraire de ce que j'imaginais. Mais tu es là et tu es magnifique.

La suite sera aussi d'une simplicité que je n'osais imaginer. Ton père coupe le cordon quand il a cessé de battre. Pendant qu'on t'essuie et qu'on te fasse le stricte minimum des soins à côté de moi, on me laisse royalement en paix et notre placenta sortira tout seul bout d'une petite demi-heure. Et je serai recousu de manière très délicate pour la petite déchirure que ton passage m'a fait. Et mon apothéose : on me donnera un grand verre d'eau juste après ta naissance.

Les premiers rayon de soleil dorés envahissent la pièce. Je sourit car je savais que tu naîtrais avec le jour. Mon bébé solaire. Je t'ai attendu pendant si longtemps. Tu m'as appris la patience car tu es né jour pour jour 9 mois après ta conception. Tu m'as offert une naissance de rêve qui aura réparé celle de ton frère. Tu m'as offert un sentiment de victoire et de puissance et la preuve que l'amour maternel se multiplie et non se divise. Quand à K*****, ma doula, même si elle était présente avec nous par la pensée, elle n'aura pas eu le temps d'arriver...


jeudi 25 août 2011

"Chers nouveaux voisins..."

"Chers nouveaux voisins,

je prends le temps de descendre de mon escabeau à tapisser pour vous souhaiter la bienvenue dans votre nouvelle maison. Je manque de politesse et failli à mon devoir de bonne voisine, aussi je m'empresse de vous écrire cette missive.

Je suis heureuse de vous avoir comme nouveaux voisins car je vois que nous avons pas mal de points en commun et j'espère donc que nous aurons des relations agréables de voisinage.

Vous comme nous avez des enfants, que des garçons des deux côtés de la palissade: chouette! Peut-être pourront-ils jouer ensemble un de ses jours. Par contre, pourriez vous juste éviter d'affubler alors notre fils du même sobriquet "Petit Con"  ou "Ta Gueule" comme vous le faîtes avec vos chérubins? Même si je sais qu'il ne s'agit que d'un gentil sobriquet, car je vous "entend" assez fréquemment caresser les fesses de vos garçons avec le plat de votre main. Et vu les hurlements de joie que font vos enfants, j'en déduit qu'ils apprécient cela, surtout tard le soir quand nous essayons d'endormir notre fils et notre bébé! D'ailleurs veuillez nous excuser pour les pleurs de notre bébé. Il a tendance à pleurer très fort quand il est réveillé en sursaut par du bruit...

Puis, pourriez vous dire à vos enfants de parler un peu plus bas quand ils jouent dans la cour. Je ne suis absolument pas contre les enfants qui jouent dehors, au contraire, ils ont besoin de prendre l'air. Par contre, c'est juste que je n'ai pas envie que notre bébé dise "Putain" en premier mot parce qu'il l'aura entendu à répétition lors de ses siestes dans le jardins. J'ai eu d'ailleurs peur l'autre jour en passant l'aspirateur dans la chambre des garçons côté rue, j'ai cru qu'on égorgeait un cochon dans notre jardin, mais, non ouf, j'étais rassurée quand j'ai constaté qu'il ne s'agissait que de votre fils qui hurlait parce que son frère lui tapait dessus avec le pied du parasol qu'il avait dû arracher à la table qui gisait renversé, les 4 pieds en l'air dans la cour.

Je vois que nous avons un autre point commun: nous aimons les bêtes. Mais par contre, chaque bête dans son foyer. Autant "Dégage" et "Sale bête" sont d'adorables chattes, autant ça me gène de voir "Sale bête" rentrer dans notre maison pour vider la poubelle (et par la même occasion montrer comment faire des bêtises à nos propres félins déjà assez inventifs comme ça!) et faire ses besoins dans notre garage.

Peut-être que nous pourrions aussi abattre la clôture entre nos deux jardins? Ca éviterai que vous ne vous fassiez un torticolis en regardant dans le nôtre e que "Sale bête" se blesse en forçant le passage pour aller éventrer nos poubelles.

D'ailleurs, avec mon compagnon, on ne soupçonnais pas que la maison d'à côté soit aussi grande. Mais vu le bruit qu'on entend dévaler les escaliers (du l'autre côté de notre tête de lit apparemment) à 23 heures, je la crois assez grand pour héberger deux ou trois éléphants.

Aussi, juste avant de clôturer, je voulais juste vous donner un petit conseil: je suis assez maladroite avec ma poussette. Aussi, quand je sors de la maison, il m'arrive très fréquemment de rayer et d'emboutir les voitures qui se garent juste devant notre porte d'entrée et la fenêtre du salon. Je suppose que c'est la vôtre, alors veuillez m'en excuser par avance. Ce serait vraiment dommage que votre Merco et la jolie petite voiture de sport rouge tunée soit abîmée par mes maladresses. C'est d'ailleurs pour ça que mon compagnon gare la voiture familiale devant notre porte car elle ne craint plus trop rien et que la voiture de fonction est garée dans le garage.

Vous trouverez ci-joint votre petit cadeau de bienvenue! Etant des gens modernes, nous faisons l'impasse sur le traditionnel pain et sel et vous offrons de tout coeur ce petit manuel de savoir-vivre et ce dictionnaire Lar*usse pour les enfants afin qu'ils améliorent leur vocabulaire un peu pauvre. A moins que ce ne soit le votre qui soit limité, dans quel cas, ce cadeau trouvera aussi son utilité!

Surtout, faites nous savoir si par malheur nous ne faisions pas assez de bruit ou si vous avez besoin d'un service, nous serons ravi de vous aider (comme vous indiquer le grand-terrain de jeux ou vous aider à refaire vos cartons ou vous donner les coordonnées du zoo le plus proche pour qu'ils puissent y  accueillir vos éléphants dans des enclos plus grands)! Et peut-être qu'un soir où vous ne recevrez pas vos amis pour un apéro dans le jardin (quoique ça me parait difficile, toutes vos soirées semblent déjà occupées) vous pourriez venir prendre l'apéro chez nous!

Sur ce, bonne installation
Amicalement

les voisins d'à côté!"




"Chers nouveaux voisins..."

"Chers nouveaux voisins,

je prends le temps de descendre de mon escabeau à tapisser pour vous souhaiter la bienvenue dans votre nouvelle maison. Je manque de politesse et failli à mon devoir de bonne voisine, aussi je m'empresse de vous écrire cette missive.

Je suis heureuse de vous avoir comme nouveaux voisins car je vois que nous avons pas mal de points en commun et j'espère donc que nous aurons des relations agréables de voisinage.

Vous comme nous avez des enfants, que des garçons des deux côtés de la palissade: chouette! Peut-être pourront-ils jouer ensemble un de ses jours. Par contre, pourriez vous juste éviter d'affubler alors notre fils du même sobriquet "Petit Con"  ou "Ta Gueule" comme vous le faîtes avec vos chérubins? Même si je sais qu'il ne s'agit que d'un gentil sobriquet, car je vous "entend" assez fréquemment caresser les fesses de vos garçons avec le plat de votre main. Et vu les hurlements de joie que font vos enfants, j'en déduit qu'ils apprécient cela, surtout tard le soir quand nous essayons d'endormir notre fils et notre bébé! D'ailleurs veuillez nous excuser pour les pleurs de notre bébé. Il a tendance à pleurer très fort quand il est réveillé en sursaut par du bruit...

Puis, pourriez vous dire à vos enfants de parler un peu plus bas quand ils jouent dans la cour. Je ne suis absolument pas contre les enfants qui jouent dehors, au contraire, ils ont besoin de prendre l'air. Par contre, c'est juste que je n'ai pas envie que notre bébé dise "Putain" en premier mot parce qu'il l'aura entendu à répétition lors de ses siestes dans le jardins. J'ai eu d'ailleurs peur l'autre jour en passant l'aspirateur dans la chambre des garçons côté rue, j'ai cru qu'on égorgeait un cochon dans notre jardin, mais, non ouf, j'étais rassurée quand j'ai constaté qu'il ne s'agissait que de votre fils qui hurlait parce que son frère lui tapait dessus avec le pied du parasol qu'il avait dû arracher à la table qui gisait renversé, les 4 pieds en l'air dans la cour.

Je vois que nous avons un autre point commun: nous aimons les bêtes. Mais par contre, chaque bête dans son foyer. Autant "Dégage" et "Sale bête" sont d'adorables chattes, autant ça me gène de voir "Sale bête" rentrer dans notre maison pour vider la poubelle (et par la même occasion montrer comment faire des bêtises à nos propres félins déjà assez inventifs comme ça!) et faire ses besoins dans notre garage.

Peut-être que nous pourrions aussi abattre la clôture entre nos deux jardins? Ca éviterai que vous ne vous fassiez un torticolis en regardant dans le nôtre e que "Sale bête" se blesse en forçant le passage pour aller éventrer nos poubelles.

D'ailleurs, avec mon compagnon, on ne soupçonnais pas que la maison d'à côté soit aussi grande. Mais vu le bruit qu'on entend dévaler les escaliers (du l'autre côté de notre tête de lit apparemment) à 23 heures, je la crois assez grand pour héberger deux ou trois éléphants.

Aussi, juste avant de clôturer, je voulais juste vous donner un petit conseil: je suis assez maladroite avec ma poussette. Aussi, quand je sors de la maison, il m'arrive très fréquemment de rayer et d'emboutir les voitures qui se garent juste devant notre porte d'entrée et la fenêtre du salon. Je suppose que c'est la vôtre, alors veuillez m'en excuser par avance. Ce serait vraiment dommage que votre Merco et la jolie petite voiture de sport rouge tunée soit abîmée par mes maladresses. C'est d'ailleurs pour ça que mon compagnon gare la voiture familiale devant notre porte car elle ne craint plus trop rien et que la voiture de fonction est garée dans le garage.

Vous trouverez ci-joint votre petit cadeau de bienvenue! Etant des gens modernes, nous faisons l'impasse sur le traditionnel pain et sel et vous offrons de tout coeur ce petit manuel de savoir-vivre et ce dictionnaire Lar*usse pour les enfants afin qu'ils améliorent leur vocabulaire un peu pauvre. A moins que ce ne soit le votre qui soit limité, dans quel cas, ce cadeau trouvera aussi son utilité!

Surtout, faites nous savoir si par malheur nous ne faisions pas assez de bruit ou si vous avez besoin d'un service, nous serons ravi de vous aider (comme vous indiquer le grand-terrain de jeux ou vous aider à refaire vos cartons ou vous donner les coordonnées du zoo le plus proche pour qu'ils puissent y  accueillir vos éléphants dans des enclos plus grands)! Et peut-être qu'un soir où vous ne recevrez pas vos amis pour un apéro dans le jardin (quoique ça me parait difficile, toutes vos soirées semblent déjà occupées) vous pourriez venir prendre l'apéro chez nous!

Sur ce, bonne installation
Amicalement

les voisins d'à côté!"




lundi 22 août 2011

Si j'avais un marteau...

... je cognerais le jour. Je cognerais la nuit, j'y passerais ma vie!

Pas trop le temps de tenir le blog en ce moment car Mama Lala s'est trouvé une nouvelle passion: je suis une bricol'girl!

Eh oui, avec la maison à retaper et les deux mains gauches du Grand Gars, fallait bien trouver une solution pour fair avancer les travaux! Et si la solution, c'était d'à moi de m'y coller? Donc depuis un mois je fais des aller-retours dans notre petite maison dans les Mauges et je coule du béton, réhausse des planchers, pose des parquets et des plaintes, pose du papier-peints et je m'éclate!

Du coup ca donne des petits discours surréalistes du genre:
(après le goûter)

Elle: Bon, j'y retourne, j'ai encore 5 lais de papier peints à poser et des découpes à faire. 

Lui: Ok, pendant ce temps là je vais étendre le linge et nettoyer le frigo. Mais je pourrais aller donner le bains aux enfants dans la salle de bain malgré tout? 

Elle: Oui, je vais me dépêcher! De toute façon,j'ai besoin de la lumière du jour pour démonter les prises et les lampes pour y faire mes découpes, car faut que je coupe le jus avant! 

Décidemment, on est vraiment pas un couple comme les autres, mais on aime ça!


Image du Blog petitemimine.centerblog.net

Si j'avais un marteau...

... je cognerais le jour. Je cognerais la nuit, j'y passerais ma vie!

Pas trop le temps de tenir le blog en ce moment car Mama Lala s'est trouvé une nouvelle passion: je suis une bricol'girl!

Eh oui, avec la maison à retaper et les deux mains gauches du Grand Gars, fallait bien trouver une solution pour fair avancer les travaux! Et si la solution, c'était d'à moi de m'y coller? Donc depuis un mois je fais des aller-retours dans notre petite maison dans les Mauges et je coule du béton, réhausse des planchers, pose des parquets et des plaintes, pose du papier-peints et je m'éclate!

Du coup ca donne des petits discours surréalistes du genre:
(après le goûter)

Elle: Bon, j'y retourne, j'ai encore 5 lais de papier peints à poser et des découpes à faire. 

Lui: Ok, pendant ce temps là je vais étendre le linge et nettoyer le frigo. Mais je pourrais aller donner le bains aux enfants dans la salle de bain malgré tout? 

Elle: Oui, je vais me dépêcher! De toute façon,j'ai besoin de la lumière du jour pour démonter les prises et les lampes pour y faire mes découpes, car faut que je coupe le jus avant! 

Décidemment, on est vraiment pas un couple comme les autres, mais on aime ça!


Image du Blog petitemimine.centerblog.net

mardi 16 août 2011

... et ma peau me dit Merci!

Depuis que Mama Lala est passé à une alimentation Bio, elle essaye également de ne plus se tartiner ses rayures avec des produits cosmétiques caca-beurk, c'est à dire des produits sans Parabens, Phénoxyéthanol, méthyl-truc chouettes ou autres dérivés de l'industrie pétro-chimique. Elle en avait d'ailleurs déjà parlé ici sur les produits à éviter de se mettre sur la goule. Mais voilà, les Bio-cosmétiques ne conviennent pas aux autres grands caid de l'industrie de la beauté et du parfum synthétique. Lobbying ou chasse aux sorcières, les Bio-cosmétiques se retrouvent de plus en plus sur le banc des accusés comme cet article du Nouvel Obs que je souhaitait vous faire partager:

Certains cosmétiques "bio" présentent des "traces" de conservateurs

AFP | 06.03.2009 | 17:58
Les deux tiers de 28 produits cosmétiques estampillés
Les deux tiers de 28 produits cosmétiques estampillés "bio" et "sans conservateurs" analysés par la DGCCRF et l'Afssaps contenaient des "traces" de conservateurs alors que leurs étiquettes affirmaient le contraire, ont-elles annoncé vendredi.
Il est toutefois impossible de conclure à une "pratique trompeuse délibérée" à l'égard du consommateur, ces "traces" étant "20 à 60 fois" inférieures aux limites réglementaires, ont souligné la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) dans un communiqué commun.
Leur enquête, menée en 2008, a porté sur 28 cosmétiques "bio", dont 22 revendiquant un label "Ecocert", "Visagro", "ICEA-AAIB", "BDIH", et six une mention "produit naturel/bio".
L'analyse s'est intéressée à leur "qualité microbienne", leur composition chimique et l'étiquetage.
Sur ces 28 produits, 12 annonçaient "une composition sans conservateurs" et 16 une composition "sans parabens et/ou sans phénoxyéthanol". Les fabricants n'utilisant ni parabens ni phénoxyéthanol peuvent toutefois utiliser comme conservateurs du sel d'acide benzoïque ou sorbique, de l'alcool benzoïque et de l'acide déhydroacétique.
Or, les conclusions de l'étude montrent que 19 produits sur 28 contenaient des "traces" de conservateurs alors que leurs étiquettes les présentaient comme sans.
La DGCCRF a analysé 20 produits et l'Afssaps les huit autres.
Sur ce dernier échantillon, le gendarme des produits de santé a relevé que six produits présentés comme "sans parabens et/ou sans phénoxyéthanol" contenaient en fait "des traces de méthylparaben à des teneurs comprises entre 0,01 et 0,04%". Un septième, théoriquement "sans conservateurs", présentait des "traces de sels d'acide benzoïque ou sorbique".
Sur son échantillon de 20 produits, la DGCCRF a, elle, constaté que douze produits prétendument "sans conservateurs" contenaient "des traces".
Mais l'Afssaps souligne qu'elles pourraient seulement "résulter de l'utilisation (de conservateurs) dans les matières premières, et notamment celles d'origine végétale", et n'auraient "pas pour but de garantir la conservation du produit fini".
Sur le sujet de la qualité microbienne, "les résultats de l'enquête sont satisfaisants".
La société H2O, fabricante du produit "H2 biO Hygiène Intime", a dû toutefois procéder "au retrait de deux lots en stock" qui présentaient une "contamination bactérienne" et "au rappel des produits présents sur le marché".
Un deuxième produit présentait "une protection microbienne insuffisante (...) susceptible d'induire des risques microbiologiques pendant la durée prévisible de son utilisation", ont aussi noté la DGCCRF et l'Afssaps.
Comme à leur habitude, elles ne dévoilent pas les noms des produits analysés, hormis celui pour lequel un rappel a été décidé.

Et c'est à ce moment là que je râle! Alors non seulement ils ne citent pas les noms des marques pointés du doigts, mais généralisent à tout les produits cosmétiques de labels ECOCERT, BIO, etc... afin de bien dissuader le client de repasser à la bonne vieille cosmétique conventionnelle, mais en plus il y à un bel amalgame de fait entre produits BIO et produits naturels, qui sont bien deux choses DISTINCTES, et j'insiste bien là-dessus en effet, car le pétrole aussi est un produit 100% naturel. A méditer.

Et comme si tout cela n'était pas assez, la 2ème chaine nationale française , , nous présente le 5 mars 2009 un beau documentaire apocalyptique dans
l'émission Envoyé Spécial sur l'arnaque du siècle soi-disant: les cosmétiques BIO. Unilever et compagnie auront-ils toujours le monopole du marché? Garnier et compagnie se sentent-ils obligés de racheter toutes cette petites sociétés qui font du BIO-éthique afin de remettre un petit coup de paraben dedans?

Et le spectateur lambda, n'arrives-t'il pas à utiliser sa cervelle au lieu de s'insurger? Quelle est la différence exactement entre un produit cosmétique Bio et un produit cosmétique courant de grande surface?
La principale différence entre la composition des cosmétiques bio et celle des cosmétiques conventionnels réside dans l’excipient.

Un cosmétique est constitué majoritairement de cette base, chargée de véhiculer les principes actifs responsables des effets souhaités pour la peau (lissant, raffermissant, etc).

Dans un produit bio, ce sont des ingrédients naturels comme les huiles végétales d’argan, de noisette ou d’amande, les beurres de karité qui jouent ce rôle.

Or ce sont de véritables mines de vitamines et d’acides gras essentiels qui agissent en synergie avec les actifs naturels ajoutés au produit. Certains cosmétiques bio contiennent jusqu’à 95% de principes actifs !
Extraits du livre d’Eve Demange et Anne Ghesquière « Achetons de la cosmétique Bio ». Ed. Minerva
Je vous incite à consulter ce bon dossier préparé par FémininBio, spécialiste de ce domaine depuis plusieurs années avec les droits de réponses des différentes sociétés pointés du doigt dans ce reportage. Il y à également Beaucoup d'autres infos sur les cosmétiques Bio en général qui pourront répondre à certaines de vos interrogations: http://www.femininbio.com/beaute/actualites/cosmetiques-bio-envoye-special-seme-la-confusion.html
Pour savoir aussi quels produits préférer en cosmétique, vous pouvez également consulter ces 2 liens intéressants: http://www.femininbio.com/avis-conso/2.html
http://www.greenpeace.org/raw/content/france/vigitox/documents-et-liens/documents-telechargeables/guide-cosmetox.pdf


Ma conclusion absolument personnelle et qui n'engage que moi est que même si dans les produits que j'utilise dit Bio, il y a le malheur d'y avoir des traces de produits caca beurk, je continue de le consommer pour l'effort que le producteur fournit pour créer un cosmétique plus sain et écologique et qu'il suit une certaine éthique qui me correspond, mais aussi parce que comparé un cosmétique traditionnel, il est beaucoup moins nocif pour le même effet sur ma peau sans les dangereux effets secondaires. Maintenant qu'on pointe du doigt le cheap BIO, je ne suis aps d'accord car les produits que l'on trouve en moyenne et grande surface répondent même s'ils sont moins chers au cahier des charges très précis et contrôle du label qu'il véhiculent. Alors au contraire, je suis bien contente de trouver une crème de jour BIO dans mon supermarché quand j'y vais et que je puisse me la payer sans me couper un bras. Qu'on arrête un peu la chasse aux sorcières et de chercher toujours la petite puce qui fait que tout le mammouth se gratte. Sur le marché de la beauté il y a de la place pour tous, surtout qu'il y a tellement de demandes diverses...

Sur ce, la Zèbre va aller se brosser les dents avec son dentifrice à la mélisse, se nettoyer le visage avec son eau de rose et mettre sa crème à base de calendula, tous Bio bien sûrs, et sa peau lui dit merci de prendre soin d'elle!

Bises
Crédit Images: Féminin.Bio




Si Flash Mc Queen m'était conté!

Grand garçon est actuellement âgé de 4 ans et dans l'âge où les passions sont assez mono-maniaques (gnarf!). Par chance pour nous, deux choses passionnent Grand Garçon: Flash Mc Queen et Robin des Bois (ou sous-entendez pour les non-initiés: les voitures de course et les chevaliers du Moyen-Âge).
Profitant donc de ce jour férié et la présence de mon Grand Gars, hop direction le Musée des 24 heures au Mans pour faire plaisir à mes voiturophiles!

Au début Grand Garçon ne savait pas trop à quoi s'attendre, vu que la visite du musée (situé juste à côté de l'entrée  du circuit, imaginez l'émerveillement d 'un petit garçon) commence par la Galerie des Héros, personnages qui ont marqué l'histoire de la reine des courses, comme on l'appelle dans le sport automobile. C'est probablement la partie qui m'a le plus intéressée, car en tant qu'enfant du Mans, des noms comme Léon Bollée, Jackie Ickx ou Henri Pescarollo ne me sont pas inconnus! Ainsi, on y apprends que les 24 heures du Mans existent depuis 1923 et servaient à la base à tester les nouveaux prototypes des véhicules et contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile.

Après la partie historique, place à la rotonde avec la maquette du circuit qui en vrai mesure 13,629 km, et emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Ce qui me permet de visualiser où nous habitons par rapport au circuit et pourquoi on entend aussi bien tourner les voitures gnarf!




 Ensuite vint la galerie des voitures et les yeux du Grand Gars se sont mis à scintiller comme ceux d'un petit garçon qu'il a été: l'histoire de l'automobile retracé en vrai véhicules et l'étonnement de constater que certains véhicules ne sont que des prototypes, ou sortis à très petite échelle, et surtout le kilomètres/heure parcourus à bord de ces bolides! Et de voir les chiffres qui augmentent avec l'avancement des années!


Passer devant les voitures de collections et légende comme la "Rolls Royce Phantome" ou encore la "Thunderbird" hollywoodienne (ma préférée!) ou la Trabant, me rappelant quelques souvenirs d'enfance de la réunification...


Suit un espace dynamique où l'on peut découvrir et exercer les différents moteurs ou caractéristiques de moteurs (j'ai pas trop compris, suis une brèle en mécanique, hihi) et Grand Gars et Grand Garçon se sont bien amusé pendant que Bébé Tortue dormait paisiblement dans sa poussette (car Grand Gars voulait aussi conduire son bolide).



Et le clou du clou pour Grand Garçon: la grande galerie avec les voitures de courses de 1929 à nos jours: du bolide à manivelle tracté par un cheval pour arriver sur la piste à la Bentley Speed 8 de Tom Kristensen ayant gagné l'édition de 2003, y en a pour tout les goûts. Mais je crois qu'il est temps de laisser place à quelques photos:










Verdict: une après-midi bien sympathique et enrichissante! Il faut compter environ 2 heures de visite avec des enfants en bas âges. Les allées sont larges et les enfants risquent de ne rien casser et ca s'est reposant! Le musée est facile d'accès et les tarifs raisonnables, gratuité pour les enfants de moins de 10 ans. Plus d'infos en cliquant ici! En plus, c'est le moment d'y aller: une chouette exposition temporaire sur les Porsche est accueilli au Musée des 24 heures!

Ludique et intéressant en même temps, même les non-initiés ou passionnés y trouvent leur compte. Car oui, je le confesse, mon coup de cœur absolu du Musée des 24 Heures: cette malle-penderie made by Hermès pour Monsieur Ettore Bugatti lors de ses nombreux déplacement. En tant que vraie fille je craque!




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