samedi 16 octobre 2010

Time after time (Cindy Lauper)

Un homme s'assit dans le métro à Washington et se mit à jouer du violon; c'était un matin froid de janvier. Il joua six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. On a calculé que pendant ce
temps, à une heure d'affluence, plusieurs milliers de voyageurs avaient traversé la station, la plupart d'entre eux pour se rendre à leur travail.

Au bout de trois minutes, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas quelques quelques instants puis s'empressa de rattrapper le temps perdu. Une
minute plus tard, le violoniste reçut son premier pourboire: une femme jeta un dollar devant lui, sans ralentir, tout en continuant à marcher. Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au
mur pour l'écouter: il regarda sa montre puis reprit sa marche, étant visiblement en retard à son travail.


C'est un petit garçon de trois ans qui fut le plus attentif. Sa mère était visiblement pressée mais l'enfant voulut s'arrêter pour regarder le violoniste. La mère le tira par la main et l'enfant
se remit à marcher à contrecoeur, en gardant la tête tournée en arrière.

 Le même phénomène se répéta avec plusieurs autres enfants. Tous les parents sans exception les forcèrent à avancer. Pendant les 45 minutes où le musicien jouait, seulement 6 personnes
s'arrêtèrent pour l'écouter quelques instants. Une vingtaine d'entre eux lui donnèrent un pourboire tout en continuant à marcher normalement. La recette fut de 32 dollars.

Quand il s'arrêta de jouer et que le silence se fit, personne n'y prêta attention. Personne n'applaudit ni ne manifesta un signe de reconnaissance. Personne ne le savait mais le violoniste était
Joshua Bell, l'un des plus grands musiciens au monde. Il avait interprété l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, sur un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.

Deux jours plus tôt, il jouait à guichets fermés dans une salle de Boston où le prix moyen des places atteignait 100 dollars. Ceci est une histoire vraie. On a fait jouer Joshua Bell incognito
dans le métro dans le cadre d'une expérience conduite par le Washington Post sur la perception, le goût et les priorités des gens. Il s'agissait de savoir si nous sommes capables, dans un endroit
ordinaire et à une heure inapproppriée, de percevoir la beauté.


Est-ce qu'on s'arrête pour l'apprécier?

Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles à cette expérience pourrait être celle-ci: si nous n'avons pas une minute à perdre pour écouter l'un des plus grands musiciens du monde, combien d'autres choses
ratons-nous?


J'ai trouvé cette belle histoire chez la Marquise de Carabas et j'avoue avoir pris le temps de la copier sans scrupules pour vous inviter à réfléchir tout comme moi, il ml'a
invité à relativiser mon manque de temps, apprendre à s'arrêter de nouveau et d'observer, écouter, aimer... Que pensez-vous de cette histoire? Exagéré ou malheureusement triste réalité? Je serais
curieuse de lire votre avis...

jeudi 14 octobre 2010

Je m'appelle Hélène (Hélène Rollès)

Le grand-père de la grosse Zèbre, l'douasien du Mans, y vint à fêter ses 81 printemps à la fin du mois de mai avec toute sa smala. Pour cette occasion, la Zèbre s'est cassé le bourrichon pour faire un gâteau à la hauteur de l'évènement. Un truc prestigieux, mais léger pour contrer les plats précédents un peu plus hard mijotés par la Reine Mère. Autre contrainte: rapide à faire car en temps de grande bataille euh cuisine, la Reine Mère refuse qu'on monopolise son terrain, sous peine de ménace d'expulsion à coup de cuillère en bois de sa cuisine. C'est alors que la grosse Zèbre ce remémore un livre de sa jeunesse qui l'a toujours fait rêver: un livre de recette de tartes froides à base de fromage, et surtout SANS CUISSON!

Hamdoulah, le dessert était sauvé! Léger et light en apparence,mais hard en calories, mais on n'a pas tout les jours 80 ans.

Et voilà comment est né le Cheesy-cake façon Belle Hélène, et sans cuisson, mes petites Dames! 
  • Pour cette tuerie, il vous faut:
pour la base

1 paquet de petits beurres
125g de beurre mou
100g de chocolat à cuire
1 càs de crème fraiche liquide
des amandes éffilées

pour la garniture1 boîte de poires au sirop léger

pour la crème
600g de fromage frais style St Moret
 3 petits pots de fromage blanc
4g d'Agar-Agar
75g de sucre roux
du jus de citron

Passer au mixer les petits beurres jusqu'à obtenir des grosses miettes (un enfant à défouler et un rouleau à pâtisserie ainsi qu'un sac de congélation peuvent très bien faire l'affaire aussi)
Mélanger au beurre afin d'en faire un mélange homogène puis en tapisser le fond d'un cercle à tartes. S'aider avec un verre pour mieux tasser le fond.
Faire fondre le chocolat avec la crème fraîche au bain-marie. Une fois le choclage bien lisse et onctueux, en recouvrir la base aux petits beurres, puis parsemer généreusement d'amandes
éffilées.
Disposer les moitiés de poires sur la base et réserver le jus. Si vous préférrez les petitsmorceaux, vous pouvez couper les poires en dés, plus faciles à manger.

Dans un saladier, mélanger le fromage frais avec le fromage blanc, le sucre et le jus de citron au mixer. Goûtez, et re-sucrez au besoin, chez la Zèbre, on  l'aime un peu brut. Dans une
casserole, porter à ébullition le sirop des poires (environ 150 ml) avec l'Agar-Agar. Laissez refroidir légèrment puis incorporer à la masse crémeuse. Pas de panique, celle ci change alors
complètement de texture, passant du ferme-solide au liquide absolu. Mais grâce au froid et à l'Agar-Agar, le gâteau retrouvera alors tout son solide. Donc, revenons à nos moutons. Versez le
mélangte jus-gélifiant dans la préparation au fromage et mélanger au fouet. Repartissez alors sur les poires et la base choco-petits beurres. Réservez au froid minimum 3 heures, la Zèbre elle
patiente généralement jusqu'au lendemain pour plus de fermeté et de tenue. Le lendemain vous pouvez décorer votre cheesy-cake avec du cacao en poudre, des morceaux de poires ou ce que vous voulez
après avoir délicatement retiré le tour de tartes (d'oùl'intérêt d'avoir posé votre tour de tarte sur votre plat de présentation, car le transfert, c'est galère).
Dégustez!

Pour info, les tour de tartes ca ressemble à un haut moule à manqué sans fond, d'ailleurs y en avait chez LIDL récemment.

Puis pour les autres curieuses, le super livre qui a inspiré ce gâteau à la Zèbre c'est:



Mais vu qu'il est en allemand, ca vous fait une belle jambe, hein?

Allez, la Zèbre vous bisoute et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures culinaires

mardi 31 août 2010

:: Isthme ::

Dans le cadre des Journées des Doulas 2009 en mai dernier, le stuff avait fait appel à nos témoignages de mères amères et nos talents d'écrivain ou/et poète. J'avais donc laissé glisser sa plume sur le papier pour écrire une incantation à naître en pensant très, très fort à mon fils ainé, le premier vrai amour de ma vie. Ces textes ont été slammés lors des JDDs par plusieurs slammeuses femmes, dont une, Marie Martias, dont je parlerai dans un autre post. Mon texte n'a malheureusement (ou heureusement) pas été slammé, mais après réflexion, j'ai décidé de le partager avec vous. Si vous souhaitez lire les autres textes, tous plus émouvants et vrai les uns des autres, allez faire un tour sur le blog des Mères Amères.

Incantation à Naître

Viens, viens mon enfant
Au creux de la vague je t’appelle à moi
Au plus profond de mon être tu as traversé
Des tempêtes d’émotions qui t’ont bercé
Au fil des lunes croissantes et décroissantes
Dans le cours de mes eaux tu t’es nourri de
Mon amour pour préparer cet instant
Viens, viens mon enfant, mon bien-aimé
Au creux de mon être tu affrontes les tempêtes
Ce terrible grain d’amour qui nous bouleverse
Tout les deux et modifiera notre vie à jamais.
Tu m’étais destiné, je te suis destinée
Et à cet instant ni le ciel ni la mer
Ne peuvent nous séparer
Viens, viens mon enfant d’amour
Je t’imagine, je te berce, je te guide
Des eaux troubles à la lumière
À travers les marées du moment
Suis la chaleur de mes mains,
La puissance de mes pensées,
La violence de mes vagues
Afin de traverser le séisme de la vie
Viens, viens mon petit d’homme que je t’enfante
Que nos cœurs et corps vibrent à l’unisson
Lors de ton entrée dans la ronde de la vie
Viens me conter la douleur de ta venue
Viens te nourrir auprès de ma source
Viens te réchauffer au soleil de ma peau
Viens te recueillir dans le creux de mes bras
A l’aube, le reste de ta vie commenceras.

jeudi 19 août 2010

With A Little Help From My Friends (The Beatles)

J'aime beaucoup les livres qu'ils publient et je suis partenaire des Éditions du Souffle d'Or depuis plusieurs années. J'ai été bien embêtée ce matin quand j'ai reçu leur appel à l'aide que évidemment je fais tourner pour les aider. Faites tourner le message svp, ne perdons pas une source précieuse de diffusion d'informations alternative!



CAMPAGNE DE SOUTIEN AUTOMNE 2010
Message de l'éditeur, Yves Michel :

Chers amis du Souffle d'Or,

Accompagner l’émergence de valeurs d’autonomie de la personne ou des Créatifs Culturels va à contre-courant du système dominant : cela nécessite de gros efforts pour sensibiliser le public.
Et les années peuvent générer des résultats économiques très contrastés. Nous traversons des cycles avec des hauts et des bas. 2009 a été équilibrée ; le 1er semestre 2010 est en baisse.

Depuis le début de notre aventure éditoriale, en 1983, des lecteurs, des amis, des citoyens qui apprécient nos éditions, ont prêté de l’argent à notre entreprise, cela en toute légalité bien entendu.

A une échelle certes modeste, celle du colibri cher à Pierre Rabhi, un geste de votre part peut faire une différence !
Nous vous invitons à prendre votre tour au sein de ce comité de soutien.

Pour en savoir plus, lisez l'appel lancé sur notre site internet. Vous y trouverez le texte intégral d'Yves Michel, les modalités, coupon-réponse, et diverses idées de soutien.
>>> Appel à soutien financier pour les éditions Le Souffle d’Or
http://www.souffledor.fr/actualite/article_appel-a-soutien-financier-pour-les-editions-le-souffle-d-or_3_1459.html

Bien entendu, faire connaître les éditions Le Souffle d'Or sur les réseaux sociaux tels que Facebook est le premier geste que vous pouvez faire, dès aujourd'hui.
>>> faire connaître le groupe Le Souffle d'Or sur Facebook
http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=49355469701&ref=ts
Le groupe compte à cette minute même 955 membres !
>>> faire connaître notre site internet http://www.souffledor.fr/
ou recommander spécifiquement vos ouvrages préférés...


Vous remerciant par avance de votre attention,

Yves Michel, éditeur
et l'équipe du Souffle d'Or

mardi 17 août 2010

Around the World (Daft Punk)

Une amie chère à mon cœur m'a montré un jour cette petite vidéo et j' lavais déjà posté sur mon blog précédent. L'histoire de cette vidéo est super: Matt est un jeune homme qui a décidé de faire passer un message de paix en dansant avec les gens. Pour réaliser ce petit film il a parcouru 42 pays en 14 mois se basant un peu sur le principe des livres "Cherchez Charlie". L'expérience a pris une telle ampleur que vous pouvez en suivre l'histoire sur son site "Where the hell is Matt". Appréciez, cette vidéo moi m'émeut
beaucoup.



dimanche 15 août 2010

Ca c'est vraiment toi (Téléphone)

Nous connaissons tous l'acteur et le réalisateur Charlie Chaplin ou Charlot. Mais peu d'entre vous (moi la première au départ) savent que c'était aussi un fin penseur et philosophe. Je souhaitai vous faire partager cette lecture, une invitation à vous aimer vous même.
Dans diverses recherches, ce texte comporte une fin différente, il est ajouté :" Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter... Du chaos naissent les étoiles "



Le jour où je me suis aimé pour de vrai (Charles Chaplin)


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j'ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s'appelle ...

Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai pu percevoir

que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n'étaient rien d'autre qu'un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Authenticité.


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de vouloir

une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à percevoir

l'abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d'obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts

et que ce n'est pas le moment.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m'était pas salutaire... Personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l'égoïsme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Amour Propre.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé d'avoir peur

du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans,

j'ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime,

quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de chercher

à toujours avoir raison, et me suis rendu compte

de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd'hui, j'ai découvert ...

L'humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de revivre

le passé et de me préoccuper de l'avenir.

Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.

Et ça s'appelle ...

Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la met au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est ...

Savoir vivre.

mardi 10 août 2010

Live and let die (Paul McCartney)

C'est par hasard sur une affichette collée sur une boutique de produits issus du commerce équitable que j'ai découvert ce poème de Pablo Néruda en allant travailler. Le nom de l'auteur n'y figurait pas. Toute la journée j'ai essayé de me remémorer ne serait-ce qu'une phrase pour pouvoir le retrouver plus tard sur internet. Comme un mantra je me suis répété alors la phrase:

"Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer."

C'est alors le soir que je découvre l'auteur de ce poème Pablo Néruda. Pour moi il fait partie des mêmes monstres sacrés d'Amérique du Sud comme Frida Kahlo ou Diego Rivera. Je vous conseille vivement la biographie de Pablo Neruda de Jean Marcenac et Claude Couffon, paure aux Éditions Seghers dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ", un très bel ouvrage sur un poète trop méconnu en France.

Pablo Neruda



Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda

Voici une autre version de se poème, prononcé par Pablo Neruda lors d'un discours lors de la remise du prix Nobel de la littérature en 1971:

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les "i" à un tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui passe ses jours à se
plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer.

mercredi 4 août 2010

Il n'y a pas d'amour heureux (George Brassens)

La Montagne St. Rémy - Vincent Van Gogh






Je vais te dire un grand secret Toute parole

À ma lèvre est une pauvresse qui mendie

Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard

Et c’est pourquoi je dis si souvent que je t’aime

Faute d’un cristal assez clair d’une phrase que tu mettrais à ton cou

Ne t’offense pas de mon parler vulgaire Il est

L’eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu



Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas

Parler du temps qui te ressemble

Je ne sais pas parler de toi je fais semblant

Comme ceux très longtemps sur le quai d’une gare

Qui agitent la main après que les trains sont partis

Et le poignet s’éteint du poids nouveau des larmes



Je vais te dire un grand secret J’ai peur de toi

Peur de ce qui t’accompagne au soir vers les fenêtres

Des gestes que tu fais des mots qu’on ne dit pas

J’ai peur du temps rapide et lent j’ai peur de toi



Je vais te dire un grand secret Fermes les portes

Il est plus facile de mourir que d’aimer

C’est pourquoi je me donne le mal de vivre

Mon amour





Louis Aragon - Elsa

jeudi 29 juillet 2010

Soul Cake (Sting)

Après le passage de la famille Koala chez moi, mon four s'est retrouvé au chômage. Il faut le savoir, (attention je dévoile un secret de tiroir: les Koalas sont très gourmands et mangent tout le temps du gâteau!). J'ai donc décidé de consoler mon four du départ des Koalas en le faisant travailler à fond. Mon coup de cœur absolu du moment que je fais au moins, allez je l'avoue, une fois par semaine depuis: mon gâteau choco-épices. Sorti tout droit de mon imagination garanti sans gluten et sans produits laitiers de vache! Bien sûr vous pouvez remplacer la farine de pois chiche par de la farine de blé et la crème de soja par de la crème fraîche, la margarine par du beurre!

Pour réussir cette merveille, il vous faut:

  • 100 g de margarine
  • 100 g de sucre
  • 75 g de farine de pois chiche (ou 50 g de farine de pois chiche et 25 g de Maïzena)
  • 4 oeufs
  • 200 g de chocolat noir à cuire
  • 1 càs de crème de soja/d'amande 
  • 1 càc de gingembre
  • 1 càc de cannelle
  • 1 càc de 4 épices
  • 1 càs de fleur d'oranger
  • sel
Préchauffer le four à 200°C.

Mélanger au fouet la margarine ramollie avec le sucre et le sel jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Faire fondre le chocolat au bain-marie avec la cuillère de crème de soja/d'amande pour l'onctuosité.
Rajouter ce mélange au sucre et à la margarine.
Séparer le blanc des jaunes d'œufs et incorporer les jaunes d'œufs un à un dans la pâte. Réserver les blancs au frais.
Ajouter la farine puis les épices. Bien mélanger jusqu'à ce que la pâte fasse des rubans sur la spatule. Ajouter alors la fleur d'oranger.
Battre les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel. Incorporer le mélange délicatement à la pâte chocolatée.
Graisser  un moule à manqué ou des moules à muffins. Y mettre la pâte et enfourner 30 minutes à 150°C (bien sûr, vous avez baissé le four). Vérifier de temps en temps la cuisson.

Déguster avec un bon thé vert, un vrai bonheur!

Et voilà à quoi cela ressemble avant le passage de ma mini-tornade




mercredi 28 juillet 2010

Je m'appelle Hélène (Hélène Rollès)

Ok, le titre est naze de chez naze et le jeu de mot très approximatif, tout ca pour une poire Belle Hélène. Mais trouvez moi une chanson avec "poire" dans le titre et je vous paye des fraises. Aujourd'hui je ne vous propose donc pas une chanteuse de midinettes des années 80, mais un cake facile et rapide à faire et de surcroit délicieux! Vous m'en direz des nouvelles. Bon, je file mater quelques épisodes de "Hélène et les Garçons" (je rigoooooooooooooooooole)

Cake aux poires et épices - un vrai délice parfumé à déguster au goûter avec un bon thé

Ingrédients :

180 g de beurre à température ambiante
180 g de sucre
4 sachets de sucre vanillé
5 oeufs à température ambiante
125 g de poudre d’amande
270 g de farine 1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de muscade en poudre
1 cuil. à café de cannelle
1 pincée de sel
4 poires mûres à point, pelées et coupées en tout petits dés

Préparation :

Fouettez le beurre avec les sucres en mousse, puis incorporez les oeufs un par un
Ajoutez la poudre d’amande
Incorpoez la farine tamisée avec la levure, les épices et le sel
Enfin, ajoutez les dés de poires Versez la pâte dans un moule à cake beurré et fariné
Faites cuire votre cake aux poires et aux épices, pendant 50 à 55 min, à 180° C
Patientez 15 min, puis démoulez-le sur une grille

Par contre, j'ai pas eu le temps de prendre une photo car tout était dévoré avant. J'essayerai de mettre ce post à jour alors une fois que j'aurais réussi à prendre une photooooooooooooooo! Bon appetit!

mardi 27 juillet 2010

Eat you alive (Limp Bizkit)

Pour réduire notre impact sur l'environnement, celà doit commencer par notre manière de nous alimenter. Sans nourriture, pas d'énergie pour vivre pour résumer court. L'alimentation est aussi une des plus grandes et des plus puissantes industries mondiales, autant par son impact économique qu'écologique. Grâce à la mondialisation, nous avons eu accès à des légumes et fruits frais de chaque espèce à tout moment de l'année, toujours plus beau, toujours plus gros, toujours plus gorgés d'eau, vidées de leurs nutriments et vitamines précieuses, et ce, au dépens de notre santé. Car pour en arriver là, il a bien fallu inventer pesticides, antibiotiques et moyens de transports pour les faire venir des 4 coins de la terre. Et ne parlons même pas des produits et plats prêt-à-consommer dans des tonnes d'emballages et saturés de graisses hydrogénées et sucres blancs raffinés et gavés de sel. Résultat, on mange du prémaché et très peu, à part nos "anciens" et les chanceux d'entretenir un jardin actif, savent encore ce que sont les légumes et fruits de saison.

N'ayant pas de jardin exploitable pour y faire un potager et y faire pousser des arbres fruitiers, la première réflexion que je me suis faite en passant à l'alimentation bio, c'est que vais-je manger? Des légumes et fruits français? Cela se serait vite limité à quelques sortes comme les topinambours, les navets, les pommes et les raisins. Ok, j'exagère. Mais pas tant que ca, car sans les explorateurs des temps jadis, nous aurions jamais connu la pomme de terre, le mais, les bananes et autres légumes et fruits présents dans nos assiettes. Chaton et moi avons donc fait le choix de consommer des produits bio qui étaient cultivés par des producteurs locaux, même si eux produisaient des fruits dits exotiques. L'important pour nous était de nous fournir dans un rayon de moins de 60 à 100 km afin de réduire la production de CO2 des acheminements de notre alimentation. J'avoue que à part les bananes qui nous viennent des Antilles et des clémentines qui viennent du Sud de la France voir d'Espagne, le reste est purement ligérien et certifié BIO par le label vert bien connu. Un autre facteur qui me semble important dans la consommation de proximité est de savoir d'ou proviennent directement mes aliments, sans avoir à lire les étiquettes pour découvrir qu'il a été produit à Toumbouctou. Non, en consommant local, j'ai affaire à des interlocuteurs identiques permanents qui sont souvent le producteur du produit que j'achète. Mes légumes et fruits ne sont donc pas passés comme 90% de nos biens de consommation par 6 centrales d'achats. Mon (re)vendeur me garanti donc une provenance sûre de mes produits et la garantie que je peux me déplacer pour voir où et comment mon repas de hier midi a été produit avant d'atterrir dans mon estomac. Car au final, il ne faut pas oublier que l'on devient ce que l'on mange! En plus, je stimule un commerce local qui permet une dynamique de commerce local entre le producteur - (l'éventuel revendeur) - et moi. Je contribue activement à la lutte contre la disparition des marchés, des petits producteurs locaux (souvent très fiers de leur productions) et des petits commerces de proximité (les dépanneurs comme ils disent au Québec, et je trouve ce nom très approprié) pour éviter que les géants de la grande distribution n'engloutissent tout le commerce et tiennent le monopole de ce qui va atterrir dans nos estomacs.


Je retourne donc à une manière de faire ancestrale. Ma garde robe n'est plus la seule à s'adapter au fil des saisons, mais mon assiette aussi. J'apprends à me dire que certains fruits et légumes ne reviendront que dans quelques mois  et j'apprends à me réjouir de leur venue comme par exemple le raisin! Ou encore les tomates et les concombres que j'attends avec impatience! Mon ours râle parfois quand il voit qu'en ce moment nous mangeons beaucoup de carottes et de pommes de terre. Il m'a donc fallu apprendre à les cuisiner d'autres façons afin que cette pseudo-monotonie nous affecte pas le moral (j'y vais à la Marseillaise là, hein!). Je découvre donc chaque semaine de nouvelles recettes, j'en garde certaines, j'en jette d'autre et je m'adapte à ce que ma terre dans mon périmètre de vie a à offrir. Et quelque part, en agissant ainsi, non seulement je respecte mon empreinte écologique et j'honore la vie et ma planète sacrée.

Assez de bla, bla. Si mon roman vous a quelque peu convaincue, je me fait déjà un plaisir de partager avec vous cette liste des légumes et fruits à consommer au fil de ce mois et du mois prochain. J'essayerai de vous mettre les fruits à consommer avec chaque premier panier du mois, même si mon panier bio vous donne déjà un aperçu. Et n'hésitez pas à me poser des questions pour aller plus loin!

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mardi 13 juillet 2010

Where these geese go

http://www.nord-nature.org/images/migration3.jpgCe soir, en arrosant mes petits pieds de tomate, un vacarme assourdissant me fait lever la tête. Au début je pense à un jouet électronique d'enfants qui aurait été mis dehors quand je les vois passer. Un groupe entier d'oies sauvages survole ma tête direction le nord-ouest, sans doute en direction du lac de Grand Lieu qui se trouve à quelques kilomètres de chez moi. Malheureusement je n'ai pas pu aller chercher mon appareil photo assez rapidement et elles avaient déjà migré vers d'autres horizons. Vous n'aurez donc que des belles photos trouvées sur le site de Nord Nature pour vous donner un bref aperçu de ce que j'ai vu avec émerveillement!

http://www.nord-nature.org/images/migration1.jpg

J'aime voir quand la nature sauvage se montre encore à nous notamment dans les coins où l'homme a trop pris le dessus comme les villes...

:: Where these geese go::

http://www.nord-nature.org/images/migration3.jpgCe soir, en arrosant mes petits pieds de tomate, un vacarme assourdissant me fait lever la tête. Au début je pense à un jouet électronique d'enfants qui aurait été mis dehors quand je les vois passer. Un groupe entier d'oies sauvages survole ma tête direction le nord-ouest, sans doute en direction du lac de Grand Lieu qui se trouve à quelques kilomètres de chez moi. Malheureusement je n'ai pas pu aller chercher mon appareil photo assez rapidement et elles avaient déjà migré vers d'autres horizons. Vous n'aurez donc que des belles photos trouvées sur le site de Nord Nature pour vous donner un bref aperçu de ce que j'ai vu avec émerveillement!

http://www.nord-nature.org/images/migration1.jpg

J'aime voir quand la nature sauvage se montre encore à nous notamment dans les coins où l'homme a trop pris le dessus comme les villes...

vendredi 9 juillet 2010

Highway to hell (AC-DC)

Naître en enfer: Le mythe de la sécurité de l'accouchement à l'hôpital


Jock Doubleday - Traduction de Out of the Womb, into the Fire (1)
En réponse à l'article de Nina Shapiro, Birth control, paru dans le Seattle Weekly le 26 novembre
1998


Tuer le mythe

Lorsque vous tuez un mythe, c'est comme une naissance. Je sais que c'est vrai car j'en ai moi-même tué un, il y a quelques années, avec l'aide du mythoclaste ou
tueur de mythe, Joseph Chilton Pearce.

Au début des années 70, Pearce a écrit un livre intitulé Magical Child. Malgré son langage technique, et bien qu'il se réfère surtout à des
publications médicales, ce livre s'est vendu à de très nombreux exemplaires et on le trouve encore en librairie vingt ans plus tard.

La thèse de Magical Child est que le potentiel humain se situe largement au delà de ce qui est couramment admis et que certaines pratiques
culturelles sont à l'origine de notre affaiblissement collectif. Pearce affirme qu'une de ces pratiques dommageables est la médicalisation de l'accouchement, conçu pour contrecarrer virtuellement
toutes les étapes que la nature a planifiées, depuis trois millions d'années, pour accomplir le miracle de la naissance.

Pearce décrit avec une minutie consternante le drame de la "cascade d'effets" de l'obstétrique moderne, où toute intervention en entraîne une autre: comment les
analgésiques ralentissent les mouvements synchronisés par lesquels l'enfant est expulsé de l'utérus, prolongeant le temps d'expulsion et le transformant en torture; comment le ralentissement du
travail augmente la peur chez la mère; comment la peur chez la mère amène ses muscles utérins inférieurs à se resserrer, stoppant ainsi le travail et causant une douleur intense parce que les
muscles supérieurs continuent à se contracter; comment l'augmentation de la douleur de la mère justifie une augmentation de la médicalisation (chaque dose traversant la barrière placentaire pour
atteindre l'enfant en moins de 45 secondes) détruisant ainsi l'échange hormonal subtil entre la mère et son enfant; comment l'enfant drogué est incapable d'envoyer le signal hormonal "je suis
prêt" à sa mère, excluant donc la possibilité d'un accouchement vaginal; comment la convalescence de la mère, après une césarienne ainsi "justifiée", l'empêche de créer un lien affectif avec le
nouveau-né au moment critique suivant la naissance; comment cet enfant fortement drogué est incapable d'interagir avec son entourage et d'engager un apprentissage primaire; comment l'absence
d'attachement (ce que Pearce nomme "un endroit sécuritaire où se camper") affecte l'enfant pour le reste de sa vie; comment la dépression post-partum est un résultat direct d'un mauvais usage de
la technologie.

La dévote

Ainsi, c'est avec un peu de consternation que j'ai lu l'article de Nina Shapiro: Birth Control, dans le Seattle
Weekly.

Dans cet article, Shapiro prône l'usage des médicaments analgésiques pour l'accouchement -- sachant que ces médicaments seraient sans danger pour la mère et son
bébé. Elle soutient que le "culte" de l'accouchement naturel a étouffé l'information relative à la réelle ampleur de la douleur de l'accouchement, ce qu'elle appelle l'intensité de son "canal
racine". Elle prétend que les membres de ce culte "culpabilisent" les femmes dans leurs choix de méthodes d'accouchement, tout en leur en suggérant d'autres qui sont inutilement douloureuses, que
le culte lui-même est dirigé par des gourous sans jugement, que pour le "bien-être" durant l'accouchement un choix réellement éclairé amène inévitablement à l'usage de la technologie obstétricale
la plus avancée, et que la technologie est une planche de salut pour des femmes qui cherchent désespérement à éviter le travail d'Ève.

Ses arguments sont -- je pèse mes mots -- dénués de tout fondement. Ils sont composés d'un rabâchage de "vérités mythologiques", de croyances qui ne sont pas
exactes, mais crues sur parole par la population en général. La croyance que la terre est plate, ou que ceux qui soignent avec des plantes sont démoniaques et devraient être brûlés sur un bûcher,
sont des exemples de vérités mythologiques aujourd'hui tombées en désuétude.

La manière dont Shapiro nous assène, sans s'encombrer de faits, et ramenant tout à sa personne: "Je n'avais aucune envie de faire du sentimentalisme dégoulinant",
personnifie un style d'écriture dont la vérité fait toujours les frais. Elle affiche une confiance en elle-même qui n'a d'égal que son ignorance. C'est un coup bas en dessous de la raison, une
tentative de nous convaincre par la seule brutalité de ses affirmations.

Sa théorie selon laquelle le mouvement de la naissance naturelle "insiste sur la sensation de douleur de la femme" est tellement aux antipodes de la vérité qu'on
pourrait en rire si elle n'était pas aussi dangereuse. Sa croyance que "pour répondre aux besoins de mon enfant il faudrait que je renonce aux miens" est d'une vacuité sans fond. En tant que
chercheur dans ce domaine de la naissance, depuis huit ans, je pense que le seul intérêt de l'article de Shapiro serait de figurer dans son journal intime.

Shapiro se voit elle-même comme une personne sage, éveillée et avisée, une "débusqueuse de mythes", une "exploratrice" découvrant des vérités ensevelies par une
petite mais puissante faction de victimes d'un lavage de cerveau. Mais le territoire qu'elle prétend explorer a déjà été défoncé au bulldozer, aplani et goudronné depuis 50 ans déjà: elle me fait
penser à un Christophe Colomb partant à la découverte de l'Espagne!

Les principaux traits du paysage de son "meilleur des mondes" sont l'analgésie péridurale, l'épisiotomie, la césarienne, et une capitulation inconditionnelle devant
les exigences de l'institution hospitalière.

Les "prémisses"

Tout en prônant le "choix éclairé", Shapiro se garde bien de rechercher des informations. Même si elle nous fait part de son désir "d'apprendre" au sujet de
l'accouchement, nous découvrons que ses lectures se sont en fait limitées à deux ouvrages, qu'elle regarde d'ailleurs tous deux avec dédain: Pregnancy, Childbirth and Newborn,
parce qu'il parle de "savourer" l'expérience de la naissance, et What To Expect When You're Expecting, auquel elle reproche d'être trop "sentimental" et trop complaisant vis à
vis des pratiques d'accouchement des cultures traditionnelles.

A propose de ce qu'elle désigne comme pratiques de naissance des sociétés "primitives", Shapiro écrit (avec son arrogance habituelle): "Tout y est tellement naturel
que le taux de mortalité infantile est épouvantablement élevé..." Parmi tous les "faits" dont se prévaut la "bulle" mythologique de la sécurité de l'accouchement médicalisé, c'est celui qui, je
crois, est responsable du grand nombre de décès d'enfants dans le monde civilisé. Car, même s'il est vrai que, en comparaison avec les taux de mortalité infantile de l'Ouest, ceux des cultures
traditionnelles sont élevés, la différence ne tient pas aux pratiques d'accouchement, mais à la maladie. Comme John Robbins l'écrit dans son ouvrage Reclaiming our Health (1996),
mythoclaste autant que méticuleux au niveau de la recherche:

Le déclin historique des taux de mortalité maternelle et infantile, ainsi que de morbidité (maladies et blessures) dans la civilisation occidentale n'est pas dû
aux interventions médicales obstétricales. Ces gains sont plutôt liés au développement des antibiotiques, à l'addition de vitamine D dans le lait (pour prévenir le rachitisme), aux progrès de
la santé publique, des conditions sanitaires et de nutrition, à l'amélioration des conditions de travail des femmes, et à toutes les autres mesures qui ont amélioré la santé maternelle avant
l'accouchement. La littérature médicale abonde d'études qui révèlent que les pratiques fondamentales de l'obstétrique moderne, utilisées de manière
routinière, ne sauvent pas des vies. En fait, les études, les unes après les autres, nous démontrent que ces pratiques induisent de plus hauts taux de mortalité tant chez les mères que chez les
bébés.
[C'est moi qui souligne]

Ce que les statistiques démontrent en essence, c'est que les antibiotiques et d'autres percées en santé publique ont sauvé plus de bébés que la routine obstétricale
en a tués.

En effet, dans tous les pays développés, y compris les États-Unis, l'utilisation de routine de la technologie obstétricale conduit à une mort infantile 2 à 19 fois
plus souvent qu'un accouchement accompagné par une sage-femme. (Chamberlain et al. In Sheila Kitzinger, Homebirth, 1991) (Par "utilisation de routine" on entend une utilisation
pour des naissances qui ne sont pas à haut risque.)

Pour les seuls Etats-Unis, dans les 50 dernières années, la routine obstétricale est directement responsable d'au moins 1 282 500 décès d'enfants. (Doubleday,
Obstetricians should be heroes, 1998, <http://www.gentlebirth.org/nwnm.org>, lire la
version française)

La routine provoque également une augmentation des taux de morbidité infantile (Henci Goer, Obstetric Myths versus Research Realities, 1995,
p.332), une augmentation des taux de mortalité et de morbidité maternelle (ibid.) et des taux plus élevés de maltraitance des enfants, notamment pour ceux nés par césarienne (Nancy Cohen,
Open Season: Survival Guide for Natural Childbirth and VBAC in the 90s, 1991, p.25)

La peur

"En vérité, depuis longtemps j'ai peur de l'accouchement" écrit Shapiro.
Enceinte au moment d'écrire son article, elle admet qu'elle veut apprendre "tout ce qui pourrait rendre son expérience plus facile". Relatant l'histoire de
l'accouchement naturel de sa propre mère, elle écrit: "Elle me l'a décrit comme une sensation d'être déchirée en deux". En faisant les gros yeux au mouvement d'accouchement naturel, elle ajoute:
"On y montre du doigt toute femme qui ose rechercher un soulagement [médicamenteux] au tourment tout naturel de l'enfantement."

Mais est-ce que la douleur de l'enfantement est vraiment normale? Ou nécessaire?
Les partisans de la naissance technologisée croient que la douleur de l'accouchement est une nécessité biologique, mais c'est faux.
J'ai par exemple une amie qui m'a décrit son premier accouchement comme "pas vraiment douloureux". Certes, son régime alimentaire est quelque peu marginal: fruits
et légumes crus biologiques, pain complet bio, noix et graines crues et biologiques, aucun laitage, aucune viande ou sucre raffiné. J'ose parier que dans notre culture occidentale, une future
maman sur 10000 aurait un régime alimentaire aussi strict (mais que beaucoup plus ont un régime strictement malsain)... Mon amie fait aussi régulièrement du sport et vit souvent accroupie. J'ose
parier que dans notre culture occidentale, pas plus d'une future maman sur 10000 utilise régulièrement la position accroupie.

La science n'a pas conclu qu'une mauvaise alimentation et un travail physique insuffisant sont la cause de douleurs lors de l'accouchement. Les études n'ont pas été
faites. La science rejettera donc l'histoire de mon amie comme "une évidence anecdotique". Abandonnons donc exercice et régime, et passons à la peur.

La science a conclu que la peur est certainement un déterminant majeur de la douleur lors de l'accouchement. Nancy Griffin écrit dans The Epidural Express: Real Reasons Not to Jump on Board (Mothering Magazine, printemps 1997) que:
La raison principale de la douleur dans un accouchement normal est [...] le syndrome peur-tension-douleur. [...] Notre organisme nous fournit de puissants
instincts durant l'accouchement. Le premier est le besoin de se sentir en sécurité et protégé. Tous les mammifères cherchent instinctivement un endroit sombre, retiré, et le plus important,
sécuritaire, pour accoucher. Durant l'accouchement, les mammifères semblent dormir et ferment les yeux pour tromper des prédateurs potentiels. Ils respirent normalement, et certains (qui ne
transpirent pas) peuvent haleter pour se refroidir. Les humains pourraient atteindre plus facilement un stade de relaxation en fermant les yeux et en faisant des respirations abdominales. Cette
relaxation ralentit aussi les ondes du cerveau de la femme accouchante dans ce qu'on appelle un état alpha, état dans lequel il est virtuellement impossible de relâcher de l'adrénaline,
l'hormone de la peur. Le besoin de confort physique devient critique, comme celui d'avoir un "nid" prêt pour le bébé. L'environnement hospitalier provoque souvent de nombreuses intrusions
non-intentionnelles dans l'atmosphère de la naissance en imposant un éclairage excessif, beaucoup de monde, du bruit, des examens, et des machines suscitant la peur.

Comment au juste la peur de la mère peut-elle susciter de la douleur? Griffin explique:
Le muscle utérin est admirablement conçu pour négocier efficacement avec le danger, la peur et le stress durant le travail. L'utérus est le seul muscle du corps
qui contient en lui-même deux groupes de muscles opposés -- un qui induit et poursuit le travail, et l'autre qui stoppe le travail si la mère est en danger ou effrayée. Le stress émotionnel ou
physique signalera automatiquement le danger à un mammifère accouchant. Son travail ralentira ou s'arrêtera complètement pour qu'elle puisse s'enfuir en sécurité. En nos temps modernes, ça se
détraque. Nous ne pouvons fuir nos peurs -- qui peuvent inclure les "histoires d'horreur" de nos amies à propos de leurs accouchements -- ni nous enfuir de notre hôpital ni loin de notre
médecin. Alors, il y aura un relâchement d'adrénaline qui causera la contraction des muscles circulaires courts dans le tiers inférieur de l'utérus. Ces muscles sont responsables de l'arrêt du
travail en fermant et en serrant le col. Le résultat sera que nous "mijotons" littéralement dans l'adrénaline. En même temps que les fibres musculaires longues et droites se contractent pour
effacer et dilater le col, les fibres courtes et circulaires du bas de l'utérus se contractent aussi pour fermer le col et "combattent" le travail. Le résultat? La très réelle douleur de deux
muscles très puissants tirant dans des directions opposées chaque fois que la femme accouchante a une contraction.

Ayant établi un lien direct entre la peur et la douleur, Griffin conclut:
En apprenant la relaxation profonde au niveau mental, physique et émotionnel; en confrontant activement nos peurs liées à l'accouchement et en choisissant un
environnement de naissance dans lequel elle se sent protégée et en sécurité, la femme accouchante n'aura pas à expérimenter la douleur traumatique du syndrome "peur-tension-douleur".

Suzanne Arms, une figure bien connue dans le mouvement d'accouchement naturel, écrit dans Immaculate Deception II: Myth, Magic and Birth
(1994):

La télévison, la presse et les histoires de naissances se focalisent sur le caractère dramatique et les dangers de la naissance... Peut-être que la chose la plus
importante que quelqu'un puisse faire pour une femme sur le point d'accoucher est de l'aider à se défaire de ses idées préconçues et à diminuer les peurs qu'elle a accumulées toute sa vie par
rapport à l'accouchement.

L'express de la péridurale

"Quelque part durant le processus", songe Shapiro, "le mouvement amorcé pour redonner le pouvoir aux femmes enceintes de faire des choix éclairés par rapport à la
naissance de leur enfant, s'est muté en une campagne de pression, culpabilisatrice, sur la manière correcte d'accoucher, à savoir, la version « naturelle », non-médicalisée N'est-il pas
significatif [...] que ce mouvement prétenduement féministe soit celui-là même qui insiste sur la nécessité pour la femme de ressentir la douleur?"

Prenant connaissance de la liste des effets secondaires potentiels de diverses drogues analgésiques, elle écrit: "C'est comme lire un emballage d'aspirine: oui, ça
peut causer des tintements d'oreille ou une perte d'audition, mais est-ce que le risque est assez grand pour empêcher une personne raisonnable d'en prendre?"

Etudions donc les risques associées à l'administration de drogues analgésiques durant l'accouchement, en commencant par les risques pour l'enfant in utero. Nancy
Griffin (Mothering Magazine, printemps 1997) écrit:

Tous les dosages d'analgésiques sont déterminés par le poids corporel de la mère... Comme le poids de la mère est approximativement 20 fois celui de son enfant
non-né à terme, il y a presque toujours un risque que son enfant reçoive une dose trop élevée -- peut-être le fait le plus préoccupant quand on parle de l'usage de médicaments durant
l'accouchement. Après la naissance, le nouveau-né métabolise ces médicaments partiellement via ses fonctions hépatiques. Comme le nouveau-né arrive dans le monde avec un foie immature, la
métabolisation des médicaments augmente l'incidence et la gravité de la jaunisse néonatale.

L'ouvrage de référence des médecins (Physician Desk Reference, PDR) [équivalent du "Vidal", NDLT], qui sert de référence pour toute information au sujet des
médicaments, leur usage, les précautions, effets secondaires, etc., indique à propos des dérivés de caïne utilisés dans les péridurales: "Les analgésiques locaux traversent rapidement la
barrière placentaire (par diffusion passive), et lorsqu'ils sont utilisés pour des blocs épiduraux, l'anesthésie peut causer, à divers degrés, une toxicité maternelle, foetale et néonatale. Les
réactions adverses dans la mère et le bébé entraînent une altération du système nerveux central, du tonus vasculaire périphérique, et de la fonction cardiaque."

Les recherches effectuées dans les cinq dernières années (1992-1997) sur les effets sur les nouveaux-nés de l'analgésie péridurale montrent que la péridurale
provoque de plus mauvais résultats neuro-comportementaux, une diminution du tonus et de la force musculaire, qui affecte sa capacité de succion, ce qui peut amener des difficultés
d'allaitement, une dépression respiratoire, une plus grande incidence de variabilité cardiaque, et par le fait même une augmentation de l'usage des forceps, ventouses, césariennes et
épisiotomies.

Griffin nous donne une liste des effets secondaires pour la mère:
Le PDR nous donne la liste suivante d'effets secondaires possibles du côté maternel pour les dérivés de caïne: hypotension, rétention urinaire, incontinence
fécale et urinaire, paralysie des extrêmités inférieures, maux de tête, maux de dos, méningite septique, ralentissement du travail, besoin acrru de forceps ou de ventouse, paralysie des nerfs
crâniens, réactions allergiques, dépression respiratoire, nausées, vomissements et convulsions.

Une revue de la littérature scientifique rapporte qu'en moyenne 70% des femmes qui recoivent une péridurale durant le travail font aussi l'expérience de ses
effets secondaires. Les plus communs sont: la rétention urinaire post-natale, de sévères maux de dos, une perte de motricité, un travail prolongé pour le premier et deuxième stade, un mauvais
positionnement du bébé à la fin du deuxième stade, de l'hypotension, et chez le bébé, une médiocre organisation motrice.

Des risques très rares mais non négligeables incluent des traumatismes aux fibres nerveuses, si l'aiguille de la péridurale perfore un nerf et que le liquide y
pénètre directement; une surdose de médicament qui résulte en une profonde hypertension avec arrêt respiratoire et cardiaque, et décès possible, une toxicité du système nerveux central
résultant d'une injection directement dans la veine épidurale. La péridurale augmente les coûts de soins de santé maternels et néonataux, ainsi que la responsabilité légale des professionnels
de la santé. D'autres interventions médicales, comme la perfusion intraveineuse, un monitoring foetal continu, l'usage de médication additionnelle, un cathéter vésical, une vérification
fréquente de la tension artérielle, l'administration continue d'oxygène, des forceps, ventouses et épisiotomies deviennent souvent nécessaires en plus des soins médicaux requis pour une
péridurale. Elle peut prolonger le travail, amenant possiblement le besoin d'accélerer les choses avec la pitocine, une hormone artificielle qui imite l'action de l'ocytocine, l'hormone
naturelle qui déclenche le travail et provoque les contractions utérines.

Voilà le type d'argument qui était évoqué contre l'usage de la péridurale en 1999.
A l'opposé de cet argument, nous avons cette brave assurance technophile exprimée par Shapiro: "La péridurale permet maintenant aux femmes une pleine conscience et
un rôle actif durant le travail."

25 000 $ de récompense

Shapiro se lamente d'une pénurie "d'experts" capables de lui dire quoi faire. Même si je n'ai aucun diplôme médical, je suis un expert à ma manière. Depuis huit
ans, je me consacre à la lecture des études en relation avec l'accouchement. N'étant ni obstétricien, ni sage-femme, je n'ai aucun biais professionnel.

Ce que j'ai découvert durant mes huit ans de recherche, c'est qu'il n'y a aucune évidence scientifique, pas une seule étude dans ce pays ou aucun autre, qui
justifie l'usage de routine de la technologie obstétricale.

En fait, les conclusions des études de recherches médicales convergent si fortement en faveur de l'accouchement naturel, que dans Midwifery Today d'automne
1998, j'ai publié une offre de 10000$ US à la première personne qui pourrait présenter une étude publiée dans un journal scientifique, quel que soient le pays et la période dans le temps,
démontrant que la naissance à l'hôpital est plus sécuritaire, pour n'importe quelle catégorie de femmes et de bébés, que l'accouchement à domicile avec l'assistance d'une sage-femme
compétente.

Personne n'a réclamé, ni tenté de réclamer, cet argent.
A ce jour, je monte mon offre à 25000$ US. De plus, je voudrais clarifier que le terme "sage-femme" n'inclut pas les "infirmières-sages-femmes"
(nurse-midwives) qui, à cause de leur formation médicale traditionnelle, et en dépit de leurs bonnes intentions, amènent avec elles à la maison un modèle d'accouchement médical basé sur
la peur, faisant ainsi glisser l'accouchement à domicile du côté de la technologie. La peur, de toute manière, est contagieuse.

La nouvelle offre de juin 1999 se lit ainsi:
Je soussigné, Jock Doubleday, paierai la somme de 25000$ US à la première personne qui me présentera une étude publiée dans un journal médical avec comité de
lecture, quel que soit le pays ou la période de temps, démontrant que l'accouchement à l'hôpital est plus sécuritaire dans toutes les catégories pour la plupart des femmes et des bébés, que
l'accouchement à domicile avec une sage-femme qualifiée. Cette offre n'a aucune date d'expiration et annule toutes les offres préalables de même nature.

Contacter: Jockdoubleday@aol.com
[NDLT: le 2 juillet 2000, l'offre est maintenant passée à 35 000 $ US]
(Pour répondre aux cyniques: bien que je soit président d'un organisme sans but lucratif faisant la promotion de l'accouchement naturel, l'argent que je mets en jeu
n'est pas celui de l'organisme, mais bel et bien le mien.)

Un étrange Nouveau-Monde

Il n'est pas facile de tuer un mythe. Vous avez besoin de l'aide d'un professionnel. Mais dès que vous en tuez un, il devient plus facile de tuer les autres.
Vaclav Havel, président de la république tchèque, a écrit qu'une fois qu'on sort d'un mythe, "le monde prend un étrange nouvel aspect".
Dans cet étrange Nouveau-Monde, les bulles mythologiques flottent sereinement. Elles étaient invisibles pour vous, mais maintenant vous êtes invisibles pour elles.
Elles sont à votre merci, ainsi que vous avez été à la leur toute votre vie. Une très large bulle flotte vers vous. Autour d'elle, ces mots: "Nous n'avons pas découvert de traitement contre le
cancer." Vous faites une tentative pour la toucher: POP! Une autre bulle se déplace dans votre champ de vision: "La cause du cancer est la nature, pas la culture. " Vous l'atteignez et la
touchez: POP! "Les soins de santé se trouvent dans les flacons de médicaments, les bureaux des médecins et les hôpitaux ." POP! "Les outils peuvent améliorer la nature." POP! "La technologie est
notre salvatrice." POP!

Soudainement, vous réalisez que vous n'êtes plus un sujet de l'Amérique commerciale -- celle dont les publicités ont tissé la fibre mythologique qui nous contrôle
-- mais vous devenez un individu avec une liberté de sentiment, de pensée et d'action, avec un potentiel aux possibilités infinies.

Shapiro conclut son article par une révérence à la raison: "Si j'entends un discours sans équivoque contre l'utilisation des médicaments, comme quoi ils constituent
un danger pour moi ou mon bébé, je ferai face à ma peur d'accoucher et me préparerai à le faire sans médicaments."

Je crois que cet article représente un discours sans équivoque. Je crois que Shapiro doit affronter sa peur. Je crois qu'elle le doit à son enfant à naître et à
elle-même pour sortir de la bulle mythologique dans laquelle elle vit depuis si longtemps.

Je crois qu'il est temps qu'elle naisse elle-même.


Jock Doubleday est le président-fondateur de
"Natural Woman, Natural Man inc.", un organisme sans but lucratif de la Californie, <http://www.gentlebirth.org/nwnm.org>.
Il peut être contacté à <Jockdoubleday@aol.com>.


Bibliographie

Reclaiming Our Health: Exploding the Medical Myth and Embracing the Source of True Healing, John Robbins, HJ Kramer, Tiburon, California,
1996.

Magical Child, Joseph Chilton Pearce, Plume, 1977.
Obstetric Myths vs. Research Realities: A Guide to the Medical Literature, Henci Goer, Bergin & Garvey, Westport, Connecticut, 1995.
Immaculate Deception II: Myth, Magic & Birth, Suzanne Arms, Celestial Arts, Berkeley, California, 1994.
The Epidural Express: Real Reasons Not to Jump on Board, Nancy Griffin, in Mothering, Spring 1997.


(1) "Out of the womb into the fire" est un jeu de mots basé sur l'expression "Out of the frying pan into the fire", qui veut dire "De
Charybde en Scylla". [NDLT]


signature


jeudi 8 juillet 2010

On a beach (Richard Ashcroft)


on-a-beach-1.jpgPour les 3 ans de chaton, il fallait organiser une journée mémorable pour fêter le passage de chaton à celui de petit chat. Avec Maman
Koala
et ses Koalettes, nous sommes donc partis passer la journée à la plagedu Porteaux à Sainte Marie de la Mer. Soleil, mer calme, pic-nic improvisé, bouées de toutes les couleurs, vagues
fraiches, châteaux de sables,... une journée agréable mais qui s'est avérée cuisantes pour les mamans vue que la Zèbre et Maman Koala ont toutes les deux attrapés un sacré coup de soleil. (mais
ca fera l'affaire d'un autre post sur comment soigner ses coup de soleils à la manière Koala-Zèbre). Le retour a été très calme vue qu'au bout de 20 kilomètres toutes la maramille ronflait
paisiblement, prenant des forces pour la deuxième partie de soirée: le gâteau et les cadeaux.


CHaton et koalas a la plage

La Zèbre a donc rapidment préparé un gâteau choco-amandes et chaton a découvert sous le regard attentif et expert de petite Koalette son nouveau livre de chevet favori. J'ai nommé le Grand Livre des Transports de Richard Scarry,
découvert chez la Fabrique à Crevettes (merci Leni).


on-a-beach-2.jpg


http://ecx.images-amazon.com/images/I/61Qapxr6aOL._SL500_AA300_.jpg


on a beach 3

mercredi 7 juillet 2010

Ca mousse (Superbus)

Avec les beaux jours chauds qui reviennent, la Zèbre a envie de légerté, de desserts tout doux et tout frais.
Rien de mieux que l'agar-agar pour lier de petites merveilles pour les papilles. Et parce que la Zèbre est vraiment bien lunée, elle vous donne 3 recettes
pour le prix d'une. Le top, non? Postez moi vos photos si vous réalisez ces desserts, je mettrai alors ce post à jour pour montrer vos créations.







Pour commencer, elle vous présente le Flan aux Kiwis, trouvé chez
elle:

pour 6 moules:

8 petits kiwis (ou 6 gros)50 grammes de sucre1 dl de
lait
1/2 dl de crème

1 sachet d'agar-agar (2 g)

Peler les kiwis, mixer avec le sucreDélayer l'agar-agar dans le mélange lait/crème,

chauffer, laisser cuire 1 minute
Ajouter à la purée de kiwis, bien mélanger

Verser dans des moules en silicone, mettre au frigo au moins 2 heures



Ensuite, des petits flans aux amandes et au miel, tirés du dernier livre de Anne Brunner paru aux éditions La Plage:
Recettes bio pour mes enfants:

Pour une cuisine familiale simple et saine... et un budget sous contrôle
(cliquez sur le titre pour en savoir plus sur ce livre).



Il vous faut:



500 ml d'eau

2 càs de purée d'amandes

2 càs de miel

1 goutte d'arôme d'amande amère

2 g d'agar-agar



Mélanger tout les ingrédients sauf l'eau dans une petite casserole. Ajouter l'eau très progrssivement en remuant afin d'émulsionner la purée d'amandes. Porter à ébullition puis laisser cuire
pendant 1 minute en remuant. Verser dans des petits pots et réserver au frais.

Ne faîtes pas la même erreur que la Zèbre: n'oubliez pas l'arôme d'amandes amères car il manquerait comme quelque chose qui donnerait un goût plus prononcé, hihi! Mais ca se laisse manger sans
problème malgré tout!



Et la cerise sur le gâteau: ma Mousse Tropicale à la Mangue. Et celle-là a été dévorée sans scrupules par les deux mâles domestiques de la Zèbre. C'est à
peine si elle a pu lécher le fond du plat:



  • 1 belle mangue bien grosse

  • 40 g de miel d'acacia  ou de sirop d'agave

  • 1 à 2 g d'agar agar

  • 2 oeufs

  • 12 cl de crème liquide

Mixer la mangue et la mélanger avec le miel d'acacia et l'agar agar. Porter à ébullition. Tout en
remuant, ajouter les jaunes d'oeuf puis la crème liquide.

Battre les deux blancs en neige avec une pincée de sucre roux. Mélanger les blancs à la préparation, verser dans un moule à charlotte ou dans des petits pots. Réserver au frais jusqu'à
dégustation.  Pour une tenue optimale de la mousse, il faut qu'elle passe la nuit au frais. Chez la Zèbre, la mousse a pu passer seulement 2 heures au frais, ses minutes de vie étaient
comptés dès l'annonce de sa conception: ours et chaton n'ont cessé de loucher dessus, d'essayer de toucher pour voir si la mousse avait prise et au final, ont décidé de faire un sort à ce pauvre
plat. Délicieux il était, pas assez ferme au goût de la Zèbre, temps de réfrigération pas respecté quoi a pas photo!

lundi 5 juillet 2010

Avant, Pendant, Après (Charles Aznavour)

Dans le cadre de ma formation doula, j'ai été amenée à lire plusieurs (dizaines) de références bibliographiques sur la maternité, la grossesse et la naissance en général. Parmi ces lectures, il y a un livre du Dr. Michel Odent (que je ne présente plus) qui m'a particulièrement marqué et j'aimerais vous en parler un peu plus dans ce post: Césariennes: Questions, Réponses, Enjeux paru aux éditions Le Souffle d'Or (qui est aussi mon partenaire, joli hasard). Dans mon cheminement vers le métier de doula j'en suis venue à m'intéresser aux histoires de maternité de mon entourage, notamment de ma mère. Pétronille, ma maman, a subi deux césariennes: une en urgence pour mon petit frère qui présentait une grave souffrance foetale suite à un décollement du placenta (là, y a pas photo, hein!), et une deuxième césarienne parce qu'elle avait un placenta praevia (ben là, voie sans issue basse, lol). Il m'était donc nécéssaire d'en savoir plus sur les césariennes pour la mémoire matriarcale, mais aussi pour les futures mamans que j'accompagnerais inch Allah qui seront dans ce cas.

Globalement il s'agit d'un ouvrage de vulgarisation médicale, mais qui décrit bien les gestes techniques en eux-mêmes, les origines et l'évolution de la césarienne et surtout, pourquoi cette acte chirurgical s'est autant répandu dans des situations qui ne sont même plus d'urgence, mais plutôt de l'ordre de la convenance médicale ou personnelle. Les termes médicaux sont précis, bien décrits et accessibles à tous, c'est pour ca que je le recommanderais aux mamans que j'accompagne, même si elles n'ont pas de césariennes, car l'aspect de la naissance physiologique y est aussi abordé de manière intéressante et instructive.

Voici la table des matières: - Une merveilleuse intervention de sauvetage
- La césarienne banalisée
- De plus en plus de sécurité
- Comment rompre un cercle vicieux
- Quand les rêves deviennent réalité
- Vers un développement sans limite du cerveau humain ?
- Des critères pour le XXIe siècle
- Penser à long terme
- Vers une diversité culturelle sans précédents
- L'entrée dans le monde des microbes
- L'entrée dans le monde des odeurs
- L'allaitement du bébé né par césarienne
- Mille et une raisons d'accoucher par césarienne
- L'accouchement après césarienne
- Si vous devez subir une césarienne
- Ce qu'en disent les mères
- La périnée : une préoccupation
- Ou bien, ou bien
- L'effet nocebo des consultations prénatales
- Idées reçues
- L'avenir des relations entre sages-femmes et médecins
- Trop rationnels pour survivre ?

Si je me souviens bien, il est recommandé de lire cet ouvrage avant de faire le stage de Paramanadoula à Londres avec Lilianna Lammers et Michel Odent. En tout les cas, je conseille de l'avoir dans sa bibliothèque perso si on s'intéresse tant soit peu à ce sujet tout comme d'autres références dont je vous parlerais plus tard inch Allah. Sinon, pour en savoir un peu plus sur les césariennes, je vous invite à consulter l'excellentissime site de l'association Césarine. C'est une mine de ressources et d'informations sur les césariennes.

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