lundi 28 mai 2012

Madness

Qu'est-ce qu'une doula?

Depuis que la Zèbre a commencé sa formation de Doula, beaucoup de monde lui demande ce que c'est, s'il s'agit d'un phénomène de mode, depuis quand celà existe etc... Avec l'aide du site de Doulas de France, la Zèbre va essayer de vous apporter quelques informations, pistes de réflexions et iens à visiter. Après n'hésitez pas à venir me poser des questions afin d'échanger sur cette magnifique profession qu'est le métier de Doula. Bonne lecture!


Le mot "doula", (du grec ancien), est utilisé aujourd'hui dans le domaine de la périnatalité, pour nommer une femme qui a pour vocation d'aider une autre femme et son entourage pendant la grossesse, l'accouchement et la période postnatale, grâce à son expérience et à sa formation. Elle incarne la figure féminine qui se tenait autrefois auprès de la femme qui met au monde son bébé, aux côtés de la sage-femme.
Aux Etats-Unis le mot "doula" est entré dans le dictionnaire et désigne une femme qui accompagne la mère pendant la périnatalité.

Elle accompagne, soutient, entoure, les femmes seules ou les couples, et leurs proches.
Elle n'exerce pas le métier de sage-femme.
Elle s'engage à la confidentialité et se soumet au secret professionnel.

Il n'existe pas un modèle unique de doula
en effet il y a autant de doulas différentes que de femmes.



Aujourd'hui en France, il est rare qu'une mère soit suivie par la même personne tout au long de la grossesse, rare qu'elle connaisse la sage-femme qui sera présente lors de son accouchement et qu'elle ait pu établir une relation de confiance avec elle. Il est rare que la même sage-femme soit présente tout au long de l'accouchement surtout s'il est long. Si la mère est suivie par un obstétricien, si tout se déroule normalement, il est rare de le voir avant la phase ultime du travail. Dans la période postnatale, et au cours de l'allaitement, la femme voit, là encore, une sage-femme différente, des puéricultrices, infirmières, auxiliaires, aides soignantes, pédiatre, etc... toutes personnes, certes, hautement qualifiées, mais qui sont le plus souvent étrangères pour elle.
Les visites prénatales sont dans la plupart des cas très courtes, les cours de préparation, quand ils existent, peuvent être donnés par des sages-femmes encore une fois différentes, et les informations peuvent varier d'une personne à l'autre, ce qui est désorientant.
Le sentiment de sécurité intérieure de la mère est une clé pour qu'un accouchement se passe bien. L'environnement médical ne contribue qu'exceptionnellement à la sécurité affective et inconsciente de la mère. La présence d'une doula est une bonne réponse à ce besoin. Elle crée une continuité, établit une relation de confiance, de complicité et d'intimité de femme à femme, ce qui permet à la mère de se sentir en sécurité à chacune des étapes du déroulement de la naissance.

Elle peut intervenir avant même la conception, et étendre ses services jusque dans la période postnatale, celle-ci étant définie de la naissance à... 3 ans.


Des essais cliniques randomisés (références sur le site www.doulas.info) sur le soutien émotionnel et physique pendant le travail ont démontré de multiples avantages :
. 50% de diminution du taux de césarienne
. 25% de réduction du temps de travail
. 60% de réduction de demande de péridurale
. 30% de réduction d'utilisation d'analgésique
. 40% réduction de l'utilisation de forceps

The Doula Book How a Trainer Labor Companion Can Help You Have a Shorter, Easier and Healthier Birth
Second edition- by Marshall, Phyllis Klaus and John Kennell (Perseus Press, 2002)

Pour aller plus loin je vous invite à consulter les sites suivants:

plus spécifiquement



Pour se former:
- Michel Odent et Lilianna Lammers (formation à Londres, donc pas adaptré à la legislation française)

vendredi 25 mai 2012

Le petit garçon qui plantait des clous

C'est l'histoire d'un petit garçon qui avait mauvais caractère. Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu'à chaque fois qu'il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture.

 Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture. Les semaines qui suivirent à mesure qu'il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture...Il découvrit qu'il était plus facile de contrôler son humeur que d'aller planter des clous derrière la clôture...

Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.
Les jours passèrent et le jeune homme pu finalement annoncer à son père qu'il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture.

Son père le prit par la main et l'amena à la clôture. Il lui dit: "Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours. Une offense verbale est aussi néfaste qu'une offense physique.

[auteur inconnu]



mercredi 23 mai 2012

Iris


Des Iris de chez mon amie, la sorcière écolo. Spontanément une grande brassée pour fleurir et embaumer chez moi. 

Une grande brassée pour ton anniversaire aussi. Le premier où Tu n'es pas là. Tu n'auras jamais 83 ans et purée, qu'est-ce que Tu me manques...


:: Iris ::

 
Des Iris de chez mon amie, la sorcière écolo. Spontanément une grande brassée pour fleurir et embaumer chez moi. 

Une grande brassée pour ton anniversaire aussi. Le premier où Tu n'es pas là. Tu n'auras jamais 83 ans et purée, qu'est-ce que Tu me manques...

mardi 22 mai 2012

Lâcher prise...

"Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent
mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens
mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.
Lâcher prise, ce n'est pas être passif,
mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.
Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites,
c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains....
Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
mais donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres,
mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, ce n'est pas assister,
mais encourager.
Lâcher prise, ce n'est pas juger,
mais accorder à autrui le droit d'être avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.
Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive,
mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.
Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres,
mais leur permettre d'affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n'est pas rejeter,
c'est au contraire accepter.
Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder,
mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs,
mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui,
mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.
Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé,
mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.
Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus."



mercredi 9 mai 2012

:: Maurice Sendak a revêtu son costume de loup et s'en est allé... ::

L'auteur-illustrateur de "Max et les Maximonstres" est décédé cette nuit à l'âge de 83 ans.

Merci d'avoir berçé mon enfance, et maintenant celle du troll et du korrigan avec ton conte merveilleux.

Bon voyages Maurice au Pays des Maximonstres et que tu les fasses rêver avec tes histoires à ton tour.
 
http://www.lapetitebibliothequeronde.com/var/pbr/storage/images/media/images/portraits/auteurs-maurice-sendak/1764-1-fre-FR/Auteurs-Maurice-Sendak_reference.jpg

J'avais Peur ...





J'avais Peur ...

J'avais peur d'être seule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à m'aimer moi-même.

J'avais peur de l'échec, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que j'échouais si je n'osais pas.

J'avais peur que l'on me repousse, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je devais croire en moi-même.

J'avais peur de la douleur, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle était nécessaire pour grandir.

J'avais peur de la vérité, jusqu'à ce que...
J'ai découvert la laideur des mensonges.

J'avais peur de la mort, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle n'était pas une fin mais un commencement.

J'avais peur de la haine, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte quelle n'était pas autre chose que de l'ignorance.

J'avais peur du ridicule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à rire de moi-même.

J'avais peur de vieillir, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je gagnais en sagesse, jour après jour.

J'avais peur de ce que les gens pensaient de moi, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que de toute façon ils auraient une opinion de moi.

J'avais peur du passé, jusqu'à ce que...
J'ai compris qu'il ne pouvait plus me blesser.

J'avais peur de l'obscurité, jusqu'à ce que...
J'ai vu la beauté de la lumière d'une étoile.

J'avais peur du changement, jusqu'à ce que...
J'ai vu que même le plus beau papillon devait passer par une métamorphose.

Que nos vies soient chaque jour plus riches, et si nous nous sentons défaillir...
N'oublions pas qu'à la fin, il y a toujours quelque chose de plus et de plus beau.

Auteur anonyme

dimanche 6 mai 2012

Toi, c'est moi et c'est toi en même temps...


Quand tu verseras une larme,
Quand tu lanceras un cri d'alarme,
Quand tu seras fatiguée,
Je serai toujours là pour t'encourager.

Quand tu auras besoin d'une oreille pour t'écouter,
Quand tu auras besoin d'une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d'un câlin pour t'apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.

Quand la vie te décevra,
Quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t'aider.

Quand le soleil s'éteindra dans ton âme,
Quand tu croiras que la vie perd son charme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.

Quand tu seras devant trop de détours,
Quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le Nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.

Quand, un jour, la chance te souriras,
Quand le ciel se dégagera pour toi,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.

Quand tes rires se changeront en fous rires,
Quand une simple fleur te fera sourire,
Quand le bonheur emplira ton coeur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.

Si tu as besoin de moi,
Peu importe l'heure qu'il sera,
Peu importe le temps qu'il fera,
je serais toujours la pour toi

Si un jour, tu as envie de pleurer
Appelle-moi.
Je ne te promets pas de te consoler,
Mais je peux pleurer avec toi.

Si un jour, tu veux partir,
Appelle-moi.
Je ne promets pas de te retenir,
Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.

Si un jour, tu ne peux plus supporter personne...
Appelle-moi.
Je te promets d'être là pour toi. . .
Et de ne pas t'importuner.

Mais si un jour, tu m'appelles...
Et qu'il n'y a pas de réponse...
Viens vite me voir.
C'est peut-être moi qui aurai besoin de toi

comme la neige à besoin du froid
le feu de bois
moi j'ai besoin de toi

car moi sans elle c'est moi sans ailes!!!!

Michel Usm

samedi 5 mai 2012

:: Sous la Tente Rouge ::


Cela fait un moment que je souhaitais vous parler de la tradition des Ebawels, ou alors plus connues dans le milieu des Doulas, des "Tentes Rouges". A la base, un ebawel (j’aime la sonorité de ce mot) est un mot tamatchek (langue touareg) désignant un concept fondateur des cultures du désert. L'ebawel existe par opposition à l'essuf. L'essuf désigne la notion de désert, d'insécurité, d'inconnu, de danger. Alors, l’ebawel représente l'intérieur, le connu, la sécurité, la mère, la maison, la tête, la lignée, le creux où se niche l'animal, la cavité où brûle le feu, l'utérus, la femme. Avant les sécheresses et famines qui ont causé la ruine des populations touarègues, lorsqu'une jeune femme se mariait sa mère lui donnait son ebawel, c'est à dire une partie de sa propre tente pour que sa fille ne manque jamais de rien, qu'elle puisse être indépendante. Les biens d'ebawel, transmis de mère en fille, étaient sacrés : les hommes n'avaient aucun droit sur eux, mis à part de les faire fructifier si possible et ils étaient intouchables lors des razzias.
 
Oui, mais pourquoi tente rouge ?
 
La tente rouge est une référence à différentes traditions anciennes de regroupements des femmes en un lieu qui leur est dédié comme l’ebawel, pour célébrer les grands événements de la vie sexuelle d’une femme, puberté, grossesse, naissances, ménopause etc.

Aujourd’hui, Les "Red Tents", littéralement les "Tentes Rouges" en France sont un lieu de discussion privilégié aux femmes où elles peuvent se livrer en toute sécurité, toute confiance et sans jugement, sûre qu’elles seront écoutées et raconter leurs histoires de naissance dans une ambiance plutôt intimiste.
 
Voici une vidéo réalisée suite aux Tentes Rouges qui ont eu lieu lors des 6èmes Journées des Doulas à Paris fin mai 2008


Alors comment ca se passe ?
 
Une vraie tente rouge est dressée dans un lieu qui s’y prête of course, et habillé de manière cosy, feutrée afin de nous rappeler l’utérus de nos mères. Une « facilitatrice » (décidément, ce mot là je ne l’aime vraiment pas) vous y reçoit autour de douceurs et boissons chaudes pour nous permettre de nous sentir à l’aise et en confiance. La facilitatrice nous invite (ou pas) à tirer une lame du jeu "Féminitude" (par exemple, mais chaque facilitatrice a ses trucs et jeux) pour lancer les confidences.
 
Libre à chaque femme de parler ou pas, de se partager, se confier ou se taire, chacune étant responsable de ses paroles, mais aussi des paroles des autres, celles-ci lui étant confiées comme un trésor précieux. Chaque parole prononcée restera à l’intérieur de la tente rouge, il est interdit de rapporter à toute tierce personne ce qui a été dit dans la tente rouge sans l’accord de la personne qui s’est confiée. Ceci est scellé symboliquement par un ruban que les participantes à la tente rouge se nouent autour du poignet.

Je suis assez ennuyée, car cet exposé fait très scolaire, alors qu’une tente rouge, c’est entrer dans une autre dimension, un autre espace-temps régie par nos entrailles de femmes, qu’elles qu’on soit : vierge, mère, ancienne, chrétienne, musulmane, juive, athée, bouddhiste, grande, petite, grosse, mince, … bref, ce n’est ni sectaire, ni idéologique, ni politique, ni dangereux, c’est juste un espace de paroles pour les femmes, pour qu’elles ai le droit d’être femme jusqu’au bout des ovaires.
 

 

Pour aller plus loin:
 
Le roman d’Anita Diamant, La tente rouge, raconte l’histoire de
Dina fille de Jacob:

1500 av J-C, dans le désert, Dina fille de Jacob, vit dans l'ombre d'une tente, la tente rouge. Où les femmes se transmettent les rites, les secrets, ou l'homme est interdit d'accès. Dina est l'unique fille de Jacob et de ses quatre mères (qui sont toutes mariées au même homme). Elle grandira sous cette tente, à l’abri des villes, et des hommes (hormis ses frères et son père) Et découvrira le grand amour par hasard, ....

Il existe également une liste de discussion yahoo que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressés pour créer votre tente rouge : clic, clic ici! et une page FaceBook que je vous invite à rejoindre en cliquant ici!

à Virginie et Dali, mes facilitatrices, et à toutes les femmes qui se sont retrouvées ensemble sous la tente

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