vendredi 16 septembre 2011

À petit pas...

Voilà environ un mois et demi que je vole avec FlyLady et je viens faire un premier bilan.

Quand on lit le livre de Marla Cilley, Entretiens avec mon évier, il y a des idées qui peuvent sembler farfelues comme mettre des chaussures fermées tous les jours, aire briller son évier tout les soirs avant d'aller se coucher et éteindre des "débuts d'incendie" comme elle dit, ou faire un 27-choses-boogies! Ça y est, elle déraille direz vous... et j'en ai pensé de même pour l'auteur. Mais lasse de voir mon foyer en bordel permanent, je me suis dit: "Même si tu n'en penses pas moins, essaye pour voir, ca ne mange pas de pain!". Le but est d'en faire tout les jours un petit peu et d'avancer à petit pas.



J'ai donc commencé par récurer mon évier de fond en comble et j'essaye de le maintenir propre chaque jour. Ben, faut reconnaître que ma cuisine n'a plus du tout la même allure. Du coup, pour ne pas encombrer mon évier, je met de suite toute la vaisselle sale dans le lave-vaisselle et le vide aussitôt qu'il ait tourné (ca fait partie de mes routines du matin, mais j'y reviendrais ^^). 

J'ai aussi adopté les chaussures en permanence et effectivement, je suis beaucoup plus réactive et opérationnelle. Ça sonne à la porte, hop, même pas honte d'ouvrir en pyjama: je suis habillée (yeah, yeah, yeah!). Et tout les soirs, je fais le même petit tour: je débarrasse ma table, donne un coup d'éponge, lance le lave-vaisselle et nourris les chats. Et toujours dans le même ordre afin que ca devienne une routine. 



Puis, pour ces débuts, tout les jours, je désencombre 15 minutes. C'est-à-dire? Tous les jours je m'attaque à un coin de ma maison, prends une caisse vide pour mettre les affaires qui doivent être rangées ailleurs, et un grand sac poubelle. Et pendant un quart d'heure je range, je range, je range. Et c'est fout ce qu'on peut désencombrer en si peu de temps!

Et last, but not least, je m'efforce d'appliquer chez moi désormais la technique du bac à glace. Kézako? Vous allez comprendre: quand vous achetez de la glace, comme par exemple l'excellent sorbet à la poire de chez Monsieur P. sans gluten et sans lactose, quelle est la première chose que vous faite en rentrant des courses? Vous avez deviné? Ben oui, vous le mettez directement au congélateur. Eh ben moi je m'efforce maintenant à ranger tout de suite ce que j'ai utilisé ou en main pour ne pas me laisser envahir par le chaos

Pour m'épauler un peu plus, je me suis également inscrites aux deux listes yahoo FlyLady - Nouveau Départ et MiniFée Volante. Et tous mes jours je reçois des conseils précieux pour m'aider à prendre mon envol! Puis, faut dire que le Forum Francophone des Flyladies m'aide beaucoup car on se coache en groupe pour ne pas lâcher la motivation. Et petit pas par petit pas, mon foyer change d'allure et mes proches commencent à s'en rendre compte: il y a un truc qui a changé! Et c'était le but non?

Autre atout incontestable: appliquer ces pas de bébés me permet de ne pas me noyer sous le chaos et le ménage, malgré deux petits gars malades, pignoux et fiévreux. Je garde un rythme malgré la présence des gnomes @ home et loue Sainte Écharpe de Portage pour ses bons et loyaux services qui me permet d'allier routines du jour et bébé pas en forme du tout., ais c'est une autre histoire...

Bon, la prochaine fois, je vous parle de mes routines hebdomadaires avec en bonus un exemple clé en main!

Pour fêter ça, un petit coup de Chaka Khan à fond dans les oreilles!



mercredi 14 septembre 2011

Kheops ∈ à l'horizon

Chez Mama Lala, les Siamois sont rois, pour sûr... Quand Maminou vient en visite sur les toits, elle ne peut s'empêcher de repéter que'elle a l'impression de voir les Siamois de "La Belle et le Clochard" en voyant Madame O. et Mademoiselle I. Pourtant les félines sur les toits n'ont rien en commun avec ces félins vicieux si ce n'est la race. Mais ce fut un long chemin pour que sur les toits on devienne une maison à chat!


Les Siamois sont arrivés par hasard sur les toits. A la base Mama Lala est plus une femme qui a du chien. Du moins le pensait-elle. Car les chats n'était pas intéressant à ses yeux, trop indépendants, pas assez affectueux. Alors il y a eu la grosse P. et le petit T. Puis un jour une copine d'une copine nous apporte dans la coloc' de l'époque un chat siamois le temps qu'elle finisse de couver le petit qu'elle portait. La soit-disant chatte s'avérait être un chat, et deuxièmement un chat si peureux qu'il passait son temps dans mon armoire. D'attraction il est passé à boulet et quand il a fallu déménager et quitter la coloc', Mama Lala a récupéré le beau Kao K'o Kung (rebaptisé en hommage à lui). A l'époque Mama Lala vivait encore avec le papa de Grand Garçon. Tous deux avaient réussi à apprivoiser et à s'attacher à ce drôle de chat et se préparaient à se séparer un jour de lui quand sa propriétaire souhaitait le récupérer. Pour faciliter le passage, et comme le hasard fait bien les choses, une petite boule de poil s'est invité dans leur vie. L'air de rien, blanche, chétive... qui l'eut cru que dans cette petite pelotte se cachait une superbe siamoise au caractère bien trempé. Madame O. ou ausi surnommée la Pompadour nous a rejoint il y a 4 ans et démi et semble vérifier tous les adages liés aux chats et aux Siamois en particulier: un caractère bien trempé, câline, fidèle à son maître qu'elle a délibérement choisi (au début, croyez-moi, c'était pas moi), une patience d'ange avec les enfants et un flair qui lui a permis après trois disparitions qu'on pensait définitives, de revenir.



Kao K'o Kung est parti avant la naissance de Grand Garçon...

Madame O. a donc longtemps été le seul félin à 4 pattes sur les toits. Mais un jour une annonce postée par amie nous interpelle: "Donne chatons siamois dans deux mois". Sur un coup de tête, Mama Lala dit qu'elle en réserve un. Surtout que les chatons sont nés le même jour que la soeur de Mama Lala. Il a donc une place ici. Les semaines passent et l'amie en question demande si l'adoption était sérieuse et si la demoiselle pouvait rejoindre sous peu son nouveau chez elle. Et c'est ainsi qu'est arrivée Mademoiselle I. Au caractère au combien différent de Madame O., se prenant pour une tigresse féroce du haut de son poids plume.  En plus, grande joie pour petit chat, Mademoiselle I. se passionne pour les petites voitures et le train en bois et les deux passent des heures à jouer ensemble sous le regard blasé de Madame O.. Adoptée, elle a rapidement pris ces marques et sa venue a précédé comme pour Madame O. de deux mois l'annonce d'une nouvelle grossesse, ce qui fait de Mademoiselle I. la chatte de petit loup et de Madame O. la chatte de petit chat. Autre coincidence: Madame O et Grand Garçon sont tous les deux nés en juillet. Mademoiselle I. et Bébé Tortue en avril inch Allah!



Alors pourquoi je vous raconte tout ca?

Parce que Mama Lala a réalisé son rêve et s'est offert THE mâle Siamois dont elle rêvait depuis longtemps. Paru sur une petite annonce par des propriétaires peu scrupuleux qui ont préféré partir en vacances et donc donner le chat au lieu de le confier à quelqu'un, Mama Lala a tout de suite craqué. Une histoire similaire à celle de Kao K'o Kung, car quand elle l'a récupéré, les anciens maîtres lui ont dit que ce beau mâle s'appellait Minette. Gnarf!
Inondés par articles et documentaires sur l'Egypte, mais surtout un album de IAM écouté en boucle dans la voiture ont décidé de son nom et lui ont rendu sa virilité. Minette est devenu Khéops, le chat de Mama Lala. Un magnifique  Siam Blue Tabby de 14 mois environ aux allures de pharaon. Son chat qui la suit partout, de la cuisine aux toilettes en passant par la case rebord de baignoire pendant qu'elle prend sa douche. Et voilà comment nous sommes heureux avec nos 3 Siam's à la maison.

Pour les plus ignares, je parle bien évidemment de cette chanson de IAM ;)
 


lundi 12 septembre 2011

De la peau si douce...

Après le billet un peu plus sérieux d'hier, je voulais vous parler de mon côté un peu plus futile de princesse au foyer qui prend soin de son corps... au naturel bitte schön. J'avais donc envie d'inaugurer une nouvelle rubrique "Crash Tests" ou je vous fait part de mes différentes expériences avec des produits testés (et ce à ma propre initiative, sans sponsoring ou quoi que ce soit, hein!).

En cette belle journée pluvieuse et à l'heure des petits malades, j'ai eu envie de me chouchouter et me faire du bien. Donc enfin l'occasion de tester mon nouveau gommage Scrub aux éclats de riz de chez Alter Eco. Le résultat de ce test, le voilà:



Un packaging super sympa aux couleurs "éthnos" violet et des touches de jaune. Une pâte à gommer assez brune et épaisse aux premiers abords, mais qui sent délicatement bon. Une texture assez râpeuse, mais c'est le but d'un exfoliant, non? On reconnait bien les "éclats" de bout de riz. Mais dès l'utilisation, on sent déjà que la peau devient toute douce sous les doigts. Les composants principaux n'ont rien de sorcier: de l'huile d'olive, du sucre roux, du miel et des éclats de riz (ah ces fameux éclats de riz, dis donc...), gommage que j'aurais pu me fabriquer moi-même avec les recettes de mon ex-belle-maman, mais flemmardise quand tu nous tiens... D'utilisation super simple, il est en plus il est (Maître Yoda, sort de ce corps exfolié!): il suffit de prendre une grosse noisette de produit et de se masser avec sur une peau humide.. Enfin accroches-toi un peu Simone, car ce produit n'est pas très doux à utiliser , il a même une texture papier à grain à laquelle faut s'habituer. Puis ne pas prendre trop de gommage d'un coup, car la texture n'est vraiment pas pratique à prendre entre les doigts, difficile à étaler sur la peau, ça se détache et on perd pas mal de produit, donc mon conseil: en prendre plutôt plusieurs petites fois pour ne pas voir le produit disparaitre dans le siphon au lieu de finir sur votre peau de princesse.  Il se laisse facilement rincer et laisse un voile un peu huileux, peau de bébé gourmand sur la peau. Un délice. Puis éthiquement, ce produit s'inscrit dans une démarche éco-responsable vis à vis des producteurs des ingrédients. Autre point fort, on peut trouver ce produit en grande surface. Ça tombe bien pour moi qui déteste aller en parfumerie!

Par contre il y a deux petites choses qui m'ont déplu; Primo, la présence de propylparabène ou E216 dans la composition du produit. Même si ce parabène fait partie des parabènes  conservateurs (anti-microbiens) admis dans l'alimentation, je ne suis jamais à l'aise avec les produits en contenant. Et pour une marque qui veut utiliser majoritairement des produits d'origine naturelle, ca m'embête un peu. Puis le prix est un peu élevé pour la quantité de produit, soit autour de 8 € et des poussières pour un pot de 200 ml. Mais je devrais revoir mon jugement à la baisse car ce produit s'inscrit dans le commerce équitable et que le prix de commercialisation des produits est le seul moyen de rémunérer à leur juste valeur les producteurs-cultivateurs.

En tout cas ce produit est adopté dans ma salle de bain et je compte le réutiliser aussi souvent que nécessaire, hihi!

Composition: Olea europaea (olive) fruit oil, saccharum officinarum (sugar cane) extract* . oryza sativa (rice) bran* , mel (honey)* , polysorbate 20 , silica . parfum (fragrance), propylparaben , tocopherol , benzyl benzoate.
Sans parfum de synthèse
Testé sous contrôle dermatologique
pH neutre pour le peau
A base de 95% d'ingrédients d'origine naturelle

Ma note finale: 8/10

dimanche 11 septembre 2011

:: Il y a dix ans ::

Il y a 10 ans je travaillais comme stagiaire au sein d'une grosse boîte de transport publics en Allemagne. La journée avait commencé comme d'habitude: 1 heure de transports en train puis RER, en passant par la grande gare de de Francfort, au pied de la skyscrapper line, le quartier des affaires et de la bourse par excellence en Allemagne. Affectée au service des relations publiques et de la presse, je suis connectée en permanence aux services internet de l'AFP et de la DPA. Nouvelles qui tombent toutes les 15 minutes aussi diverses que banales, quand tout d'un coup, vers 15 heures, une dépêche tombe: un accident s'est produit à New York, un avion s'est encastré dans une des deux tours du World Trade Center. Je n'y prête au début guère attention, pensant à un canular ou un hoax. Mais rapidement ma boîte mail s'énerve de plus en plus et je reçois des messages toutes les 10 secondes. Une des deux tours est sévèrement touché, elle est en feu et il y a des explosions et de nombreux morts. Je commence à lire les infos de plus près quand un collègue arrive en panique dans le bureau pour nous emprunter la télé de notre service, la seule de la boîte, pour l'installer dans la salle de réunion pour suivre les infos en direct. Apparemment il se passe quelque chose de grave. Je le suis, imité par de nombreux collègues qui abandonnent postes de travail pour se joindre à nous. L'incrédulité et l'incompréhension se lit sur leurs visage, tout comme elles doivent se lire sur le mien. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?"



Au moment de brancher la télé, nous assistons en direct avec des milliers d'autres téléspectateurs au deuxième impact dans la deuxième tour. Il n'y a plus de doute possible, les États-Unis sont attaqués. Les dépêches se succèdent à l'écran. Sous le choc nous voyons des personnes se jeter par les fenêtres des deux buildings en feu pour sauver leurs vies, ... en vain! À la télé comme dans la salle de réunion, les hypothèses fusent, quand on apprend que le Pentagone est attaqué aussi. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?" La panique commence à nous envahir aussi, nous sommes là, impuissant, ne sachant pas réellement ce qu'il en est quand l'annonce tombe: les États-Unis viennent de subir une attaque terroriste de la part d'Al-Qaida. Dans ma tête, tout va très, très vite: c'est la 3ème guerre mondiale qui vient d'éclater. Quelle est la prochaine étape de ces terroristes? Toutes les grandes capitales ou centre financier du monde? Francfort en est un! Et ma boîte se situe à quelques pas du consulat américain... 
Des collègues pleurent, d'autres prient, j'entends pour la première et dernière fois mon patron, un homme très classe, jurer. La première tour s'effondre, suivi quelque temps après par la seconde. Un silence de mort envahit la salle. Un monde s'écroule de l'autre côté de l'Atlantique et nous sommes là, à attendre, sans pouvoir faire grand chose. Notre big boss nous ordonne soit de rentrer, soit de bosser efficacement. Je décide de rester pour aider à traiter les infos au département presse. Mais le cœur n'y est pas... Je décide de rentrer sous le choc. La rue est empli de soldats américains pour assurer le périmètre de sécurité du consulat. De même pour la gare ou se mêlent soldats allemands, américains et la police. Le grand écran de la gare centrale diffuse les infos en continu, les gens sont hagards, choqués, silencieux...  D'autres se réjouissent que la suprématie des États-Unis est enfin renversé et font des commentaires désobligeant en rigolant. Je veux rentrer chez moi, vite! Le trajet me parait interminable. Je me souviens ce soir là en avoir parlé avec mes parents et mes frères, leur expliquer l'inexplicable, émettre des hypothèses quand au futur du monde, j'avoue, j'ai peur et en même temps, j'arrive pas à y croire, tellement ce scénario catastrophe semble irréalisable, sur-dimensionné! La télé annonce un bilan de 2000 morts environ et une ville noyée dans la poussière. Et pour la première fois de la journée, mes larmes ont coulé.



Je passerai les jours qui suivent avec les contrôle d'identités réguliers dans le périmètre de sécurité du consulat, les hommes armés à tout les coins de rues,  les dépêches de presse qui tombent pour alourdir le bilan, et à côté de ça, ma petite ville où j'habite tranquille que le monde extérieur ne semble pas affecter.
Je passerai aussi mon retour en France quelques semaines plus tard, arriver à Montparnasse, passer à côté de la tour tout en guettant le ciel. Faire de même avec la tour de Bretagne à Nantes, où je vais ensuite, d'autant plus qu'à Nantes les avions survolent la ville assez bas, l'aéroport étant vraiment à proximité. Oui, j'aurai du mal à oublier le jour du 11 septembre 2001, tout comme des milliers de gens. J'y repense de temps en temps. Je suis également consciente qu'il y a eu un monde avant et un monde après le 11 septembre 2001 et que c'est précisément dans ce monde là que sont nés mes deux fils. Et ce n'est pas fini...


Aujourd'hui il y a eu en 10 ans beaucoup plus de morts lors de catastrophes naturelles ou guerre dans des coins du monde qui nous paraissent trop loin pour en être émotionnellement proche que le 11 septembre, j'en suis bien consciente. Il me suffit de penser de penser aux soldats tombés en Irak ou en Afghanistan, le génocide au Darfour, ou les différents tsunamis en Asie. Néanmoins, par la médiatisation de l'évènement, il reste gravé dans ma mémoire et aujourd'hui, oui, je pense aux soldats du feu qui se sont battus pour sauver ce qu'il y avait à sauver ce jour là et les jours à suivre, mais aussi aux familles qui ont perdus des proches ce jour là, je pense aussi au 3000 orphelins qui ont perdu l'un voir leur deux parents ce jour là, et je suis triste de voir que l'homme est vraiment capable du pire pour des questions de pouvoir et territoire, que ce soit balancer deux avions dans des buildings américain ou larguer des bombes atomiques sur deux villes japonaises...

Et vous, qu'avez vous fait ce jour là?


Il y a 10 ans...

Il y a 10 ans je travaillais comme stagiaire au sein d'une grosse boîte de transport publics en Allemagne. La journée avait commencé comme d'habitude: 1 heure de transports en train puis RER, en passant par la grande gare de de Francfort, au pied de la skyscrapper line, le quartier des affaires et de la bourse par excellence en Allemagne. Affectée au service des relations publiques et de la presse, je suis connectée en permanence aux services internet de l'AFP et de la DPA. Nouvelles qui tombent toutes les 15 minutes aussi diverses que banales, quand tout d'un coup, vers 15 heures, une dépêche tombe: un accident s'est produit à New York, un avion s'est encastré dans une des deux tours du World Trade Center. Je n'y prête au début guère attention, pensant à un canular ou un hoax. Mais rapidement ma boîte mail s'énerve de plus en plus et je reçois des messages toutes les 10 secondes. Une des deux tours est sévèrement touché, elle est en feu et il y a des explosions et de nombreux morts. Je commence à lire les infos de plus près quand un collègue arrive en panique dans le bureau pour nous emprunter la télé de notre service, la seule de la boîte, pour l'installer dans la salle de réunion pour suivre les infos en direct. Apparemment il se passe quelque chose de grave. Je le suis, imité par de nombreux collègues qui abandonnent postes de travail pour se joindre à nous. L'incrédulité et l'incompréhension se lit sur leurs visage, tout comme elles doivent se lire sur le mien. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?"



Au moment de brancher la télé, nous assistons en direct avec des milliers d'autres téléspectateurs au deuxième impact dans la deuxième tour. Il n'y a plus de doute possible, les États-Unis sont attaqués. Les dépêches se succèdent à l'écran. Sous le choc nous voyons des personnes se jeter par les fenêtres des deux buildings en feu pour sauver leurs vies, ... en vain! À la télé comme dans la salle de réunion, les hypothèses fusent, quand on apprend que le Pentagone est attaqué aussi. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?" La panique commence à nous envahir aussi, nous sommes là, impuissant, ne sachant pas réellement ce qu'il en est quand l'annonce tombe: les États-Unis viennent de subir une attaque terroriste de la part d'Al-Qaida. Dans ma tête, tout va très, très vite: c'est la 3ème guerre mondiale qui vient d'éclater. Quelle est la prochaine étape de ces terroristes? Toutes les grandes capitales ou centre financier du monde? Francfort en est un! Et ma boîte se situe à quelques pas du consulat américain... 
Des collègues pleurent, d'autres prient, j'entends pour la première et dernière fois mon patron, un homme très classe, jurer. La première tour s'effondre, suivi quelque temps après par la seconde. Un silence de mort envahit la salle. Un monde s'écroule de l'autre côté de l'Atlantique et nous sommes là, à attendre, sans pouvoir faire grand chose. Notre big boss nous ordonne soit de rentrer, soit de bosser efficacement. Je décide de rester pour aider à traiter les infos au département presse. Mais le cœur n'y est pas... Je décide de rentrer sous le choc. La rue est empli de soldats américains pour assurer le périmètre de sécurité du consulat. De même pour la gare ou se mêlent soldats allemands, américains et la police. Le grand écran de la gare centrale diffuse les infos en continu, les gens sont hagards, choqués, silencieux...  D'autres se réjouissent que la suprématie des États-Unis est enfin renversé et font des commentaires désobligeant en rigolant. Je veux rentrer chez moi, vite! Le trajet me parait interminable. Je me souviens ce soir là en avoir parlé avec mes parents et mes frères, leur expliquer l'inexplicable, émettre des hypothèses quand au futur du monde, j'avoue, j'ai peur et en même temps, j'arrive pas à y croire, tellement ce scénario catastrophe semble irréalisable, sur-dimensionné! La télé annonce un bilan de 2000 morts environ et une ville noyée dans la poussière. Et pour la première fois de la journée, mes larmes ont coulé.



Je passerai les jours qui suivent avec les contrôle d'identités réguliers dans le périmètre de sécurité du consulat, les hommes armés à tout les coins de rues,  les dépêches de presse qui tombent pour alourdir le bilan, et à côté de ça, ma petite ville où j'habite tranquille que le monde extérieur ne semble pas affecter.
Je passerai aussi mon retour en France quelques semaines plus tard, arriver à Montparnasse, passer à côté de la tour tout en guettant le ciel. Faire de même avec la tour de Bretagne à Nantes, où je vais ensuite, d'autant plus qu'à Nantes les avions survolent la ville assez bas, l'aéroport étant vraiment à proximité. Oui, j'aurai du mal à oublier le jour du 11 septembre 2001, tout comme des milliers de gens. J'y repense de temps en temps. Je suis également consciente qu'il y a eu un monde avant et un monde après le 11 septembre 2001 et que c'est précisément dans ce monde là que sont nés mes deux fils. Et ce n'est pas fini...


Aujourd'hui il y a eu en 10 ans beaucoup plus de morts lors de catastrophes naturelles ou guerre dans des coins du monde qui nous paraissent trop loin pour en être émotionnellement proche que le 11 septembre, j'en suis bien consciente. Il me suffit de penser de penser aux soldats tombés en Irak ou en Afghanistan, le génocide au Darfour, ou les différents tsunamis en Asie. Néanmoins, par la médiatisation de l'évènement, il reste gravé dans ma mémoire et aujourd'hui, oui, je pense aux soldats du feu qui se sont battus pour sauver ce qu'il y avait à sauver ce jour là et les jours à suivre, mais aussi aux familles qui ont perdus des proches ce jour là, je pense aussi au 3000 orphelins qui ont perdu l'un voir leur deux parents ce jour là, et je suis triste de voir que l'homme est vraiment capable du pire pour des questions de pouvoir et territoire, que ce soit balancer deux avions dans des buildings américain ou larguer des bombes atomiques sur deux villes japonaises...

Et vous, qu'avez vous fait ce jour là?


Il y a 10 ans...

Il y a 10 ans je travaillais comme stagiaire au sein d'une grosse boîte de transport publics en Allemagne. La journée avait commencé comme d'habitude: 1 heure de transports en train puis RER, en passant par la grande gare de de Francfort, au pied de la skyscrapper line, le quartier des affaires et de la bourse par excellence en Allemagne. Affectée au service des relations publiques et de la presse, je suis connectée en permanence aux services internet de l'AFP et de la DPA. Nouvelles qui tombent toutes les 15 minutes aussi diverses que banales, quand tout d'un coup, vers 15 heures, une dépêche tombe: un accident s'est produit à New York, un avion s'est encastré dans une des deux tours du World Trade Center. Je n'y prête au début guère attention, pensant à un canular ou un hoax. Mais rapidement ma boîte mail s'énerve de plus en plus et je reçois des messages toutes les 10 secondes. Une des deux tours est sévèrement touché, elle est en feu et il y a des explosions et de nombreux morts. Je commence à lire les infos de plus près quand un collègue arrive en panique dans le bureau pour nous emprunter la télé de notre service, la seule de la boîte, pour l'installer dans la salle de réunion pour suivre les infos en direct. Apparemment il se passe quelque chose de grave. Je le suis, imité par de nombreux collègues qui abandonnent postes de travail pour se joindre à nous. L'incrédulité et l'incompréhension se lit sur leurs visage, tout comme elles doivent se lire sur le mien. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?"



Au moment de brancher la télé, nous assistons en direct avec des milliers d'autres téléspectateurs au deuxième impact dans la deuxième tour. Il n'y a plus de doute possible, les États-Unis sont attaqués. Les dépêches se succèdent à l'écran. Sous le choc nous voyons des personnes se jeter par les fenêtres des deux buildings en feu pour sauver leurs vies, ... en vain! À la télé comme dans la salle de réunion, les hypothèses fusent, quand on apprend que le Pentagone est attaqué aussi. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?" La panique commence à nous envahir aussi, nous sommes là, impuissant, ne sachant pas réellement ce qu'il en est quand l'annonce tombe: les États-Unis viennent de subir une attaque terroriste de la part d'Al-Qaida. Dans ma tête, tout va très, très vite: c'est la 3ème guerre mondiale qui vient d'éclater. Quelle est la prochaine étape de ces terroristes? Toutes les grandes capitales ou centre financier du monde? Francfort en est un! Et ma boîte se situe à quelques pas du consulat américain... 
Des collègues pleurent, d'autres prient, j'entends pour la première et dernière fois mon patron, un homme très classe, jurer. La première tour s'effondre, suivi quelque temps après par la seconde. Un silence de mort envahit la salle. Un monde s'écroule de l'autre côté de l'Atlantique et nous sommes là, à attendre, sans pouvoir faire grand chose. Notre big boss nous ordonne soit de rentrer, soit de bosser efficacement. Je décide de rester pour aider à traiter les infos au département presse. Mais le cœur n'y est pas... Je décide de rentrer sous le choc. La rue est empli de soldats américains pour assurer le périmètre de sécurité du consulat. De même pour la gare ou se mêlent soldats allemands, américains et la police. Le grand écran de la gare centrale diffuse les infos en continu, les gens sont hagards, choqués, silencieux...  D'autres se réjouissent que la suprématie des États-Unis est enfin renversé et font des commentaires désobligeant en rigolant. Je veux rentrer chez moi, vite! Le trajet me parait interminable. Je me souviens ce soir là en avoir parlé avec mes parents et mes frères, leur expliquer l'inexplicable, émettre des hypothèses quand au futur du monde, j'avoue, j'ai peur et en même temps, j'arrive pas à y croire, tellement ce scénario catastrophe semble irréalisable, sur-dimensionné! La télé annonce un bilan de 2000 morts environ et une ville noyée dans la poussière. Et pour la première fois de la journée, mes larmes ont coulé.



Je passerai les jours qui suivent avec les contrôle d'identités réguliers dans le périmètre de sécurité du consulat, les hommes armés à tout les coins de rues,  les dépêches de presse qui tombent pour alourdir le bilan, et à côté de ça, ma petite ville où j'habite tranquille que le monde extérieur ne semble pas affecter.
Je passerai aussi mon retour en France quelques semaines plus tard, arriver à Montparnasse, passer à côté de la tour tout en guettant le ciel. Faire de même avec la tour de Bretagne à Nantes, où je vais ensuite, d'autant plus qu'à Nantes les avions survolent la ville assez bas, l'aéroport étant vraiment à proximité. Oui, j'aurai du mal à oublier le jour du 11 septembre 2001, tout comme des milliers de gens. J'y repense de temps en temps. Je suis également consciente qu'il y a eu un monde avant et un monde après le 11 septembre 2001 et que c'est précisément dans ce monde là que sont nés mes deux fils. Et ce n'est pas fini...


Aujourd'hui il y a eu en 10 ans beaucoup plus de morts lors de catastrophes naturelles ou guerre dans des coins du monde qui nous paraissent trop loin pour en être émotionnellement proche que le 11 septembre, j'en suis bien consciente. Il me suffit de penser de penser aux soldats tombés en Irak ou en Afghanistan, le génocide au Darfour, ou les différents tsunamis en Asie. Néanmoins, par la médiatisation de l'évènement, il reste gravé dans ma mémoire et aujourd'hui, oui, je pense aux soldats du feu qui se sont battus pour sauver ce qu'il y avait à sauver ce jour là et les jours à suivre, mais aussi aux familles qui ont perdus des proches ce jour là, je pense aussi au 3000 orphelins qui ont perdu l'un voir leur deux parents ce jour là, et je suis triste de voir que l'homme est vraiment capable du pire pour des questions de pouvoir et territoire, que ce soit balancer deux avions dans des buildings américain ou larguer des bombes atomiques sur deux villes japonaises...

Et vous, qu'avez vous fait ce jour là?


samedi 10 septembre 2011

A corps perdu...



Laissez vous envouter par cette ode au féminin, par cette voix douce qui nous invite à reconsidérer notre enveloppe corporelle, à se reconsidérer comme entité à part entière! Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu!

vendredi 9 septembre 2011

Une carotte, un œuf et une tasse de café

Ma Maman m'a envoyé ce petit texte ce matin. L'ayant bien aimé, j'ai eu envie de le partager avec vous. Et vous, qui êtes vous?


Une carotte, un œuf et une tasse de café

 Tu ne verras plus jamais une tasse de café de la même façon.

 Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de la difficulté à passer à travers chaque journée. Elle ne sait pas comment elle va s'en sortir et elle envisage d'abandonner. Elle est tellement fatigué de se battre continuellement. Elle a l'impression que lorsqu'un problème est résolu, un nouveau se présente.

 Sa mère l'amène à la cuisine. Elle remplit trois casseroles d'eau et les place sur les ronds du poêle à feu élevé. L'eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes. Elle met des œufs dans la deuxième casserole, et dans la troisième, elle met des grains de café moulu. Elle laisse reposer et bouiller, sans dire un mot.

 Au bout de 20 minutes, elle ferme le feu. Elle égoutte les carottes et les place dans un bol. Elles sort les oeufs et les met dans un bol. Finalement, elle vide le café dans un bol. Se tournant vers sa fille, elle demande : 'Dis-moi ce que tu vois?'
  'Des carottes, des œufs et du café', répond la fille.

 Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes. La fille se rapproche et note que les carottes sont molles. La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille, ce que fait la fille. Cette dernière observe alors que l'œuf est dur.

 Finalement, la mère demande à sa fille de goûter au café. La fille sourit en goûtant à l'arôme riche du café. La fille lui demande ensuite : 'Qu'est-ce que ça signifie, maman?'

 Sa mère lui explique que chacun de ces objets a fait face à la même adversité : de l'eau bouillante. Chacun a réagi différemment. Les carottes sont arrivées fortes et dures. Cependant, après avoir été soumises à l'eau bouillante, elles se sont ramollies et sont devenues faibles. Les œufs étaient fragiles. Leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur, mais après avoir passé du temps dans l'eau bouillante, ils sont devenus plus durs à l'intérieur. Les grains de café moulu étaient uniques, quant à eux. Après avoir été soumis à l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

 'Lequel es-tu?, demande la mère à sa fille. 'Quand l'adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?'

 Souviens-toi de ceci : Lequel suis-je? Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui devient molle et perd de sa force devant la douleur et l'adversité?

 Suis-je un œuf qui débute avec un cœur malléable mais qui change quand la situation se réchauffe? Ai-je un esprit fluide, mais après un décès, une rupture, une difficulté financière ou un autre défi, suis-je devenu plus dur et fermé? Est-ce que ma coquille se ressemble, mais du côté intérieur, suis-je amer et dur avec un esprit rigide et un cœur de pierre?

 Ou suis-je une grain de café? Le grain, en fait, change l'eau chaude, la circonstance qui amène la douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, quand les choses semblent être les pires, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi.


 Quand les temps semblent les plus sombres et que les difficultés sont les plus grandes, est-ce que tu t'élèves à un autre niveau? Comment gères-tu l'adversité? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?

Puisses-tu avoir suffisamment de joie pour te rendre doux, suffisamment de défis pour te rendre fort, suffisamment de peines pour te garder humain, et suffisamment d'espoir pour te garder heureux.

 Les gens les plus heureux n'ont pas nécessairement le meilleur de tout; ils ne font que ressortir le meilleur de tout ce que la vie met sur leur route. L'avenir le plus clair sera toujours basé sur un passé oublié; tu ne peux pas aller de l'avant dans la vie à moins de laisser aller les blessures et tracas du passé.

 Quand tu es né, tu pleurais et les gens autour de toi souriaient.

 Vis ta vie pour qu'à la fin, sois celui qui souris quand tout le monde autour de toi pleure.

 Tu voudras peut-être envoyer ce message aux gens qui ont une signification importante pour toi (comme je l'ai fait); à ceux qui ont touché ta vie d'une façon ou d'une autre; à ceux qui te font sourire quand tu en as vraiment besoin; à ceux qui te font voir le beau côté des choses quand tu te sens vraiment à plat; à ceux dont tu apprécies l'amitié; à ceux qui signifie tant dans ta vie.

 Si tu ne l'envoies pas, tu auras seulement manqué une occasion d'ensoleiller la vie de quelqu'un avec ce message.

 Soyons tous des grains de café

Source image: e-cafetier

Toi, moi et la tétée

La difficulté avec l'allaitement parfois, c'est d'occuper l'ainé quand le cadet tête (ce qui peut être extrêmement fréquent si on en juge par le nombre de tétées journalières de mon bébé tortue). Avec Grand Garçon nous en avons tiré le parti d'utiliser ce temps pour lire des histoires ensemble. Quoi de plus naturel alors de lui lire ce petit conte merveilleux Toi, moi et la tétée paru aux Éditions du Hêtre, une petite maison d'édition que j'affectionne particulièrement Un véritable coup de coeur chez la famille Lala.


En effet, cet album de Mònica Calaf joliment illustré par Mikel Fuentes retrace le parcours d'un bambin ayant été allaité, ce qui correspond aussi à la propre histoire de Grand Garçon. Le texte est très simple mais très parlant pour autant. Les dessins tendres, acidulés et frais. C'est leur premier livre pour enfants, qui leur a valu de remporter en 2010 le IIIe concours espagnol de contes pour enfants «Lactancia y crianza» («Allaitement et éducation»).


Quand tu es sorti de mon ventre, tu as tout de suite cherché mon sein…

Nous avons particulièrement aimé cette histoire parce que l'enfant est asexué: on ne sait pas si c'est un petit garçon ou une petite fille. Puis, à aucun moment, l'âge du sevrage (naturel ou induit par la mère) n'est mentionné, laissant ainsi une ouverture pour chaque histoire d'allaitement personnel entre une mère et son enfant allaité par le passé. Mais c'est bel et bien une histoire qui se passe entre une mère et son enfant. C'est d'ailleurs le seul bémol que lui a trouvé mon Grand Gars, amené à lire à Grand Garçons l'histoire des "nénés" comme il dit. Biberonné dès sa naissance, il découvre tout juste l'allaitement via Bébé Tortue. Et du coup a beaucoup de mal à s'identifier dans l'histoire, même s'il essaye de la transposer à la 3ème personne du singulier les soirs de grande motivation. Néanmoins, cet album reste parmi nos plus belles découvertes de l'année et nous le relisons régulièrement tous les trois, Mama Lala, Grand Garçon et Bébé Tortue... lors d'une tétée. C'est notre histoire à nous ;)


Comme vous l'aurez peut-être constaté dans la partie à droite, Mama Lala et ses 3 Gars se sont inscrits à un nouveau challenge, celui de "Challenge Je lis aussi des albums 2011" (clic clic pour en savoir plus!) du blog "Délivrer des livres", qui consiste à lire au moins 20 albums pour enfants. Je pense que, même en prenant le challenge en cours de route, nous allons relever haut la main le challenge. Normal, nous sommes plusieurs à jouer ;) Attendez vous alors à retrouver plusieurs de nos lectures ici!


Toi, moi et la tétée

La difficulté avec l'allaitement parfois, c'est d'occuper l'ainé quand le cadet tête (ce qui peut être extrêmement fréquent si on en juge par le nombre de tétées journalières de mon bébé tortue). Avec Grand Garçon nous en avons tiré le parti d'utiliser ce temps pour lire des histoires ensemble. Quoi de plus naturel alors de lui lire ce petit conte merveilleux Toi, moi et la tétée paru aux Éditions du Hêtre, une petite maison d'édition que j'affectionne particulièrement Un véritable coup de coeur chez la famille Lala.


En effet, cet album de Mònica Calaf joliment illustré par Mikel Fuentes retrace le parcours d'un bambin ayant été allaité, ce qui correspond aussi à la propre histoire de Grand Garçon. Le texte est très simple mais très parlant pour autant. Les dessins tendres, acidulés et frais. C'est leur premier livre pour enfants, qui leur a valu de remporter en 2010 le IIIe concours espagnol de contes pour enfants «Lactancia y crianza» («Allaitement et éducation»).


Quand tu es sorti de mon ventre, tu as tout de suite cherché mon sein…

Nous avons particulièrement aimé cette histoire parce que l'enfant est asexué: on ne sait pas si c'est un petit garçon ou une petite fille. Puis, à aucun moment, l'âge du sevrage (naturel ou induit par la mère) n'est mentionné, laissant ainsi une ouverture pour chaque histoire d'allaitement personnel entre une mère et son enfant allaité par le passé. Mais c'est bel et bien une histoire qui se passe entre une mère et son enfant. C'est d'ailleurs le seul bémol que lui a trouvé mon Grand Gars, amené à lire à Grand Garçons l'histoire des "nénés" comme il dit. Biberonné dès sa naissance, il découvre tout juste l'allaitement via Bébé Tortue. Et du coup a beaucoup de mal à s'identifier dans l'histoire, même s'il essaye de la transposer à la 3ème personne du singulier les soirs de grande motivation. Néanmoins, cet album reste parmi nos plus belles découvertes de l'année et nous le relisons régulièrement tous les trois, Mama Lala, Grand Garçon et Bébé Tortue... lors d'une tétée. C'est notre histoire à nous ;)


Comme vous l'aurez peut-être constaté dans la partie à droite, Mama Lala et ses 3 Gars se sont inscrits à un nouveau challenge, celui de "Challenge Je lis aussi des albums 2011" (clic clic pour en savoir plus!) du blog "Délivrer des livres", qui consiste à lire au moins 20 albums pour enfants. Je pense que, même en prenant le challenge en cours de route, nous allons relever haut la main le challenge. Normal, nous sommes plusieurs à jouer ;) Attendez vous alors à retrouver plusieurs de nos lectures ici!


jeudi 8 septembre 2011

:: Coup de coeur: Toi, moi et la tétée ::

La difficulté avec l'allaitement parfois, c'est d'occuper l'ainé quand le cadet tête (ce qui peut être extrêmement fréquent si on en juge par le nombre de tétées journalières de mon bébé tortue). Avec Grand Garçon nous en avons tiré le parti d'utiliser ce temps pour lire des histoires ensemble. Quoi de plus naturel alors de lui lire ce petit conte merveilleux Toi, moi et la tétée paru aux Éditions du Hêtre, une petite maison d'édition que j'affectionne particulièrement Un véritable coup de coeur dans notre famille.

En effet, cet album de Mònica Calaf joliment illustré par Mikel Fuentes retrace le parcours d'un bambin ayant été allaité, ce qui correspond aussi à la propre histoire de Grand Garçon. Le texte est très simple mais très parlant pour autant. Les dessins tendres, acidulés et frais. C'est leur premier livre pour enfants, qui leur a valu de remporter en 2010 le IIIe concours espagnol de contes pour enfants «Lactancia y crianza» («Allaitement et éducation»).

Quand tu es sorti de mon ventre, tu as tout de suite cherché mon sein…

Nous avons particulièrement aimé cette histoire parce que l'enfant est asexué: on ne sait pas si c'est un petit garçon ou une petite fille. Puis, à aucun moment, l'âge du sevrage (naturel ou induit par la mère) n'est mentionné, laissant ainsi une ouverture pour chaque histoire d'allaitement personnel entre une mère et son enfant allaité par le passé. Mais c'est bel et bien une histoire qui se passe entre une mère et son enfant. C'est d'ailleurs le seul bémol que nous lui avons trouvé. Néanmoins, cet album reste parmi nos plus belles découvertes de l'année et nous le relisons régulièrement tous les trois, la Gwarc'h, le troll et le petit korrigan... lors d'une tétée. C'est notre histoire à nous ;)


mercredi 7 septembre 2011

Pois-chiches à l'orientale

Pas très inspirée en cuisine en ce moment, je me suis remémorée une recette hyper simple et délicieuse de ma consoeur doula Viva la Luna-Vanessa: des pois-chiches aux figues. Je vérifie rapidement mes ingrédients dans mon placard mais zut, il me manque les figues. Improvisation, réactivité, créativité, et hop, je revois ma recette remplacant les figues par les dattes, donnant ainsi un côté plus méditerrannéen à une recette aux éffluves initialement grecques ou turques. Celà donne un petit plat très parfumé qui se mange chaud ou froid et qui est
apprécié aussi par mon petit chat graaaaaaaaaaaaaaaaand garçon, malgré le goût prononcé de l'ail.




Pour 2 personnes, il vous faut:

- une boîte moyenne de pois-chiches, ou un petit bol de pois-chiches trempées la veille (c'est mieux, mais j'en avais pas sous la main)
- 1 gousse d'ail
- 5 grosses dattes trempées la veille
- 1 càc de cumin
- 1/2 càc de gingembre moulu
- du sel marin
- un peu de poivre
- un peu de jus de citron

Laver les pois-chiches et les égoutter jusqu'à ce que l'eau soit claire. Les faire cuire dans 25 cl d'eau salée. Ajouter les épices et la gousse d'ail. Porter à ébullition et ensuite réduire le feu
et faire mijoter une vingtaine de minutes.

Peu avant la fin de la cuisson, égoutter les dattes, les dénoyautter et couper en dés puis incorporer aux pois-chiches. Laisser cuire encore 5 à 8 bonnes minutes.

Servir chaud ou froid en aspergant d'un peu de jus de citron. Déguster!

Faites moi part de vos impressions

Et pour l'instant nostalgie oriental de la journée, un petit coup de Dalida


Pois-chiches à l'orientale

Pas très inspirée en cuisine en ce moment, je me suis remémorée une recette hyper simple et délicieuse de ma consoeur doula Viva la Luna-Vanessa: des pois-chiches aux figues. Je vérifie rapidement mes ingrédients dans mon placard mais zut, il me manque les figues. Improvisation, réactivité, créativité, et hop, je revois ma recette remplacant les figues par les dattes, donnant ainsi un côté plus méditerrannéen à une recette aux éffluves initialement grecques ou turques. Celà donne un petit plat très parfumé qui se mange chaud ou froid et qui est
apprécié aussi par mon petit chat graaaaaaaaaaaaaaaaand garçon, malgré le goût prononcé de l'ail.




Pour 2 personnes, il vous faut:

- une boîte moyenne de pois-chiches, ou un petit bol de pois-chiches trempées la veille (c'est mieux, mais j'en avais pas sous la main)
- 1 gousse d'ail
- 5 grosses dattes trempées la veille
- 1 càc de cumin
- 1/2 càc de gingembre moulu
- du sel marin
- un peu de poivre
- un peu de jus de citron

Laver les pois-chiches et les égoutter jusqu'à ce que l'eau soit claire. Les faire cuire dans 25 cl d'eau salée. Ajouter les épices et la gousse d'ail. Porter à ébullition et ensuite réduire le feu
et faire mijoter une vingtaine de minutes.

Peu avant la fin de la cuisson, égoutter les dattes, les dénoyautter et couper en dés puis incorporer aux pois-chiches. Laisser cuire encore 5 à 8 bonnes minutes.

Servir chaud ou froid en aspergant d'un peu de jus de citron. Déguster!

Faites moi part de vos impressions

Et pour l'instant nostalgie oriental de la journée, un petit coup de Dalida

mardi 6 septembre 2011

Mon gâteau très choco aux épices sans PLV et sans gluten

J'ai décidé de  faire une nouvelle folie de mon corps blog et j'ai décidé de participer aux Mercredis Gourmand d'Anne-Laure T. Je laisse Anne-Laure  nous rappeler le principe pour toutes celles que ca tente:
Pour les nouvelles ou les amnésiques, je rappelle le principe : tous les mercredis, vous publiez un billet en rapport avec la gourmandise. Une photo, une recette, le récit d'une virée au resto, le titre du dernier livre de cuisine que vous ayez acheté... Tout ce que vous voulez, la gourmandise comme elle s'envisage au sens très large du terme. D'ailleurs, quand je dis tous les mercredis, c'est quand vous voulez en fait, il n'y a aucune espèce d'obligation ! Vous passez ici me donner le lien qui mènera jusqu'à votre article et, tout au long de la journée, je fais en sorte de récapituler... Alles klar...???
 
Fastoche me suis-je dit, alors j'en suis!
 
 
 
Pour ma première participation aux Mercredis Gourmands j'ai voulu vous présenter mon coup de cœur absolu du moment que je fais au moins, allez je l'avoue, une fois par semaine: Mon gâteau choco-épices, sorti tout droit de mon imagination garanti sans gluten et sans produits laitiers de vache! Bien sûr vous pouvez remplacer la farine de pois chiche par de la farine de blé et la crème de soja par de la crème fraîche, la margarine par du beurre!

Pour réussir cette merveille, il vous faut:

    * 100 g de margarine
    * 100 g de sucre
    * 75 g de farine de pois chiche (ou 50 g de farine de pois chiche et 25 g de   Maïzena)
    * 4 œufs
    * 200 g de chocolat noir à cuire
    * 1 càs de crème de soja/d'amande
    * 1 càc de gingembre
    * 1 càc de cannelle
    * 1 càc de 4 épices
    * 1 càs de fleur d'oranger
    * sel

Préchauffer le four à 200°C.

Mélanger au fouet la margarine ramollie avec le sucre et le sel jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Faire fondre le chocolat au bain-marie avec la cuillère de crème de soja/d'amande pour l'onctuosité.
Rajouter ce mélange au sucre et à la margarine.
Séparer le blanc des jaunes d'œufs et incorporer les jaunes d'œufs un à un dans la pâte. Réserver les blancs au frais.
Ajouter la farine puis les épices. Bien mélanger jusqu'à ce que la pâte fasse des rubans sur la spatule. Ajouter alors la fleur d'oranger.
Battre les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel. Incorporer le mélange délicatement à la pâte chocolatée.
Graisser  un moule à manqué ou des moules à muffins. Y mettre la pâte et enfourner 30 minutes à 150°C (bien sûr, vous avez baissé le four). Vérifier de temps en temps la cuisson.

Déguster avec un bon thé vert, un vrai bonheur!

Et voilà à quoi cela ressemble avant le passage de mes 2 grands gars (le 3ème en profite via mon lait, hihi!)


Mon gâteau très choco aux épices sans PLV et sans gluten

J'ai décidé de  faire une nouvelle folie de mon corps blog et j'ai décidé de participer aux Mercredis Gourmand d'Anne-Laure T. Je laisse Anne-Laure  nous rappeler le principe pour toutes celles que ca tente:
Pour les nouvelles ou les amnésiques, je rappelle le principe : tous les mercredis, vous publiez un billet en rapport avec la gourmandise. Une photo, une recette, le récit d'une virée au resto, le titre du dernier livre de cuisine que vous ayez acheté... Tout ce que vous voulez, la gourmandise comme elle s'envisage au sens très large du terme. D'ailleurs, quand je dis tous les mercredis, c'est quand vous voulez en fait, il n'y a aucune espèce d'obligation ! Vous passez ici me donner le lien qui mènera jusqu'à votre article et, tout au long de la journée, je fais en sorte de récapituler... Alles klar...???
Fastoche me suis-je dit, alors j'en suis!
Pour ma première participation aux Mercredis Gourmands j'ai voulu vous présenter mon coup de cœur absolu du moment que je fais au moins, allez je l'avoue, une fois par semaine: Mon gâteau choco-épices, sorti tout droit de mon imagination garanti sans gluten et sans produits laitiers de vache! Bien sûr vous pouvez remplacer la farine de pois chiche par de la farine de blé et la crème de soja par de la crème fraîche, la margarine par du beurre!

Pour réussir cette merveille, il vous faut:

    * 100 g de margarine
    * 100 g de sucre
    * 75 g de farine de pois chiche (ou 50 g de farine de pois chiche et 25 g de   Maïzena)
    * 4 œufs
    * 200 g de chocolat noir à cuire
    * 1 càs de crème de soja/d'amande
    * 1 càc de gingembre
    * 1 càc de cannelle
    * 1 càc de 4 épices
    * 1 càs de fleur d'oranger
    * sel

Préchauffer le four à 200°C.

Mélanger au fouet la margarine ramollie avec le sucre et le sel jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Faire fondre le chocolat au bain-marie avec la cuillère de crème de soja/d'amande pour l'onctuosité.
Rajouter ce mélange au sucre et à la margarine.
Séparer le blanc des jaunes d'œufs et incorporer les jaunes d'œufs un à un dans la pâte. Réserver les blancs au frais.
Ajouter la farine puis les épices. Bien mélanger jusqu'à ce que la pâte fasse des rubans sur la spatule. Ajouter alors la fleur d'oranger.
Battre les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel. Incorporer le mélange délicatement à la pâte chocolatée.
Graisser  un moule à manqué ou des moules à muffins. Y mettre la pâte et enfourner 30 minutes à 150°C (bien sûr, vous avez baissé le four). Vérifier de temps en temps la cuisson.

Déguster avec un bon thé vert, un vrai bonheur!

Et voilà à quoi cela ressemble avant le passage de mes 2 grands gars (le 3ème en profite via mon lait, hihi!)


jeudi 1 septembre 2011

:: Bas les pinces ::

Ce matin, ma copine Maman Koala m'envoyait le lien d'un article en 2 parties (ici et ici sur l'excellent blog de Zone Zéro Gène) et il m'a laissée songeuse une bonne partie de la matinée. Qu'est ce- qui était donc si sous-jacent et qu'est ce- que je n'arrivais pas à toucher du doigt? Quand soudain, tout m'est revenu et m'a éclaté à la figure: la pose de mon stérilet en 2008:

Grand garçon a 10 mois, mon retour de couches n'est toujours pas revenu (merci l'allaitement long!) mais mon ex refuse et capotes et deuxième bébé: résultat c'est bibi qui s'y colle, mais c'est une autre histoire. L'histoire que je vais raconter ici est autre, et malheureusement vraie. Après déclenchement de règles par un médicament non-cité en ce lieu, mon rendez-vous se profile. 1 heure d'attente avec bébé en poussette. Rajoutez à ca 1 heure de trajet et le petit médicament antispasmodique rose que je devais prendre pour avoir moins mal ne fait plus effet, si jamais effet il a fait.

Crédit photo: Ambro / FreeDigitalPhotos.net
On me pousse à l'intérieur, m'ordonne de me déshabiller (devant mon enfant) et de m'installer sur la table, pieds dans les étriers. Je m'exécute et me retrouve mon intimité écartée face à un miroir au dessus du lavabo situé juste en face de moi. Pudiquement j'essaye de cacher mon sexe ouvert avec mes mains ou autre. Mais essayez de serrer les jambes quand vous êtes installée le cul au bord de la table et les pattes écartées. Madame la Gygy-Obs me pose alors peu délicatement un speculum à usage unique. Je lui demande de me montrer mon DIU car je souhaite me familiariser avec cet objet qui sera dans mon utérus pendant les 5 années à venir et on me répond:

"Pour quoi faire? De toute façon vous ne le verrez pas!"

Sortie ensuite de la grande armada de guerre: tenaculum ou pince de Pozzi pour les intimes (cliquez pour faire plus ample connaissance avec la barbare). On me prévient d'un ton sec et rapide qu'on y va et je sens une brûlure, une douleur aïgue qui semble me transpercer le bas ventre, pas le temps de souffler ou de reprendre mes esprits. "Mais Madame, vous avez accouché, vous ne pouvez pas être si douillette!"

Mon anti-bébés et posé, on m'ordonne de me rhabiller car y a encore des patientes derrière, et surtout je passe par la case "Vous réglez en espèce ou par chèque?". Sauf que j'ai des questions, j'ai beau être rhabillée, je me sens totalement nue, endolorie et mal. Je frôle le malaise vagal et je suis bien heureuse de pouvoir m'accrocher à la poussette pour rentrer chez moi, car il n'y a pas de temps pour que je me remette de mes émotions. Par la violence de l'acte de la pose du stérilet, j'ai toujours eu du mal à vivre avec lui et je l'ai fait retirer deux ans après avec pleurs de soulagement et un sentiment de libération. Surtout que Gygy de l'époque a eu une finesse et délicatesse d'approche ("Puis-je vous examiner?", "Je vais vous expliquer tout ce que je fais...") qui ont fait que je n'ai même pas senti le retrait du stérilet à proprement parler, et que j'ai enfin pu examiner sous toutes ses coutures l'individu qui avait passé quelque 22 mois en moi!

Puis, un jour j'ai décidé de suivre la formation des Doulas de France. J'ai appris que je pouvais dire "NON" à des gestes médicaux, quels qu'ils soient, même s'ils ne sont pas invasifs à proprement parler. J'ai appris qu'il y avait des alternatives. J'ai compris que nulle personne ne devait connaître mieux mon corps que moi et qu'il est un temple sacré qu'on ne souille pas à coup de pince de Pozzi ou touchers vaginaux invasifs alors que je mets un point d'honneur à le célébrer et le consacrer. Je me suis diot que le chemin (et tout ce qu'il implique mais j'y reviendrais aussi dans un autre post) allait être long et semé d'embûches mais j'ai eu la chance d'avoir d'agréables surprises: lors de ma deuxième grossesse j'ai fait la connaissance d'une sage-femme extraordinaire. Lors de la première consultation, je pensais que j'allais avoir THE fameux TV pour évaluer "l'état" de ma grossesse ("Madame, vous avez un bébé dans le ventre!" -"Euh, ca, à priori je le savais depuis 5 mois déjà!" ... je suis mauvaise je caricature). Mais c'en fut tout le contraire. Nous avons papoté pendant une heure et demi, elle a à peine regardé mon dossier médical rapporté à cause du déménagement mais a vraiment écouté ce que moi je ressentais: date présumée de début de grossesse selon moi, l'état de mon col si je le savais etc... Puis elle me dit "Au revoir". Intriguée, elle me dit que les examens ne sont pas systématique s'il n'y a pas des symptômes qui incitent alors à le faire, plus pour rassurer le praticien lui-même. Car la maman SAIT instinctivement quand ca ne va pas! C'est ce jour là que je suis tombée amoureuse de Carla, ma sage-femme.

Mais apparemment ce n'est pas la seule à exercer comme cela. Ayant eu un col qui a commencé à s'ouvrir assez tôt dans la grossesse, j'ai eu plusieurs frayeurs nécessitant (pour me rassurer) d'aller à la maternité. Ou j'ai croisé une équipe médicale ne prônant pas le TV. Et ce pour une simple raison. Si une personne lors du travail ne peut assurer tout le suivi, il n'y a pas de TV répétitifs (juste un à l'arrivée), car il y a autant de différence de tailles de doigts que de sage-femme à la mater' et un joli "vous êtes dilaté à 5!" Peut devenir un "petit 4" pour la sage-femme qui "passe derrière". Étonnant, n'est-ce pas? Mais c'est du vécu et je dis chouette alors!

Crédit: Sous la blouse


Ah malheureusement, tout les médecins ne sont comme ma douce Carla, ou encore comme le Dr Karma dans Le Choeur des femmes de Martin Winckler ou encore comme ici Sous la Blouse. Mais à moi donc à ce jour de mettre du baume sur ce souvenir douloureux et de ne jamais oublier que mon corps est un temple sacré et que c'est à moi de le préserver des invasions barbares, qu'elles que soient leur nature (mais ici, on parle bien d'invasions médicales!). "Non, tu ne toucheras pas à mon corps sans respect et sans mon autorisations et sans m'expliquer ce que tu souhaites y faire!" Et que pour moi, tout geste invasif et/ou douloureux allant à mon encontre s'apparente à un viol! Et oui, le mot est dit. Sur ce, à bon entendeur!

Bas les pinces... euh les pattes!!!

Ce matin, ma copine Maman Koala m'envoyait le lien d'un article en 2 parties (ici et ici sur l'excellent blog de Zone Zéro Gène) et il m'a laissée songeuse une bonne partie de la matinée. Qu'est ce- qui était donc si sous-jacent et qu'est ce- que je n'arrivais pas à toucher du doigt? Quand soudain, tout m'est revenu et m'a éclaté à la figure: la pose de mon stérilet en 2008:

Grand garçon a 10 mois, mon retour de couches n'est toujours bas revenu (merci l'allaitement long!) mais mon ex refuse et capotes et deuxième bébé: résultat c'est bibi qui s'y colle, mais c'est une autre histoire. L'histoire que je vais raconter ici est autre, et malheureusement vraie. Après déclenchement de règles par un médicament non-cité en ce lieu, mon rendez-vous se profile. 1 heure d'attente avec bébé en poussette. Rajoutez à ca 1 heure de trajet et le petit médicament antispasmodique rose que je devais prendre pour avoir moins mal ne fait plus effet, si jamais effet il a fait.

Crédit photo: Ambro / FreeDigitalPhotos.net
On me pousse à l'intérieur, m'ordonne de me déshabiller (devant mon enfant) et de m'installer sur la table, pieds dans les étriers. Je m'exécute et me retrouve mon intimité écartée face à un miroir au dessus du lavabo situé juste en face de moi. Pudiquement j'essaye de cacher mon sexe ouvert avec mes mains ou autre. Mais essayez de serrer les jambes quand vous êtes installée le cul au bord de la table et les pattes écartées. Madame la Gygy-Obs me pose alors peu délicatement un speculum à usage unique. Je lui demande de me montrer mon DIU car je souhaite me familiariser avec cet objet qui sera dans mon utérus pendant les 5 années à venir et on me répond:

"Pour quoi faire? De toute façon vous ne le verrez pas!"

Sortie ensuite de la grande armada de guerre: tenaculum ou pince de Pozzi pour les intimes (cliquez pour faire plus ample connaissance avec la barbare). On me prévient d'un ton sec et rapide qu'on y va et je sens une brûlure, une douleur aïgue qui semble me transpercer le bas ventre, pas le temps de souffler ou de reprendre mes esprits. "Mais Madame, vous avez accouché, vous ne pouvez pas être si douillette!"

Mon anti-bébés et posé, on m'ordonne de me rhabiller car y a encore des patientes derrière, et surtout je passe par la case "Vous réglez en espèce ou par chèque?". Sauf que j'ai des questions, j'ai beau être rhabillée, je me sens totalement nue, endolorie et mal. Je frôle le malaise vagal et je suis bien heureuse de pouvoir m'accrocher à la poussette pour rentrer chez moi, car il n'y a pas de temps pour que je me remette de mes émotions. Par la violence de l'acte de la pose du stérilet, j'ai toujours eu du mal à vivre avec lui et je l'ai fait retirer deux ans après avec pleurs de soulagement et un sentiment de libération. Surtout que Gygy de l'époque a eu une finesse et délicatesse d'approche ("Puis-je vous examiner?", "Je vais vous expliquer tout ce que je fais...") qui ont fait que je n'ai même pas senti le retrait du stérilet à proprement parler, et que j'ai enfin pu examiner sous toutes ses coutures l'individu qui avait passé quelque 22 mois en moi!

Puis, un jour j'ai décidé de suivre la formation des Doulas de France. J'ai appris que je pouvais dire "NON" à des gestes médicaux, quels qu'ils soient, même s'ils ne sont pas invasifs à proprement parler. J'ai appris qu'il y avait des alternatives. J'ai compris que nulle personne ne devait connaître mieux mon corps que moi et qu'il est un temple sacré qu'on ne souille pas à coup de pince de Pozzi ou touchers vaginaux invasifs alors que je mets un point d'honneur à le célébrer et le consacrer. Je me suis diot que le chemin (et tout ce qu'il implique mais j'y reviendrais aussi dans un autre post) allait être long et semé d'embûches mais j'ai eu la chance d'avoir d'agréables surprises: lors de ma deuxième grossesse j'ai fait la connaissance d'une sage-femme extraordinaire. Lors de la première consultation, je pensais que j'allais avoir THE fameux TV pour évaluer "l'état" de ma grossesse ("Madame, vous avez un bébé dans le ventre!" -"Euh, ca, à priori je le savais depuis 5 mois déjà!" ... je suis mauvaise je caricature). Mais c'en fut tout le contraire. Nous avons papoté pendant une heure et demi, elle a à peine regardé mon dossier médical rapporté à cause du déménagement mais a vraiment écouté ce que moi je ressentais: date présumée de début de grossesse selon moi, l'état de mon col si je le savais etc... Puis elle me dit "Au revoir". Intriguée, elle me dit que les examens ne sont pas systématique s'il n'y a pas des symptômes qui incitent alors à le faire, plus pour rassurer le praticien lui-même. Car la maman SAIT instinctivement quand ca ne va pas! C'est ce jour là que je suis tombée amoureuse de Carla, ma sage-femme.

Mais apparemment ce n'est pas la seule à exercer comme cela. Ayant eu un col qui a commencé à s'ouvrir assez tôt dans la grossesse, j'ai eu plusieurs frayeurs nécessitant (pour me rassurer) d'aller à la maternité. Ou j'ai croisé une équipe médicale ne prônant pas le TV. Et ce pour une simple raison. Si une personne lors du travail ne peut assurer tout le suivi, il n'y a pas de TV répétitifs (juste un à l'arrivée), car il y a autant de différence de tailles de doigts que de sage-femme à la mater' et un joli "vous êtes dilaté à 5!" Peut devenir un "petit 4" pour la sage-femme qui "passe derrière". Étonnant, n'est-ce pas? Mais c'est du vécu et je dis chouette alors!

Crédit: Sous la blouse


Ah malheureusement, tout les médecins ne sont comme ma douce Carla, ou encore comme le Dr Karma dans Le Choeur des femmes de Martin Winckler ou encore comme ici Sous la Blouse. Mais à moi donc à ce jour de mettre du baume sur ce souvenir douloureux et de ne jamais oublier que mon corps est un temple sacré et que c'est à moi de le préserver des invasions barbares, qu'elles que soient leur nature (mais ici, on parle bien d'invasions médicales!). "Non, tu ne toucheras pas à mon corps sans respect et sans mon autorisations et sans m'expliquer ce que tu souhaites y faire!" Et que pour moi, tout geste invasif et/ou douloureux allant à mon encontre s'apparente à un viol! Et oui, le mot est dit. Sur ce, à bon entendeur!

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