Depuis quelque temps déjà, je m'interroge sur mon rapport aux vêtements, sur le minimalisme dans ma penderie. J'ai reçu le coup de pouce (ou de grâce) en lisant le fameux ouvrage La Magie du rangement
de Marie Kondo qui a eu pour résultat que je vide entièrement mon armoire et ma commode et que je fasse un rangement par le vide. Avant de débuter mon action "vide-dressing" je m'étais pas mal documentée en lisant les articles de Joanne Tatham sur le projet 333 ici et là, mais j'ai aussi beaucoup aimé les réflexions de Natasha des Echos Verts sur le sujet, chez Clémentine La Mandarine et ce jour chez Alice, ma lutine. Toutes 4 prônent un minimalisme mais aussi du bon sens (écologique). Et finalement, vider son armoire feng-shuise (remarquez ce joli néologisme) aussi nos vêtements et aussi la manière de les porter. En effet, une fois le tri effectué chaque vêtement a été choisi parce qu'il est apprécié et parce qu'il sera porté régulièrement, donc l'énergie circulera dans notre armoire et les vêtements en seront "animés" et non pièces mortes et oubliées au fond d'un placard.
lundi 9 novembre 2015
samedi 31 octobre 2015
:: Hello November ::
Le voilà, le mois de novembre qui est un de mes mois préférés. Mon farfadet aura déjà 4 mois et nous ne serons qu'à un mois de Noël. Déjà! Ce mois s'annonce encore chargé pour moi et je vais
- célébrer mon rituel de Samhain
- aller pour la dernière fois de l'année à la mer
- faire de la compote de pommes, de poires (et de scoubidoubidous...)
- garder beaucoup de trolls, lutins et fées qui ne sont pas à moi
- faire des mannele véganes
- fêter la Saint Martin avec ma tribu
- aller chez le dentiste
- assister à des ciné-débats (clic clic pour en savoir plus) au CGTBL Rennes dans le cadre de la Journée du Souvenir Transgenre
- prendre un cours de couture
- essayer de blogger plus
- m'emmitoufler dans des couvertures et boire des tisanes
- commencer à planifier Noël chez nous
- écouter le troll me faire la recette-lecture le soir dans le livre de Sébastien Kardinal (les chiens ne font pas des chats)
- Et si j'ai le temps, j'aimerais bien me coudre une cape de portage pour mon farfadet et moi!
jeudi 17 septembre 2015
:: Une maman comme les autres... ::
Donc l'autre jour j'ai recroisé mon sage-femme. Le pourquoi est une autre histoire, mais à un moment dans la conversation il m'a dit cette phrase qui depuis ne cesse de tourner dans ma tête. Cette phrase c'était: "Les mamans comme vous sont très intéressantes, attachantes mais tellement énergivore que je ne sais si je pourrais travailler à domicile ou en maison de naissance". Alors juste après la pensée assassine du genre "Allez hop, une bonne péri et on est tranquille en immobilisant ces mamans qui accouchent" et "donc les autres mamans sont de braves brebis?", je me suis sentie un peu blessée et marginalisée. J'ai mentalement revue ma dégaine du jour, et en effet, le farfadet était porté en sling contre moi, je portais encore un de mes éternels sarouals et mon dossier médical avec marqué en gros et rouge "Projet d'AAD" dessus . Mais à part ces trois "accessoires", je ne voyez pas ce que voulait dire le "comme vous".
dimanche 16 août 2015
:: Du Ketchup maison aux tomates vertes ::
Bon, je vous le concède, le titre n'est absolument pas racoleur, la recette par contre l'est d'autant plus. "Ca défonce sa mémé" comme diraitle troll, même si je ne suis pas sûre que sa grand-mère apprécierait de sûbir le dit traitement.
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vendredi 24 juillet 2015
:: Les 10 commandements de l’enfant… ::
… pour les parents.
1. Mes mains sont petites; ne vous attendez donc pas à la perfection quand je fais mon lit, quand je dessine ou que j’envoie un ballon. Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que je puisse vous suivre.
2. Mes yeux n’ont pas vu le monde comme vous; laissez-moi l’explorer en toute sécurité, mais sans interdit inutile.
3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison, mais moi je ne suis jeune que pour quelques années. Prenez le temps de m’expliquer les choses, avec patience et bonne volonté. Ce monde semble si merveilleux!
1. Mes mains sont petites; ne vous attendez donc pas à la perfection quand je fais mon lit, quand je dessine ou que j’envoie un ballon. Mes jambes sont courtes; ralentissez pour que je puisse vous suivre.
2. Mes yeux n’ont pas vu le monde comme vous; laissez-moi l’explorer en toute sécurité, mais sans interdit inutile.
3. Il y aura toujours des choses à faire à la maison, mais moi je ne suis jeune que pour quelques années. Prenez le temps de m’expliquer les choses, avec patience et bonne volonté. Ce monde semble si merveilleux!
jeudi 23 juillet 2015
:: Quelques petites phrases valent mieux qu'un long discours... ::
"L'enfant n'est pas un vase à remplir mais un feu à allumer"
RABELAIS
« On peut ignorer quelque chose. L’important, c’est de savoir chercher. »
Samuel Johnson
« Un enfant qu’on approuve apprend à s’accepter ».
Dorothy Nolte
« J’entends et j’oublie, je vois et je me souviens, j’agis et je comprends ».
Proverbe chinois
"On ne peut donner que deux choses à ses enfants : des racines et des ailes."
Proverbe juif
"Les enfants d’aujourd’hui sont les adultes de demain."
Maria Montessori
"La contribution la plus positive à la paix sociale réside dans l'éducation de l'enfant"
Maria Montessori
"Le sage cherche toujours à voir avec les yeux de l’enfant."
"L’homme meurt une première fois à l’âge où il perd l’enthousiasme."
Honoré DE BALZAC
"Mon souci n'est pas de savoir si je suis grand ou petit, mais de vérifier que je grandis chaque jour."
Eduardo CHILLIDA
"La jeunesse a cela de beau qu’elle peut admirer sans comprendre."
Anatole FRANCE
"La plus importante, la plus utile règle de toute l’éducation ce n’est pas de gagner du temps, c’est d’en perdre".
Jean-Jacques ROUSSEAU
"Celui qui va lentement arrivera rapidement."
MILAREPA
"Dans tous les âges, l’exemple a un pouvoir étonnant ; dans l’enfance, l’exemple peut tout."
FENELON
"Il faut tout un village pour élever un enfant"
Proverbe africain
"On ne peut rien enseigner à un homme, on ne peut que l’aider à retrouver ce qu’il a déjà en lui."
GALILEE
"Les gens qui veulent toujours enseigner, empêchent beaucoup d’apprendre”.
Charles de MONTESQUIEU
"Aujourd’hui, je n’ai rien fait. Mais beaucoup de choses se sont faites en moi."
Léonard DE VINCI
"L'arbre est tout entier dans la graine".
Gandhi
"Nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants".
Bernard de Chartres
"Tout être qui a vécu l'aventure humaine est moi."
Marguerite Yourcenar
"Chacun a ses propres instants de bonheur : il s’agit simplement d’en multiplier la conscience et les occasions."
Albert MEMMI
« Tout changement implique le changement de soi car si l’être humain ne change pas lui-même, il ne pourra changer durablement le monde dont il est le responsable. »
Pierre RABHI
"Vivre simplement pour que tous puissent simplement vivre."
Gandhi
"Nous devrons réapprendre à nous rencontrer et à nous saluer les uns les autres, à communiquer et à coopérer."
Rob HOPKINS
"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots."
Martin LUTHER KING
"Ne dites pas que les temps sont mauvais, nous sommes les temps".
Saint Augustin
"Ne jugez pas votre journée à l’aune de ce que vous avez récolté mais de ce que vous avez semé."
"Il y a bien des choses qui ne paraissent impossibles que tant qu’on ne les a pas tentées".
André GIDE
"Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité."
Elder CAMARA
"Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde."
GANDHI
"Créer le monde que nous voulons est un mode d’action bien plus subtil mais plus puissant que détruire celui dont nous ne voulons plus."
Marianne WILLIAMSON
"Si vous avez construit vos châteaux dans les nuages, votre œuvre n’est pas perdue, car c’est là qu’ils doivent être. Installez-les maintenant sur des fondations."
Henry David THOREAU
"Ce n'est pas seulement l'endroit où l'on va qui donne un sens à la vie, mais aussi la façon dont on s'y rend."
Marc LEVY
"Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible : c'est la peur d'échouer."
Paulo COELHO
"Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun."
Boris VIAN
"Un arbre qui s'abat fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse".
Gandhi
"L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir."
Bernard WERBER
Vos enfants ne sont pas vos enfants
Une femme qui portait un enfant dans les bras dit : « parlez-nous des enfants. » Et il dit : « Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie, car de même qu’il aime la flèche qui vole, il aime l’arc qui est stable. »
(extrait du livre « Le Prophète » de Khalil Gibran)
mercredi 22 juillet 2015
:: La doula et la césarienne ::
Quand le korrigan est né, j'avais une doula à mes côtés. Elle m'a choyé, aidé à me laver, m'a aidé à m'occuper de mon bébé, me l'a passé et aidé à le mettre au sein, m'a massé. Et même si le korrigan est mon deuxième enfant, sa présence n'avait pas de prix. D'ailleurs j'ai su que désormais mes propres accompagnements, ma pratique, changeraient car j'avais eu une doula à mes côtés pour cette grossesse et cet accouchement. Paradoxal quand on pense que j'accompagnais déjà des femmes enceintes depuis environ quatre années.
Depuis le korrigan, j'ai accompagné de nombreuses femmes dont certaines qui m'ont demandé d'être leur doula pour leur césarienne alors que moi je n'avais accouché que par voie basse. Je n'ai pu que m'imaginer des besoins de ces femmes alors qui allaient mettre au monde leur bébé par voie haute. A ce moment là, quand il fallait y aller, je ne me posais pas de question: je prenais mon sac de doula et je partais pour être aux côtés de ces femmes, ces couples qui allaient rencontrer leur bébé. Mais ça c'était avant et du coup je me demande si j'étais bien positionnée, si j'étais une bonne doula ou pas.
J'ai eu ma césarienne. Et comme nous l'avions souhaité, nous avions une doula à nos côtés. Initialement, elle aurait dû être à nos côtés pour une naissance déclenchée par voie basse en soutien émotionnel au père et pour moi aussi un peu quand même. Sauf que la catastrophe s'est abattue sur nos têtes et que là, heureusement qu'il y a eu notre doula à nos côtés.
Là, où elle aurait pu se dire qu'elle n'avait plus sa place et que l'urgence médicale avait pris le dessus sur la physiologie, elle est resté dans la salle d'attente pendant des heures pour avoir des nouvelles.
Quand le viking s'est retrouvé en peau à peau avec le farfadet en salle de naissance pendant qu'on me recousait, notre sage-femme est venu la chercher et elle a guidé le viking dans ses premiers pas de papa, elle les a bombardé de photos et de vidéos. Et en faisant ça, elle a créé quelque chose qui n'a pas de prix pour moi: elle m'a créé des souvenirs que je n'ai pas pu vivre moi-même car j'étais sous anesthésie générale. Avec le sage-femme, elle est devenue gardienne de ma mémoire pour deux heures. Deux heures, ce n'est rien dans une vie, et pourtant ces deux heures là correspondent aux deux premières heures de mon fils. Ces moments, ces cris, ces regards que je n'aurais pas vus, pas entendus.
Elle était là à travers le téléphone quand j'étais en salle de réveil et qu'on m'a apporté le téléphone du viking pour me montrer des photos du farfadet. Elle était là en m'envoyant des messages et des photos en me disant à quel point il était beau et à quel point le viking assurait dans sa nouvelle tâche de père et que le lien se faisait entre eux.
Elle était là pour le farfadet quand le papa a du prendre l'air et elle l'a relayé avec ses bras bienveillants et aimants et je lui suis reconnaissante d'avoir ouvert ses bras à mon fils quand j'en était pas capable. Elle était là pour me le mettre dans les bras avec son père quand j'ai enfin pu faire connaissance avec lui. Elle était là quand elle a amené le troll et le korrigan faire connaissance avec leur petit frère et elle m'a amené un petit panneau avec les premières photos du farfadet, pour moi des pièces manquantes du puzzle de cette naissance traumatique.
Elle était là pour prendre de mes nouvelles quand j'étais à la maternité.
Elle était là pour qu'à mon retour on puisse reparler de notre vécu à tous: le viking, le farfadet et moi avons tous les trois vécu cette naissance d'une manière si violemment opposé et en reparler avec elle nous a permis de faire le lien. Elle a écouté et réécouté cette histoire qu'elle avait déjà entendu par bribes avec patience et bienveillance et a su accueillir en pudeur les larmes quand elles s'invitaient discrètement dans la conversation. Et vue que c'est une doula parfaite, elle est venue avec des repas tout faits pour que nous n'ayons pas à nous préoccuper de ça. Et là je me dis, heureusement qu'elle était là. Pour lui. Et pour lui. Et pour moi. Pour nous.
Je ne sais si moi j'aurais été à la hauteur si j'avais vécu cette situation. Et si aujourd'hui ma pratique changera encore dans mes accompagnements, notamment de césarienne, ça sera grâce à elle. Merci S.
lundi 20 juillet 2015
:: 20 trucs qu'on ne m'avait pas dit sur la césarienne ::
Je suis doula depuis un peu plus de 6 ans maintenant. Au fil de ma pratique, des mamans ont fait appel à moi pour que je les accompagne durant leur césarienne, programmée à chaque fois, et récidivistes pour certaines. A aucun moment je ne me suis posée la question de la justesse de mon accompagnement par rapport au fait que je n'avais pas eu de césarienne.
Puis il y a un peu moins de deux semaines, je l'ai eu ma césarienne. Comme je le décrivais ici, de manière urgente, de manière violente, de manière mammouthesque.
Et à mon réveil, j'ai découvert qu'il y avait un monde secret, un monde caché de la césarienne que tu ne soupçonnes pas tant que tu ne l'as pas vécu toi-même. Comme un secret non-dit, comme un tabou, que aucune de mes formations ne m'avait appris. Tant de choses que j'aurais aimé savoir, ne serait-ce que pour pouvoir les transmettre à mon tour. Ce jour est venu, j'ai appris ces choses de la manière dure et il est temps pour moi de lever le voile sur ces non-dits de la césarienne. Ces anecdotes s'appliquent pour mon cas, une césarienne d'urgence sous anesthésie générale, peut-être que tu t'y retrouvera, peut-être que tu as vécu le contraire et dans ce cas je serais curieuse de connaître ton ressenti et expérience et mettre à jour cet article. La césarienne est un tel ovni dans le paysage obstétrical pour les mères...
- Ca fait mal! Sans déconner. Oui, tout le monde sait qu'il s'agit d'une intervention chirurgicale pendant laquelle on t'ouvres la peau du bide et que oui, potentiellement, ça fait mal. Sauf que là tu dérouilles ta mère en slip et que les morphiniques qu'on te file dans la perf' c'est pas du luxe!
- Quand tu as eu une anesthésie générale et que tu te réveilles dans le coaltar, ne soit pas étonnée d'avoir des douleurs et des courbatures à la mâchoire, à la gorge et et aux épaules. C'est dû à l'intubation et au fait d'avoir mis ton corps rapidement dans une situation imprévue pour gérer l'urgence (tête basculée en arrière, trachée écrasée à la main par l'anesthésiste pour faciliter l'intubation et préserver cordes vocales et trachée)
- Ne sois pas étonnée si après une anesthésie générale (AG pour les intimes) tu n'arrives plus à crier, voir hausser la voix et que tu as perdu en débit de paroles. Tout va plus au ralenti soudainement.
- Pareil à un accouchement par voie basse, on va t'appuyer fortement sur l'abdomen pendant plusieurs jours. En effet, même si ton gentil obstétricien t'as retiré un bébé et un placenta et autres joyeusetés comme caillots de sang et compagnie, l'utérus continuera à saign(ot)er et tu auras droit à de belles lochies comme pour une voie basse, même si moins intenses en quantité. De même que tu auras le droit d'avoir une jolie rééducation du périnée car tout comme la nana qui a accouché par voie basse, tu l'as porté pendant neuf mois ton bébé et il t'a bien appuyé sur le kiki. He oui, pas de traitement de faveur ma belle!
- Ton régime alimentaire va prendre de toutes nouvelles tournures inattendues: bouillon de légumes, biscottes, potage, compote,... et ce tant que tu n'auras pas fait des jolis prout. En effet, la césarienne, pour une raison obscure pour l'instant a mes yeux stoppe tout transit intestinal. Du coup, il te paraîtra étrange que chaque soignant que tu croises te demande si tu as fait popo. Ça peut aussi mener à des concours étrange avec ta voisine de chambre à celle qui fera le prout le plus sonore.
- D'ailleurs, de tes vents intestinaux dépendra aussi le retrait de ta perf' et de la réintroduction d'une alimentation normale comme des produits laitiers, du pain, etc...
- Puis, il se peut aussi que tu doives investir dans des masques à gaz, car texture et odeur seront altérées pour un moment.
- Tu n'auras pas de pansement sur ta cicatrice, qui elle ne sera pas si grande que ça, pour ma part une quinzaine de centimètres. Ca pourra te paraître étrange d'avoir la cicatrice à l'air avec tes agrafes ou fils résorbables, mais cela accélérera la cicatrisation.Tu peux même te mettre des jolies compresses imbibées de lait maternel qui est antiseptique, antifongique et stérile et parfaitement adapté à ton corps.
- Tu seras dans le déni: au début tu auras du mal à regarder ta cicatrice, encore plus la toucher, à l'imaginer. Il faudra du temps, beaucoup de temps et je n'en suis pas encore là.
- Au début, chaque changement de position te paraîtra impossible, douloureux et tu béniras les lits médicalisés qui font le boulot à ta place: s'asseoir, s'allonger, mettre les pieds par terre, etc.
- Selon l'incision que ton obstétricien t'as faite, tu sera ou pas capable d'accoucher par voie basse pour une grossesse suivante, car selon l'endroit, ton utérus sera plus ou moins fragilisé.
- Plus jamais de ta vie de femme gravide (enceinte pour le commun des mortels), tu ne seras déclenchée (youpi) car ton utérus est cicatriciel et cela serait trop violent pour lui. Ce qui signifie que soit tu te mettras en travail naturellement et tu auras un superbe AVAC (accouchement par voie vaginale après césarienne) sans trop de médicalisation, soit une nouvelle césarienne
- Il te seras beaucoup plus difficile de trouver une sage-femme qui accepte de te suivre pour un projet d'AVAC à domicile (surtout si tu es en surpoids, qu'il s'agit d'un quatrième enfant et que tu as tendance à faire des bébés de 4 kilos)
- Tu auras la chtouille. Merci la morphine. Ça soulage les douleurs à merveille et comme l'Ibupr*fène, tant que tu n'as que du colostrum, tu peux en demander pour te soulager. Par contre il y a le revers de la médaille: tout te gratte! L'intérieur des mains, les fesses, les mollets, la peau du crâne. J'ai tout inspecté, je n'ai ni poux, ni galle, ni allergie, ni infections ou autre. Ce sont juste les effets secondaires de la morphine. Et bonne nouvelle: plus tu as eu de morphine, plus ça te gratte!
- D'ailleurs en (re)parlant de fesses (après les prouts), à force d'être allongée tu peux choper des escarres et/ou une jolie allergie au plastique du matelas. Youpi! Ajoutez un joli slip filet taille unique plus adapté au fessier de Gisèle Bündchen qu'au popotin de la Gwarc'h et te voilà recyclé en pub Justin Brid*u.
- Tu peux t'assoir sur toute notion de pudeur: Sachant que ta cicatrice doit rester à l'air et que tu seras fagotté d'un superbe slip filet imitation résille qui montre plus qu'il ne cache avec une énorme garniture qui déborde à l'intérieur, un nichon toujours à l'air entrain de faire téter ton héritier, il y a de fortes chances que aussi bien la sage-femme qui passe te faire les soins que la personne qui t'apporte le repas ou Tata Ginette qui passe assouvir sa curiosité et te claquer une bise qui pique, te voit dans cet attirail.
- Tu pourras ne plus te sentir maîtresse de ton corps: ça commencera aux premiers levers, ou tu seras accompagnée par un/e soignante/e, que ce soit pour ton premier pipi (une fois désondée) ou ta première douche. Le contact de la main de ton amoureux sur ton corps pourras te paraître bizarre et réparateur en même temps. Vue que ton corps aura été ouvert, il se peut qu'il lui faille du temps pour retrouver ses limites corporelles et c'est là où le toucher affectif et aimant de ton/ta partenaire aura son importance pour t'aider à te redéfinir.
- Tu pourras allaiter dès qu'on te présenteras ton bébé, en effet le produit anesthésiant n'étant pas contre-indiqué, même si tu auras besoin d'aide, même si tu ne pourras pas allaiter dans toutes les positions.
- Et pour terminer: ce n'est pas parce que tu n'as pas démoulé ton bébé par le vagin et que tu ne l'as pas vu, le temps de te remettre de ton anesthésie, que tu ne tomberas pas éperdument, viscéralement amoureux de ce petit être qui t'auras manqué le temps de te réveiller, mais à qui tu auras manqué aussi et qui seras heureux de se blottir contre toi!
- Tu ne seras plus jamais la même femme. Il y a la femme avant la césarienne avec un bébé dans le ventre et la femme après la césarienne avec un bébé et une cicatrice sur le ventre et toutes ces émotions qui la chamboulent et qui la traversent. Tout le reste n'est que secondaire. Et avec tout le reste, ça veut dire les commentaires de tout les gens bien intentionnés qui n'ont jamais été césarisés.
jeudi 16 juillet 2015
:: Le jour où la vie a jailli de mon ventre (partie 1) ::
Initialement je voulais appeler cet article "Le jour où je me suis pris un mammouth sur la tête", mais je pense que j'aurais pu récupérer quelques tordus en recherche par mots clés sur Gougoule. J'ai donc choisi un titre plus soft, et tout aussi parlant, voir plus poétique.
Mon bébé, mon amour. Voici donc le récit de ta naissance. Cette naissance si intense, si violente qui m'aura marqué et transformé à jamais. Dès que nous avions su que tu t'étais niché au creux de mon ventre,ton papa, le plus courageux des vikings, et moi savions que nous souhaitions t'accueillir le plus respectueusement possible dans notre foyer. Nous avions trouvé la plus douce et drôle des bonnes fées sage-femmes AAD pour se pencher sur ton berceau ta naissance. Nous avions tout préparé. Ta date de naissance était prévu au 2 juillet, même si secrètement j'espérais que tu naîtrais le jour de mon anniversaire, tout comme nous avions su que tu étais dans mon ventre le jour de l'anniversaire de ton papa. Mais les jours passent, et mes tentatives pour te donner un coup de pouce naturel pour naître s'enchainent. J'ai tout essayé: piscine, longues ballades, acupuncture, magnétisme, sophro-kinésiologie, ménage, câlins avec ton papa. Les tentatives s'intensifient ton terme passé et en effet, samedi 5 juillet, un liquide clair commence à couler. De douces contractions se mettent en route et s'intensifient au fil de la soirée. Mon amie doula, V. qui était venue me rendre visite, sourit au fur et à mesure des contractions et m'incite plus fermement à appeler ma sage-femme. Celle ci vient d'assister à une journée de formation avec Dieu Michel Odent et est pleine d’ocytocine et de nouvelles connaissances. Elle demande si son associée qui n'a jamais assisté à un AAD peut venir aussi et j'accepte.
Quand elle arrive, les contractions sont toutes les 3 minutes et je dois bien souffler pour les gérer. Le viking prépare le dîner, V. s'occupe du coucher du Troll et du Korrigan et leur explique ce qui se passe. On déplit le canapé, on construit mon nid où je souhaite te mettre au monde, j'allume tes bougies du blessing-way. Mon corps travaillera toute la nuit. On envoie ton père épuisé se coucher et ma sage-femme somnolera à côté de moi me massant les reins quand une contraction arrive. Vers 6 heures du matin, elle me fait couler un bain. Les garçons se réveillent et D., la deuxième bonne fée s'occupe de leur petit déjeuner et les installe devant un dessin animé. Les contractions s'intensifient, je suis vautrée sur mon ballon de grossesse et je vocalise à chaque contraction. Du liquide coule à nouveau, je crois que j'ai franchement rompu. On y croit, je suis dedans. Mon bébé va naître à la maison, je suis heureuse. Puis à 11 heures, plus rien, nada, walou, gar nichts. Plus une contraction. Tout s'arrête. Je suis dilatée à 5 cm et plus rien ne bouge. Mes sage-femmes ne comprennent pas et décident de virer tout le monde de la maison, elles incluse, afin de me laisser seule dans ma bulle pour relancer le travail et avec pour ordre de les appeler quand ca recommence. Sauf que ça ne recommencera jamais. Je passerais le dimanche à somnoler, à pleurer.
Ma grand-mère arrive pour nous épauler à la maison. Je dois me rendre à l'évidence, il va falloir retourner faire des contrôles à la maternité. Le lundi, je refait une séance de sophro-kinésiologie et d'acupuncture, mais mon corps ne réagit pas. La maternité m'a prévenue, je serais déclenchée mardi car je serais à 41 SA+5. C'est à ce moment que prend fin notre rêve de l'AAD.
Demain, je vous raconterais comment nous sommes passés d'un projet AAD à une naissance médicalisée à l'extrême
samedi 11 juillet 2015
:: Le premier jour du reste de ta vie ::
Le bébé d'été est né.
Un petit Farfadet a jaillit de mon ventre 8 ans jour pour jour après son grand frère.
Tout ne s'est pas passé comme nous le souhaitions mais nous allons bien, nous sommes en vie et nous sommes enchantés de compter ce petit homme parmi notre famille.
Bienvenue mon amour!
vendredi 12 juin 2015
:: J'ai testé pour vous: la Version par Manœuvre Externe (titre à fort potentiel ironique) ::
Ainsi donc, depuis le début de la grossesse, le bébé d'été bouge beaucoup, aime faire des galipettes et explorer les confins de son espace-habitat limité. Ainsi ce ne fut presque pas une surprise lorsque lors de la troisième échographie officielle, notre gynéco nous annonce qu'on avait gagné une échographie de plus car bébé était en siège! Youpi! (tout le reste allait bien sûr merveilleusement bien, même si on nous redit une fois de plus que ce bébé sera un géant, vu que déjà estimé à 2kg200).
Rentrés chez nous, je ressors mes fichiers pratiques doulas et recherche des infos sur comment aider bébé à se retourner. A 32 SA, nous sommes encore larges et ma sage-femme libérale n'est absolument pas affolée. Ainsi, gentiment tous les soirs, et ce au plus grand plaisir du troll et du korrigan, je fait les exercices décrits dans les liens ci-dessous, je prends des bains chauds avec des poches de glace sur le dessus du ventre et fait est, que lors de mon rendez-vous du 8ème mois, petite écho de contrôle et bébé a la tête en bas. Mais on maintient l'écho des 36 SA lors de la dernière visite prénatale au cas où...
- Le Wiki du bébé en siège avec des informations intéressantes et des pistes pour aider bébé à se retourner
- Page d'information sur le bébé en siège sur l'excellent site de l'association Césarine, ainsi qu'une série d'exercices à faire
- Le site Spinning Babies regorge également d'informations sur les bébés en siège et en transverse et ce sont les deux exercices suivants que j'ai fait tous les soirs et avec succès: le Breech Tilt et le Forward Leaning Inversion. Par contre le site est en anglais. Pour les non anglophones, les photos sont très explicites et on s'en sort pas mal avec Google Traduction.
C'est donc confiants et heureux de savoir que bébé a la tête en bas que nous allons à notre rdv. C'est alors que nous recevons un énorme coup de massue sur la tête: bébé, à force de gigoter, s'est mis en transverse, tête en bas à gauche et fesse sous mon pancréas. Gygy est bien embêtée et se met à téléphoner à la maternité pour nous programmer une version manuelle externe d'urgence, en précisant bien à la SF de garde qu'il s'agit d'un projet d'AAD. Elle nous explique en trois mots la manœuvre et nous envoie à la maternité où nous sommes attendus. A ce moment là, j'ai en mémoire la vidéo d'une VME toute douce faite par un gynécologue et je ne suis pas trop inquiète.
Nous arrivons à la maternité, où une salle est déjà prête pour nous. Une aide soignante nous accueille et nous demande si on nous a expliqué la procédure. Nous nions et elle bredouille un "Ah! Ah ben alors heu. Ben on va vous expliquer hein! Allongez vous, on va faire un monito!" On m'installe pour une demi-heure de monito et je rencontre enfin une sage-femme qui décide, suite à l'absence de contractions de m'administrer un comprimé d'Adal*te tout les 1/4 d'heures afin de détendre mon utérus. Paye tes effets secondaires de l'Adal*te: je commence à suer, à avoir très chaud, je ressemble à une tomate. On nous fait signer un formulaire de consentement car il y a en effet un risque que lors de la version manuelle il y ait rupture de la poche des eaux ou début du travail. C'est pour cela qu'on ne recommande les version qu'à partir de 36 SA. a
Arrive la gynécologue alors qui doit effectuer la version avec la sage-femme. Elles pratiquent une échographie (sic, encore une!) et négocient sur qui va tourner quelle partie du bébé. On m'allonge complètement puis sans prévenir elles vont appuyer de toutes leurs forces dans un sens puis l'autre pour essayer d'attraper bébé à travers la peau du ventre et de l'utérus pour le tourner sous le regard impuissant du viking qui me voit souffrir. J'ai honnêtement rarement eu aussi mal de toute ma vie. Contrôle à l'écho: bébé n'a pas bougé d'un iota. Elles décident alors d'appeler un collègue gynécologue qui a des plus grandes mains. J'ai le droit d'aller soulager ma vessie et pendant que je suis aux toilettes, j'entend la sage-femme passer un interrogatoire au viking: sur où nous avons l'intention d'accoucher, qui nous suit, si nous sommes à jour dans le suivi de grossesse etc... pensant que le viking allait cracher une information préjudiciable sur notre projet d'AAD.
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Le collegue gynécologue arrive et en effet, il n'a pas des mains, il a des pelles. On recommence le manège: allongée à plat sur le dos, on vérifie la position du bébé et il plonge littéralement ses mains dans la peau souple de mon ventre pour tourner le bébé. A nouveau je commence à voir des étoiles et le viking souffre immobile sur sa chaise sans pouvoir dire ni faire quoi que ce soit. Ils essayent d'effectuer la rotation des quelques degrés pour mettre le bébé tête en bas. Voyant que ça coince, je ne sais pour quelle raison mystérieuse, ils décident de tourner le bébé de 150° jusqu'à obtenir... un magnifique siège. Le bébé d'été doit en avoir ras le bol à ce moment là et il fléchit la tête en arrière en écartant les bras. "Stop, on arrête tout. On vous remercie d'être venue Madame, on ne peut plus rien faire, on risque de briser la nuque de votre bébé in utéro. Au passage, pour votre projet d'AAD c'est mort, mais peut-être que vous pourrez accoucher chez nous d'un joli siège par voie basse."
Nous sommes abasourdis. On est jeudi, la sage-femme et les gynécos me programment alors une pelvimétrie par scanner (les gens qui me connaissent, connaissent aussi mon bassin olympique légendaire qui a expulsé un korrigan de 4kg500 sans problèmes il y a 4 ans), une séance acupuncture et une nouvelle version pour le début de la semaine suivante. On me sert un repas insipide à la va vite sans un quignon de pain pour le viking et au revoir Madame, à bientôt.
Nous repartons sonnés, violentés dans notre parentalité et moi dans mon corps. Si nous avions été mieux informés en une seule fois, et non par distillation de bribes d'informations par quatre soignants différents, nous n'aurions sans doute pas accepté, pour au final avoir à nouveau un bébé en siège alors qu'il lui manquait que quelques degrés pour retourner tête en bas en continuant mes gymnastiques diverses et variées. Pour la suite, l'équipe nous impose un protocole à suivre assez chargé, mais ça fera l'objet d'un autre article riche en rebondissement.
Et vous, avez vous subi une version par manœuvre externe? Quel souvenir en gardez vous? Avez vous eu un bébé en siège? S'est-il retourné? Qu'avez vous fait pour l'aider à se retourner?
dimanche 3 mai 2015
::Spicy cake à la banane ::
Ayant récupéré près de 3 kilos de bananes qui commençaient à se gâter rapidement, il a fallu que je sévisse et que je trouve une recette permettant d'en utiliser au maximum. Sauf que sur le net, les recettes que j'ai trouvé en nécessitaient que 2 au mieux. En plus il n'y avait pas de recettes sans gluten et sans lait. J'ai alors bidouillé ma propre recette et le résultat est fabuleux, d'ailleurs il n'en reste plus, oups le régime (de bananes, hahaha)!
J'ai donc inventé le Spicy Cake à la banane. Succès garanti et un jeu de korrigan pour le réaliser (oui, chez nous c'est lui le spécialiste de la pâtisserie.
Ingrédients:
- 1 pot de yaourt au soja nature qui vous servira de doseur
- 2 pots de farine de riz
- 1 pot de fleur de maïs
- 2 pots de sucre de canne roux
- 1 demi sachet de poudre à lever sans gluten de type Natali ou Ma vie sans gluten
- 3 ou 4 bananes archi-mûres
- 3 oeufs
- 2 càc de cannelle
- 1 càc de mélange de 4 épices (gingembre, muscade, clou de girofle, poivre)
Préparation:
Prendre un saladier et y verser le yaourt, le sucre, les farines, les épices et la levure. Incorporer les oeufs battus et homogéniser le mélange.
Réduire les bannes en bouillie épaisse. Ajouter au mélange avec un fouet.
Huiler un moule à cake et y verser la pâte.
Cuire 45 minutes dans un four à 180°/Th. 6
easy, non?

vendredi 1 mai 2015
:: Beltane ::
Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine, Beltan en breton, cornique, et gallois) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. C'est le seul sabbat important qui ne soit pas lié à un phénomène en rapport avec la terre et la lune et est tujours célébré de la nuit du 30 avril au 1er mai.
Elle marque le début de la saison estivale et peut être célébrée jusqu'à la pleine lune de mai. Contrairement à Samain, Beltaine n'est pas une fête des trois fonctions de la société celtique. C’est une fête sacerdotale, en Gaule elle est en rapport avec Belenos (avatar du dieu primordial Lug sous forme de la lumière) et Belisama (« la Très Brillante », parèdre du précédent) et dont le sens est « feu de Bel ». Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement. Les rites anciens d’enfermement dans les chambres des dolmens se passaient peut-être durant la nuit de Beltaine.
De génération en génération, le folklore s’est emparé de Beltaine comme des autres fêtes celtiques et il en reste quelques usages comme la danse autour d’un mât de mai (un grand poteau planté dans le sol, symbole phallique, avec des rubans de toutes les couleurs attachés en son sommet, chaque participant tournant autour du mât avec un ruban dans la main), la pratique de la divination, les rituels de protection des maisons, les cueillettes de plantes (en particulier des orties), les sauts au-dessus des feux pour s’assurer bonheur et fertilité… Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine. Lors des trois derniers jours d’avril, les maisons sont nettoyées et purifiées par fumigation de rue et de baies de genévrier. Les couples vont des les bois la Veille de Mai, construisent de petites huttes de branchages feuillés et y restent toute la nuit. À l’aube, ils reviennent les bras chargés des branches vertes et fleuries, en décorent les maisons et les linteaux de porte, de maison en maison, en chantant des Chants de Mai. Un Mât de Mai, coupé du tronc droit d’un jeune arbre, est rapporté des bois, décoré avec des rubans, des fleurs et des branchages verts – ou des fleurs et des feuillage sont rapportées des bois pour décorer (et symboliquement revivifier) un Mât de Mai permanent au centre du village. La Rosée est récoltée à l’aube du matin de Mai car elle entre dans la composition de très nombreux charmes.
The Green Man est un homme dissimulé sous un masque et un déguisement recouverts de feuilles vertes, représentant l’esprit de la végétation. Il danse et tournoie dans les processions, et les gens l’aspergent avec de l’eau (il s’agit de toute évidence d’un ancien charme pour faire tomber la pluie). Parfois, il lance du fourrage aux animaux. Il va avec la procession de Mai, de maison en maison pour collecter de la nourriture – montrant ainsi que le Printemps apporte de quoi se nourrir.Des grands feux étaient allumés en honneur du Dieu Belenos. Un roi et une reine sont couronnés, parfois par des personnes qui déguisés en Merlin et Viviane, parfois par le Maire. Ensuite, les couples peuvent sauter au-dessus du feu mourant afin de profiter de sa charge magique. Les cendres et morceaux de bois calcinés de ce feu portent également cette charge magique, et lors de tous Sabbats, les membres du Coven peuvent en rapporter chez eux et en disperser dans leurs jardins, sur les plantes, les animaux domestiques, ou les utiliser d’autres façons comme sortilège.
Les bases matériels pour la communion sont les habituels gâteaux de Sabbat en forme de croissant et le Vin de Mai (vin blanc, habituellement de la Vallée du Rhin, dans lequel on aura fait macérer de l’aspérule odorante pendant au moins quelques heures.) Chez Lune vous trouverez une délicieuse recette de vin de Beltane, que je ne pourrais savourer cette année, mais j'ai trouvé une parade en préparant une gelée d'aspérule aux fraises pour célébrer Beltane.
jeudi 30 avril 2015
:: L'or jaune du jardin ou le vin de Cramaillots (partie 2) ::
Je vous parlait donc dernièrement du pissenlit et de la merveilleuse confiture qu'on pouvait en faire (et dont le premier pot a déjà été dévoré par le troll et le korrigan sur de belles crêpes). En en parlant avec Mamie C. , elle m'a spontanément proposé de goûter le vin de Cramaillots, spécialité auvergnate qu'elle prépare tous les ans et m'a donné la recette de ce breuvage surprenant. Bien sûr, j'en ai pas bu des litres, pour cause de circonstances atténuantes. Mis nous sommes reparties avec une bouteille pour pouvoir comparer notre propre production. Voilà le breuvage:
Le Vin de Cramailllots
Ingrédients (pour 4 litres) :
- 3 litres de fleurs de pissenlit
- 4 litres d'eau bouillante
- 3 oranges
- 3 citrons non traités coupés en rondelles (avec l'écorce)
- 500 g de raisins secs
- 1,750 kg de sucre
Préparation :
Ébouillanter les fleurs de pissenlit. Laisser reposer 24 h, puis filtrer.
Ajouter les autres ingrédients et laisser macérer 25 jours en remuant tous les jours.
Filtrer au bout de ce temps et mettre en bouteille sans bouchon pendant 2 mois.
Filtrer à nouveau et mettre en bouteille avec bouchon.
Laisser vieillir : plus il aura vieilli, meilleur il sera (il est excellent au bout d'un an).
Pour la troisième et dernière partie je vous posterai la recette d'un onguent de pissenlit et de teintures. J'espère que cette série vous plait et suis ouverte àtoute critique, suggestion et partage d'expérience.
mercredi 29 avril 2015
:: Souplette de potimarron et noix de coco 100% vegan, 100% délicieux ::
Les beau jours reviennent, mais il arrive encore qu'il y ai quelques soirées bien frisquettes et où le réconfort d'une bonne soupe chaude est encore de rigueur. La semaine passée il m'est même arrivée de remettre un coup de poêle pour chasser l'humidité bretonne de la maison. J'ai alors ressorti mon arme secrète du congélateur, à savoir des dés de potimarron que j'avais précuit et congelé pour des opérations soupe minute.
Donc pour cette douce soupe parfumée, au saveurs exotiques et d'automne (mais qui se consomme tout aussi bien au printemps), il vous faut:
Ingrédients
- un potimarron coupé en gros dés
- une boîte de lait de coco
- 75 cl de bouillon de légume environ
- 2 gousses d'ail finement hâchées
- 1 càc de piment doux
- le jus d'un citron
- de la ciboulette, fraiche ou décongelée
- un gros oignon coupé en rondelles
- de l'huile d'olive
- du sel
Faire chauffer l'huile dans une grande casserole et y faire revenir l'ail et le piment doux. Y ajouter les dés de potimarron et les faire revenir ainsi quelques instants pour s'imprégner des sucs. Ajouter le bouillon de légumes et faire cuire jusqu'au ramollissement des chairs (soit une bonne vingtaine de minutes). Ajouter le lait de coco, passer au mixer et porter à ébullition un court instant. Salez et ajoutez le jus de citron selon vos goûts. Pour le troll et le korrigan la préparation s'arrêtera donc là, ils n'aiment pas la ciboulette et les oignons. Mais pour le viking et moi, je fais frire les oignons à la poêle avec de l'huile d'olive et du sel que je sert sur la soupe avec de la ciboulette fraîche hachée finement.
Mioume! Bon appétit tout le monde.
Et vous, vous aimez la soupe? Dites moi si vous avez testé cette recette ou si vous avez d'autres bonnes recettes de soupe à me proposer, susceptible de plaire à mon troll et mon korrigan.
lundi 27 avril 2015
:: Le pissenlit, ou l'or jaune du jardin (partie 1) ::
C'est parti, c'est le mois d'avril et nos jardins, parcs et plates-bandes se couvrent de cette élégante astéracée à tête jaune, symbole du printemps. Enfant je me souviens que mon père détestait voir ces fleurs jaunes pousser dans le jardin, les dents-de-lion, ou Dandelion. Il détestait ce que nous enfants adorions: voir monter la fleur jaune soleil en graines blanches et aériennes et souffler dessus pour les répandre et faire un vœu. Combien de fois nous sommes nous fait enguirlander pour cet acte de lèse-majesté. Adulte, je les ai toujours trouvé jolis dans mon jardin et j'ai très tôt montré au petit troll comment souffler sur les têtes blanches mousseuses.
En grandissant, j'ai aussi découvert que cette plante était une plante comestible avec des vertes pharmaceutiques. Du coup, je me suis dit, pourquoi ne pas partager mes connaissances avec vous, mes petits poulets roses.
En effet, le pissenlit a des vertus diurétiques et toute la plante peut se consommer: les jeunes feuilles et les racines se mangent en salade, en soupe, infusion ou pour un usage pharmaceutique. De ses fleurs, on tire également le vin de pissenlit, le "vin de Cramaillots" dont mamie C, véritable auvergnate m'a transmis la recette, boisson artisanale très appréciée au début du XXe siècle. On peut également réaliser de la confiture avec les fleurs des pissenlits. Et c'est justement cette recette que j'ai choisi de partager avec vous aujourd'hui,après que mon gentil voisin Claude m'ait cueilli un bac entier de fleurs de pissenlits. Je me suis fortement inspiré de la recette de Melle Pigut et le résultat est bluffant.
Confiture de Dandelion ou comment faire du miel vegan
Ingrédients pour 3 pots environ:
- 200 fleurs de pissenlit (soit environ 100g de pétales)
- 1 L d’eau
- 1 orange
- 1 petite pomme
- 500 g de sucre de canne environ
- 1 sachet d'agar-agar
Préparation :
Cueillir des fleurs de pissenlits, bien les rincer et séparer les pétales du reste de la fleur. Ceci est probablement l'étape la plus longue de toute la préparation de cette confiture, mais elle passionne facilement les enfants.
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| Travail de fourmi: séparer les pétales des têtes de pissenlits |
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| Etape la plus fun aussi si vous voulez des jolies mains jaunes |
Couper l’orange et la pomme en morceaux en gardant la peau et les pépins.
Dans une grande casserole, faire bouillir l’eau et y ajouter les pétales de pissenlits ainsi que les fruits. Cuire en laissant bouillonner pendant 45 minutes en surveillant.
Filtrer ensuite le jus à l’aide d’une passoire très fine, éventuellement recouverte d’une mousseline. Bien tasser les fleurs et les fruits afin d’en extraire le maximum de jus.
Peser le poids du jus ainsi obtenu et préparer le même poids de sucre. Verser le jus dans la casserole et porter à ébullition. Quand le liquide bout, ajouter le sucre et laisser cuire à gros bouillons pendant 10 minutes. Incorporer l'agar-agar à la fin de l’ébullition. Son rôle, comme la pectine de la pomme est de rendre la gelée plus ferme. Laisser cuire ensuite à feu très doux pendant 30 minutes. Pendant ce temps, stériliser des pots, soit à la cocotte minute, soit au four.
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| Ca bouillonne |
Vérifier la consistance de la gelée en en versant une cuillerée à café dans une assiette froide. Si elle n’est pas suffisamment consistante, continuer la cuisson, sinon verser directement dans des pots stérilisés.
Refermer les pots à chaud et les retourner jusqu’à ce qu’ils aient totalement refroidis. Mettre une jolie étiquette et stocker dans un endroit sombre et frais.
mercredi 22 avril 2015
:: Littérature pour commencer les potager en carrés ::
Ça y est, inspirés par les photos de ce blog ou par des articles glanées dans des revues ou le web, vous vous décidez à vous lancer dans les potager en carrés. Mais devant l'immensité de la tâche, vous ne savez pas par où commencer, ni où chercher les infos.
Alors en effet, il existe de nombreux sites internet qui traitent du sujet comme l'excellent blog de Loic, le jardineur (vous y trouverez notamment des plans très précis sur la construction de vos carrés) et le site de Anne-Marie Nageleisen, voir même le site de Rustica et de sa newsletter de "Météo du Jardin". Mais avouez: ce n'est pas pratique de prendre des notes, faire des schémas et semer des graines et des plants à côté de son ordinateur. Aussi je trouve qu'il est beaucoup plus agréable d'apprendre un nouveau sujet, de nouvelles techniques bien installée sur mon canapé dans ma véranda avec une tasse de thé. J'ai donc privilégié les livres. Et vue que je suis une Gwarc'h trop sympa, je vous ai pré-mâché le travail et vous présente mes chouchous:
![]() |
| Un gros ventre se cache sur cette photo. L'aperçoit-tu? |
Si il devait y en avoir que deux, sans hésiter je vous parlerai d'abord de L'encyclo Rustica du jardin : En geste par geste
. Une véritable bible! Bien qu'un peu chère à l'achat, je ne l'ai regretté à aucun instant, car il s'agit bien du jardinage pour les nuls. Le livre est découpé en plusieurs catégories: savoir-faires, potager, verger, fleurs, ... ce qui le rend attrayant. Les dessins sont jolis et toutes les étapes y sont très bien détaillés, de la préparation de la terre au semis jusqu'à la récolte. Un vrai coup de cœur.
Mon deuxième chouchou est l'ouvrage de base de Anne-Marie Nageleisen dont j'ai cité le site auparavant: Le guide pratique du potager en carrés : Tout pour planifier et cultiver
. Il explique comment bien planifier ses cultures, il est bourré d'astuces pour le jardinier débutant et contient des fiches sur les légumes les plus susceptibles d'être cultivés par des jardiniers amateurs. A savoir en France, les chouchous sont la carotte et les tomates. Le mien est usé et corné de partout et je regrette de ne pas l'avoir eu sous la main quand je me suis lancée l'été dernier. Je pense que j'aurais évité beaucoup d'erreur.
Ensuite, on peut aussi consulter l'ouvrage suivant qui a été ma première approche au potager en carrés: L'art du potager en carrés
. Il m'a bien aidé et les informations sont complètes même si le style d'écriture et la mise en page et les imgaes font un peu vieillot. Le gros atout de ce livre-ci sont les nombreux tableaux et schémas explicatifs pour la mise en place des plantations et des rotations des cultures.
Puis arrivée au bout d'un hiver de planification de mes carrés, j'avais besoin d'informations plus approfondies, de connaissances en confection de purins et décoctions par exemple. Ou la nature des sols et quels apports d'engrais donner. Je suis donc tombé sur cet ouvrage de Anne-Marie Nageleisen: Le potager en carrés : La méthodes et ses secrets
. En fait, c'est le deuxième livre sur le sujet que j'ai acheté et je l'ai presque regretté au début, car il me paraissait trop technique. Mais aujourd'hui je suis bien contente de l'avoir, car il m'apporte les précisions qu'ils me manquaient avec les trois premiers ouvrages cités.
En complément, j'aime bien de temps en temps acheter les magazines Rustica ou ses hors séries sur la "Jardinage avec la Lune" par exemple, ou l'almanach Rustica pratique, Hors-série 2015 :
qui associe jardinage et culture générale (une très bonne lecture de toilettes tiens!Et chez nous on lit beaucoup sur le thrône!). Mais je ne m'abonnerais sans doute pas, car cela reste assez onéreux et chronophage niveau lecture. Et si j'ai opté pour le potager en carré justement, c'est parce que tu temps, j'en ai pas des masses.
Et vous, quels livres conseillez vous sur le sujet? Des sites à partager? Êtes vous tentés par l'expérience "potager en carré"? Racontez moi tout, mes petits poulets roses!
Et vous, quels livres conseillez vous sur le sujet? Des sites à partager? Êtes vous tentés par l'expérience "potager en carré"? Racontez moi tout, mes petits poulets roses!
mardi 21 avril 2015
:: Ben, t'es vegan ou pas? (réflexions partagées) ::
Suite à l'article très intéressant publié sur le blog de mon amie Fanny sur le véganisme (c'est fou comment les opposés s'attirent, mais je t'aime fort ma doudou!), j'en suis venue à plus creuser mon approche du véganisme. Depuis, plusieurs personnes m'ont également demandé des précisions, notamment mon Viking qui confondait encore pas mal de trucs, notamment végétalisme et éviction de produits laitiers animaliers suite à une intolérance alimentaire. Je vous ai donc concocté un petit article tout en couleurs, yippieh! (je viens de me rendre compte que cet article entrait également dans les Echos-défis du mois de Natasha des Echos Verts. Comme quoi!)
Je pense que pour commencer, il faut déjà commencer par distinguer végétarisme, végétalisme et véganisme. Selon Wikipedia, le végétarisme est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale pour des motivations diverses. [...] La définition la plus large du végétarisme correspond à l'ovo-lacto-végétarisme. Il s'agit du végétarisme occidental classique qui consiste à consommer des végétaux, des champignons et des aliments d'origine animale comme le miel, les œufs, le lait ainsi que leurs produits dérivés.
D'autres pratiques alimentaires omnivores ont vu le jour, influencées par le végétarisme, comme le pescétarisme, souvent qualifié de « pesco-végétarisme » qui inclut la consommation de chair de poisson, de mollusques et de crustacés aquatiques ou encore le flexitarisme souvent qualifié de « semi-végétarisme » qui inclut une consommation de viande occasionnelle.
Le végétalisme est une pratique alimentaire qui exclut les produits et sous-produits d'origine animale (viandes, poissons, crustacés,mollusques, gélatine, œufs, lait, miel, etc.). Les personnes végétaliennes consomment des aliments provenant des règnes végétal (grains, légumes, fruits, fruits à coques, huiles végétales, épices, etc.), fongique (champignons comestibles, levures alimentaires, levain, etc.), bactérien (bactéries lactiques comme le bifidus dans le soja fermenté ou le leuconostoc dans la choucroute, ainsi que le sous-produit de plusieurs sortes de bactéries comme source de vitamine B12) et minéral (sels de sodium, de potassium, de calcium, etc.).
Le végétarisme, le végétalisme, le pescétarisme et le flexitarisme sont donc des pratiques alimentaires au contraire du veganisme "pur et dur". Le véganisme est un mode de vie fondé sur le refus de l'exploitation animale. Au-delà de l'adoption d'un régime alimentaire végétalien, le véganisme exclut la consommation de tout produit issu des animaux, de leur exploitation ou testé sur eux (cuir, fourrure, laine, soie, cire d'abeille, cosmétiques etc.). Il exclut également l'utilisation des animaux pour les loisirs (cirques, zoos, promenades sur leur dos...) ou pour le travail (chiens guides, chevaux de trait...), estimant que l'évolution technologique permet de s'en passer. Par rapport au végétarisme et au végétalisme, qui désignent simplement des régimes alimentaires, le véganisme vise plus largement un mode de vie rattaché à des choix moraux et politiques, comme ceux du mouvement des droits des animaux. On nomme communément végane la personne qui opte pour le véganisme.
Puis grâce à mon métalleux de Viking j'ai découvert un sous-mouvement du véganisme: le straight edge. Le straight edge est une sous-culture et un sous-genre musical du punk hardcore dont les adhérents ne consomment ni alcool, ni tabac et autres drogues récréatives. C'était une réaction directe à la révolution sexuelle, l'hédonisme et l'excès associée au punk rock. Pour certains, cela s'étend à ne pas s'engager dans la promiscuité sexuelle, suivi d'un régime végétarien ou végétalien, et ne pas consommer de la caféine ou de médicaments. Le terme est adopté à partir de la chanson "Straight Edge" par le groupe de punk hardcore des années 1980 Minor Threat. Le straight edge émerge au milieu des années 1980 à mi-scène du hardcore. Depuis lors, une grande diversité de croyances et d'idées ont été intégrées dans le mouvement, y compris le véganisme abolitionniste (le végétarisme participant à l'exploitation animale), le bien-être animal, le communisme et les croyances de conscience de Krishna.
Alors dans la tribu Gwarc'h on se situe où dans tout ça? Première chose, nous ne sommes pas véganes "pur et dur" car nous avons des animaux domestiques qui consomment des produits carnés (normal, ce sont des carnivores que nous avons), bientôt des poules, nous avons des vêtements en laine et des chaussures en cuir, notamment les enfants et le bébé à naître aura par choix (le notre en l'occurrence) aussi une peau d'agneau. Nous n'allions pas nous débarrasser de nos objets d'origine animale qui sont encore de bonne facture par un changement de vie radical. Néanmoins, désormais je fais attention d'où proviennent les produits que j'achète: j'essaye d'acheter des produits en laine "éthiques" et de manufacture bio, notamment pour les culottes de protection de bébé à naître. Pour moi la laine ne sous-entend pas de mise à mort de l'animal, contrairement au cuir. J'ai malgré tout appris des choses très intéressante sur la série d'articles sur la laine d'Antigone XXI. Concernant les chaussures, j'ai découvert des alternatives synthétiques de bonne qualité chez Décathl*n pour le troll et le korrigan et moi. Et le Viking porte des chaussures de skater de marque végane straight edge (ah ces métalleux et skaters, ils me surprendront toujours!). Par contre, à part les peau d'agneaux, aucune autre fourrure n'est jamais entrée dans ma maison.
Notre "particularité" se situerait donc plus à notre mode de vie alimentaire. Pour ma part, j'ai eu une évolution dans mon alimentation. J'ai grandie omnivore, puis jeune adulte, je me suis limitée à de la consommation de viande "chassée", c'est à dire, exit la viande d'élevage et dans l'assiette la viande qui avait été chassée ou pêchée et qui avait eu une chance de s'échapper (ou pas). Ce mode alimentaire m'a rapidement menée au pesco-végétarisme, car de la viande chassée, le gibier en sorte, ca ne court pas les rues, reste assez onéreux et a un goût très fort. Ça fait environ 6 ans que nous avions aussi éliminé les produits laitiers de vache de notre alimentation suite à nos problèmes d'allergie et d'intolérance alimentaire. Puis l'été dernier je suis passée au végétalisme, d'autant plus que j'avais découvert la Végan Box et ses chouettes produits qui permettent aux personnes lambdas comme végéta*iennes de découvrir de chouettes produits. Pas entièrement végétalienne, car là encore, par choix et réflexions multiples, j'ai décidé de continuer de consommer des oeufs et du miel, à condition que je sache d'où ils proviennent. Et je dois dire que de ce côté là, j'ai de la chance car une ferme voisine bio avec élevage en plein air nous fournit en œufs, le temps qu'on mette en place notre poulailler. Et nous avons la chance d'avoir un gentil apiculteur dans notre village qui nous a expliqué comment il extrayait le miel de manière respectueuse, sans détruire les alvéoles des ruches et en laissant une bonne partie du miel à ses ruches. Il était impossible pour nous d'éliminer le miel, car parallèlement nous essayons de consommer local, et pour le peu qu'on sucre, le miel nous est une alternative locale et suffisante. Bon, et le jour où j'aurais gagné au loto, je m'offrirai ce système de ruches bee-friendly révolutionnaire pour mettre au fond de notre verger et j'aurais du bon miel home-made produit par des abeilles heureuses.
Puis est arrivée ma grossesse. Grosse crise existentielles sur mon végétalisme car je n'avais envie que d'une chose: de viande fumée! Saucissons, jambon fumé, salamis, gendarmes, charcuteries, poissons fumés de toutes sortes. Aucun tofu fumé ou chorizo végan que je surkiffe pourtant n'ont réussi à calmer cette envie. Je me suis dit que mon corps en avait donc besoin pour que j'ai des envies aussi fortes et j'ai décidé de l'écouter le temps de la grossesse sans me priver là-dessus. On reprendra les bonnes habitudes après l'accouchement. Et surtout, j'ai décidé de ne pas me stigmatiser parce que je consommais de la viande ou de la truite fumée. Depuis je me porte mieux et je ne culpabilise plus, youpi!
Donc en résumé de cet article méga-long (honnêtement bravo, si vous avez tenu jusqu'à là), pour répondre à la première question "Mais t'es végane ou pas?", la réponse la plus honnête est: je suis végétarienne sans lactose et sans gluten parce que je consomme encore œufs et miel. Et mes hommes sont fléxitariens sans lactose et sans gluten également (car c'est qui-qui qui cuisine à la maison? C'est la Gwarc'h! Donc tu manges ce qu'il y a dans ton assiette!). La cohabitation entre carnivore (mon Viking d'amour qui ne peut vivre sans son entre-côte saignante) et végétarienne se fait très bien, merci. Et parfois, mes hommes ne se rendent même pas compte que j'ai substitué la viande par des protéines de soja ou autre (les nuggets de cou-fleur, le meilleur coup monté que je leur ai préparé, ils en ont tous redemandé, ha ha!). Mais la conclusion principale de ce billet archi-long serait que chacun mange ce qu'il lui plait, à condition qu'il soit en harmonie avec ce choix, qu'il ne se mette pas la pression sur un mode d'alimentation "parfait" à ses yeux sans tomber pour autant dans l'orthorexie. Et que son entourage, qu'il soit familial, amical ou collégial lui foute la paix concernant ces choix.
Et vous, quels sont vos choix alimentaires? Quel est votre cheminement? Venez discuter en commentaires!
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