mardi 31 août 2010

:: Isthme ::

Dans le cadre des Journées des Doulas 2009 en mai dernier, le stuff avait fait appel à nos témoignages de mères amères et nos talents d'écrivain ou/et poète. J'avais donc laissé glisser sa plume sur le papier pour écrire une incantation à naître en pensant très, très fort à mon fils ainé, le premier vrai amour de ma vie. Ces textes ont été slammés lors des JDDs par plusieurs slammeuses femmes, dont une, Marie Martias, dont je parlerai dans un autre post. Mon texte n'a malheureusement (ou heureusement) pas été slammé, mais après réflexion, j'ai décidé de le partager avec vous. Si vous souhaitez lire les autres textes, tous plus émouvants et vrai les uns des autres, allez faire un tour sur le blog des Mères Amères.

Incantation à Naître

Viens, viens mon enfant
Au creux de la vague je t’appelle à moi
Au plus profond de mon être tu as traversé
Des tempêtes d’émotions qui t’ont bercé
Au fil des lunes croissantes et décroissantes
Dans le cours de mes eaux tu t’es nourri de
Mon amour pour préparer cet instant
Viens, viens mon enfant, mon bien-aimé
Au creux de mon être tu affrontes les tempêtes
Ce terrible grain d’amour qui nous bouleverse
Tout les deux et modifiera notre vie à jamais.
Tu m’étais destiné, je te suis destinée
Et à cet instant ni le ciel ni la mer
Ne peuvent nous séparer
Viens, viens mon enfant d’amour
Je t’imagine, je te berce, je te guide
Des eaux troubles à la lumière
À travers les marées du moment
Suis la chaleur de mes mains,
La puissance de mes pensées,
La violence de mes vagues
Afin de traverser le séisme de la vie
Viens, viens mon petit d’homme que je t’enfante
Que nos cœurs et corps vibrent à l’unisson
Lors de ton entrée dans la ronde de la vie
Viens me conter la douleur de ta venue
Viens te nourrir auprès de ma source
Viens te réchauffer au soleil de ma peau
Viens te recueillir dans le creux de mes bras
A l’aube, le reste de ta vie commenceras.

jeudi 19 août 2010

With A Little Help From My Friends (The Beatles)

J'aime beaucoup les livres qu'ils publient et je suis partenaire des Éditions du Souffle d'Or depuis plusieurs années. J'ai été bien embêtée ce matin quand j'ai reçu leur appel à l'aide que évidemment je fais tourner pour les aider. Faites tourner le message svp, ne perdons pas une source précieuse de diffusion d'informations alternative!



CAMPAGNE DE SOUTIEN AUTOMNE 2010
Message de l'éditeur, Yves Michel :

Chers amis du Souffle d'Or,

Accompagner l’émergence de valeurs d’autonomie de la personne ou des Créatifs Culturels va à contre-courant du système dominant : cela nécessite de gros efforts pour sensibiliser le public.
Et les années peuvent générer des résultats économiques très contrastés. Nous traversons des cycles avec des hauts et des bas. 2009 a été équilibrée ; le 1er semestre 2010 est en baisse.

Depuis le début de notre aventure éditoriale, en 1983, des lecteurs, des amis, des citoyens qui apprécient nos éditions, ont prêté de l’argent à notre entreprise, cela en toute légalité bien entendu.

A une échelle certes modeste, celle du colibri cher à Pierre Rabhi, un geste de votre part peut faire une différence !
Nous vous invitons à prendre votre tour au sein de ce comité de soutien.

Pour en savoir plus, lisez l'appel lancé sur notre site internet. Vous y trouverez le texte intégral d'Yves Michel, les modalités, coupon-réponse, et diverses idées de soutien.
>>> Appel à soutien financier pour les éditions Le Souffle d’Or
http://www.souffledor.fr/actualite/article_appel-a-soutien-financier-pour-les-editions-le-souffle-d-or_3_1459.html

Bien entendu, faire connaître les éditions Le Souffle d'Or sur les réseaux sociaux tels que Facebook est le premier geste que vous pouvez faire, dès aujourd'hui.
>>> faire connaître le groupe Le Souffle d'Or sur Facebook
http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=49355469701&ref=ts
Le groupe compte à cette minute même 955 membres !
>>> faire connaître notre site internet http://www.souffledor.fr/
ou recommander spécifiquement vos ouvrages préférés...


Vous remerciant par avance de votre attention,

Yves Michel, éditeur
et l'équipe du Souffle d'Or

mardi 17 août 2010

Around the World (Daft Punk)

Une amie chère à mon cœur m'a montré un jour cette petite vidéo et j' lavais déjà posté sur mon blog précédent. L'histoire de cette vidéo est super: Matt est un jeune homme qui a décidé de faire passer un message de paix en dansant avec les gens. Pour réaliser ce petit film il a parcouru 42 pays en 14 mois se basant un peu sur le principe des livres "Cherchez Charlie". L'expérience a pris une telle ampleur que vous pouvez en suivre l'histoire sur son site "Where the hell is Matt". Appréciez, cette vidéo moi m'émeut
beaucoup.



dimanche 15 août 2010

Ca c'est vraiment toi (Téléphone)

Nous connaissons tous l'acteur et le réalisateur Charlie Chaplin ou Charlot. Mais peu d'entre vous (moi la première au départ) savent que c'était aussi un fin penseur et philosophe. Je souhaitai vous faire partager cette lecture, une invitation à vous aimer vous même.
Dans diverses recherches, ce texte comporte une fin différente, il est ajouté :" Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter... Du chaos naissent les étoiles "



Le jour où je me suis aimé pour de vrai (Charles Chaplin)


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j'ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s'appelle ...

Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai pu percevoir

que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n'étaient rien d'autre qu'un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Authenticité.


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de vouloir

une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à percevoir

l'abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d'obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts

et que ce n'est pas le moment.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m'était pas salutaire... Personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l'égoïsme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Amour Propre.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé d'avoir peur

du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans,

j'ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime,

quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de chercher

à toujours avoir raison, et me suis rendu compte

de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd'hui, j'ai découvert ...

L'humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de revivre

le passé et de me préoccuper de l'avenir.

Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.

Et ça s'appelle ...

Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la met au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est ...

Savoir vivre.

mardi 10 août 2010

Live and let die (Paul McCartney)

C'est par hasard sur une affichette collée sur une boutique de produits issus du commerce équitable que j'ai découvert ce poème de Pablo Néruda en allant travailler. Le nom de l'auteur n'y figurait pas. Toute la journée j'ai essayé de me remémorer ne serait-ce qu'une phrase pour pouvoir le retrouver plus tard sur internet. Comme un mantra je me suis répété alors la phrase:

"Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer."

C'est alors le soir que je découvre l'auteur de ce poème Pablo Néruda. Pour moi il fait partie des mêmes monstres sacrés d'Amérique du Sud comme Frida Kahlo ou Diego Rivera. Je vous conseille vivement la biographie de Pablo Neruda de Jean Marcenac et Claude Couffon, paure aux Éditions Seghers dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ", un très bel ouvrage sur un poète trop méconnu en France.

Pablo Neruda



Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda

Voici une autre version de se poème, prononcé par Pablo Neruda lors d'un discours lors de la remise du prix Nobel de la littérature en 1971:

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les "i" à un tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui passe ses jours à se
plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer.

mercredi 4 août 2010

Il n'y a pas d'amour heureux (George Brassens)

La Montagne St. Rémy - Vincent Van Gogh






Je vais te dire un grand secret Toute parole

À ma lèvre est une pauvresse qui mendie

Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard

Et c’est pourquoi je dis si souvent que je t’aime

Faute d’un cristal assez clair d’une phrase que tu mettrais à ton cou

Ne t’offense pas de mon parler vulgaire Il est

L’eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu



Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas

Parler du temps qui te ressemble

Je ne sais pas parler de toi je fais semblant

Comme ceux très longtemps sur le quai d’une gare

Qui agitent la main après que les trains sont partis

Et le poignet s’éteint du poids nouveau des larmes



Je vais te dire un grand secret J’ai peur de toi

Peur de ce qui t’accompagne au soir vers les fenêtres

Des gestes que tu fais des mots qu’on ne dit pas

J’ai peur du temps rapide et lent j’ai peur de toi



Je vais te dire un grand secret Fermes les portes

Il est plus facile de mourir que d’aimer

C’est pourquoi je me donne le mal de vivre

Mon amour





Louis Aragon - Elsa

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