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vendredi 1 mai 2015

:: Beltane ::

 

Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine, Beltan en breton, cornique, et gallois) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. C'est le seul sabbat important qui ne soit pas lié à un phénomène en rapport avec la terre et la lune et est tujours célébré de la nuit du 30 avril au 1er mai.


Elle marque le début de la saison estivale et peut être célébrée jusqu'à la pleine lune de mai. Contrairement à Samain, Beltaine n'est pas une fête des trois fonctions de la société celtique. C’est une fête sacerdotale, en Gaule elle est en rapport avec Belenos (avatar du dieu primordial Lug sous forme de la lumière) et Belisama (« la Très Brillante », parèdre du précédent) et dont le sens est « feu de Bel ». Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement. Les rites anciens d’enfermement dans les chambres des dolmens se passaient peut-être durant la nuit de Beltaine.

De génération en génération, le folklore s’est emparé de Beltaine comme des autres fêtes celtiques et il en reste quelques usages comme la danse autour d’un mât de mai (un grand poteau planté dans le sol, symbole phallique, avec des rubans de toutes les couleurs attachés en son sommet, chaque participant tournant autour du mât avec un ruban dans la main), la pratique de la divination, les rituels de protection des maisons, les cueillettes de plantes (en particulier des orties), les sauts au-dessus des feux pour s’assurer bonheur et fertilité… Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine. Lors des trois derniers jours d’avril, les maisons sont nettoyées et purifiées par fumigation de rue et de baies de genévrier. Les couples vont des les bois la Veille de Mai, construisent de petites huttes de branchages feuillés et y restent toute la nuit. À l’aube, ils reviennent les bras chargés des branches vertes et fleuries, en décorent les maisons et les linteaux de porte, de maison en maison, en chantant des Chants de Mai. Un Mât de Mai, coupé du tronc droit d’un jeune arbre, est rapporté des bois, décoré avec des rubans, des fleurs et des branchages verts – ou des fleurs et des feuillage sont rapportées des bois pour décorer (et symboliquement revivifier) un Mât de Mai permanent au centre du village. La Rosée est récoltée à l’aube du matin de Mai car elle entre dans la composition de très nombreux charmes.

The Green Man est un homme dissimulé sous un masque et un déguisement recouverts de feuilles vertes, représentant l’esprit de la végétation. Il danse et tournoie dans les processions, et les gens l’aspergent avec de l’eau (il s’agit de toute évidence d’un ancien charme pour faire tomber la pluie). Parfois, il lance du fourrage aux animaux. Il va avec la procession de Mai, de maison en maison pour collecter de la nourriture – montrant ainsi que le Printemps apporte de quoi se nourrir.Des grands feux étaient allumés en honneur du Dieu Belenos. Un roi et une reine sont couronnés, parfois par des personnes qui déguisés en Merlin et Viviane, parfois par le Maire. Ensuite, les couples peuvent sauter au-dessus du feu mourant afin de profiter de sa charge magique. Les cendres et morceaux de bois calcinés de ce feu portent également cette charge magique, et lors de tous Sabbats, les membres du Coven peuvent en rapporter chez eux et en disperser dans leurs jardins, sur les plantes, les animaux domestiques, ou les utiliser d’autres façons comme sortilège. 

Les bases matériels pour la communion sont les habituels gâteaux de Sabbat en forme de croissant et le Vin de Mai (vin blanc, habituellement de la Vallée du Rhin, dans lequel on aura fait macérer de l’aspérule odorante pendant au moins quelques heures.) Chez Lune vous trouverez une délicieuse recette de vin de Beltane, que je ne pourrais savourer cette année, mais j'ai trouvé une parade en préparant une gelée d'aspérule aux fraises pour célébrer Beltane.


mardi 7 avril 2015

:: Les œufs en Jade ::

Je reposte ici un vieil article qui avait eu un succès fou sur mon ancien blog (je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans...). Le sujet faisant encore et toujours l'actualité dans mon quotidien, il me semblait justifié de le reposter ici. Bonne lecture ;)

Alors accrochez vous Mesdames, car la Gwarc'h va parler sexualité aujourd’hui. Oui, oui, vous avez bien lu : sexualité. Et non pornographie. La sexualité est un facteur important dans l’épanouissement de notre vie et dans l’appropriation de notre corps. Mais attention, là aussi j'annonce la couleur clairement : elle ne va pas parler masturbation, mais connaissance de notre anatomie et physiologie. En gros, la méthode dont je vais vous parler aujourd’hui, ressemble dans les gestes à ceux utilisés pour la rééducation périnéale, et à le même intérêt de l’exploration de notre organe sexuelle que la méthode contraceptive des indices combinés. Aujourd’hui, roulement de tambour, je vais vous parler des œufs de Jade. Les Taoistes utilisaient les œufs en Jade pour renforcer leur région sexuelle pour augmenter leur Ching Chi (énergie sexuelle) et leur force vitale. En même temps, les exercices avec les œufs en Jade permettaient de développer la force intérieure et le contrôle de leur propre sexualité. Après avoir introduit l’œuf dans le vagin, celui-ci est bougé par vos muscles pelviens de haut en bas. Cela conduit au renforcement des muscles périnéens. Ainsi, des problèmes de fuites urinaires ou même de descentes d’organes, peuvent être évités, voir rééduqués. Donc au final, le concept est proche de celui des boules de Geisha, mais ca, j'en parlerai dans un autre post. Cette Gymnastique intérieure permet de renforcer les muscles du Chi et de contrôler ses fonctions. Elle permet aussi d’apprendre à contrôler ces muscles comme l’utérus dont on avait oublié qu’on pouvait les contrôler. Ceci s’avère particulièrement intéressant lors de menstruations douloureuses. En fait, il est tout à fait possible de faire ses exercices sans l’œuf en Jade. Mais l’œuf sert d’auxiliaire et de stimuli. De surcroît le poids (léger quand même hein !) permet de renforcer encore plus les muscles du bassin pelvien. C’est aussi une aide pour mieux ressentir (en fait, l’expression sentir passer serait peut-être plus figurative) les zones du bassin et de pouvoir mieux cibler les contractions de ces endroits.
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Ces fameux œufs sont soit en Jade, soit en une autre pierre précieuse ou semi-précieuse. Ils sont percés au milieu afin d’y passer un fil (la soie dentaire fait très bien l’affaire : hygiénique, facile à enfiler et disponible en chaque pharmacie, il faut juste veiller à changer le fil à chaque utilisation) pour pouvoir le retirer plus facilement, tel un tampon sans l’effet TCS. L’avantage de la ficelle permet aux utilisatrices de se rassurer qu’elles pourront bel et bien retirer l’œuf. Mais comme la Moon-Cup à laquelle on aurait coupé la tige (pour plus de confort), il est possible d’enlever le fil et de s’exercer à expulser l’œuf à l’aide de ses propres muscles pelviens. Quand au Jade, sa matière est intéressante car elle est incassable, de surface lisse et pas poreux. Ils se présentent sous deux tailles : une de 5 cm de long et 3 – 3,5 cm de diamètre : c’est la taille standard que la plupart des femmes peuvent porter en elle sans le perdre. La deuxième taille est plus petite : 4 cm de long et un diamètre de 2 – 2,5 cm. Il est conseillé pour des femmes qui ne peuvent introduire la taille supérieure (virginité, vaginisme, traumatisme, ménopause, …)

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Attention : concernant les matières, les œufs en bois, les vrais œufs de poule, des œufs laqués ou peints ou traités chimiquement sont plus que déconseillés : ce sont des œufs décoratifs et non hygiéniques. N’oubliez pas qu’il s’agit de votre muqueuse et que celle-ci est fragile (y a une règle qui dit que normalement vous ne devriez introduire dans votre vagin que ce que vous introduiriez dans votre bouche, mais là aussi, c’est critiquable). Évitez également les œufs en malachite, turquoise et chrysocole à cause de leur teneur toxique en cuivre, car elles peuvent mener à des inflammations. Il en va de même pour le lapis-lazuli qui est souvent teinté. Principalement on trouve pour cet usage des œufs en Jade, en Quartz Rose ou en Aventurine. Ces pierres ont des propriétés soignantes ayurvédiques comme suit:

Le Jade : raffermit les défenses immunitaires de la vessie et des reins, stimule la sensibilité sexuelle, soulage les migraines, effet apaisant général et curatif. Selon les textes ayurvédiques, le Jade a la capacité d’atténuer l’influence du mauvais karma.

Le Quartz Rose : renforce et apaise le muscle cardiaque. Renforce l’amour et la compassion et stimule l’imagination. Stimule la fécondité. Cette pierre est apaisante et féminine. Elle peut nous permettre de dénouer des blocages émotionnels et renforcer la spiritualité, la confiance en soi et la compréhension. Attention, le Quartz Rose n’aime pas être ébouillanté car il pourrait se briser. Mieux vaut le nettoyer dans une solution vinaigrée

L’Aventurine : renforce le calme et la patience, notre plénitude intérieure et extérieure. Cette pierre aide à se recentrer sur son milieu du cœur et à se débarrasser de certains schémas psychologiques.

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Il est évident de laver votre œuf après chaque usage. Après vous pouvez le laisser tremper selon la tradition taoïste afin qu’il se » recharge » en énergie. Je conserve le mien dans un joli sachet en toile rouge pour le recharger aussi d'énergie rouge dite  "utérine" et l'expose régulièrement au clair de lune pour le purifier et le nettoyer énergétiquement aussi. 

En moyenne ils coûtent 25 €uros la pièce et à ce jour, je n'ai trouvé qu'un revendeur en France et ce lors des Journées des Doulas 2012, mais je ne me souviens plus du nom du vendeur. Au besoin, je peux vous donner les coordonnées pour les commander en Allemagne par correspondance.

Alors, ça vous tente ce genre de rééducation pelvienne? Qu'en pensez vous? Votre avis m'intéresse sur le sujet!

samedi 21 mars 2015

:: Ostara ::



Joyeux Ostara à toutes mes sœurs et frères païens. Que la Déesse vous gratifie de ses fruits à venir. 

On raconte que La Déesse sortie de son sommeil enveloppe la terre de fertilité, le Dieu gagne en maturité et parcourt les prairies verdoyantes. Les animaux sauvages poussés par les déités s’accouple, c’est la période des semences dans les champs. C’est aussi le temps d'agir et de s'occuper des plantations des plantes utilisées en magie et des jardins rituels. Certains d’aspects de la Pâque chrétienne reprennent des éléments de cette fête païenne, comme les cloches qui été sonnées pour provoquer le réveil de la nature ou encore les œufs offerts à la terre comme offrande à la déesse de la fertilité. De la même façon que la lumière vainc les ténèbres, c’est le jour pour chasser les mauvaises influences et les bannir.

N'oubliez pas d'orner votre maison de vert, de jaune et de blanc. L’autel peut être décoré avec des fleurs printanières comme les tulipes, les narcisses, les crocus, les jacinthes ainsi qu’avec des œufs durs évidés que vous pouvez décorer ou peindre. Vous pouvez aussi placer vos paquets de graines si vous désirez réaliser une semence prochainement. Célébrez la déesse en faisant brûler de l'encens de sauge ou de jasmin, faites brûler des bougies vertes et jaunes, mangez des œufs que vous aurez peint auparavant, plantez un saule, allez observer l'éclipse partielle solaire de ce jour en pensant à bien protéger vos yeux. Profitez de cette nouvelle lune pour purifier vos pierres précieuses et semi-précieuses, notamment jaspes rouges et aquamarines.

Cette fête célèbre le réveil de toutes les énergies sur Terre. La tradition veut que l'on cueille des fleurs fraîches (violette, tulipe, jacinthe et toutes les fleurs printanières) pour célébrer cet événement lors d'un rituel pouvant marquer ce jour. Tressez vous en une couronne. Il est également conseillé de faire une promenade en pleine nature, pieds nus. C'est une sorte de célébration, une marque de bienvenue aux beaux jours et aux plantes éclatantes de vie. Il y a plusieurs autres sortes de célébrations à Ostara, pourvu qu'elles mettent toutes en scène les plantes.

Par ailleurs, la nourriture est aussi un très bon moyen de faire honneur à cette fête. Préparer des repas adaptés aux saisons est quelque chose d'efficace pour s'harmoniser avec la nature. Les graines, que ce soit de sésame, de tournesol, etc. sont aussi recommandées. L'on peut aussi cuisiner certaines plantes et fleurs comestibles.

Le rituel, quant à lui, comporte généralement un autel, sur lequel se voit poser des éléments naturels tels que plantes, eau… accompagnés par une invocation. Ensuite, libre à vous de créer vos rituels pour cette équinoxe de printemps!

Un bon sabbat à tous!

samedi 28 juin 2014

:: Crédo Wiccan ::

1. Nous pratiquons les rites pour nous mettre en accord avec les rythmes naturels des forces de la vie marqués par les phases de la lune, les quatre saisons et les quatre fêtes. 

2. Nous reconnaissons que notre intelligence nous donne une responsabilité unique envers notre environnement. Nous cherchons à vivre en harmonie avec la nature, en équilibre biologique plaçant l' accomplissement de la vie et notre conscience au sein du concept d' évolution. 

3. Nous reconnaissons qu'il existe une puissance plus grande que celle qui apparaît à la personne ordinaire. Du fait qu 'elle est plus grande que l' ordinaire elle est parfois dite "surnaturelle".Nous pensons cependant que c' est une erreur car il s' agit d' une potentionalité naturelle. 

4. Nous pensons que la puissance créatrice dans l' univers s' est manifestée à travers la polarité masculine et féminine et que c' est la même puissance créatrice qui crée l' interaction entre le masculin et le féminin. Nous n' en estimons aucune supérieure à l' autre, sachant qu' elles se soutiennent mutuellement. Nous pensons que le sexualité peut-être considérée comme un plaisir, comme un symbole, comme l' incarnation de la vie et comme une des sources cachées de l' énergie utilisée dans la pratique et de la religion. 

5. Nous reconnaissons l' existence des mondes extérieurs et intérieurs parfois appelés psychologiques, spirituels, inconscient collectif, etc.Nous reconnaissons l' existence d' une interaction entre ces deux dimensions qui se traduit de plusieurs manières, par exemple par la spiritualité, la magie ou les phénomènes paranormaux. En conséquence nous ne négligeons aucune dimension par rapport à la perspective de notre réalisation. 

6. Nous ne reconnaissons aucune autorité hiérarchique, mais honorons ceux qui enseigne, respectons ceux qui partagent leur grande connaissance et sagesse, ainsi que ceux qui se sont courageusement offerts à l' animation d' un groupe. 

7. Nous croyons que la religion, la magie et la sagesse sont trois expressions d' une même voie que nous rencontrons dans la façon de voir le monde et dans la philosophie de vie que nous appelons le paganisme. 

 8. S' enorgueillir du titre de "païen", de "sorcier", de "mage" ou de quelque chose d' autre de ce genre ne rend pas tel, l' hérédité pas davantage, ni la collection de titres, degrés et initiations. Un "mage" cherche à contrôler les forces présentes en lui et fait son possible pour vivre avec sagesse, sans faire de tort aux autres et en harmonie avec la nature. 

9. Nous croyons à la réalisation de la vie, à l' évolution, au développement de la conscience éclairant notre compréhension de l' univers, ainsi qu' au rôle personnel que nous tenons au sein du monde. 

10. Notre seule animosité envers le christianisme, ou envers toute autre religion ou philosophie de vie, repose sur leur prétention à être "la seule voie", cherchant ainsi à denier la liberté de pratique et de croyance. 

 11. Nous ne sommes plus aujourd'hui menacés par la discussion sur notre histoire, nos origines et le légitimité de nos traditions. Nous nous sentons essentiellement concernés par notre présent et notre futur. 

12. Nous ne reconnaissons pas l' existence d' un principe absolu du mal qui serait par exemple représenté par des entités comme "Satan" ou "Diable", dans la tradition chrétienne. Nous ne recherchons pas la souffrance et ne reconnaissons pas de vertu particulière à la mortification. 

13. Nous croyons que nous devons rechercher dans la nature ce qui contribue à notre santé et notre bien-être. 

jeudi 26 juin 2014

:: Méditation pour la femme pleinement réalisée ::

Ici et maintenant, je crée mon monde.
Je suis une très belle femme, d’une beauté qui ne pâlit pas.
Je l’ai méritée, découverte, libérée de la poussière, tel un joyau, l’ai ramassée et faite briller.
Pendant des années, je ne l’ai pas vue, même si je pressentais qu’elle était là.
Maintenant elle brille et s’épanouit.
Je suis en bonne santé, compétente, indépendante, forte et toujours aussi fragile, parfois terrassée par un soupir.
Mon corps est celui d’une créatrice, les angles rencontrant les courbes, la dureté glissant vers la douceur.
Je suis une mère, une Fille, une Sœur, une Amante pour moi-même.
Câline et courageuse, j’ouvre mon cœur.
Mon corps est ma maison, ma maison est un temple dédié à la vie, confortable, chaleureux et empli de trésors. 
Je suis le parfum des épices chaudes capté dans la brise, je suis les rires qui s’envolent par la porte.
Je partage seulement avec ceux qui m’honorent telle que je suis et je protège mon espace, mon temps et moi-même de ce qui m’envahit.
Je recherche mon centrage au milieu du chaos, pratiquant la paix même si les chiens sauvages hurlent dans mon esprit, j’utilise le pouvoir pour le plus grand bien, laissant aller ma colère en terrain neutre, sans avoir d’innocent en ligne de mire.
J’apprends comment être tenace et quand lâcher-prise, et je veux sentir toutes les émotions, intercepter leur intensité et exaltation, m’éveiller en chaque cellule, je n’ai plus peur de ma vie.
Ma beauté et ma force, toutes deux transcendent mon âge, le temps et peut-être même cette vie.
Chaque jour je suis nouvelle, encore plus en accord avec moi-même.
Ici et maintenant, je crée mon onde.



 De Karen ANDES A Women’s Book of Strength

:: Rituel du Temple Intérieur ::

Trouver son Temple Intérieur c’est rencontrer la divinité en soi, c’est apprendre à l’honorer, c’est avoir un refuge quand un voyage se passe mal, c’est balayer de sa vie le négatif en entretenant son Temple et c’est, ma foi, bien des choses encore que je préfère vous laisser découvrir. Nous avons tous un paysage intérieur, plus ou moins développé selon nos habitudes, nos tendances à rêver ou imaginer… Une demeure intérieure, un jardin, un refuge… Mais aussi un temple. C’est mieux si une personne peut vous aider pour cette méditation, prendre des notes (on oublie parfois si vite les détails), vous poser les bonnes questions… 



 Installez-vous confortablement et respirez en toute conscience, respirez l’énergie de la terre jusqu'à ce qu’elle vous emplisse, puis descendez en vous, très lentement… Descendez jusqu'à trouver le siège de votre pouvoir. Cet endroit diffère selon les gens, pour certains il est informel, pour d’autres il a déjà été visité, déjà été rempli d’images… Saluez les quatre directions afin qu’elles vous aident à maintenir l’ordre dans votre esprit, puis mettez-vous en chemin, vous savez où aller. Posez-vous les bonnes questions… Quelle direction choisissez-vous ? Fait-il nuit ou jour ? Quelle saison est-ce ? Comment est le paysage ? Et le chemin que vous choisissez, est-il étroit, facile d’accès, est-il en terre, en pierre, est-ce une autoroute (ben oui, croyez-le ou non mais ça arrive,) vous mène-t-il vers la ville, vers un lieu à l’écart ? Prenez votre temps, enregistrez les détails, tout à son importance, la végétation, les bruits… Puis, vous arrivez à votre temple, comment est-il, petit, entouré d’une enceinte, ouvert, est-ce un cercle de pierres ou un bâtiment ? Quelles couleurs prédominent, etc ? Entrez dans votre temple avec respect, vous êtes chez-vous, ressentez la force de ce lien, la quiétude de ce lieu. Y a-t-il un autel ? Comment est-il ? Y a-t-il des objets ? Recueillez-vous, sentez l’énergie de ce lieu vous envahir. Peut-être y rencontrerez vous quelqu'un, une image de la divinité, peut-être cette personne vous parlera-t-elle, vous offrira quelque chose, remerciez-la. Enfin, partez après avoir salué une dernière fois ce tout nouveau refuge. Faites le chemin inverse, saluez les quatre directions, puis remontez lentement en vous, prenez conscience de votre respiration, rendez finalement l’énergie à la terre. Et… 



Ecrivez avant d’oublier, si personne n’était là pour vous accompagner. Si vous vous sentez encore « dans le flou » mangez ou buvez pour bien revenir à la réalité. Enfin, retournez dans votre temple quand vous en sentirez l’envie ou le besoin, c’est un endroit personnel, il est à vous seul, entretenez-le et célébrez-y la divinité dans la joie.


mercredi 25 juin 2014

:: Bénédiction ::

Au réveil, bénissez votre journée, car elle déborde déjà d'une abondance de biens que vos bénédictions font apparaître. 

 En croisant les gens dans la rue, dans le bus, sur votre lieu de travail, bénissez les tous. La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, et l'aura de son discret parfum une lumière sur leur route. 

 Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé, dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres.  Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances.  Car bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait partie intégrante de la trame même de l'univers. Il n'attend qu'un signe pour se manifester. 

 Bénissez-les de toutes les façons concevables, car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences de la guérison mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie dans les espaces arides de votre propre vie. 
 En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité, ceux qui la gouvernent et ses enseignants, ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées. 
 À l'instant même où quelqu'un exprime la moindre agressivité, colère ou manque de bonté à votre égard, répondez avec une bénédiction silencieuse. 
Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement, car de telles bénédictions sont un bouclier qui les protège de l'ignorance de leurs méfaits, et détourne la flèche qui vous est adressée. 

 Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, totalement et sans réserve aucune le bien illimité pour les autres et les évènements de la vie, en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. 
 Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total ce qui est toujours un don du Créateur et cela quelles que soient les apparences. 
 Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier. 

Bénir signifie invoquer la protection divine sur quelqu'un ou quelque chose, penser avec une reconnaissance profonde à elle, l'évoquer avec gratitude. 
 Cela signifie encore appeler le bonheur sur quelqu'un encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction, mais simplement le témoin joyeux de l'abondance de la vie. 

Bénir tout et tous, sans discrimination aucune, constitue la forme ultime du don, car ceux que vous bénissez ne sauront jamais d'où vient ce rayon de soleil qui soudain perça les nuages de leur ciel, et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie. 

Quand dans votre journée, quelque évènement inattendu vous bouleverse, vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions, car la vie est en train de vous apprendre une leçon, même si sa coupe peut vous sembler amère.  Car cet évènement que vous pensez être si indésirable, vous l'avez en fait suscité, afin d'apprendre la leçon qui vous échapperait si vous hésitiez à le bénir. 

Les épreuves sont des bénédictions cachées, et des cohortes d'anges suivent leurs traces. 

 Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente cachée aux yeux matériels. 
C'est activer la loi universelle de l'attraction qui, du fond de l'univers, amènera dans votre vie exactement ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir, progresser et remplir la coupe de votre joie. 

 Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants dans leur innocence et leur liberté, leur bonté, la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel. 
Car on ne peut qu'être prisonnier de l'image que l'on a de soi-même, et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour d'une prison, tout comme les citoyens d'un pays libre peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée. 

 Quand vous passez devant un hopital, bénissez ses patients dans la plénitude de leur santé, car même dans leur maladie, cette plénitude attend simplement d'être découverte. 

 Et quand vous voyez une personne en pleurs ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie : car les sens ne présentent que l'inverse de la splendeur et de la perfection ultimes que seul l'oeil intérieur peut percevoir. Il est impossible de bénir et de juger en même temps. 

 Alors maintenez ce désir de bénir comme une incessante résonance intérieure et comme une perpétuelle prière silencieuse, car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu. 

 P.S. Et par-dessus tout, n'oubliez pas de bénir cette personne merveilleuse, totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d'amour que vous êtes." 

 Pierre Pradervand


mardi 24 juin 2014

:: Profession de foi ::

Je suis Païenne. Je suis une partie de la totalité de la Nature. Les Rochers, les Animaux, les Plantes, les Éléments et les Étoiles sont mes parents. Les autres humains sont mes sœurs et mes frères, quels que soient leurs races, couleurs, genres, orientations sexuelles, âges, nationalités, religions, trains de vie. La planète terre est ma maison. Je suis une partie de cette grande famille de la Nature, sans en être le maître. J'ai mon propre rôle à jouer et je cherche à le découvrir et remplir cette partie au mieux de mon aptitude. Je cherche à vivre dans l'harmonie avec les autres, dans la famille de la Nature, les traitant avec respect. 

Je suis Païenne. Je célèbre les saisons changeantes, l'avancée de la Roue de l'année. Je les célèbre avec des chants, des danses, des fêtes, des rituels et de beaucoup d'autres manières. Je célèbre chaque mouvement de la Roue avec des pratiques spirituelles personnelles et en prenant part aux fêtes communautaires. Samhaïn, communément appelé Halloween, est un temps consacré à regarder l'avenir et à rendre hommage à mes Ancêtres et autres êtres aimés qui sont dans le monde spirituel. Je fais de la magie pour une plus grande liberté religieuse des Païens et de l'humanité toute entière. Je célèbre le nouvel an spirituel wiccan et celtique. Yule, le solstice d'hiver, est une fête de paix et une célébration de la remontée de la lumière solaire. J'honore le nouvel enfant solaire resplendissant, en brûlant la bûche de Yule dans un feu sacré. J'honore la Grande Déesse sous ses nombreux aspects de mère et le Dieu Père sous les formes du Père Noël dans son vieux viel divin, du Père du temps et du Saint Roi. Je décore ma maison avec des lumières et avec du houx, du lierre, du gui, des feuilles vertes persistantes et autres herbes sacrées à cette saison. Je carillonne la nouvelle année Solaire avec des cloches.   Au début de Février, je célèbre la chandeleur, connu par les anciens celtes sous le nom d'Imbolc et par les américains contemporains comme le jour de Groundhog (le jour de la marmotte). Je me concentre sur la purification spirituelle et le dégagement des obstacles pour préparer la venue du Printemps et la nouvelle croissance. Durant cette fête, j'allume des bougies en l'honneur de Brigid et l'invite à m'inspirer dans mes travaux artistiques et me guider dans ma pratique de guérison. Je donne des offrandes de graines aux oiseaux sauvages. Lors de l'équinoxe de printemps, j'accueille le renouveau de cette saison et célèbre le retour de la couleur verte sur la terre en m'habillant de cette couleur. J'honore la Déesse Teutonique Ostara et l'esprit du lapin, son époux. Je colore des oeufs avec des amis et fais les nouveaux choix pour la nouvelle croissance. Beltane, au début de mai est une fête de la fertilité et du plaisir. Je m'habille de couleurs lumineuses et porte une guirlande de fleurs dans ma chevelure. J'accomplis la danse de mai et bénis les jardins et les créations de projets. Je saute par dessus le feu de Beltane pour porter chance. Je fleuris le Sanctuaire Sacré de la Déesse chatte Bastet et les autres sites sacrés.   Le temps du solstice d'été, connu aussi comme Midsummer et Litha, est un temps grandiose de rassemblement lorsque je salue de vieux amis et en rencontre de nouveaux. Je danse avec eux autour d'un feu sacré aux rythmes magiques des tambours. J'honore ma tribu et communauté spirituelle. 

Je célèbre la culture Païenne. J'ajoute des pierres au cercle sacré sur la terre du sanctuaire du cercle en faisant des prières pour le bien-être et l'harmonie planétaire. Lorsque août arrive, je célèbre Lammas (1° août), connu aussi sous le nom de Lughnasadh. Durant cette fête, j'honore le sommet de l'été et la prospérité. Je remercie non seulement pour les plantes cultivées et sauvages ainsi que pour les bénédictions qui commencent à se réaliser, mais je prie aussi pour la poursuite de l'abondance. Je rompt et mange le pain avec d'autres dans le rituel et je fais des offrandes d'herbe et de pain aux Déesses et aux Dieux de l'agriculture. L'équinoxe d'automne, que certains appelle Mabon, est le temps du remerciement pour toutes les récoltes que j'ai moissonnées durant le temps de la croissance. Je remercie pour la nourriture que j'ai reçu des jardins et champs et pour les autres bénédictions qui me sont arrivées. J'offre à la Terre Mère le meilleur des fruits, légumes, herbes, noisettes et autre nourriture que j'ai pu rassembler.   Et à Samhain, cette Roue de l'année recommence encore. 

 Je suis Païenne. J'honore également les saisons de la vie dans ma propre vie, les commencements, la croissance, la réalisation, la récolte, les achèvements et le recommencement de tout cycle. La vie est un Cercle qui comprend beaucoup de cycles. Avec chaque fin vient un nouveau commencement. Dans la mort, il y a la promesse d'une renaissance. 

Je suis Païenne. Je vois des cycles de changement et de renouvellement non seulement dans ma propre vie, mais dans mon héritage. Je vois ma vie comme un cercle qui est relié avec les cercles de vie de mes ancêtres. Ils sont une partie de moi et de ma vie. La sagesse ancienne du renouveau de la nature et du recommencement est incarné dans les armoiries de deux des ancêtres de mon clan. De mes ancêtres Allemands dans la lignée de ma mère je trouve le totem du héron, un emblème de famille signifiant la persévérance et le renouvellement après les difficultés. De mes ancêtres celtiques de ma lignée paternelle, je trouve dans les armoiries le symbole d'un chêne taillé sur lequel germent de nouvelles branches et poussent de sa souche. Celui-ci est inclus dans un cercle avec la devise, " Itenun Viriscit ", ce qui signifie " le vert croît encore ". Ces symboles et devise ne me rappelle pas seulement mon propre renouvellement et celui de la nature, mais encore le renouveau de la philosophie païenne sur cette planète qui est une partie du travail de ma vie comme prêtresse païenne. 

Je suis Païenne. Le changement de la conscience intentionnelle, la Magie, est une partie de ma spiritualité. Pour chaque problème il y a au moins une solution ainsi qu'une opportunité de croissance. Je crée ma propre réalité avec mes pensées, sensations et actions. Tout ce que je peux rejeter me reviens toujours. Je cherche à respecter la Règle wiccane : " Ne nuis pas et fais ce que tu veux. " Quand je fais de la magie dans les rituels, avant de créer et de diriger l'énergie, je cherche toujours à avoir une plus grande image dans laquelle mes besoins ne constituent qu'une partie. J'essaie de travailler pour le bien de tous aussi bien que pour le mien. Quand des problèmes m'arrivent, je cherche à comprendre leur cause et leurs messages qui deviennent ainsi une partie de la solution. En faisant un travail de guérison, je cherche à m'adresser aux causes spirituelles sous-jacentes de la maladie, plutôt que me concentrer seulement sur le soulagement des symptômes. 

 Je suis Païenne. J'accomplis la magie de la Lune pour aider et soigner les autres, moi-même et la planète. La Déesse triple de la Lune me guide. J'active les créations et commencements durant la croissance de la lune, énergétise les manifestations durant la pleine lune et rejette les obstacles lors de la décroissance et de la lune noire. Je prends part aux rituels des nouvelles et pleines Lunes et je suis consciente que mes Cercles sont une partie de la grande toile de Cercles qui existent en ce moment autour de la planète terre. 

 Je suis Païenne. Je suis Panthéiste, reconnaissant que le divin est partout et dans tout. J'honore le divin qui se trouve dans les chênes de la forêt, dans les herbes du jardin, dans les oiseaux sauvages chantant dans les arbres, dans les rochers du coteau, en moi-même et oui, même dans les " choses " telles que ma voiture, caméras et ordinateurs. Je comprends que tout ce qui a un corps physique possède aussi un corps spirituel. Le physique et spirituel sont profondément liés, ne sont séparés que dans ce monde de la forme. J'honore l'union entre la créateur et la création. 

 Je suis Païenne. Je sais que la Divinité a beaucoup de facettes et j'expérimente cela dans la variété des Déesses, des Dieux et des autres formes spirituelles. J'honore aussi le Divin unique, l'unité de toute chose. Mes rencontres personnelles avec les Déesses et les Dieux païens, ainsi que les autres formes Divines ont transformé et enrichi ma vie. Hecate m'est apparue lors d'une mort pour m'enseigner la libération et la renaissance. Jeune enfant, Artemis entra en moi et m'aida à éviter un soi-disant violeur. Selena, Déesse de la pleine Lune me donna des visions ainsi que mon nom. Le soleil Sacré me donne les énergies. Yemaya, Déesse de l'océan me purifie et me renouvelle. J'ai entendu Pan jouant de sa flûte dans les bois. Dionysos réveille en moi les joies de la spontanéité et la félicité extatique. Il m'enseigne les mystères de l'androgynat. J'ai fait l'expérience de l'union de la Déesse et du Dieu tandis que je faisais l'amour avec mon camarade dans le jardin. Bast m'a aidé a approfondir mes liens avec mes amis les chats. Cernunnos m'est apparu dans le forêt sous la forme d'un cerf. Isis m'a parlé dans des éclats de lumière dans la profondeur de la nuit et dans les flux d'énergie passant par mes mains pendant les soins. Saturne m'a donné des leçons sur la discipline, le temps et l'agriculture organique. La Dame de la liberté me protège tandis que je travaille pour la liberté religieuse des wiccans et des autres païens. La terre mère guide mon travail sur cette partie de planète. J'expérimente aussi le Divin sous la forme des animaux totems, des alliés des plantes, comme d'autres formes dans mes rêves, dans mes voyages intérieurs et dans mes quêtes de vision, seule dans la nature.   

Je suis Païenne. Mes pratiques spirituelles incluent la compréhension et l'acceptation de soi, au lieu du rejet de soi. Je partage mes vues avec d'autres quand je sens que cela est juste, mais je ne fais pas de prosélytisme, proclamant par exemple que ma voie serait la seule vraie et juste voie pour tout le monde. Il y a beaucoup de sentiers qui conduisent en haut de la montagne spirituelle et non un seul.

 Je suis Païenne. Mon adoration prend la forme de communion divine avec la nature. Comme faisant partie de mon adoration, j'ai fondé et préservé un espace sacré de la nature, le Sanctuaire du cercle (Circle Sanctuary). Je fais des rituels en des endroits spéciaux, tels que dans le cercle de Pierres ; sur le haut de la roche de l'esprit au-dessus des vallées ; dans le cercle magique du jardin ; sur les sanctuaires extérieurs ; dans le Temple intérieur de l'habitation et dans les abris sous roches antiques qui hébergeaient les anciens qui vivaient sur ces terres, il y a des milliers d'années terrestres. Je fais aussi des rituels ailleurs, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Mon adoration et mes rites peuvent être fait n'importe où, puisque mon cercle sacré est transportable. Où que je sois, je peux construire un cercle autour d'une sphère sacrée avec sept invocations : quatre pour les directions, une pour le Cosmos, une pour la terre et une au centre pour l'intégration spirituelle. 

 Je suis Païenne. Je voyage dans les mondes intérieurs de mes rêves, mes méditations et rituels. J'emploie des outils sacrés destinés à m'aider dans mon voyage et mes actes de magie. Ils comprennent des chaudrons, des cristaux, des bougies, des encensoirs, des calices d'eau, des pentacles, du sel, des coupes de terre, des plumes, des cloches, des balais, des clochettes, des tambours, des baguettes, des bâtons, des lames, des miroirs et une variété d'outils de divination, incluant les Tarot, le Yi-Ching et les runes. Je vole avec ma conscience à travers l'espace et le temps. J'explore d'autres dimensions et alors je reviens avec des signes, la connaissance et le pouvoir. Je vais entre les mondes pour guérir, croître et transformer. La perception psychique, intuitive est une partie naturelle et non surnaturelle, de ma vie quotidienne. 

Je suis Païenne. Je m'harmonise avec les quatre éléments de la nature, la Terre, l'Air, le Feu, l'Eau et le cinquième élément l'Esprit, qui est la force spirituelle qui les relie tous. Je vois ces éléments dans la nature, la Terre dans le sol et les rochers ; l'air dans les vents et l'atmosphère ; le Feu dans l'éclair, le feu et électricité ; l'eau dans les cascades, les fleuves, les océans, les pluies et toutes les formes liquides de la planète ; l'Esprit comme l'Unité divine. Je vois aussi ces Eléments comme des aspects de Soi. Ma physiologie et mon corps physique est ma Terre ; mon intellect et ma pensée sont mon Air, ma volonté et mes actions sont mon Feu ; mes émotions et sensations sont mon Eau et mon Soi Intérieur, mon Ame et mon Esprit. J'essaie de me garder en bonne santé et d'équilibrer toutes ces parties de Soi. Je travaille à restaurer l'équilibre des éléments dans l'environnement. 

Je suis Païenne. J'entends le cri de ma Mère la Terre qui est bouleversée par le tort qui est fait à l'environnement par l'humanité. Je suis consterné par la pollution de l'air, de la terre, des eaux et par le jeu de la domination que jouent les nations avec le feu des missiles nucléaires et autres armes de destruction massive. Je suis aussi concerné par la pollution spirituelle de la planète, l'égoïsme, la haine, la cupidité ainsi que le pouvoir, la dépendance, la violence et le désespoir. Tandis que je perçois ces problèmes, je sens en même temps la purification et le soin apportés à la planète terre. Je sais que je peux aider à mon échelle la Planète à atteindre un plus grand équilibre en cherchant l'harmonie dans ma vie propre, en étant un catalyseur pour restaurer l'équilibre dans les vies d'autres individus et en travaillant pour un meilleur environnement. Je sais que mes attitudes et ma façon de vivre peuvent marquer une différence. J'essaie d'être un canal pour la guérison et l'équilibre. Je fais de la responsabilité écologique une partie personnelle de ma vie quotidienne. J'essaie de vivre dans l'harmonie avec les autres membres de la famille de la Nature. 

 Je suis Païenne. La spiritualité naturelle est ma religion et la fondation de ma vie. La nature est mon professeur spirituel et mon livre sacré. Je suis une partie de la Nature et elle est une partie de moi. Ma compréhension des mystères intérieurs de la nature croît tandis que je voyage sur ce sentier spirituel.

 écrit par Séléna Fox

mardi 8 octobre 2013

:: Complainte d'une bien-aimée ::

...mais qui ne s'en rends pas compte et qui n'arrive donc pas à l'apprécier!


Pourquoi est-ce que l'Homme avec un grand H as-t-il tant besoin de se sentir aimé? Pourquoi cette éternelle quête de vouloir plaire forcément à quelqu'un? Pourquoi cette perversion de l'esprit de certain pour être agréable aux autres mais plus fidèle à soi-même?


Est-ce parce que historiquement parlant dès la Préhistoire l'humain qui se retrouvait sans congénères avait peu de chances de survivre? Physiquement c'était pourtant bien possible, s'il se débrouillait bien à la chasse de petites bestioles et à la récolte de baies et autres végétaux. Est-ce parce que sans compagnie "spirituelle", ou dois-je dire "présence", l'homme, (depuis que sa cervelle a basculé en arrière, qu'il s'est redressé, ce qui a fait de lui un homo sapiens sapiens moderne, être avec des émotions, des sensations et des réactions élaborés,) devient fou? Un exemple pour cela se trouve déjà dans notre littérature enfantine dans le roman de Daniel Defoe Robinson Crusoé. Le protagoniste survit très bien tout seul sur son île parce qu'il arrive à subvenir à ses besoins physique. Mais avant sa rencontre avec Vendredi, ce cher Robinson développe un caractère schizophrénique, dédouble sa personnalité, se parle à lui-même et à ses biquettes, tout ça en conséquence de sa solitude, je pense surmontée parce qu'il était conscient qu'il était le seul humain sur son île.


Mais dans notre société, vivre seul entouré de gens et se sentir, ou du moins penser que l'on est mal-aimé, cela revient quand-même assez fréquemment. La quête de vouloir inconsciemment plaire au maximum de personnes, et ne peut-être pas se rendre compte de ceux qui nous aiment. La notion d'évidence devient récurant dans notre société: la famille nous aime parce qu'elle le doit, donc difficultés de valoriser cet amour car évident et présent. Cet amour ne provient pas d'une personne tierce sans obligation aucune envers le MOI en quête. Donc négligence d'ouvrir les yeux sur l'amour des nôtres présents.


Les amis, quel importance leur donner vraiment et combien d'amour leur donner? Est-ce que cette personne m'est vraiment chère, ou est-ce une personne que je fréquente pour le plaisir de passer du temps avec elle, mais ne pas sentir de manque quand elle est absente, c'est à dire, une amitié opportuniste. Ou est-ce une personne chère qui vaut un peu d'amour finalement? Et ne sont-ce peut-être pas les amis de l'ombre, ceux qu'on apprécie, qui sont toujours là, mais qui n'exaltent pas l'idéal de "beauté" et du concept de l'amitié recherché qui sont les vrais amis? Et souvent quand on se rends compte que c'était ça l'amitié, il est déjà trop tard car on aura pas su entretenir cette amitié et celle-ci se sera fanée parce qu'on aura pas su l'entretenir à raison d'avoir couru après une autre qui n'en valait pas la peine mais qu'on s'est efforcée de maintenir? Pourquoi le relationnel, l'amitié et l'amour sont-ils si compliqués?


Au final, on devrait peut-être faire plus attention à notre entourage proche qui nous paraît si évident et quotidien. Si ca se trouve, dans le geste d'un voisin peut se trouver de l'amitié sincère.


Donc au final l'homme serait un animal de compagnie! Et moi la première! Mon tort est d'être un bon chien qui aime tout le monde au risque de se prendre des coups de pieds, apprécier les caresses des gens, mais toujours continuant à errer pour trouver le meilleur maître alors qu'il y en avait déjà tant de bons...

samedi 5 mai 2012

:: Sous la Tente Rouge ::


Cela fait un moment que je souhaitais vous parler de la tradition des Ebawels, ou alors plus connues dans le milieu des Doulas, des "Tentes Rouges". A la base, un ebawel (j’aime la sonorité de ce mot) est un mot tamatchek (langue touareg) désignant un concept fondateur des cultures du désert. L'ebawel existe par opposition à l'essuf. L'essuf désigne la notion de désert, d'insécurité, d'inconnu, de danger. Alors, l’ebawel représente l'intérieur, le connu, la sécurité, la mère, la maison, la tête, la lignée, le creux où se niche l'animal, la cavité où brûle le feu, l'utérus, la femme. Avant les sécheresses et famines qui ont causé la ruine des populations touarègues, lorsqu'une jeune femme se mariait sa mère lui donnait son ebawel, c'est à dire une partie de sa propre tente pour que sa fille ne manque jamais de rien, qu'elle puisse être indépendante. Les biens d'ebawel, transmis de mère en fille, étaient sacrés : les hommes n'avaient aucun droit sur eux, mis à part de les faire fructifier si possible et ils étaient intouchables lors des razzias.
 
Oui, mais pourquoi tente rouge ?
 
La tente rouge est une référence à différentes traditions anciennes de regroupements des femmes en un lieu qui leur est dédié comme l’ebawel, pour célébrer les grands événements de la vie sexuelle d’une femme, puberté, grossesse, naissances, ménopause etc.

Aujourd’hui, Les "Red Tents", littéralement les "Tentes Rouges" en France sont un lieu de discussion privilégié aux femmes où elles peuvent se livrer en toute sécurité, toute confiance et sans jugement, sûre qu’elles seront écoutées et raconter leurs histoires de naissance dans une ambiance plutôt intimiste.
 
Voici une vidéo réalisée suite aux Tentes Rouges qui ont eu lieu lors des 6èmes Journées des Doulas à Paris fin mai 2008


Alors comment ca se passe ?
 
Une vraie tente rouge est dressée dans un lieu qui s’y prête of course, et habillé de manière cosy, feutrée afin de nous rappeler l’utérus de nos mères. Une « facilitatrice » (décidément, ce mot là je ne l’aime vraiment pas) vous y reçoit autour de douceurs et boissons chaudes pour nous permettre de nous sentir à l’aise et en confiance. La facilitatrice nous invite (ou pas) à tirer une lame du jeu "Féminitude" (par exemple, mais chaque facilitatrice a ses trucs et jeux) pour lancer les confidences.
 
Libre à chaque femme de parler ou pas, de se partager, se confier ou se taire, chacune étant responsable de ses paroles, mais aussi des paroles des autres, celles-ci lui étant confiées comme un trésor précieux. Chaque parole prononcée restera à l’intérieur de la tente rouge, il est interdit de rapporter à toute tierce personne ce qui a été dit dans la tente rouge sans l’accord de la personne qui s’est confiée. Ceci est scellé symboliquement par un ruban que les participantes à la tente rouge se nouent autour du poignet.

Je suis assez ennuyée, car cet exposé fait très scolaire, alors qu’une tente rouge, c’est entrer dans une autre dimension, un autre espace-temps régie par nos entrailles de femmes, qu’elles qu’on soit : vierge, mère, ancienne, chrétienne, musulmane, juive, athée, bouddhiste, grande, petite, grosse, mince, … bref, ce n’est ni sectaire, ni idéologique, ni politique, ni dangereux, c’est juste un espace de paroles pour les femmes, pour qu’elles ai le droit d’être femme jusqu’au bout des ovaires.
 

 

Pour aller plus loin:
 
Le roman d’Anita Diamant, La tente rouge, raconte l’histoire de
Dina fille de Jacob:

1500 av J-C, dans le désert, Dina fille de Jacob, vit dans l'ombre d'une tente, la tente rouge. Où les femmes se transmettent les rites, les secrets, ou l'homme est interdit d'accès. Dina est l'unique fille de Jacob et de ses quatre mères (qui sont toutes mariées au même homme). Elle grandira sous cette tente, à l’abri des villes, et des hommes (hormis ses frères et son père) Et découvrira le grand amour par hasard, ....

Il existe également une liste de discussion yahoo que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressés pour créer votre tente rouge : clic, clic ici! et une page FaceBook que je vous invite à rejoindre en cliquant ici!

à Virginie et Dali, mes facilitatrices, et à toutes les femmes qui se sont retrouvées ensemble sous la tente

lundi 8 août 2011

:: Fly me to the moon ::

Si seulement c'était aussi simple que dans la chanson, partir sur la lune. Réussir le challenge de partir là-bas, sur le satellite naturel de la terre. Ma lune à moi, c'est un intérieur rangé, une vie organisée et plus de bordel où que je sois (tête, sac-à-main, bureau, agenda, maison,...). Arf, quasiment impossible me diront ceux qui me connaissent. Et pourtant, la rentrée scolaire approche à grand pas, le célibat géographique a recommencé depuis hier et en gros, il ne me reste que 3 semaines pour m'organiser et me faciliter la vie pour reprendre un rythme convenable. Je prends donc le taureau par les cornes. Petit pas par petit pas, je souhaite réordonner ma/notre vie. Manque de bol pour moi je fais partie des perfectionnistes qui veulent tout tout de suite, or Rome ne s'est pas faite en un jour. 

En bonne élève bien motivée, je me suis plongée dans la lecture de Entretiens avec mon évier. Même que cette fois-ci j'essaye d'être aussi assidue. Bien sûr en parcourant les pages j'ai eu envie d'appliquer tous les conseils, mais je veux trouver l'humilité de faire les pas au fur et à mesure et d'en faire de réelles routines. Appliquer tous les jours les petites missions qui nous sont envoyés via la liste Fee Volante et se rendre compte que cela peut déjà paraître insurmontable.

On est donc lundi, conforme à ma mission mes plans de travail sont propres, mon évier vide et (presque) propre. Mon bureau un peu plus déblayée et ma tournée de linge quotidienne lavée et étendue. Petit pas sur petit pas. Et j'en suis fière. Et pour me récompenser, je me suis offert Je suis débordé(e) à la maison ! Guide de premiers secours pour s'organiser au quotidien Car au final, prendre soin de son intérieur, c'est prendre soin de soi et se faire plaisir!

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