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jeudi 1 septembre 2011

Bas les pinces... euh les pattes!!!

Ce matin, ma copine Maman Koala m'envoyait le lien d'un article en 2 parties (ici et ici sur l'excellent blog de Zone Zéro Gène) et il m'a laissée songeuse une bonne partie de la matinée. Qu'est ce- qui était donc si sous-jacent et qu'est ce- que je n'arrivais pas à toucher du doigt? Quand soudain, tout m'est revenu et m'a éclaté à la figure: la pose de mon stérilet en 2008:

Grand garçon a 10 mois, mon retour de couches n'est toujours bas revenu (merci l'allaitement long!) mais mon ex refuse et capotes et deuxième bébé: résultat c'est bibi qui s'y colle, mais c'est une autre histoire. L'histoire que je vais raconter ici est autre, et malheureusement vraie. Après déclenchement de règles par un médicament non-cité en ce lieu, mon rendez-vous se profile. 1 heure d'attente avec bébé en poussette. Rajoutez à ca 1 heure de trajet et le petit médicament antispasmodique rose que je devais prendre pour avoir moins mal ne fait plus effet, si jamais effet il a fait.

Crédit photo: Ambro / FreeDigitalPhotos.net
On me pousse à l'intérieur, m'ordonne de me déshabiller (devant mon enfant) et de m'installer sur la table, pieds dans les étriers. Je m'exécute et me retrouve mon intimité écartée face à un miroir au dessus du lavabo situé juste en face de moi. Pudiquement j'essaye de cacher mon sexe ouvert avec mes mains ou autre. Mais essayez de serrer les jambes quand vous êtes installée le cul au bord de la table et les pattes écartées. Madame la Gygy-Obs me pose alors peu délicatement un speculum à usage unique. Je lui demande de me montrer mon DIU car je souhaite me familiariser avec cet objet qui sera dans mon utérus pendant les 5 années à venir et on me répond:

"Pour quoi faire? De toute façon vous ne le verrez pas!"

Sortie ensuite de la grande armada de guerre: tenaculum ou pince de Pozzi pour les intimes (cliquez pour faire plus ample connaissance avec la barbare). On me prévient d'un ton sec et rapide qu'on y va et je sens une brûlure, une douleur aïgue qui semble me transpercer le bas ventre, pas le temps de souffler ou de reprendre mes esprits. "Mais Madame, vous avez accouché, vous ne pouvez pas être si douillette!"

Mon anti-bébés et posé, on m'ordonne de me rhabiller car y a encore des patientes derrière, et surtout je passe par la case "Vous réglez en espèce ou par chèque?". Sauf que j'ai des questions, j'ai beau être rhabillée, je me sens totalement nue, endolorie et mal. Je frôle le malaise vagal et je suis bien heureuse de pouvoir m'accrocher à la poussette pour rentrer chez moi, car il n'y a pas de temps pour que je me remette de mes émotions. Par la violence de l'acte de la pose du stérilet, j'ai toujours eu du mal à vivre avec lui et je l'ai fait retirer deux ans après avec pleurs de soulagement et un sentiment de libération. Surtout que Gygy de l'époque a eu une finesse et délicatesse d'approche ("Puis-je vous examiner?", "Je vais vous expliquer tout ce que je fais...") qui ont fait que je n'ai même pas senti le retrait du stérilet à proprement parler, et que j'ai enfin pu examiner sous toutes ses coutures l'individu qui avait passé quelque 22 mois en moi!

Puis, un jour j'ai décidé de suivre la formation des Doulas de France. J'ai appris que je pouvais dire "NON" à des gestes médicaux, quels qu'ils soient, même s'ils ne sont pas invasifs à proprement parler. J'ai appris qu'il y avait des alternatives. J'ai compris que nulle personne ne devait connaître mieux mon corps que moi et qu'il est un temple sacré qu'on ne souille pas à coup de pince de Pozzi ou touchers vaginaux invasifs alors que je mets un point d'honneur à le célébrer et le consacrer. Je me suis diot que le chemin (et tout ce qu'il implique mais j'y reviendrais aussi dans un autre post) allait être long et semé d'embûches mais j'ai eu la chance d'avoir d'agréables surprises: lors de ma deuxième grossesse j'ai fait la connaissance d'une sage-femme extraordinaire. Lors de la première consultation, je pensais que j'allais avoir THE fameux TV pour évaluer "l'état" de ma grossesse ("Madame, vous avez un bébé dans le ventre!" -"Euh, ca, à priori je le savais depuis 5 mois déjà!" ... je suis mauvaise je caricature). Mais c'en fut tout le contraire. Nous avons papoté pendant une heure et demi, elle a à peine regardé mon dossier médical rapporté à cause du déménagement mais a vraiment écouté ce que moi je ressentais: date présumée de début de grossesse selon moi, l'état de mon col si je le savais etc... Puis elle me dit "Au revoir". Intriguée, elle me dit que les examens ne sont pas systématique s'il n'y a pas des symptômes qui incitent alors à le faire, plus pour rassurer le praticien lui-même. Car la maman SAIT instinctivement quand ca ne va pas! C'est ce jour là que je suis tombée amoureuse de Carla, ma sage-femme.

Mais apparemment ce n'est pas la seule à exercer comme cela. Ayant eu un col qui a commencé à s'ouvrir assez tôt dans la grossesse, j'ai eu plusieurs frayeurs nécessitant (pour me rassurer) d'aller à la maternité. Ou j'ai croisé une équipe médicale ne prônant pas le TV. Et ce pour une simple raison. Si une personne lors du travail ne peut assurer tout le suivi, il n'y a pas de TV répétitifs (juste un à l'arrivée), car il y a autant de différence de tailles de doigts que de sage-femme à la mater' et un joli "vous êtes dilaté à 5!" Peut devenir un "petit 4" pour la sage-femme qui "passe derrière". Étonnant, n'est-ce pas? Mais c'est du vécu et je dis chouette alors!

Crédit: Sous la blouse


Ah malheureusement, tout les médecins ne sont comme ma douce Carla, ou encore comme le Dr Karma dans Le Choeur des femmes de Martin Winckler ou encore comme ici Sous la Blouse. Mais à moi donc à ce jour de mettre du baume sur ce souvenir douloureux et de ne jamais oublier que mon corps est un temple sacré et que c'est à moi de le préserver des invasions barbares, qu'elles que soient leur nature (mais ici, on parle bien d'invasions médicales!). "Non, tu ne toucheras pas à mon corps sans respect et sans mon autorisations et sans m'expliquer ce que tu souhaites y faire!" Et que pour moi, tout geste invasif et/ou douloureux allant à mon encontre s'apparente à un viol! Et oui, le mot est dit. Sur ce, à bon entendeur!

Bas les pinces... euh les pattes!!!

Ce matin, ma copine Maman Koala m'envoyait le lien d'un article en 2 parties (ici et ici sur l'excellent blog de Zone Zéro Gène) et il m'a laissée songeuse une bonne partie de la matinée. Qu'est ce- qui était donc si sous-jacent et qu'est ce- que je n'arrivais pas à toucher du doigt? Quand soudain, tout m'est revenu et m'a éclaté à la figure: la pose de mon stérilet en 2008:

Grand garçon a 10 mois, mon retour de couches n'est toujours bas revenu (merci l'allaitement long!) mais mon ex refuse et capotes et deuxième bébé: résultat c'est bibi qui s'y colle, mais c'est une autre histoire. L'histoire que je vais raconter ici est autre, et malheureusement vraie. Après déclenchement de règles par un médicament non-cité en ce lieu, mon rendez-vous se profile. 1 heure d'attente avec bébé en poussette. Rajoutez à ca 1 heure de trajet et le petit médicament antispasmodique rose que je devais prendre pour avoir moins mal ne fait plus effet, si jamais effet il a fait.

Crédit photo: Ambro / FreeDigitalPhotos.net
On me pousse à l'intérieur, m'ordonne de me déshabiller (devant mon enfant) et de m'installer sur la table, pieds dans les étriers. Je m'exécute et me retrouve mon intimité écartée face à un miroir au dessus du lavabo situé juste en face de moi. Pudiquement j'essaye de cacher mon sexe ouvert avec mes mains ou autre. Mais essayez de serrer les jambes quand vous êtes installée le cul au bord de la table et les pattes écartées. Madame la Gygy-Obs me pose alors peu délicatement un speculum à usage unique. Je lui demande de me montrer mon DIU car je souhaite me familiariser avec cet objet qui sera dans mon utérus pendant les 5 années à venir et on me répond:

"Pour quoi faire? De toute façon vous ne le verrez pas!"

Sortie ensuite de la grande armada de guerre: tenaculum ou pince de Pozzi pour les intimes (cliquez pour faire plus ample connaissance avec la barbare). On me prévient d'un ton sec et rapide qu'on y va et je sens une brûlure, une douleur aïgue qui semble me transpercer le bas ventre, pas le temps de souffler ou de reprendre mes esprits. "Mais Madame, vous avez accouché, vous ne pouvez pas être si douillette!"

Mon anti-bébés et posé, on m'ordonne de me rhabiller car y a encore des patientes derrière, et surtout je passe par la case "Vous réglez en espèce ou par chèque?". Sauf que j'ai des questions, j'ai beau être rhabillée, je me sens totalement nue, endolorie et mal. Je frôle le malaise vagal et je suis bien heureuse de pouvoir m'accrocher à la poussette pour rentrer chez moi, car il n'y a pas de temps pour que je me remette de mes émotions. Par la violence de l'acte de la pose du stérilet, j'ai toujours eu du mal à vivre avec lui et je l'ai fait retirer deux ans après avec pleurs de soulagement et un sentiment de libération. Surtout que Gygy de l'époque a eu une finesse et délicatesse d'approche ("Puis-je vous examiner?", "Je vais vous expliquer tout ce que je fais...") qui ont fait que je n'ai même pas senti le retrait du stérilet à proprement parler, et que j'ai enfin pu examiner sous toutes ses coutures l'individu qui avait passé quelque 22 mois en moi!

Puis, un jour j'ai décidé de suivre la formation des Doulas de France. J'ai appris que je pouvais dire "NON" à des gestes médicaux, quels qu'ils soient, même s'ils ne sont pas invasifs à proprement parler. J'ai appris qu'il y avait des alternatives. J'ai compris que nulle personne ne devait connaître mieux mon corps que moi et qu'il est un temple sacré qu'on ne souille pas à coup de pince de Pozzi ou touchers vaginaux invasifs alors que je mets un point d'honneur à le célébrer et le consacrer. Je me suis diot que le chemin (et tout ce qu'il implique mais j'y reviendrais aussi dans un autre post) allait être long et semé d'embûches mais j'ai eu la chance d'avoir d'agréables surprises: lors de ma deuxième grossesse j'ai fait la connaissance d'une sage-femme extraordinaire. Lors de la première consultation, je pensais que j'allais avoir THE fameux TV pour évaluer "l'état" de ma grossesse ("Madame, vous avez un bébé dans le ventre!" -"Euh, ca, à priori je le savais depuis 5 mois déjà!" ... je suis mauvaise je caricature). Mais c'en fut tout le contraire. Nous avons papoté pendant une heure et demi, elle a à peine regardé mon dossier médical rapporté à cause du déménagement mais a vraiment écouté ce que moi je ressentais: date présumée de début de grossesse selon moi, l'état de mon col si je le savais etc... Puis elle me dit "Au revoir". Intriguée, elle me dit que les examens ne sont pas systématique s'il n'y a pas des symptômes qui incitent alors à le faire, plus pour rassurer le praticien lui-même. Car la maman SAIT instinctivement quand ca ne va pas! C'est ce jour là que je suis tombée amoureuse de Carla, ma sage-femme.

Mais apparemment ce n'est pas la seule à exercer comme cela. Ayant eu un col qui a commencé à s'ouvrir assez tôt dans la grossesse, j'ai eu plusieurs frayeurs nécessitant (pour me rassurer) d'aller à la maternité. Ou j'ai croisé une équipe médicale ne prônant pas le TV. Et ce pour une simple raison. Si une personne lors du travail ne peut assurer tout le suivi, il n'y a pas de TV répétitifs (juste un à l'arrivée), car il y a autant de différence de tailles de doigts que de sage-femme à la mater' et un joli "vous êtes dilaté à 5!" Peut devenir un "petit 4" pour la sage-femme qui "passe derrière". Étonnant, n'est-ce pas? Mais c'est du vécu et je dis chouette alors!

Crédit: Sous la blouse


Ah malheureusement, tout les médecins ne sont comme ma douce Carla, ou encore comme le Dr Karma dans Le Choeur des femmes de Martin Winckler ou encore comme ici Sous la Blouse. Mais à moi donc à ce jour de mettre du baume sur ce souvenir douloureux et de ne jamais oublier que mon corps est un temple sacré et que c'est à moi de le préserver des invasions barbares, qu'elles que soient leur nature (mais ici, on parle bien d'invasions médicales!). "Non, tu ne toucheras pas à mon corps sans respect et sans mon autorisations et sans m'expliquer ce que tu souhaites y faire!" Et que pour moi, tout geste invasif et/ou douloureux allant à mon encontre s'apparente à un viol! Et oui, le mot est dit. Sur ce, à bon entendeur!

jeudi 25 août 2011

"Chers nouveaux voisins..."

"Chers nouveaux voisins,

je prends le temps de descendre de mon escabeau à tapisser pour vous souhaiter la bienvenue dans votre nouvelle maison. Je manque de politesse et failli à mon devoir de bonne voisine, aussi je m'empresse de vous écrire cette missive.

Je suis heureuse de vous avoir comme nouveaux voisins car je vois que nous avons pas mal de points en commun et j'espère donc que nous aurons des relations agréables de voisinage.

Vous comme nous avez des enfants, que des garçons des deux côtés de la palissade: chouette! Peut-être pourront-ils jouer ensemble un de ses jours. Par contre, pourriez vous juste éviter d'affubler alors notre fils du même sobriquet "Petit Con"  ou "Ta Gueule" comme vous le faîtes avec vos chérubins? Même si je sais qu'il ne s'agit que d'un gentil sobriquet, car je vous "entend" assez fréquemment caresser les fesses de vos garçons avec le plat de votre main. Et vu les hurlements de joie que font vos enfants, j'en déduit qu'ils apprécient cela, surtout tard le soir quand nous essayons d'endormir notre fils et notre bébé! D'ailleurs veuillez nous excuser pour les pleurs de notre bébé. Il a tendance à pleurer très fort quand il est réveillé en sursaut par du bruit...

Puis, pourriez vous dire à vos enfants de parler un peu plus bas quand ils jouent dans la cour. Je ne suis absolument pas contre les enfants qui jouent dehors, au contraire, ils ont besoin de prendre l'air. Par contre, c'est juste que je n'ai pas envie que notre bébé dise "Putain" en premier mot parce qu'il l'aura entendu à répétition lors de ses siestes dans le jardins. J'ai eu d'ailleurs peur l'autre jour en passant l'aspirateur dans la chambre des garçons côté rue, j'ai cru qu'on égorgeait un cochon dans notre jardin, mais, non ouf, j'étais rassurée quand j'ai constaté qu'il ne s'agissait que de votre fils qui hurlait parce que son frère lui tapait dessus avec le pied du parasol qu'il avait dû arracher à la table qui gisait renversé, les 4 pieds en l'air dans la cour.

Je vois que nous avons un autre point commun: nous aimons les bêtes. Mais par contre, chaque bête dans son foyer. Autant "Dégage" et "Sale bête" sont d'adorables chattes, autant ça me gène de voir "Sale bête" rentrer dans notre maison pour vider la poubelle (et par la même occasion montrer comment faire des bêtises à nos propres félins déjà assez inventifs comme ça!) et faire ses besoins dans notre garage.

Peut-être que nous pourrions aussi abattre la clôture entre nos deux jardins? Ca éviterai que vous ne vous fassiez un torticolis en regardant dans le nôtre e que "Sale bête" se blesse en forçant le passage pour aller éventrer nos poubelles.

D'ailleurs, avec mon compagnon, on ne soupçonnais pas que la maison d'à côté soit aussi grande. Mais vu le bruit qu'on entend dévaler les escaliers (du l'autre côté de notre tête de lit apparemment) à 23 heures, je la crois assez grand pour héberger deux ou trois éléphants.

Aussi, juste avant de clôturer, je voulais juste vous donner un petit conseil: je suis assez maladroite avec ma poussette. Aussi, quand je sors de la maison, il m'arrive très fréquemment de rayer et d'emboutir les voitures qui se garent juste devant notre porte d'entrée et la fenêtre du salon. Je suppose que c'est la vôtre, alors veuillez m'en excuser par avance. Ce serait vraiment dommage que votre Merco et la jolie petite voiture de sport rouge tunée soit abîmée par mes maladresses. C'est d'ailleurs pour ça que mon compagnon gare la voiture familiale devant notre porte car elle ne craint plus trop rien et que la voiture de fonction est garée dans le garage.

Vous trouverez ci-joint votre petit cadeau de bienvenue! Etant des gens modernes, nous faisons l'impasse sur le traditionnel pain et sel et vous offrons de tout coeur ce petit manuel de savoir-vivre et ce dictionnaire Lar*usse pour les enfants afin qu'ils améliorent leur vocabulaire un peu pauvre. A moins que ce ne soit le votre qui soit limité, dans quel cas, ce cadeau trouvera aussi son utilité!

Surtout, faites nous savoir si par malheur nous ne faisions pas assez de bruit ou si vous avez besoin d'un service, nous serons ravi de vous aider (comme vous indiquer le grand-terrain de jeux ou vous aider à refaire vos cartons ou vous donner les coordonnées du zoo le plus proche pour qu'ils puissent y  accueillir vos éléphants dans des enclos plus grands)! Et peut-être qu'un soir où vous ne recevrez pas vos amis pour un apéro dans le jardin (quoique ça me parait difficile, toutes vos soirées semblent déjà occupées) vous pourriez venir prendre l'apéro chez nous!

Sur ce, bonne installation
Amicalement

les voisins d'à côté!"




mardi 18 mai 2010

The Test (Chemical Brothers feat. Richard Ashcroft)

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour maigrir un peu et surtout, en cas d'hyperphagie comme la Zèbre, réguler son appétit. La pub ayant bien réussi son but, la grosse Zèbre a été tenté de tester les briquettes de Candia Silhouette Active. Mais qu'est-ce qui t'es passé par la tête Zèbre? Cette expérience a été tellement ratée, qu'il n'y a même pas de positif/négatif possible. Pas de long discours, voici le test made by la Zèbre:


Le Prix:
pouah, exorbitant! 4,70 € pour 6 briquettes de 20 cl (ou pour être plus parlant: 1 litre de lait pour 4 €uros)! A raison de 2 briquettes recommandées
par jour, faites le calcul! En plus, faut les chercher dans les magasins, quelque part à côté des laits spéciaux.

Le design: très attractif, dans les tons roses et violets, bah un piège à gonzesses! Surprise par le petit format, je m'attendais à des briquettes de 33 cl. Puis il y a toutes les pubs placardés partout qui nous font bien culpabiliser et des slogans chocs tels que "On a tous tendance à manger trop" ou "Chaque problème est différent. Pourquoi, Car nous sommes tous différents."

La composition: bouh, montrez moi du doigt et huez-moi: il s'agit de lait écrème délactosé (mon estomac et ma peau vous remercient!) et un complexe
"miraculeux" du nom de Fabuless, mélange de protéines d'avoine et d'huile de palme, des jolies graisses végétales saturés qui remplacent on ne sait trop pourquoi les graisses animales contenues naturellement dans le lait. Oh Zèbre, pourquoi n'avait-tu pas lu l'étiquette avant?  (Si vous ne connaissez pas les méfaits de l'huile de palme, ou si vous souhaitez une piqûre de rappel, consultez donc cet article
tirés du blog des Mamans Musulmanes). Et tout ce
joli mélange élaboré depuis soit-disant une dizaine d'années se dit 100% naturel!

Le goût: une consistance proche du lait de soja, et un goût assez aqueux, bizarre avec ensuite, une arrivée de vanille. Étrange. Finalement, 20 ml c'est
largement assez,car ce n'est pas très bon.

L'effet recherché:
j'ai donc testé ce produit sur 3 jours. Effectivement, je me suis sentie rassasié pendant ces 3 jours. Cela a même faussé le rythme des
repas de la famille, vu que je n'avais pas faim. J'en connais un autre de 80 cm qui lui, aurait mangé un boeuf, hihi. Maintenant, honnêtement, sans réfléchir j'avais commencé le même jour un traitement à base de fleur de Bach agissant sur certains troubles qui déclenchent les crises de l'hyperphagie. Alors est-ce grâce à Candia ou au Dr Bach que je n'ai pas éprouvé de sentiment de
faim? Je ne saurais le dire du coup.

En conclusion, j'ai donc fait quelques recherches qui ont bien confirmé ce que j'avais ressenti face à ce produit: il semblerait que ce produit ait été notifié d'un carton rouge
par l'association de consommateurs CLCV. Quand à l'AFSSA, un an avant que le produit n'apparaisse sur le marché, avait déjà rédigé deux rapports sur le fameux principe actif qui en aucun cas n'avait une action sur la sensation de satiété et la diminution de prise de calories. Je cite:« L'utilisation de cet ingrédient va à l'encontre des recommandations nutritionnelles actuelles visant à diminuer les apports lipidiques de la population française. »

Vous pouvez consulter ces deux rapports ici, si ça vous intéresse un peu (ou beaucoup)
http://www.afssa.fr/Documents/NUT2007sa0145.pdf
http://www.afssa.fr/Documents/NUT2007sa0145.pdf


Bon résultat des cours, je n'en rachèterais pas. Jamais! Il va vraiment falloir que je me fasse à l'idée que pour me donner la sensation de satiété, il faut déjà réapprendre à mâcher. Puis en cas de creux réels (et non de grignotages intempestifs) d'avoir recours à des armes comme des pommes riches en pectine (coupe-faim naturel) ou la fameuse galette Dukan qui bourre bien l'estomac et la tête. J'espère au moins que cette expérience rocambolesque ouvrira les yeux à d'autres femmes qui ne se feront pas pigeonner comme moi, qui mettraient en danger non seulement leur porte-monnaie, mais aussi leur santé pour un résultat incertain et à 10.000 lieues que celui prôné par l'industriel!

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