Pour réduire notre impact sur l'environnement, celà doit commencer par notre manière de nous alimenter. Sans nourriture, pas d'énergie pour vivre pour résumer court. L'alimentation est aussi une des plus grandes et des plus puissantes industries mondiales, autant par son impact économique qu'écologique. Grâce à la mondialisation, nous avons eu accès à des légumes et fruits frais de chaque espèce à tout moment de l'année, toujours plus beau, toujours plus gros, toujours plus gorgés d'eau, vidées de leurs nutriments et vitamines précieuses, et ce, au dépens de notre santé. Car pour en arriver là, il a bien fallu inventer pesticides, antibiotiques et moyens de transports pour les faire venir des 4 coins de la terre. Et ne parlons même pas des produits et plats prêt-à-consommer dans des tonnes d'emballages et saturés de graisses hydrogénées et sucres blancs raffinés et gavés de sel. Résultat, on mange du prémaché et très peu, à part nos "anciens" et les chanceux d'entretenir un jardin actif, savent encore ce que sont les légumes et fruits de saison.
N'ayant pas de jardin exploitable pour y faire un potager et y faire pousser des arbres fruitiers, la première réflexion que je me suis faite en passant à l'alimentation bio, c'est que vais-je manger? Des légumes et fruits français? Cela se serait vite limité à quelques sortes comme les topinambours, les navets, les pommes et les raisins. Ok, j'exagère. Mais pas tant que ca, car sans les explorateurs des temps jadis, nous aurions jamais connu la pomme de terre, le mais, les bananes et autres légumes et fruits présents dans nos assiettes. Chaton et moi avons donc fait le choix de consommer des produits bio qui étaient cultivés par des producteurs locaux, même si eux produisaient des fruits dits exotiques. L'important pour nous était de nous fournir dans un rayon de moins de 60 à 100 km afin de réduire la production de CO2 des acheminements de notre alimentation. J'avoue que à part les bananes qui nous viennent des Antilles et des clémentines qui viennent du Sud de la France voir d'Espagne, le reste est purement ligérien et certifié BIO par le label vert bien connu. Un autre facteur qui me semble important dans la consommation de proximité est de savoir d'ou proviennent directement mes aliments, sans avoir à lire les étiquettes pour découvrir qu'il a été produit à Toumbouctou. Non, en consommant local, j'ai affaire à des interlocuteurs identiques permanents qui sont souvent le producteur du produit que j'achète. Mes légumes et fruits ne sont donc pas passés comme 90% de nos biens de consommation par 6 centrales d'achats. Mon (re)vendeur me garanti donc une provenance sûre de mes produits et la garantie que je peux me déplacer pour voir où et comment mon repas de hier midi a été produit avant d'atterrir dans mon estomac. Car au final, il ne faut pas oublier que l'on devient ce que l'on mange! En plus, je stimule un commerce local qui permet une dynamique de commerce local entre le producteur - (l'éventuel revendeur) - et moi. Je contribue activement à la lutte contre la disparition des marchés, des petits producteurs locaux (souvent très fiers de leur productions) et des petits commerces de proximité (les dépanneurs comme ils disent au Québec, et je trouve ce nom très approprié) pour éviter que les géants de la grande distribution n'engloutissent tout le commerce et tiennent le monopole de ce qui va atterrir dans nos estomacs.
Je retourne donc à une manière de faire ancestrale. Ma garde robe n'est plus la seule à s'adapter au fil des saisons, mais mon assiette aussi. J'apprends à me dire que certains fruits et légumes ne reviendront que dans quelques mois et j'apprends à me réjouir de leur venue comme par exemple le raisin! Ou encore les tomates et les concombres que j'attends avec impatience! Mon ours râle parfois quand il voit qu'en ce moment nous mangeons beaucoup de carottes et de pommes de terre. Il m'a donc fallu apprendre à les cuisiner d'autres façons afin que cette pseudo-monotonie nous affecte pas le moral (j'y vais à la Marseillaise là, hein!). Je découvre donc chaque semaine de nouvelles recettes, j'en garde certaines, j'en jette d'autre et je m'adapte à ce que ma terre dans mon périmètre de vie a à offrir. Et quelque part, en agissant ainsi, non seulement je respecte mon empreinte écologique et j'honore la vie et ma planète sacrée.
Assez de bla, bla. Si mon roman vous a quelque peu convaincue, je me fait déjà un plaisir de partager avec vous cette liste des légumes et fruits à consommer au fil de ce mois et du mois prochain. J'essayerai de vous mettre les fruits à consommer avec chaque premier panier du mois, même si mon panier bio vous donne déjà un aperçu. Et n'hésitez pas à me poser des questions pour aller plus loin!
Légumes
- Ail
- Artichaut
- Aubergine
- Bette
- Betterave rouge
- Brocoli
- Carotte
- Catalonia
- Chou Romanesco
- Chou blanc
- Chou de Bruxelles
- Chou frisé
- Chou rouge
- Chou-chinois
- Chou-fleur
- Chou-rave
- Cima di Rapa
- Concombre
- Courge
- Courgette
- Céleri
- Céleri branche
- Epinard
- Fenouil
- Haricot
- Laitue romaine
- Maïs
- Navet
- Oignon
- Petit oignon blanc
- Poivron
- Pomme de terre
- Potiron
- Pâtisson
- Radis
- Radis long

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
La critique est constructive, mais encore plus je me réjouis de vos petits mots doux. A vos plumes alors ;)