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vendredi 25 mai 2012

Le petit garçon qui plantait des clous

C'est l'histoire d'un petit garçon qui avait mauvais caractère. Son père lui donna un sac de clous et lui dit qu'à chaque fois qu'il perdrait patience, il devrait planter un clou derrière la clôture.

 Le premier jour, le jeune garçon planta 37 clous derrière la clôture. Les semaines qui suivirent à mesure qu'il apprenait à contrôler son humeur, il plantait de moins en moins de clous derrière la clôture...Il découvrit qu'il était plus facile de contrôler son humeur que d'aller planter des clous derrière la clôture...

Le jour vint où il contrôla son humeur toute la journée. Après en avoir informé son père, ce dernier lui suggéra de retirer un clou à chaque jour où il contrôlerait son humeur.
Les jours passèrent et le jeune homme pu finalement annoncer à son père qu'il ne restait plus aucun clou à retirer de la clôture.

Son père le prit par la main et l'amena à la clôture. Il lui dit: "Tu as travaillé fort, mon fils, mais regarde tous ces trous dans la clôture. Elle ne sera plus jamais la même. À chaque fois que tu perds patience, cela laisse des cicatrices exactement comme celles-ci. Tu peux enfoncer un couteau dans un homme et le retirer, peu importe combien de fois tu lui diras être désolé, la cicatrice demeurera pour toujours. Une offense verbale est aussi néfaste qu'une offense physique.

[auteur inconnu]



mardi 22 mai 2012

Lâcher prise...

"Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent
mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens
mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.
Lâcher prise, ce n'est pas être passif,
mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.
Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites,
c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains....
Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
mais donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres,
mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, ce n'est pas assister,
mais encourager.
Lâcher prise, ce n'est pas juger,
mais accorder à autrui le droit d'être avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.
Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive,
mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.
Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres,
mais leur permettre d'affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n'est pas rejeter,
c'est au contraire accepter.
Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder,
mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs,
mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui,
mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.
Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé,
mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.
Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus."



mercredi 9 mai 2012

J'avais Peur ...





J'avais Peur ...

J'avais peur d'être seule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à m'aimer moi-même.

J'avais peur de l'échec, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que j'échouais si je n'osais pas.

J'avais peur que l'on me repousse, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je devais croire en moi-même.

J'avais peur de la douleur, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle était nécessaire pour grandir.

J'avais peur de la vérité, jusqu'à ce que...
J'ai découvert la laideur des mensonges.

J'avais peur de la mort, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle n'était pas une fin mais un commencement.

J'avais peur de la haine, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte quelle n'était pas autre chose que de l'ignorance.

J'avais peur du ridicule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à rire de moi-même.

J'avais peur de vieillir, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je gagnais en sagesse, jour après jour.

J'avais peur de ce que les gens pensaient de moi, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que de toute façon ils auraient une opinion de moi.

J'avais peur du passé, jusqu'à ce que...
J'ai compris qu'il ne pouvait plus me blesser.

J'avais peur de l'obscurité, jusqu'à ce que...
J'ai vu la beauté de la lumière d'une étoile.

J'avais peur du changement, jusqu'à ce que...
J'ai vu que même le plus beau papillon devait passer par une métamorphose.

Que nos vies soient chaque jour plus riches, et si nous nous sentons défaillir...
N'oublions pas qu'à la fin, il y a toujours quelque chose de plus et de plus beau.

Auteur anonyme

dimanche 6 mai 2012

Toi, c'est moi et c'est toi en même temps...


Quand tu verseras une larme,
Quand tu lanceras un cri d'alarme,
Quand tu seras fatiguée,
Je serai toujours là pour t'encourager.

Quand tu auras besoin d'une oreille pour t'écouter,
Quand tu auras besoin d'une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d'un câlin pour t'apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.

Quand la vie te décevra,
Quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t'aider.

Quand le soleil s'éteindra dans ton âme,
Quand tu croiras que la vie perd son charme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.

Quand tu seras devant trop de détours,
Quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le Nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.

Quand, un jour, la chance te souriras,
Quand le ciel se dégagera pour toi,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.

Quand tes rires se changeront en fous rires,
Quand une simple fleur te fera sourire,
Quand le bonheur emplira ton coeur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.

Si tu as besoin de moi,
Peu importe l'heure qu'il sera,
Peu importe le temps qu'il fera,
je serais toujours la pour toi

Si un jour, tu as envie de pleurer
Appelle-moi.
Je ne te promets pas de te consoler,
Mais je peux pleurer avec toi.

Si un jour, tu veux partir,
Appelle-moi.
Je ne promets pas de te retenir,
Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.

Si un jour, tu ne peux plus supporter personne...
Appelle-moi.
Je te promets d'être là pour toi. . .
Et de ne pas t'importuner.

Mais si un jour, tu m'appelles...
Et qu'il n'y a pas de réponse...
Viens vite me voir.
C'est peut-être moi qui aurai besoin de toi

comme la neige à besoin du froid
le feu de bois
moi j'ai besoin de toi

car moi sans elle c'est moi sans ailes!!!!

Michel Usm

samedi 14 avril 2012

Bénissez....

Au réveil, bénissez votre journée, car elle déborde déjà d'une abondance de biens que vos bénédictions font apparaître. 

 En croisant les gens dans la rue, dans le bus, sur votre lieu de travail, bénissez les tous. La paix de votre bénédiction sera la compagne de leur chemin, et l'aura de son discret parfum une lumière sur leur route. 

 Bénissez ceux que vous rencontrez dans leur santé, dans leur travail, leur joie, leur relation au divin, à eux-mêmes et aux autres.  Bénissez-les dans leur abondance et dans leurs finances.  Car bénir signifie reconnaître le bien infini qui fait partie intégrante de la trame même de l'univers. Il n'attend qu'un signe pour se manifester. 

 Bénissez-les de toutes les façons concevables, car de telles bénédictions ne sèment pas seulement les semences de la guérison mais, un jour, jailliront comme autant de fleurs de joie dans les espaces arides de votre propre vie. 
 En vous promenant, bénissez votre village ou votre cité, ceux qui la gouvernent et ses enseignants, ses infirmières et ses balayeurs, ses prêtres et ses prostituées. 
 À l'instant même où quelqu'un exprime la moindre agressivité, colère ou manque de bonté à votre égard, répondez avec une bénédiction silencieuse. 
Bénissez-les totalement, sincèrement, joyeusement, car de telles bénédictions sont un bouclier qui les protège de l'ignorance de leurs méfaits, et détourne la flèche qui vous est adressée. 

 Bénir signifie désirer et vouloir inconditionnellement, totalement et sans réserve aucune le bien illimité pour les autres et les évènements de la vie, en puisant aux sources les plus profondes et les plus intimes de votre être. 
 Cela signifie révérer et considérer avec un émerveillement total ce qui est toujours un don du Créateur et cela quelles que soient les apparences. 
 Celui qui est porté par votre bénédiction est mis à part, consacré, entier. 

Bénir signifie invoquer la protection divine sur quelqu'un ou quelque chose, penser avec une reconnaissance profonde à elle, l'évoquer avec gratitude. 
 Cela signifie encore appeler le bonheur sur quelqu'un encore que nous ne soyons jamais la source de la bénédiction, mais simplement le témoin joyeux de l'abondance de la vie. 

Bénir tout et tous, sans discrimination aucune, constitue la forme ultime du don, car ceux que vous bénissez ne sauront jamais d'où vient ce rayon de soleil qui soudain perça les nuages de leur ciel, et vous serez rarement témoins de cette lumière dans leur vie. 

Quand dans votre journée, quelque évènement inattendu vous bouleverse, vous autant que vos plans, éclatez en bénédictions, car la vie est en train de vous apprendre une leçon, même si sa coupe peut vous sembler amère.  Car cet évènement que vous pensez être si indésirable, vous l'avez en fait suscité, afin d'apprendre la leçon qui vous échapperait si vous hésitiez à le bénir. 

Les épreuves sont des bénédictions cachées, et des cohortes d'anges suivent leurs traces. 

 Bénir signifie reconnaître une beauté omniprésente cachée aux yeux matériels. 
C'est activer la loi universelle de l'attraction qui, du fond de l'univers, amènera dans votre vie exactement ce dont vous avez besoin dans le moment présent pour grandir, progresser et remplir la coupe de votre joie. 

 Quand vous passez devant une prison, bénissez ses habitants dans leur innocence et leur liberté, leur bonté, la pureté de leur essence et leur pardon inconditionnel. 
Car on ne peut qu'être prisonnier de l'image que l'on a de soi-même, et un homme libre peut marcher sans chaînes dans la cour d'une prison, tout comme les citoyens d'un pays libre peuvent être prisonniers quand la peur se tapit dans leur pensée. 

 Quand vous passez devant un hopital, bénissez ses patients dans la plénitude de leur santé, car même dans leur maladie, cette plénitude attend simplement d'être découverte. 

 Et quand vous voyez une personne en pleurs ou apparemment brisée par la vie, bénissez-la dans sa vitalité et sa joie : car les sens ne présentent que l'inverse de la splendeur et de la perfection ultimes que seul l'oeil intérieur peut percevoir. Il est impossible de bénir et de juger en même temps. 

 Alors maintenez ce désir de bénir comme une incessante résonance intérieure et comme une perpétuelle prière silencieuse, car ainsi vous serez de ceux qui procurent la paix et, un jour, vous découvrirez partout la face même de Dieu. 

 P.S. Et par-dessus tout, n'oubliez pas de bénir cette personne merveilleuse, totalement belle dans sa vraie nature, et si digne d'amour que vous êtes." 

 Pierre Pradervand


jeudi 12 avril 2012

Discours prononcé par Amma aux Nations Unies, le 6 octobre 2002 à Genève. 


En vérité, aucun pouvoir extérieur ne peut empêcher la femme de s'exprimer et de manifester ses qualités maternelles innées tels que l'amour, l'empathie et la patience. C'est la femme et elle seule qui doit s'éveiller. L'unique obstacle réel à cet éveil, c'est son mental... 

Les qualités maternelles innées des femmes, leur pouvoir de créer et de donner la vie constituent leur plus grande force. Ce pouvoir peut permettre aux femmes de créer dans la société un changement beaucoup plus profond que ce que les hommes pourraient jamais accomplir. Les femmes doivent retrouver leur force et leur courage. Le courage est un attribut de l'esprit. Il ne s'agit pas d'une vertu du corps. 

Les limitations auxquelles les femmes se croient soumises ne sont pas réelles. Quand elles développeront la force de vaincre ces limitations imaginaires, nul ne pourra arrêter leur marche en avant dans tous les domaines de la vie. Elles ont le pouvoir. Il est déjà là, présent en elle. ... 

Dans l'Inde ancienne, quand un mari parlait de sa femme, il utilisait les termes qui signifient "celle qui guide son mari dans les voyages de la vie", "celle qui guide son mari sur la voie de la droiture et de la responsabilité". En fait, les femmes étaient considérées comme des incarnations de l'Énergie Suprême... 

Les hommes ont aussi grandement souffert de l'exil du principe féminin hors de ce monde. Non seulement les femmes ont été opprimées mais l'aspect féminin contenu en tout homme a été réprimé et, en conséquence, la vie des hommes est devenue morcelée, souvent douloureuse. 

Seuls l'amour, la compassion et la patience, qualités fondamentales des femmes, ont le pouvoir de diminuer les tendances intrinsèquement agressive et hyperactive des hommes. Il en est de même des femmes qui ont besoin des qualités masculines pour que leur bonté et leur pureté ne les immobilisent pas. 

Les femmes constituent plus de la moitié de la population mondiale. C'est donc une grande perte quand on leur refuse la liberté d'occuper une position de premier plan et le statut élevé qui devrait être le leur dans la société. Lorsque cela leur est refusé, la société perd alors ce que les femmes pourraient lui apporter. 

En réalité, l'homme est une partie de la femme. Tout enfant est d'abord dans le sein de sa mère. Le masculin est contenu dans le féminin. 

Il existe deux sortes de langage en ce monde: le langage de l'intellect et le langage du coeur. L'agressivité est la nature de l'intellect, sec et rationnel. La compassion est en revanche la nature du langage du coeur lié au principe féminin. Dans le monde actuel, c'est malheureusement le langage de l'intellect qui prévaut et non celui du coeur. La notion d'amour a été dénaturée, c'est pourquoi le monde est rempli de conflits, de violence et de guerre. 

Les femmes sont l'énergie et le fondement même de notre existence en ce monde. Quand elles perdent le contact avec la réalité de leur être, l'harmonie de la nature, l'équilibre du monde sont anéantis pour laisser place à la destruction. Il est donc crucial que les femmes du monde entier fassent tous les efforts possibles pour redécouvrir leur nature fondamentale car c'est seulement ainsi que nous pouvons sauver le monde. 

Quel est l'ABC d'une femme? Quelle est la fibre intime de l'être d'une femme? Qu'est-ce qui constitue son existence? Ce sont ses qualités innées, les principes essentiels de l'amour maternel. Quel que soit le domaine dans lequel une femme choisit de travailler, elle ne devrait pas oublier les vertus que Dieu, que la nature lui ont gracieusement accordées. 

Une femme devrait accomplir chacun de ses actes en demeurant toujours fermement ancrée dans ces qualités. De même qu' ABC constitue le fondement de l'alphabet, la qualité de mère est la nature fondamentale d'une femme. Elle ne doit pas omettre cette part cruciale d'elle-même avant de s'engager dans une quelconque activité. 

L'énergie masculine peut être comparée à de l'eau stagnante. Il est difficile à l'homme de quitter un rôle pour se concentrer pleinement sur un autre. C'est pour cette raison que la vie professionnelle est la vie familiale de bien des hommes finissent par s'entremêler. La plupart des hommes ne peuvent pas séparer les deux et leur relation avec leur femme et avec leurs enfants en pâtit. La plupart des femmes, en revanche, savent le faire. 

L'énergie féminine est fluide comme une rivière. C'est pourquoi il est facile à une femme d'être à la fois mère, épouse et une amie fidèle qui insuffle de la confiance à son mari. Elle possède un don spécial qui lui permet d'être le guide et le conseiller de toute la famille. 

Les femmes qui travaillent sont pleinement capables de réussir également leur vie professionnelle. La femme est la créatrice du genre humain. Elle est le premier gourou, le premier guide et mentor de l'humanité. Elle tient les rênes de l'intégrité et de l'unité de la famille, et de la société. Il ne faut pas sous-estimer la responsabilité d'une mère quand il s'agit de l'influence qu'elle exerce sur ses enfants et de l'inspiration qu'elle leur apporte. 

Partout où vous voyez des êtres dotés d'une force immense, heureux, généreux, bienveillants et compréhensifs, vous trouverez généralement une mère admirable qui les a inspirés faisant d'eux ce qu'ils sont. 

Ce sont les mères qui sont le plus aptes à semer dans le mental des êtres humains les graines d'amour, de fraternité universelle et de patience. Même le lait maternel transmet à l'enfant les qualités intérieures de la mère. La mère comprend le coeur de son enfant, elle le nourrit de son amour et lui donne une approche positive de la vie. 

La mère qui berce son bébé est aussi celle qui apporte au monde la lumière. Une femme qui a éveillé en elle l'amour maternel apporte le paradis sur terre où qu'elle soit. 

Seule la femme peut créer un monde de paix et de joie. Une femme doit penser à ce qu'elle peut donner à la société plutôt qu'à ce qu'elle peut prendre. Cette attitude l'aidera certainement à progresser. Donc, plutôt que de rouiller en passant leur vie entière entre les quatre coins de leur cuisine, il serait bon que les femmes sortent pour partager avec les autres ce qu'elles ont à donner et atteindre les buts qu'elles ont dans la vie. 

Cependant, que vous soyez un homme ou une femme, votre véritable humanité ne se révèlera que quand les vertus féminines et masculines en vous seront en équilibre. Si les femmes elles-mêmes se détournent du principe féminin, il en résultera l'échec absolu des femmes et de la société. 

Le besoin réel du monde actuel, c'est que les femmes apportent tout ce qu'elles peuvent à la société en développant aussi bien leur qualité de mère universelle que leur qualité masculine. 

Plus une femme s'identifie à sa nature intérieure de mère, plus elle s'éveille à cette Shakti ou pure énergie. Lorsque les femmes développeront cette puissance en elles, le monde commencera à écouter leurs voix avec une attention toujours plus soutenue…

jeudi 10 novembre 2011

Desiderata

Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte
Et souviens-toi que le silence est paix.
Autant que faire se peut et sans courber la tête,
Sois ami avec tes semblables.
Exprime ta vérité calmement et clairement
Et écoute les autres, même les plus ennuyeux ou les plus ignorants;
Eux aussi ont quelque chose à dire.
Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire ; il pêche contre l'esprit.
Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer,
Car toujours tu trouveras meilleur ou pire que toi.
Jouis de tes succès mais aussi de tes plans.
Aime ton travail, aussi humble soit-il,
Car c'est un bien réel dans un monde incertain.
Sois sage en affaires car le monde est trompeur.
Mais n'ignore pas non plus que vertu il y a,
Que beaucoup d'hommes poursuivent un idéal
Et que l'héroïsme n'est pas chose si rare.
Sois toi-même. Surtout ne feins pas l'amitié.
N'aborde pas non plus l'amour avec cynisme
Car malgré les vicissitudes et les désenchantements,
Il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.
Incline-toi devant l'inévitable passage des ans,
Laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.
Sache que pour être fort tu dois te préparer
Mais ne succombe pas aux craintes chimériques
Qu'engendrent souvent fatigue et solitude.
En deçà d'une sage discipline, sois bon avec toi-même.
Tu es bien fils de l'univers,
Tout comme les arbres et les étoiles, tu y as ta place.
Quoique tu en penses, il est clair
Que l'univers continue sa marche comme il se doit.
Sois donc en paix avec Dieu
Quel qu'il puisse être pour toi;
Et quelque soit ta tâche et tes aspirations,
Dans le bruit et la confusion, garde ton âme en paix.
Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus,
La vie a encore sa beauté.
Sois prudent.
Essaie d'être heureux.

Max Ehrmann (1927)




Gehe ruhig und gelassen durch Lärm und Hast
und sei des Friedens eingedenk,
den die Stille bergen kann.
Stehe - soweit ohne Selbstaufgabe möglich - in freundlicher Beziehung zu allen Menschen.
Äussere deine Wahrheit ruhig und klar und höre anderen zu,
auch den Geistlosen und Unwissenden; auch sie haben ihre Geschichte,
Meide laute und agressive Menschen, sie sind eine Qual für den Geist.
Wenn du dich mit anderen vergleichst, könntest Du bitter werden und Dir nichtig vorkommen; denn es wird immer jemanden geben, grösser oder geringer als Du.
Freue Dich Deiner eigenen Leistungen wie auch Deiner Pläne bleibe weiter an Deiner eigenen Laufbahn interessiert,
Sie ist ein echter Besitz im wechselnden Glück der Zeiten.
In deinen geschäftlichen Angelegenheiten lass Vorsicht walten;
denn die Welt ist voller Betrug.
Aber dies soll dich nicht blind machen gegen gleichermassen vorhandene Rechtschaffenheit.
Viele Menschen ringen um hohe Ideale; und überall ist das Leben voller Heldentum.
Sei Du selbst; vor allen Dingen heuchle keine Zuneigung.
Noch sei zynisch was die Liebe betrifft; denn auch im Angesicht aller Dürre und Entäuschung ist sie doch immerwährend wie das Gras.
Ertrage freundlich-gelassenden den Ratschluss der Jahre,
gib die Dinge der Jugend mit Grazie auf.
Stärke die Kraft des Geistes, damit sie Dich im plötzlich hereinbrechenden Unglück schütze. Aber beunruhige Dich nicht mit Einbildungen.
Viele Befürchtungen sind Folgen von Erschöpfung und Einsamkeit.
Bei einem heilsamen Mass an Selbstdisziplin sei gut zu Dir selbst.
Du bist ein Kind des Universums, nicht weniger als die Bäume und die Sterne;
Du hast ein Recht hier zu sein.
Und ob es Dir nun bewusst ist oder nicht;
zweifellos entfaltet sich das Universum wie vorgesehen.
Darum lebe in Frieden mit Gott, was für eine Vorstellung Du auch von ihm hast
und was immer Dein Mühen und Sehnen ist.
In der lärmenden Wirrnis des Lebens erhalte Dir den Frieden Deiner Seele.
Trotz all ihrem Schein, der Plackerei und den zerbrochenen Träumen
ist diese Welt doch wunderschön.
Sei vorsichtig, strebe danach, glücklich zu sein.

Max Ehrmann (1927)

samedi 10 septembre 2011

A corps perdu...



Laissez vous envouter par cette ode au féminin, par cette voix douce qui nous invite à reconsidérer notre enveloppe corporelle, à se reconsidérer comme entité à part entière! Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu!

vendredi 9 septembre 2011

Une carotte, un œuf et une tasse de café

Ma Maman m'a envoyé ce petit texte ce matin. L'ayant bien aimé, j'ai eu envie de le partager avec vous. Et vous, qui êtes vous?


Une carotte, un œuf et une tasse de café

 Tu ne verras plus jamais une tasse de café de la même façon.

 Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de la difficulté à passer à travers chaque journée. Elle ne sait pas comment elle va s'en sortir et elle envisage d'abandonner. Elle est tellement fatigué de se battre continuellement. Elle a l'impression que lorsqu'un problème est résolu, un nouveau se présente.

 Sa mère l'amène à la cuisine. Elle remplit trois casseroles d'eau et les place sur les ronds du poêle à feu élevé. L'eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes. Elle met des œufs dans la deuxième casserole, et dans la troisième, elle met des grains de café moulu. Elle laisse reposer et bouiller, sans dire un mot.

 Au bout de 20 minutes, elle ferme le feu. Elle égoutte les carottes et les place dans un bol. Elles sort les oeufs et les met dans un bol. Finalement, elle vide le café dans un bol. Se tournant vers sa fille, elle demande : 'Dis-moi ce que tu vois?'
  'Des carottes, des œufs et du café', répond la fille.

 Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes. La fille se rapproche et note que les carottes sont molles. La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille, ce que fait la fille. Cette dernière observe alors que l'œuf est dur.

 Finalement, la mère demande à sa fille de goûter au café. La fille sourit en goûtant à l'arôme riche du café. La fille lui demande ensuite : 'Qu'est-ce que ça signifie, maman?'

 Sa mère lui explique que chacun de ces objets a fait face à la même adversité : de l'eau bouillante. Chacun a réagi différemment. Les carottes sont arrivées fortes et dures. Cependant, après avoir été soumises à l'eau bouillante, elles se sont ramollies et sont devenues faibles. Les œufs étaient fragiles. Leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur, mais après avoir passé du temps dans l'eau bouillante, ils sont devenus plus durs à l'intérieur. Les grains de café moulu étaient uniques, quant à eux. Après avoir été soumis à l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

 'Lequel es-tu?, demande la mère à sa fille. 'Quand l'adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?'

 Souviens-toi de ceci : Lequel suis-je? Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui devient molle et perd de sa force devant la douleur et l'adversité?

 Suis-je un œuf qui débute avec un cœur malléable mais qui change quand la situation se réchauffe? Ai-je un esprit fluide, mais après un décès, une rupture, une difficulté financière ou un autre défi, suis-je devenu plus dur et fermé? Est-ce que ma coquille se ressemble, mais du côté intérieur, suis-je amer et dur avec un esprit rigide et un cœur de pierre?

 Ou suis-je une grain de café? Le grain, en fait, change l'eau chaude, la circonstance qui amène la douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, quand les choses semblent être les pires, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi.


 Quand les temps semblent les plus sombres et que les difficultés sont les plus grandes, est-ce que tu t'élèves à un autre niveau? Comment gères-tu l'adversité? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café?

Puisses-tu avoir suffisamment de joie pour te rendre doux, suffisamment de défis pour te rendre fort, suffisamment de peines pour te garder humain, et suffisamment d'espoir pour te garder heureux.

 Les gens les plus heureux n'ont pas nécessairement le meilleur de tout; ils ne font que ressortir le meilleur de tout ce que la vie met sur leur route. L'avenir le plus clair sera toujours basé sur un passé oublié; tu ne peux pas aller de l'avant dans la vie à moins de laisser aller les blessures et tracas du passé.

 Quand tu es né, tu pleurais et les gens autour de toi souriaient.

 Vis ta vie pour qu'à la fin, sois celui qui souris quand tout le monde autour de toi pleure.

 Tu voudras peut-être envoyer ce message aux gens qui ont une signification importante pour toi (comme je l'ai fait); à ceux qui ont touché ta vie d'une façon ou d'une autre; à ceux qui te font sourire quand tu en as vraiment besoin; à ceux qui te font voir le beau côté des choses quand tu te sens vraiment à plat; à ceux dont tu apprécies l'amitié; à ceux qui signifie tant dans ta vie.

 Si tu ne l'envoies pas, tu auras seulement manqué une occasion d'ensoleiller la vie de quelqu'un avec ce message.

 Soyons tous des grains de café

Source image: e-cafetier

lundi 1 août 2011

La voix d'un ange

Avec un chaton à domicile, j'ai souvent besoin de méditer pour se retrouver et pour yvoir plus clair. Souvent, pour aider à m'évader je me laisse porter par des mantras, musiques inspirées de la culture indienne et de la tradition Sikh. Par ce biais, j'ai été amené à découvrir cette jeune artiste à la voix incroyable: Snatam Kaur Khalsa (khalsa signifie "princesse" en sikh et est accolé à tout nom féminin). C'est pour cela que je souhaiterais vous la présenter un peu plus: Née et élevée dans une famille sikh, elle apprend très jeune à jouer du violon et intègre l'orchestre de son école. Sa mère l'immerge dans le milieu du Kundalinî Yoga, Elle commence sa carrière avec le groupe Peace Family et commence à se faire une renommée avant d'entamer une carrière solo. et l'initie en Inde au Kurtan, instrument traditionnel indien. Après avoir quitté la communauté Sikh avec son père lors de son adolescence, elle décide de se consacrer entièrement à son art musical qu'elle a continué à cultiver. Elle est fortement influencée par les mantras de la traditions Kundalinî et des sonorités indiennes, plus particulièrement du Shabad Kirtan, tradition musicale Sikh).qu'elle mélange à des mélodies plus pop et plus occidentales. Elle apporte aussi beaucoup de compositions personnelles qu'elle interprète avec une voix très pure et limpide, qu'elle module avec art. Elle se produit régulièrement aux Etats-Unis et au Canada et, de plus en plus, au sein des communautés Sikhs à travers le monde (Inde, Singapour) au sein desquelles elle gagne une reconnaissance croissante de ragini(chanteuse qui maîtrise les compositions ou raags). Et des artistes New Age comme Deva Premal n'hésitent pas à reprendre ses compositions. A ce jour, elle vit à Espanola aux Etats-Unis, où elle est biochimiste pour la société Peace Cereals et enseignante de Yoga. Mais pour l'instant elle pouponne sa petite fille née en novembre dernier.

Bon, assez parlé car rien ne vaut un extrait de ce que fait cette jeune femme.


Son site, c'est ici! Vous trouverez ses albums entre autre sur le site des éditions du Souffle d'Or

samedi 16 octobre 2010

Time after time (Cindy Lauper)

Un homme s'assit dans le métro à Washington et se mit à jouer du violon; c'était un matin froid de janvier. Il joua six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. On a calculé que pendant ce
temps, à une heure d'affluence, plusieurs milliers de voyageurs avaient traversé la station, la plupart d'entre eux pour se rendre à leur travail.

Au bout de trois minutes, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas quelques quelques instants puis s'empressa de rattrapper le temps perdu. Une
minute plus tard, le violoniste reçut son premier pourboire: une femme jeta un dollar devant lui, sans ralentir, tout en continuant à marcher. Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au
mur pour l'écouter: il regarda sa montre puis reprit sa marche, étant visiblement en retard à son travail.


C'est un petit garçon de trois ans qui fut le plus attentif. Sa mère était visiblement pressée mais l'enfant voulut s'arrêter pour regarder le violoniste. La mère le tira par la main et l'enfant
se remit à marcher à contrecoeur, en gardant la tête tournée en arrière.

 Le même phénomène se répéta avec plusieurs autres enfants. Tous les parents sans exception les forcèrent à avancer. Pendant les 45 minutes où le musicien jouait, seulement 6 personnes
s'arrêtèrent pour l'écouter quelques instants. Une vingtaine d'entre eux lui donnèrent un pourboire tout en continuant à marcher normalement. La recette fut de 32 dollars.

Quand il s'arrêta de jouer et que le silence se fit, personne n'y prêta attention. Personne n'applaudit ni ne manifesta un signe de reconnaissance. Personne ne le savait mais le violoniste était
Joshua Bell, l'un des plus grands musiciens au monde. Il avait interprété l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, sur un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.

Deux jours plus tôt, il jouait à guichets fermés dans une salle de Boston où le prix moyen des places atteignait 100 dollars. Ceci est une histoire vraie. On a fait jouer Joshua Bell incognito
dans le métro dans le cadre d'une expérience conduite par le Washington Post sur la perception, le goût et les priorités des gens. Il s'agissait de savoir si nous sommes capables, dans un endroit
ordinaire et à une heure inapproppriée, de percevoir la beauté.


Est-ce qu'on s'arrête pour l'apprécier?

Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles à cette expérience pourrait être celle-ci: si nous n'avons pas une minute à perdre pour écouter l'un des plus grands musiciens du monde, combien d'autres choses
ratons-nous?


J'ai trouvé cette belle histoire chez la Marquise de Carabas et j'avoue avoir pris le temps de la copier sans scrupules pour vous inviter à réfléchir tout comme moi, il ml'a
invité à relativiser mon manque de temps, apprendre à s'arrêter de nouveau et d'observer, écouter, aimer... Que pensez-vous de cette histoire? Exagéré ou malheureusement triste réalité? Je serais
curieuse de lire votre avis...

dimanche 15 août 2010

Ca c'est vraiment toi (Téléphone)

Nous connaissons tous l'acteur et le réalisateur Charlie Chaplin ou Charlot. Mais peu d'entre vous (moi la première au départ) savent que c'était aussi un fin penseur et philosophe. Je souhaitai vous faire partager cette lecture, une invitation à vous aimer vous même.
Dans diverses recherches, ce texte comporte une fin différente, il est ajouté :" Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter... Du chaos naissent les étoiles "



Le jour où je me suis aimé pour de vrai (Charles Chaplin)


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

qu'en toutes circonstances, j'étais à la bonne place, au bon moment.

Et, alors, j'ai pu me relaxer.

Aujourd’hui, je sais que ça s'appelle ...

Estime de soi.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai pu percevoir

que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle

n'étaient rien d'autre qu'un signal quand je vais contre mes convictions.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Authenticité.


Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de vouloir

une vie différente et j'ai commencé à voir que tout ce qui m'arrive

contribue à ma croissance personnelle.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à percevoir

l'abus dans le fait de forcer une situation, ou une personne,

dans le seul but d'obtenir ce que je veux,

sachant très bien que ni la personne ni moi-même ne sommes prêts

et que ce n'est pas le moment.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Respect.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai commencé à me libérer

de tout ce qui ne m'était pas salutaire... Personnes, situations,

tout ce qui baissait mon énergie.

Au début, ma raison appelait ça de l'égoïsme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Amour Propre.
Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé d'avoir peur

du temps libre et j'ai arrêté de faire de grands plans,

j'ai abandonné les mégaprojets du futur.

Aujourd'hui, je fais ce qui est correct, ce que j'aime,

quand ça me plaît et à mon rythme.

Aujourd'hui, je sais que ça s'appelle ...

Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de chercher

à toujours avoir raison, et me suis rendu compte

de toutes les fois où je me suis trompé.

Aujourd'hui, j'ai découvert ...

L'humilité.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai cessé de revivre

le passé et de me préoccuper de l'avenir.

Aujourd'hui, je vis une seule journée à la fois.

Et ça s'appelle ...

Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour vrai, j'ai compris

que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.

Mais si je la met au service de mon cœur,

elle devient un allié très précieux.

Tout ceci est ...

Savoir vivre.

mardi 10 août 2010

Live and let die (Paul McCartney)

C'est par hasard sur une affichette collée sur une boutique de produits issus du commerce équitable que j'ai découvert ce poème de Pablo Néruda en allant travailler. Le nom de l'auteur n'y figurait pas. Toute la journée j'ai essayé de me remémorer ne serait-ce qu'une phrase pour pouvoir le retrouver plus tard sur internet. Comme un mantra je me suis répété alors la phrase:

"Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer."

C'est alors le soir que je découvre l'auteur de ce poème Pablo Néruda. Pour moi il fait partie des mêmes monstres sacrés d'Amérique du Sud comme Frida Kahlo ou Diego Rivera. Je vous conseille vivement la biographie de Pablo Neruda de Jean Marcenac et Claude Couffon, paure aux Éditions Seghers dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ", un très bel ouvrage sur un poète trop méconnu en France.

Pablo Neruda



Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda

Voici une autre version de se poème, prononcé par Pablo Neruda lors d'un discours lors de la remise du prix Nobel de la littérature en 1971:

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les "i" à un tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui passe ses jours à se
plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer.

mercredi 4 août 2010

Il n'y a pas d'amour heureux (George Brassens)

La Montagne St. Rémy - Vincent Van Gogh






Je vais te dire un grand secret Toute parole

À ma lèvre est une pauvresse qui mendie

Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard

Et c’est pourquoi je dis si souvent que je t’aime

Faute d’un cristal assez clair d’une phrase que tu mettrais à ton cou

Ne t’offense pas de mon parler vulgaire Il est

L’eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu



Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas

Parler du temps qui te ressemble

Je ne sais pas parler de toi je fais semblant

Comme ceux très longtemps sur le quai d’une gare

Qui agitent la main après que les trains sont partis

Et le poignet s’éteint du poids nouveau des larmes



Je vais te dire un grand secret J’ai peur de toi

Peur de ce qui t’accompagne au soir vers les fenêtres

Des gestes que tu fais des mots qu’on ne dit pas

J’ai peur du temps rapide et lent j’ai peur de toi



Je vais te dire un grand secret Fermes les portes

Il est plus facile de mourir que d’aimer

C’est pourquoi je me donne le mal de vivre

Mon amour





Louis Aragon - Elsa

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