lundi 1 août 2011

La voix d'un ange

Avec un chaton à domicile, j'ai souvent besoin de méditer pour se retrouver et pour yvoir plus clair. Souvent, pour aider à m'évader je me laisse porter par des mantras, musiques inspirées de la culture indienne et de la tradition Sikh. Par ce biais, j'ai été amené à découvrir cette jeune artiste à la voix incroyable: Snatam Kaur Khalsa (khalsa signifie "princesse" en sikh et est accolé à tout nom féminin). C'est pour cela que je souhaiterais vous la présenter un peu plus: Née et élevée dans une famille sikh, elle apprend très jeune à jouer du violon et intègre l'orchestre de son école. Sa mère l'immerge dans le milieu du Kundalinî Yoga, Elle commence sa carrière avec le groupe Peace Family et commence à se faire une renommée avant d'entamer une carrière solo. et l'initie en Inde au Kurtan, instrument traditionnel indien. Après avoir quitté la communauté Sikh avec son père lors de son adolescence, elle décide de se consacrer entièrement à son art musical qu'elle a continué à cultiver. Elle est fortement influencée par les mantras de la traditions Kundalinî et des sonorités indiennes, plus particulièrement du Shabad Kirtan, tradition musicale Sikh).qu'elle mélange à des mélodies plus pop et plus occidentales. Elle apporte aussi beaucoup de compositions personnelles qu'elle interprète avec une voix très pure et limpide, qu'elle module avec art. Elle se produit régulièrement aux Etats-Unis et au Canada et, de plus en plus, au sein des communautés Sikhs à travers le monde (Inde, Singapour) au sein desquelles elle gagne une reconnaissance croissante de ragini(chanteuse qui maîtrise les compositions ou raags). Et des artistes New Age comme Deva Premal n'hésitent pas à reprendre ses compositions. A ce jour, elle vit à Espanola aux Etats-Unis, où elle est biochimiste pour la société Peace Cereals et enseignante de Yoga. Mais pour l'instant elle pouponne sa petite fille née en novembre dernier.

Bon, assez parlé car rien ne vaut un extrait de ce que fait cette jeune femme.


Son site, c'est ici! Vous trouverez ses albums entre autre sur le site des éditions du Souffle d'Or

samedi 2 avril 2011

:: Sister ::

Une nouvelle année a commencé. Cette année ma petite tribu s'aggrandira avec nouveau petit humain qui sera parachuté avec plus ou moins de violence dans le tourbillon de sa vie.
 
Pour ce petit être, comme pour son frère ainé une personne manquera à l'appel de ceux que j'aimerais avoir près de moi à ce moment là. Ma petite soeur. Elle n'est pas morte, loin de là, mais la vie prend parfois de drôles de tournures qui font que des fratries sont séparés et qu'elles ne peuvent plus se voir: éloignement affectif, éloignement géographique.
 
 
Cette année est l'année de sa majorité. 18 ans. Et naivement j'espère au plus profond de moi qu'elle reviendra vers nous, ses frères et sa soeur. Je sais qu'elle est une belle jeune fille, et je pense qu'elle doit être tout aussi belle de l'intérieur, du moins, j'ose l'espérer. Car c'est triste à dire mais je ne connais plus ma petite soeur, cette petite fille espiègle et au regard enjôleur et câlin, est une parfaite étrangère pour moi, à tel point que je ne suis pas sûre de la reconnaître si je la croise dans la rue. Et pourtant je l'aime et je veux qu'elle sache que je serais toujours là pour ELLE.
 
 

mercredi 19 janvier 2011

:: Le chemin ::

Une énergie toute nouvelle émane de mon ventre. Un apprivoisemnt qui, à 26 semaines de grossesse a enfin eu lieu. Un sentiment d'évidence et de perfection, une attente qui devient enfin sacrée.
 
La journée devait se dérouler autrement. Le petit troll devait commencer son livre des saisons, mais au final il a préféré se replonger dans son livre, le picorer et se raconter comme pour lui-même la future venue du korrigan. Le téléphone n'a cessé de sonner: des soeurs de chemin qui appelent pour prendre des nouvelles, pour voir comment le chemin est parcouru, et s'il y a besoin d'une main pour nous aider à avancer encore plus. Mais je crois que nous nous sommes enfins rencontrés et l'un dans l'autre nous avancons.
 
Puis l'envie de dessiner nous a pris, l'un comme l'autre: son bébé noir pour lui ("car dans ton ventre il fait noir et on ne peut pas voir la couleur du bébé, Maman!") et pour moi cette femme au ventre plein et vide en même temps que je n'avais qu'à remplir pour lui donner enfin un sens.
 
Quand nous avons terminé notre activité, nous l'avons découverte: ronde, pleine et éclairant nos toits: consécration de Dame Nature de ce chemin que nous avions traversé à trois... La lune est entière et je me sens comme elle, belle et lumineuse ce soir. Je vois mon troll et le korrigan échanger un moment de complicité que je savoure tout autant, je me nourris d'eux et me dis que les choses sont justes, comme elles doivent l'être dans le meilleur des mondes.

 


samedi 16 octobre 2010

Time after time (Cindy Lauper)

Un homme s'assit dans le métro à Washington et se mit à jouer du violon; c'était un matin froid de janvier. Il joua six morceaux de Bach pendant environ 45 minutes. On a calculé que pendant ce
temps, à une heure d'affluence, plusieurs milliers de voyageurs avaient traversé la station, la plupart d'entre eux pour se rendre à leur travail.

Au bout de trois minutes, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas quelques quelques instants puis s'empressa de rattrapper le temps perdu. Une
minute plus tard, le violoniste reçut son premier pourboire: une femme jeta un dollar devant lui, sans ralentir, tout en continuant à marcher. Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au
mur pour l'écouter: il regarda sa montre puis reprit sa marche, étant visiblement en retard à son travail.


C'est un petit garçon de trois ans qui fut le plus attentif. Sa mère était visiblement pressée mais l'enfant voulut s'arrêter pour regarder le violoniste. La mère le tira par la main et l'enfant
se remit à marcher à contrecoeur, en gardant la tête tournée en arrière.

 Le même phénomène se répéta avec plusieurs autres enfants. Tous les parents sans exception les forcèrent à avancer. Pendant les 45 minutes où le musicien jouait, seulement 6 personnes
s'arrêtèrent pour l'écouter quelques instants. Une vingtaine d'entre eux lui donnèrent un pourboire tout en continuant à marcher normalement. La recette fut de 32 dollars.

Quand il s'arrêta de jouer et que le silence se fit, personne n'y prêta attention. Personne n'applaudit ni ne manifesta un signe de reconnaissance. Personne ne le savait mais le violoniste était
Joshua Bell, l'un des plus grands musiciens au monde. Il avait interprété l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, sur un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.

Deux jours plus tôt, il jouait à guichets fermés dans une salle de Boston où le prix moyen des places atteignait 100 dollars. Ceci est une histoire vraie. On a fait jouer Joshua Bell incognito
dans le métro dans le cadre d'une expérience conduite par le Washington Post sur la perception, le goût et les priorités des gens. Il s'agissait de savoir si nous sommes capables, dans un endroit
ordinaire et à une heure inapproppriée, de percevoir la beauté.


Est-ce qu'on s'arrête pour l'apprécier?

Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles à cette expérience pourrait être celle-ci: si nous n'avons pas une minute à perdre pour écouter l'un des plus grands musiciens du monde, combien d'autres choses
ratons-nous?


J'ai trouvé cette belle histoire chez la Marquise de Carabas et j'avoue avoir pris le temps de la copier sans scrupules pour vous inviter à réfléchir tout comme moi, il ml'a
invité à relativiser mon manque de temps, apprendre à s'arrêter de nouveau et d'observer, écouter, aimer... Que pensez-vous de cette histoire? Exagéré ou malheureusement triste réalité? Je serais
curieuse de lire votre avis...

jeudi 14 octobre 2010

Je m'appelle Hélène (Hélène Rollès)

Le grand-père de la grosse Zèbre, l'douasien du Mans, y vint à fêter ses 81 printemps à la fin du mois de mai avec toute sa smala. Pour cette occasion, la Zèbre s'est cassé le bourrichon pour faire un gâteau à la hauteur de l'évènement. Un truc prestigieux, mais léger pour contrer les plats précédents un peu plus hard mijotés par la Reine Mère. Autre contrainte: rapide à faire car en temps de grande bataille euh cuisine, la Reine Mère refuse qu'on monopolise son terrain, sous peine de ménace d'expulsion à coup de cuillère en bois de sa cuisine. C'est alors que la grosse Zèbre ce remémore un livre de sa jeunesse qui l'a toujours fait rêver: un livre de recette de tartes froides à base de fromage, et surtout SANS CUISSON!

Hamdoulah, le dessert était sauvé! Léger et light en apparence,mais hard en calories, mais on n'a pas tout les jours 80 ans.

Et voilà comment est né le Cheesy-cake façon Belle Hélène, et sans cuisson, mes petites Dames! 
  • Pour cette tuerie, il vous faut:
pour la base

1 paquet de petits beurres
125g de beurre mou
100g de chocolat à cuire
1 càs de crème fraiche liquide
des amandes éffilées

pour la garniture1 boîte de poires au sirop léger

pour la crème
600g de fromage frais style St Moret
 3 petits pots de fromage blanc
4g d'Agar-Agar
75g de sucre roux
du jus de citron

Passer au mixer les petits beurres jusqu'à obtenir des grosses miettes (un enfant à défouler et un rouleau à pâtisserie ainsi qu'un sac de congélation peuvent très bien faire l'affaire aussi)
Mélanger au beurre afin d'en faire un mélange homogène puis en tapisser le fond d'un cercle à tartes. S'aider avec un verre pour mieux tasser le fond.
Faire fondre le chocolat avec la crème fraîche au bain-marie. Une fois le choclage bien lisse et onctueux, en recouvrir la base aux petits beurres, puis parsemer généreusement d'amandes
éffilées.
Disposer les moitiés de poires sur la base et réserver le jus. Si vous préférrez les petitsmorceaux, vous pouvez couper les poires en dés, plus faciles à manger.

Dans un saladier, mélanger le fromage frais avec le fromage blanc, le sucre et le jus de citron au mixer. Goûtez, et re-sucrez au besoin, chez la Zèbre, on  l'aime un peu brut. Dans une
casserole, porter à ébullition le sirop des poires (environ 150 ml) avec l'Agar-Agar. Laissez refroidir légèrment puis incorporer à la masse crémeuse. Pas de panique, celle ci change alors
complètement de texture, passant du ferme-solide au liquide absolu. Mais grâce au froid et à l'Agar-Agar, le gâteau retrouvera alors tout son solide. Donc, revenons à nos moutons. Versez le
mélangte jus-gélifiant dans la préparation au fromage et mélanger au fouet. Repartissez alors sur les poires et la base choco-petits beurres. Réservez au froid minimum 3 heures, la Zèbre elle
patiente généralement jusqu'au lendemain pour plus de fermeté et de tenue. Le lendemain vous pouvez décorer votre cheesy-cake avec du cacao en poudre, des morceaux de poires ou ce que vous voulez
après avoir délicatement retiré le tour de tartes (d'oùl'intérêt d'avoir posé votre tour de tarte sur votre plat de présentation, car le transfert, c'est galère).
Dégustez!

Pour info, les tour de tartes ca ressemble à un haut moule à manqué sans fond, d'ailleurs y en avait chez LIDL récemment.

Puis pour les autres curieuses, le super livre qui a inspiré ce gâteau à la Zèbre c'est:



Mais vu qu'il est en allemand, ca vous fait une belle jambe, hein?

Allez, la Zèbre vous bisoute et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures culinaires

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