mardi 22 mai 2012

Lâcher prise...

"Lâcher Prise, ce n'est pas se montrer indifférent
mais simplement admettre que l'on ne peut agir à la place de quelqu'un d'autre.
Lâcher prise, ce n'est pas couper les liens
mais prendre conscience qu'il ne doit pas y avoir contrôle d'autrui.
Lâcher prise, ce n'est pas être passif,
mais au contraire tirer une leçon des conséquences inhérentes à un évènement.
Lâcher prise, c'est reconnaître ses limites,
c'est à dire que le résultat final n'est pas entre nos mains....
Lâcher prise, ce n'est pas blâmer ou vouloir changer autrui,
mais donner le meilleur de soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas prendre soin des autres,
mais se sentir concerné par eux.
Lâcher prise, ce n'est pas assister,
mais encourager.
Lâcher prise, ce n'est pas juger,
mais accorder à autrui le droit d'être avec toutes ses imperfections comme champ d'expériences.
Lâcher prise, ce n'est pas s'occuper de tout ce qui arrive,
mais laisser les autres gérer leur propre destin, source d'éveil.
Lâcher prise, ce n'est pas materner les autres,
mais leur permettre d'affronter la réalité.
Lâcher prise, ce n'est pas rejeter,
c'est au contraire accepter.
Lâcher prise, ce n'est pas harceler, sermonner ou gronder,
mais tenter de déceler ses propres faiblesses et de s'en défaire.
Lâcher prise, ce n'est pas adapter les choses à ses propres désirs,
mais prendre chaque jour comme il vient et l'apprécier sans oublier de s'aider soi-même.
Lâcher prise, ce n'est pas critiquer ou corriger autrui,
mais s'efforcer de devenir ce que l'on rêve de devenir.
Lâcher prise, ce n'est pas regretter le passé,
mais vivre et grandir pour l'avenir dans l'ici et maintenant.
Lâcher prise, c'est craindre de moins en moins pour aimer de plus en plus."



mercredi 9 mai 2012

:: Maurice Sendak a revêtu son costume de loup et s'en est allé... ::

L'auteur-illustrateur de "Max et les Maximonstres" est décédé cette nuit à l'âge de 83 ans.

Merci d'avoir berçé mon enfance, et maintenant celle du troll et du korrigan avec ton conte merveilleux.

Bon voyages Maurice au Pays des Maximonstres et que tu les fasses rêver avec tes histoires à ton tour.
 
http://www.lapetitebibliothequeronde.com/var/pbr/storage/images/media/images/portraits/auteurs-maurice-sendak/1764-1-fre-FR/Auteurs-Maurice-Sendak_reference.jpg

J'avais Peur ...





J'avais Peur ...

J'avais peur d'être seule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à m'aimer moi-même.

J'avais peur de l'échec, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que j'échouais si je n'osais pas.

J'avais peur que l'on me repousse, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je devais croire en moi-même.

J'avais peur de la douleur, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle était nécessaire pour grandir.

J'avais peur de la vérité, jusqu'à ce que...
J'ai découvert la laideur des mensonges.

J'avais peur de la mort, jusqu'à ce que...
J'ai appris qu'elle n'était pas une fin mais un commencement.

J'avais peur de la haine, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte quelle n'était pas autre chose que de l'ignorance.

J'avais peur du ridicule, jusqu'à ce que...
J'ai appris à rire de moi-même.

J'avais peur de vieillir, jusqu'à ce que...
J'ai compris que je gagnais en sagesse, jour après jour.

J'avais peur de ce que les gens pensaient de moi, jusqu'à ce que...
Je me suis rendu compte que de toute façon ils auraient une opinion de moi.

J'avais peur du passé, jusqu'à ce que...
J'ai compris qu'il ne pouvait plus me blesser.

J'avais peur de l'obscurité, jusqu'à ce que...
J'ai vu la beauté de la lumière d'une étoile.

J'avais peur du changement, jusqu'à ce que...
J'ai vu que même le plus beau papillon devait passer par une métamorphose.

Que nos vies soient chaque jour plus riches, et si nous nous sentons défaillir...
N'oublions pas qu'à la fin, il y a toujours quelque chose de plus et de plus beau.

Auteur anonyme

dimanche 6 mai 2012

Toi, c'est moi et c'est toi en même temps...


Quand tu verseras une larme,
Quand tu lanceras un cri d'alarme,
Quand tu seras fatiguée,
Je serai toujours là pour t'encourager.

Quand tu auras besoin d'une oreille pour t'écouter,
Quand tu auras besoin d'une main pour te relever,
Quand tu auras besoin d'un câlin pour t'apaiser,
Je serai toujours là pour te consoler.

Quand la vie te décevra,
Quand un grand mur se dressera devant toi,
Quand tu auras peur de foncer,
Je serai toujours là pour t'aider.

Quand le soleil s'éteindra dans ton âme,
Quand tu croiras que la vie perd son charme,
Quand les idées noires te désarment,
Je serai toujours là pour te tendre la main.

Quand tu seras devant trop de détours,
Quand tu ne trouveras plus le chemin du retour,
Quand tu chercheras le Nord dans le jour,
Je serai toujours là pour te guider.

Quand, un jour, la chance te souriras,
Quand le ciel se dégagera pour toi,
Quand ton sourire resplendira,
Je serai toujours là pour rire avec toi.

Quand tes rires se changeront en fous rires,
Quand une simple fleur te fera sourire,
Quand le bonheur emplira ton coeur,
Je serai toujours là pour cultiver ce bonheur.

Si tu as besoin de moi,
Peu importe l'heure qu'il sera,
Peu importe le temps qu'il fera,
je serais toujours la pour toi

Si un jour, tu as envie de pleurer
Appelle-moi.
Je ne te promets pas de te consoler,
Mais je peux pleurer avec toi.

Si un jour, tu veux partir,
Appelle-moi.
Je ne promets pas de te retenir,
Mais je peux faire un bout de chemin avec toi.

Si un jour, tu ne peux plus supporter personne...
Appelle-moi.
Je te promets d'être là pour toi. . .
Et de ne pas t'importuner.

Mais si un jour, tu m'appelles...
Et qu'il n'y a pas de réponse...
Viens vite me voir.
C'est peut-être moi qui aurai besoin de toi

comme la neige à besoin du froid
le feu de bois
moi j'ai besoin de toi

car moi sans elle c'est moi sans ailes!!!!

Michel Usm

samedi 5 mai 2012

:: Sous la Tente Rouge ::


Cela fait un moment que je souhaitais vous parler de la tradition des Ebawels, ou alors plus connues dans le milieu des Doulas, des "Tentes Rouges". A la base, un ebawel (j’aime la sonorité de ce mot) est un mot tamatchek (langue touareg) désignant un concept fondateur des cultures du désert. L'ebawel existe par opposition à l'essuf. L'essuf désigne la notion de désert, d'insécurité, d'inconnu, de danger. Alors, l’ebawel représente l'intérieur, le connu, la sécurité, la mère, la maison, la tête, la lignée, le creux où se niche l'animal, la cavité où brûle le feu, l'utérus, la femme. Avant les sécheresses et famines qui ont causé la ruine des populations touarègues, lorsqu'une jeune femme se mariait sa mère lui donnait son ebawel, c'est à dire une partie de sa propre tente pour que sa fille ne manque jamais de rien, qu'elle puisse être indépendante. Les biens d'ebawel, transmis de mère en fille, étaient sacrés : les hommes n'avaient aucun droit sur eux, mis à part de les faire fructifier si possible et ils étaient intouchables lors des razzias.
 
Oui, mais pourquoi tente rouge ?
 
La tente rouge est une référence à différentes traditions anciennes de regroupements des femmes en un lieu qui leur est dédié comme l’ebawel, pour célébrer les grands événements de la vie sexuelle d’une femme, puberté, grossesse, naissances, ménopause etc.

Aujourd’hui, Les "Red Tents", littéralement les "Tentes Rouges" en France sont un lieu de discussion privilégié aux femmes où elles peuvent se livrer en toute sécurité, toute confiance et sans jugement, sûre qu’elles seront écoutées et raconter leurs histoires de naissance dans une ambiance plutôt intimiste.
 
Voici une vidéo réalisée suite aux Tentes Rouges qui ont eu lieu lors des 6èmes Journées des Doulas à Paris fin mai 2008


Alors comment ca se passe ?
 
Une vraie tente rouge est dressée dans un lieu qui s’y prête of course, et habillé de manière cosy, feutrée afin de nous rappeler l’utérus de nos mères. Une « facilitatrice » (décidément, ce mot là je ne l’aime vraiment pas) vous y reçoit autour de douceurs et boissons chaudes pour nous permettre de nous sentir à l’aise et en confiance. La facilitatrice nous invite (ou pas) à tirer une lame du jeu "Féminitude" (par exemple, mais chaque facilitatrice a ses trucs et jeux) pour lancer les confidences.
 
Libre à chaque femme de parler ou pas, de se partager, se confier ou se taire, chacune étant responsable de ses paroles, mais aussi des paroles des autres, celles-ci lui étant confiées comme un trésor précieux. Chaque parole prononcée restera à l’intérieur de la tente rouge, il est interdit de rapporter à toute tierce personne ce qui a été dit dans la tente rouge sans l’accord de la personne qui s’est confiée. Ceci est scellé symboliquement par un ruban que les participantes à la tente rouge se nouent autour du poignet.

Je suis assez ennuyée, car cet exposé fait très scolaire, alors qu’une tente rouge, c’est entrer dans une autre dimension, un autre espace-temps régie par nos entrailles de femmes, qu’elles qu’on soit : vierge, mère, ancienne, chrétienne, musulmane, juive, athée, bouddhiste, grande, petite, grosse, mince, … bref, ce n’est ni sectaire, ni idéologique, ni politique, ni dangereux, c’est juste un espace de paroles pour les femmes, pour qu’elles ai le droit d’être femme jusqu’au bout des ovaires.
 

 

Pour aller plus loin:
 
Le roman d’Anita Diamant, La tente rouge, raconte l’histoire de
Dina fille de Jacob:

1500 av J-C, dans le désert, Dina fille de Jacob, vit dans l'ombre d'une tente, la tente rouge. Où les femmes se transmettent les rites, les secrets, ou l'homme est interdit d'accès. Dina est l'unique fille de Jacob et de ses quatre mères (qui sont toutes mariées au même homme). Elle grandira sous cette tente, à l’abri des villes, et des hommes (hormis ses frères et son père) Et découvrira le grand amour par hasard, ....

Il existe également une liste de discussion yahoo que vous pouvez rejoindre si vous êtes intéressés pour créer votre tente rouge : clic, clic ici! et une page FaceBook que je vous invite à rejoindre en cliquant ici!

à Virginie et Dali, mes facilitatrices, et à toutes les femmes qui se sont retrouvées ensemble sous la tente

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