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dimanche 20 novembre 2011

HSE: Soupe au Lait/Milchsuppe

Ce matin, par la fenêtre/Heute morgen am Fenster
Dimanche matin, tête dans les brumes d'un week-end qui se veut douillet. Mon cœur et ma tête sont lourds par la fatigue et le rhume qui s'installent,  et la nature a décidé d'en faire de même. Du haut de l'appartement sur les toits nous avons normalement une vue jusqu'au "Alpes Mancelles", mais ce jour-ci, impossible de voir plus loin que le bout de son nez. L'horizon se limite aux maisons des voisins et même les arbres se cachent dans l'épais brouillard. L'air est froid, vif et tout les sons semblent feutrés, gelés dans ce temps qui ne sait pas si il doit se lever ou pas... J'aime ces instants de froideur de la nature, ces instants où l'haleine ressort sous forme de nuage de ma bouche pour s'évaporer dans l'air. Vivement novembre alors!

Sonntag morgen,meine Gedanken sind in den Wolken eines gemütlichen Wochenendes verschollen . Mein Herz und meine Seele sind schwer vor Müdigkeit und dem Schnupfen der sich hier zu Breite macht. Von der Wohnung auf dem Dach aus, sehen wir normalerweise die "Manceller Alpen", aber heute kann man nicht weiter als seine Nasenspitze sehen. Der Horizont besteht nur aus den Nachbarhäusern, denn sogar die Bäume haben sich im dicken Nebel versteckt. Die Luft ist herrlich kalt und beißend und alle Geräusche sing gedämpft, eingefroren in diesem Wetter, das nicht weiß, ob es bleiben soll, oder nicht! Ich mag diese kalten Augenblicke, diese Augenblicke in dem der Atem in der Luft gefriert. Es lebe der November!

PS: Happy 7 months my baby! ♥ ♥ ♥ 

Pimpon pimpon/Tatü Tata

J'aime ces petits instants volés où je deviens spectatrice de la complicité de mon petit chat et de bébé tortue. Et plus ce deuxième grandis, plus j'assiste à des doux moments comme celui de ce matin, où toute la brigade de la caserne de pompier chatonesque a envahit mon lit (dès 7 heures un samedi. Gloups! Mais on est jamais trop matinal pour éteindre un feu). 

Ich liebe diese Augenblicke wo ich die Komplizität vom kleinem Kater und dem Schildkrötenbaby beobachten kann. UNd je mehr der Zweitere wächst, umso mehr erlebe ich diese süßen MOment wie heute morgen, wo die ganze katerliche Feuerwehrwache in meinem Bett gelandet ist (und dies, ab 7 Uhr! Es ist nie zu früh um ein Feuer zu löschen!)


Ce matin chaton découvrait qu'un petit frère qui commence à jouer aux voitures, ca peut être chouette. Et bébé tortue réalisait qu'un camion de pompier, ca pouvait aussi rouler et pas seulement  se mâchouiller. Qu'est-ce que j'aime ses moments! Qu'est-ce que j'aime mes garçons!

Heute morgen entdeckte kleiner Kater das ein kleiner Bruder, der anfängt zu spielen auch was tolles sein kann. Und Schildkrötenbaby begriff heute, das ein Feurwehrauto auch Räder zum Fahren hat, und nicht nur zum anknabbern dient! Was liebe ich diese Momente. Was liebe ich meine Jungs!


lundi 14 novembre 2011

Simplement/Einfach nur...

admirer les levers du soleil le matin en se levant,

savourer le froid qui mord les joues et colore les pommettes quand on part à l'école,

enregistrer toutes les couleurs de l'automne que nous offrent les arbres du jardin du presbytère,

déguster les infusions de l'automne avec des petits gâteaux fait avec amour et chaton (et beaucoup de perles en sucre)

rendre visite dans le foyer chaud des grand-parents chéris et passer du bon temps ensemble

être SOI tout simplement, sans avoir peur du regard des autres

morgens des Sonnenaufgang bewundern,

die beißende Kälte und die roten Bäckchen auf dem Schulweg genießen,

alle Herbstfarben die im Kirchengarten bunt aufleuchten, einspeichern,

Herbsttees und vom kleinen Kater gebackenen Plätzchen mit viel Zuckerperlen naschen,

die lieben Großeltern besuchen und eine schöne Zeit in der warmen Stube verbringen,

ICH selber sein, ohne Angst von dem Blick der anderen zu haben

dimanche 11 septembre 2011

Il y a 10 ans...

Il y a 10 ans je travaillais comme stagiaire au sein d'une grosse boîte de transport publics en Allemagne. La journée avait commencé comme d'habitude: 1 heure de transports en train puis RER, en passant par la grande gare de de Francfort, au pied de la skyscrapper line, le quartier des affaires et de la bourse par excellence en Allemagne. Affectée au service des relations publiques et de la presse, je suis connectée en permanence aux services internet de l'AFP et de la DPA. Nouvelles qui tombent toutes les 15 minutes aussi diverses que banales, quand tout d'un coup, vers 15 heures, une dépêche tombe: un accident s'est produit à New York, un avion s'est encastré dans une des deux tours du World Trade Center. Je n'y prête au début guère attention, pensant à un canular ou un hoax. Mais rapidement ma boîte mail s'énerve de plus en plus et je reçois des messages toutes les 10 secondes. Une des deux tours est sévèrement touché, elle est en feu et il y a des explosions et de nombreux morts. Je commence à lire les infos de plus près quand un collègue arrive en panique dans le bureau pour nous emprunter la télé de notre service, la seule de la boîte, pour l'installer dans la salle de réunion pour suivre les infos en direct. Apparemment il se passe quelque chose de grave. Je le suis, imité par de nombreux collègues qui abandonnent postes de travail pour se joindre à nous. L'incrédulité et l'incompréhension se lit sur leurs visage, tout comme elles doivent se lire sur le mien. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?"



Au moment de brancher la télé, nous assistons en direct avec des milliers d'autres téléspectateurs au deuxième impact dans la deuxième tour. Il n'y a plus de doute possible, les États-Unis sont attaqués. Les dépêches se succèdent à l'écran. Sous le choc nous voyons des personnes se jeter par les fenêtres des deux buildings en feu pour sauver leurs vies, ... en vain! À la télé comme dans la salle de réunion, les hypothèses fusent, quand on apprend que le Pentagone est attaqué aussi. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?" La panique commence à nous envahir aussi, nous sommes là, impuissant, ne sachant pas réellement ce qu'il en est quand l'annonce tombe: les États-Unis viennent de subir une attaque terroriste de la part d'Al-Qaida. Dans ma tête, tout va très, très vite: c'est la 3ème guerre mondiale qui vient d'éclater. Quelle est la prochaine étape de ces terroristes? Toutes les grandes capitales ou centre financier du monde? Francfort en est un! Et ma boîte se situe à quelques pas du consulat américain... 
Des collègues pleurent, d'autres prient, j'entends pour la première et dernière fois mon patron, un homme très classe, jurer. La première tour s'effondre, suivi quelque temps après par la seconde. Un silence de mort envahit la salle. Un monde s'écroule de l'autre côté de l'Atlantique et nous sommes là, à attendre, sans pouvoir faire grand chose. Notre big boss nous ordonne soit de rentrer, soit de bosser efficacement. Je décide de rester pour aider à traiter les infos au département presse. Mais le cœur n'y est pas... Je décide de rentrer sous le choc. La rue est empli de soldats américains pour assurer le périmètre de sécurité du consulat. De même pour la gare ou se mêlent soldats allemands, américains et la police. Le grand écran de la gare centrale diffuse les infos en continu, les gens sont hagards, choqués, silencieux...  D'autres se réjouissent que la suprématie des États-Unis est enfin renversé et font des commentaires désobligeant en rigolant. Je veux rentrer chez moi, vite! Le trajet me parait interminable. Je me souviens ce soir là en avoir parlé avec mes parents et mes frères, leur expliquer l'inexplicable, émettre des hypothèses quand au futur du monde, j'avoue, j'ai peur et en même temps, j'arrive pas à y croire, tellement ce scénario catastrophe semble irréalisable, sur-dimensionné! La télé annonce un bilan de 2000 morts environ et une ville noyée dans la poussière. Et pour la première fois de la journée, mes larmes ont coulé.



Je passerai les jours qui suivent avec les contrôle d'identités réguliers dans le périmètre de sécurité du consulat, les hommes armés à tout les coins de rues,  les dépêches de presse qui tombent pour alourdir le bilan, et à côté de ça, ma petite ville où j'habite tranquille que le monde extérieur ne semble pas affecter.
Je passerai aussi mon retour en France quelques semaines plus tard, arriver à Montparnasse, passer à côté de la tour tout en guettant le ciel. Faire de même avec la tour de Bretagne à Nantes, où je vais ensuite, d'autant plus qu'à Nantes les avions survolent la ville assez bas, l'aéroport étant vraiment à proximité. Oui, j'aurai du mal à oublier le jour du 11 septembre 2001, tout comme des milliers de gens. J'y repense de temps en temps. Je suis également consciente qu'il y a eu un monde avant et un monde après le 11 septembre 2001 et que c'est précisément dans ce monde là que sont nés mes deux fils. Et ce n'est pas fini...


Aujourd'hui il y a eu en 10 ans beaucoup plus de morts lors de catastrophes naturelles ou guerre dans des coins du monde qui nous paraissent trop loin pour en être émotionnellement proche que le 11 septembre, j'en suis bien consciente. Il me suffit de penser de penser aux soldats tombés en Irak ou en Afghanistan, le génocide au Darfour, ou les différents tsunamis en Asie. Néanmoins, par la médiatisation de l'évènement, il reste gravé dans ma mémoire et aujourd'hui, oui, je pense aux soldats du feu qui se sont battus pour sauver ce qu'il y avait à sauver ce jour là et les jours à suivre, mais aussi aux familles qui ont perdus des proches ce jour là, je pense aussi au 3000 orphelins qui ont perdu l'un voir leur deux parents ce jour là, et je suis triste de voir que l'homme est vraiment capable du pire pour des questions de pouvoir et territoire, que ce soit balancer deux avions dans des buildings américain ou larguer des bombes atomiques sur deux villes japonaises...

Et vous, qu'avez vous fait ce jour là?


Il y a 10 ans...

Il y a 10 ans je travaillais comme stagiaire au sein d'une grosse boîte de transport publics en Allemagne. La journée avait commencé comme d'habitude: 1 heure de transports en train puis RER, en passant par la grande gare de de Francfort, au pied de la skyscrapper line, le quartier des affaires et de la bourse par excellence en Allemagne. Affectée au service des relations publiques et de la presse, je suis connectée en permanence aux services internet de l'AFP et de la DPA. Nouvelles qui tombent toutes les 15 minutes aussi diverses que banales, quand tout d'un coup, vers 15 heures, une dépêche tombe: un accident s'est produit à New York, un avion s'est encastré dans une des deux tours du World Trade Center. Je n'y prête au début guère attention, pensant à un canular ou un hoax. Mais rapidement ma boîte mail s'énerve de plus en plus et je reçois des messages toutes les 10 secondes. Une des deux tours est sévèrement touché, elle est en feu et il y a des explosions et de nombreux morts. Je commence à lire les infos de plus près quand un collègue arrive en panique dans le bureau pour nous emprunter la télé de notre service, la seule de la boîte, pour l'installer dans la salle de réunion pour suivre les infos en direct. Apparemment il se passe quelque chose de grave. Je le suis, imité par de nombreux collègues qui abandonnent postes de travail pour se joindre à nous. L'incrédulité et l'incompréhension se lit sur leurs visage, tout comme elles doivent se lire sur le mien. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?"



Au moment de brancher la télé, nous assistons en direct avec des milliers d'autres téléspectateurs au deuxième impact dans la deuxième tour. Il n'y a plus de doute possible, les États-Unis sont attaqués. Les dépêches se succèdent à l'écran. Sous le choc nous voyons des personnes se jeter par les fenêtres des deux buildings en feu pour sauver leurs vies, ... en vain! À la télé comme dans la salle de réunion, les hypothèses fusent, quand on apprend que le Pentagone est attaqué aussi. "Mais nom de Dieu, que se passe-t-il?" La panique commence à nous envahir aussi, nous sommes là, impuissant, ne sachant pas réellement ce qu'il en est quand l'annonce tombe: les États-Unis viennent de subir une attaque terroriste de la part d'Al-Qaida. Dans ma tête, tout va très, très vite: c'est la 3ème guerre mondiale qui vient d'éclater. Quelle est la prochaine étape de ces terroristes? Toutes les grandes capitales ou centre financier du monde? Francfort en est un! Et ma boîte se situe à quelques pas du consulat américain... 
Des collègues pleurent, d'autres prient, j'entends pour la première et dernière fois mon patron, un homme très classe, jurer. La première tour s'effondre, suivi quelque temps après par la seconde. Un silence de mort envahit la salle. Un monde s'écroule de l'autre côté de l'Atlantique et nous sommes là, à attendre, sans pouvoir faire grand chose. Notre big boss nous ordonne soit de rentrer, soit de bosser efficacement. Je décide de rester pour aider à traiter les infos au département presse. Mais le cœur n'y est pas... Je décide de rentrer sous le choc. La rue est empli de soldats américains pour assurer le périmètre de sécurité du consulat. De même pour la gare ou se mêlent soldats allemands, américains et la police. Le grand écran de la gare centrale diffuse les infos en continu, les gens sont hagards, choqués, silencieux...  D'autres se réjouissent que la suprématie des États-Unis est enfin renversé et font des commentaires désobligeant en rigolant. Je veux rentrer chez moi, vite! Le trajet me parait interminable. Je me souviens ce soir là en avoir parlé avec mes parents et mes frères, leur expliquer l'inexplicable, émettre des hypothèses quand au futur du monde, j'avoue, j'ai peur et en même temps, j'arrive pas à y croire, tellement ce scénario catastrophe semble irréalisable, sur-dimensionné! La télé annonce un bilan de 2000 morts environ et une ville noyée dans la poussière. Et pour la première fois de la journée, mes larmes ont coulé.



Je passerai les jours qui suivent avec les contrôle d'identités réguliers dans le périmètre de sécurité du consulat, les hommes armés à tout les coins de rues,  les dépêches de presse qui tombent pour alourdir le bilan, et à côté de ça, ma petite ville où j'habite tranquille que le monde extérieur ne semble pas affecter.
Je passerai aussi mon retour en France quelques semaines plus tard, arriver à Montparnasse, passer à côté de la tour tout en guettant le ciel. Faire de même avec la tour de Bretagne à Nantes, où je vais ensuite, d'autant plus qu'à Nantes les avions survolent la ville assez bas, l'aéroport étant vraiment à proximité. Oui, j'aurai du mal à oublier le jour du 11 septembre 2001, tout comme des milliers de gens. J'y repense de temps en temps. Je suis également consciente qu'il y a eu un monde avant et un monde après le 11 septembre 2001 et que c'est précisément dans ce monde là que sont nés mes deux fils. Et ce n'est pas fini...


Aujourd'hui il y a eu en 10 ans beaucoup plus de morts lors de catastrophes naturelles ou guerre dans des coins du monde qui nous paraissent trop loin pour en être émotionnellement proche que le 11 septembre, j'en suis bien consciente. Il me suffit de penser de penser aux soldats tombés en Irak ou en Afghanistan, le génocide au Darfour, ou les différents tsunamis en Asie. Néanmoins, par la médiatisation de l'évènement, il reste gravé dans ma mémoire et aujourd'hui, oui, je pense aux soldats du feu qui se sont battus pour sauver ce qu'il y avait à sauver ce jour là et les jours à suivre, mais aussi aux familles qui ont perdus des proches ce jour là, je pense aussi au 3000 orphelins qui ont perdu l'un voir leur deux parents ce jour là, et je suis triste de voir que l'homme est vraiment capable du pire pour des questions de pouvoir et territoire, que ce soit balancer deux avions dans des buildings américain ou larguer des bombes atomiques sur deux villes japonaises...

Et vous, qu'avez vous fait ce jour là?


mardi 13 juillet 2010

Where these geese go

http://www.nord-nature.org/images/migration3.jpgCe soir, en arrosant mes petits pieds de tomate, un vacarme assourdissant me fait lever la tête. Au début je pense à un jouet électronique d'enfants qui aurait été mis dehors quand je les vois passer. Un groupe entier d'oies sauvages survole ma tête direction le nord-ouest, sans doute en direction du lac de Grand Lieu qui se trouve à quelques kilomètres de chez moi. Malheureusement je n'ai pas pu aller chercher mon appareil photo assez rapidement et elles avaient déjà migré vers d'autres horizons. Vous n'aurez donc que des belles photos trouvées sur le site de Nord Nature pour vous donner un bref aperçu de ce que j'ai vu avec émerveillement!

http://www.nord-nature.org/images/migration1.jpg

J'aime voir quand la nature sauvage se montre encore à nous notamment dans les coins où l'homme a trop pris le dessus comme les villes...

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