lundi 5 juillet 2010

Avant, Pendant, Après (Charles Aznavour)

Dans le cadre de ma formation doula, j'ai été amenée à lire plusieurs (dizaines) de références bibliographiques sur la maternité, la grossesse et la naissance en général. Parmi ces lectures, il y a un livre du Dr. Michel Odent (que je ne présente plus) qui m'a particulièrement marqué et j'aimerais vous en parler un peu plus dans ce post: Césariennes: Questions, Réponses, Enjeux paru aux éditions Le Souffle d'Or (qui est aussi mon partenaire, joli hasard). Dans mon cheminement vers le métier de doula j'en suis venue à m'intéresser aux histoires de maternité de mon entourage, notamment de ma mère. Pétronille, ma maman, a subi deux césariennes: une en urgence pour mon petit frère qui présentait une grave souffrance foetale suite à un décollement du placenta (là, y a pas photo, hein!), et une deuxième césarienne parce qu'elle avait un placenta praevia (ben là, voie sans issue basse, lol). Il m'était donc nécéssaire d'en savoir plus sur les césariennes pour la mémoire matriarcale, mais aussi pour les futures mamans que j'accompagnerais inch Allah qui seront dans ce cas.

Globalement il s'agit d'un ouvrage de vulgarisation médicale, mais qui décrit bien les gestes techniques en eux-mêmes, les origines et l'évolution de la césarienne et surtout, pourquoi cette acte chirurgical s'est autant répandu dans des situations qui ne sont même plus d'urgence, mais plutôt de l'ordre de la convenance médicale ou personnelle. Les termes médicaux sont précis, bien décrits et accessibles à tous, c'est pour ca que je le recommanderais aux mamans que j'accompagne, même si elles n'ont pas de césariennes, car l'aspect de la naissance physiologique y est aussi abordé de manière intéressante et instructive.

Voici la table des matières: - Une merveilleuse intervention de sauvetage
- La césarienne banalisée
- De plus en plus de sécurité
- Comment rompre un cercle vicieux
- Quand les rêves deviennent réalité
- Vers un développement sans limite du cerveau humain ?
- Des critères pour le XXIe siècle
- Penser à long terme
- Vers une diversité culturelle sans précédents
- L'entrée dans le monde des microbes
- L'entrée dans le monde des odeurs
- L'allaitement du bébé né par césarienne
- Mille et une raisons d'accoucher par césarienne
- L'accouchement après césarienne
- Si vous devez subir une césarienne
- Ce qu'en disent les mères
- La périnée : une préoccupation
- Ou bien, ou bien
- L'effet nocebo des consultations prénatales
- Idées reçues
- L'avenir des relations entre sages-femmes et médecins
- Trop rationnels pour survivre ?

Si je me souviens bien, il est recommandé de lire cet ouvrage avant de faire le stage de Paramanadoula à Londres avec Lilianna Lammers et Michel Odent. En tout les cas, je conseille de l'avoir dans sa bibliothèque perso si on s'intéresse tant soit peu à ce sujet tout comme d'autres références dont je vous parlerais plus tard inch Allah. Sinon, pour en savoir un peu plus sur les césariennes, je vous invite à consulter l'excellentissime site de l'association Césarine. C'est une mine de ressources et d'informations sur les césariennes.

samedi 3 juillet 2010

Il est libre Max (Hervé Christiani)

Bonjour, bonjour,
A l'heure où vous lirez ce message, je ne serait pas derrière mon ordinateur. Non, je serais à Châteauroux (magnifique métropole, où c'est simple: il n'y à RIEN à faire!) avec mon amie Maman Koala pour aller faire un stage d'haptonomie avec un grand Monsieur qui a beaucoup fait pour l'accouchement respectueux en France. On ne parle pas assez de lui, écrasé par la renommée de Michel Odent ou Frédéric Leboyer. J'avais envie de rendre hommage à mon ami, le Dr Max Ploquin en vous présentant un peu sa cause.

Le Dr Max Ploquin est Docteur en médecine, Gynécologue-accoucheur, Psychologue, formé en Haptonomie à Oms et en Analyse par Lacan. Il est fondateur de la Maternité Montaigne de Châteauroux où se pratiquaient l’accouchement sans douleur et l’haptonomie avec à l’esprit le label « Accouchez à Montaigne comme à la maison ». La
clinique Montaigne affichait moins de 3% de péridurales et de césariennes avec un des taux les plus bas d’Europe de mortalité et de morbidité néo-natale. Il est vice-président de la Société de Psychoprophylaxie obstétricale, président de l’Association Histoire & Avenir de la Naissance, président des Rencontres de la Naissance de Châteauroux. Il est l’auteur de nombreux films de naissance, dont certains sont actuellement projetés au Musée de l’Homme. Les films montrent des femmes qui accouchent détendues et souriantes et confirment donc l’intérêt et l’efficacité de cette préparation proposée par le Dr Max Ploquin. Il est également auteur du Dictionnaire de l'enfantement, du Dictionnaire de la Naissance de A à Z, et de La Clinique Sophistocos, une pièce de théâtre cinglante contre les abus de l'accouchement. Il se bat actuellement pour des naissances mieux respectées, pour lesquelles une bonne préparation des parents et du bébé sont nécessaires. Et propose à ce titre des stages de préparation à la naissance aussi bien pour les parents que pour les professionnels de la santé et de la naissance. (infos tirés de son site http://www.maxploquin.info/)

J'ai énormément de tendresse aussi pour ce drôle de bonhomme qui adore le chocolat et qui a le coeur sur la main. Une autre raison pour laquelle j'admire cet homme est qu'il soutient les doulas et se bat à nos côtés pour leur donner une place légitime dans le milieu hospitalier, même si nous ne sommes pas de formation médicale! Je vous cite ainsi sa prise de position du pourquoi de son soutien des doulas. Merci Max

Pourquoi j'accorde une réelle importance et une juste place aux doulas?

Parce que le climat actuel qui préside aux naissances dans les hôpitaux et cliniques n'est pas toujours très serein. Trop souvent, les cours de préparation à la naissance n'existent pas,
restent très légers, ou peu adaptés à ce qui attend les parturientes lors de leur accouchement.
Souvent les mamans se sentent « abandonnées » du fait que chaque sage-femme doit s'occuper d’un trop grand nombre de parturientes, donc n'ont pas le temps d'effectuer un bon accompagnement. Certaines sages-femmes ne semblent pas elles-mêmes formées à cet accueil et à la Préparation à la naissance…
Le père lui-même, même « bien préparé » pour la circonstance, n'est souvent pas en mesure de faire face tout seul aux différentes difficultés qui peuvent se présenter, ne serait-ce
qu'administratives…
La présence d'une doula peut nettement favoriser les choses, ne serait ce qu'en le déchargeant de certaines formalités et en aidant les parents à s'assumer pendant le travail de
l'accouchement… et c'est encore bien plus nécessaire quand le père ne peut participer à la naissance de son bébé.
Une doula, dans ce cas, ne remplace bien sûr pas la sage-femme – ce n'est pas la même fonction – mais elle peut énormément aider les parents et/ou la sage-femme à assurer un accompagnement
digne de ce nom. Et c'est encore plus vrai lorsque la naissance est décidée à la maison et que cette maman a de nombreux enfants ou n'a pas sa mère, sa belle mère ou même parfois pas son
compagnon près d’elle, même si c'est occasionnel.
J'ai vu de nombreuses doulas ou apprenties doulas dans nos « Rencontres de Châteauroux » et je peux garantir que l’aide que peuvent apporter ces personnes extrêmement dévouées et
désintéressées est extraordinaire.
Et je ne vois pas du tout en quoi cela pourrait gêner les sages-femmes. Bien au contraire cela ne peut que leur apporter une assistance précieuse auprès des mamans
et des papas ; c'est une autre fonction, une autre profession, qui n'a surtout rien de médical !

Dr. Max Ploquin

Rien que pour ca, je veux bien aller m'enterrer à Châteauroux pendant tout un week-end. Puis, il faut bien le dire, les habitants de cette belle petite ville sont tout à fait charmants et
accueillants. Bon week-end à toutes et à tous
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vendredi 2 juillet 2010

The way things are (Fiona Apple)

D'ou vient ce que nous consommons? Comment est-ce produit? Dans quelle condition de travail? Comment est-ce refourgué auprès du bas peuple? Et comment se débarrasse-t-on des déchets ensuite? Quelle est la longévité des choses? Cette petite vidéo polluera peut-être vous donner des pistes de réflexions et un début de réponses à tout ce capharnaüm qui nous entoure. A nous ensuite de en faire en sorte de faire les bons choix pour notre planète, notre environnement, pour nous et nos enfants quoi!

Merci SuperMama de m'avoir fait découvrir cette vidéo

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jeudi 1 juillet 2010

Pomme de Reinette et Pomme d'Api (chanson enfantine)

L'Eté est arrivé avec ces premières pommes qui prennent toutes ces jolis couleurs. Forcément, moi ça me donne des envies de desserts aux milles saveurs. Un grand classique automnal chez nous est le crumble.

Ma grand-mère chérie recevait des invités l'autre soir et elle m'a demandé de me mettre en cuisine afin de lui concocter un dessert simple, rapide et surtout facile à digérer. Moi j'avais envie d'une recette sans gluten et sans protéines de lait, car en ce moment, le lactose, dur, dur à digérer. J'ai donc transformé ma recette de base de crumble de mon chou-chou Cyril Lignac pour en faire une version vegan. Voici ma recette:
  • 6 pommes Reine des Reinettes pour leur joli couleur rouge et leur goût légerement acidulé
  • 1 petite poignée de raisins secs
  • 125 g de margarine à température ambiante
  • 125 g de sucre rapadura + 2 càs
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 150 g de farine de sarrasin
  • 20 ml d'eau
  • 50 g d'amandes en poudre
Pour la sauce:
  • 1 petite brique de crème de riz
  • 1 sachet de sucre vanillé
Eplucher les pommes, les couper en petits cubes et les réserver en les arrosant de jus de citron pour ne pas qu'elles brunissent.
Mettre les raisins à gonfler dans un bol d'eau chaude (2 heure avant c'est l'idéal, mais bon faut ne pas oublier quoi).
Dans un saladier mélanger grossièrement la farine de sarrasin avec les sucres, la poudre d'amande et la margarine coupée en petits dés. En faire une boule homogène et la mettre au congélateur,
le temps de la cuisson des pommes.
Dans une sauteuse faire dorer les pommes dans un peu de margarine. Ajouter les raisins, saupoudrer du rapadura et du sucre vanillé, faire légèrement caraméliser, puis ajouter les 20 ml d'eau. Faire compoter pendant 20 minutes en remuant régulièrement.
Préchauffer le four à 200°C. Graisser un moule à manqué et déposer le mélange pommes cuites/raisins en une couche uniforme. Sortir la boule de pâte du congélo et là, je vous donne mon truc: pour
avoir des "crumbles", des morceaux de pâte bien réguliers, j'utilise la grille à gros trous de ma râpe à légumes. Ainsi j'ai des "crumbles" bien régulières et pas trop grosses. Sinon, vous pouvez
émietter votre pâte avec vos doigts pou en faire des petits morceaux réguliers. Repartir alors la pâte en une couche homogène sur les pommes.
Enfournez pendant une vingtaine de minutes, il faut que le dessus soit bien doré quoi.
Maintenant, libre à vous de le déguster chaud ou froid, les deux variantes ont du charme. Sur ce coup, nous l'avons servi avec la crème de riz battue avec le sucre vanillé et réservé au froid
juste avant de servir afin d'avoir un bon contraste crumble chaud/crème froide. Délicieux! Moi je dis, vive l'automne et toutes les bonnes recettes qu'il apporte avec lui!
Bon appétit!

Education Nationale (Grand Corps Malade)


Mon troll va normalement rentrer à l'école en septembre pour de raisons personnelles. Cela ne correspond pas à mes choix et mes convictions, mais on va dire que pour l'instant je n'ai pas le choix. J'ai donc, en bonne petite maman fondue dans le moule, été inscrire mon rejeton bravement à l'école. Petite structure aux peintures avec des couleurs vives et des dessins de personnages de dessins animés pour faciliter le passage de la télé, baby-sitter universelle, à la ménagerie qu'est l'école maternelle. 

Car en effet, c'est l'impression que j'ai eu en y allant. Une directrice gentillette mais visiblement débordée et pas très disponible qui toise déjà la mère qui arrive avec son enfant en Mei Tai. On s'installe dans le bureau, où sont joliment déposés des puzzles, des livres, et oh étrangeté, un téléviseur avec un magnétoscope. Deux chaises en face d'un bureau métallique imposant, couvert de papiers. Petit troll essaye de monter seul sur la chaise trop haute sous le regard énervé de la directrice qui me semble vouloir bondir de son trône euh son siège pour le coller de force dessus, mais patiente je l'aide et le guide, et victoire, il réussit! 

Rapidement on passe aux choses sérieuses, c'est à dire l'inscription. Le troll, lui est attiré par les cassettes vidéos. La directrice commence à présenter des tics nerveux d'agacement et lui arrache quasiment la jaquette vidéo des mains pour lui coller d'office un puzzle qu'elle a choisi pour lui: un puzzle 4 pièces... no comment. "Il est TONIQUE!" siffle-t-elle. 

Bon gré mal gré, nous terminons l'inscription et mon fils pourra se vanter d'aller dans une classe de 29 élèves avec une maitresse et une ATSEM à mi-temps. Super chouette! Fin du premier acte.

Deuxième acte:
Après-midi d'intégration à l'école avec les potes de la halte-garderie. Néanmoins, les nouveaux lieux font peur à chaton et la séparation est rude cette fois. Et là, j'entends: "Faut arrêter de pleurer jeune homme, il est temps de couper le cordon!" Choc maternel: mais le cordon est coupé depuis sa naissance ma petite dame. Mais il n'a juste pas encore 3 ans et que les nouveaux lieux où il a l'impression que je l'abandonne, il n'est pas habitué! Heureusement, il y a ML que mon trolliton connait et qui le prend dans ses bras et le console, l'accompagne vers sa découverte de la vie scolaire. Je peux partir soulagée, quoique... 

Une heure et demi après je récupère mon petit troll. Je l'observe dans la cour, il fait du vélo, ce qu'il préfère. Quand d'autres enfants s'approchent de lui, il préfère s'éloigner car il ne les as pas encore apprivoisés, je le connais mon petit gars. Il va à son rythme et une heure et demi c'est rien. Arrive le moment du départ, je croise à nouveau Madame la directrice qui me dit: "Il est un peu sauvage votre fils. Et tonique, TRÈS tonique. Mais ne vous inquiétez pas, ON VA LE MATER!"  

Tsunami dans ma tête: Aurais-je confondu école canine et école maternelle? Un enfant ne se mate pas, il s'accompagne, nous sommes pédagogues pas dresseurs. Puis je ne vous ai pas demandé de mater quoi que ce soit. J'en suis tellement bouche bée que je n'arrive même pas à rétorquer.

Si j'ai bien compris alors ce qui attend mon fils pour les 15 ans à venir, c'est de passer ses journées avec une trentaine d'autres gamins, où il doit être détaché de sa mère et où il va être maté.

Certes, toutes les écoles ne sont pas comme ça. Mais cela remet vraiment en question mon projet de scolariser mon enfant dès la maternelle. 
L'école maternelle est un service proposé aux familles, le devoir d'instruction des enfants n’est obligatoire qu’à partir de six ans. La loi instaure «un droit à la scolarisation» pour tout enfant dès l’âge de trois ans «le plus près possible de son domicile, si sa famille en fait la demande.» Ha, ha, ha... j'en connais un qui risque de faire pas mal d'absentéisme les premières années de sa scolarité.

Cela me fait étrangement penser à cette chanson de Grand Corps Malade intitulé L'éducation Nationale. Tellement vrai et tellement d'actualité. Et après notre cher gouvernement se demande pourquoi de plus en plus de parents choissisent l'instruction en famille... Comme de par hasard, vous ne trouverez cette chanson chez aucun disquaire, n'ayant pas été commercialisée. Du coup, vous la trouverez uniquement sur les plateformes de téléchargement légales . Merci Grand Corps Malade d'avoir mis en mot ce que je ressens, ce mal-aise dès que j'entends parler parents et enfants du système scolaire actuel. Si seulement cet artiste pouvait être entendu par les bonnes personnes dans les bons endroits!




J’m'appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay
Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né
Mon école elle est mignonne même si les murs sont pas tous neufs
Dans chaque salle y a plein de bruit moi dans ma classe on est 29
-

Y a pas beaucoup d’élèves modèles et puis on est un peu dissipés
J’crois qu’nous sommes ce qu’on appelle des élèves en difficulté
Moi en maths j’suis pas terrible mais c’est pas pire qu’en dictée
C’que je préfère c’est 16h j’retrouve les grands dans mon quartier
-

Pourtant ma maitresse j’l'aime bien elle peut être dure mais elle est patiente
Et si jamais je comprends rien elle me réexplique elle est pas chiante
Elle a toujours plein d’idées et de projets pour les sorties
Mais on a que 2 cars par an qui sont prêtés par la mairie
-

Je crois que mon école elle est pauvre, on n’a pas de salle informatique
On n’a que la cour et le préau pour faire de la gymastique
A la télé j’ai vu que des classes faisaient du golf en EPS
Nous on a que des tapis et des cerceaux et la détresse de nos maitresses
-

Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS
Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses
Au milieu des tours y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire
Ne laissons pas nos rois devenir fou dans des défaites spectaculaires
-

L’enseignement en France va mal et personne peut nier la vérité
Les zones d’éducation prioritaires ne sont pas des priorités
Les classes sont surchargées pas comme la paye des profs minés
Et on supprime des effectifs dans des écoles déjà en apnées
-

Au contraire faut rajouter des profs et des autres métiers qui prennent la relève
Dans des quartiers les plus en galère, créer des classes de 15 élèves
Ajouter des postes d’assistants ou d’auxiliaires qui aident aux devoirs
Qui connaissent les parents et accompagnent les enfants les plus en retard

-

L’enseignement en France va mal, l’état ne met pas assez d’argent
Quelques réformes à deux balles pour ne pas voir le plus urgent
Un établissement scolaire sans vrais moyens est impuissant
Comment peut on faire des économies sur l’avenir de nos enfants
-

L’enseignement en France va mal car il rend pas les gens égaux
Les plus fragiles tirent l’alarme mais on étouffe leur écho
L’école publique va mal car elle a la tête sous l’eau
Y a pas d’éducation nationale, y a que des moyens de survies locaux
-

Alors continuons de dire aux p’tit frères que l’école est la solution
Et donnons leur les bons outils pour leur avenir car attention
La réussite scolaire dans certaines zones pourrait rester un mystère
Et l’égalité des chances un concept de ministère
-

Alors si tout s’joue à l’école, il est temps d’entendre le SOS
Ne laissons pas s’creuser l’fossé d’un enseignement à deux vitesses
Au milieu des tours il y a trop de pions dans le jeu d’échec scolaire
Ne laissons pas nos rois devenir fous dans des défaites spectaculaires.
-

J’m'appelle Moussa, j’ai 10 ans, j’suis en CM2 à Epinay
Ville du 93 où j’ai grandi et où j’suis né
C’est pas d’ma faute à moi si j’ai moins de chance d’avoir le bac
C’est simplement parce que j’vis là, que mon avenir est un cul de sac.

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