mardi 10 août 2010

Live and let die (Paul McCartney)

C'est par hasard sur une affichette collée sur une boutique de produits issus du commerce équitable que j'ai découvert ce poème de Pablo Néruda en allant travailler. Le nom de l'auteur n'y figurait pas. Toute la journée j'ai essayé de me remémorer ne serait-ce qu'une phrase pour pouvoir le retrouver plus tard sur internet. Comme un mantra je me suis répété alors la phrase:

"Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer."

C'est alors le soir que je découvre l'auteur de ce poème Pablo Néruda. Pour moi il fait partie des mêmes monstres sacrés d'Amérique du Sud comme Frida Kahlo ou Diego Rivera. Je vous conseille vivement la biographie de Pablo Neruda de Jean Marcenac et Claude Couffon, paure aux Éditions Seghers dans la collection " Poètes d'aujourd'hui ", un très bel ouvrage sur un poète trop méconnu en France.

Pablo Neruda



Il meurt lentement, celui qui ne voyage pas

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés


Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!

Pablo Neruda

Voici une autre version de se poème, prononcé par Pablo Neruda lors d'un discours lors de la remise du prix Nobel de la littérature en 1971:

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à porter une nouvelle couleur
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement celui qui fait de la télévision son guide
Il meurt lentement celui qui évite la passion
celui qui préfère le noir au blanc,
les points sur les "i" à un tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie, n'a fui les conseils sensés.
Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement celui qui passe ses jours à se
plaindre de sa mauvaise fortune ou de la pluie incessante.
Il évite la mort celui qui se rappelle qu'être vivant
requiert un effort bien plus important que le simple fait de respirer.

mercredi 4 août 2010

Il n'y a pas d'amour heureux (George Brassens)

La Montagne St. Rémy - Vincent Van Gogh






Je vais te dire un grand secret Toute parole

À ma lèvre est une pauvresse qui mendie

Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard

Et c’est pourquoi je dis si souvent que je t’aime

Faute d’un cristal assez clair d’une phrase que tu mettrais à ton cou

Ne t’offense pas de mon parler vulgaire Il est

L’eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu



Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas

Parler du temps qui te ressemble

Je ne sais pas parler de toi je fais semblant

Comme ceux très longtemps sur le quai d’une gare

Qui agitent la main après que les trains sont partis

Et le poignet s’éteint du poids nouveau des larmes



Je vais te dire un grand secret J’ai peur de toi

Peur de ce qui t’accompagne au soir vers les fenêtres

Des gestes que tu fais des mots qu’on ne dit pas

J’ai peur du temps rapide et lent j’ai peur de toi



Je vais te dire un grand secret Fermes les portes

Il est plus facile de mourir que d’aimer

C’est pourquoi je me donne le mal de vivre

Mon amour





Louis Aragon - Elsa

jeudi 29 juillet 2010

Soul Cake (Sting)

Après le passage de la famille Koala chez moi, mon four s'est retrouvé au chômage. Il faut le savoir, (attention je dévoile un secret de tiroir: les Koalas sont très gourmands et mangent tout le temps du gâteau!). J'ai donc décidé de consoler mon four du départ des Koalas en le faisant travailler à fond. Mon coup de cœur absolu du moment que je fais au moins, allez je l'avoue, une fois par semaine depuis: mon gâteau choco-épices. Sorti tout droit de mon imagination garanti sans gluten et sans produits laitiers de vache! Bien sûr vous pouvez remplacer la farine de pois chiche par de la farine de blé et la crème de soja par de la crème fraîche, la margarine par du beurre!

Pour réussir cette merveille, il vous faut:

  • 100 g de margarine
  • 100 g de sucre
  • 75 g de farine de pois chiche (ou 50 g de farine de pois chiche et 25 g de Maïzena)
  • 4 oeufs
  • 200 g de chocolat noir à cuire
  • 1 càs de crème de soja/d'amande 
  • 1 càc de gingembre
  • 1 càc de cannelle
  • 1 càc de 4 épices
  • 1 càs de fleur d'oranger
  • sel
Préchauffer le four à 200°C.

Mélanger au fouet la margarine ramollie avec le sucre et le sel jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Faire fondre le chocolat au bain-marie avec la cuillère de crème de soja/d'amande pour l'onctuosité.
Rajouter ce mélange au sucre et à la margarine.
Séparer le blanc des jaunes d'œufs et incorporer les jaunes d'œufs un à un dans la pâte. Réserver les blancs au frais.
Ajouter la farine puis les épices. Bien mélanger jusqu'à ce que la pâte fasse des rubans sur la spatule. Ajouter alors la fleur d'oranger.
Battre les blancs en neige très ferme avec une pincée de sel. Incorporer le mélange délicatement à la pâte chocolatée.
Graisser  un moule à manqué ou des moules à muffins. Y mettre la pâte et enfourner 30 minutes à 150°C (bien sûr, vous avez baissé le four). Vérifier de temps en temps la cuisson.

Déguster avec un bon thé vert, un vrai bonheur!

Et voilà à quoi cela ressemble avant le passage de ma mini-tornade




mercredi 28 juillet 2010

Je m'appelle Hélène (Hélène Rollès)

Ok, le titre est naze de chez naze et le jeu de mot très approximatif, tout ca pour une poire Belle Hélène. Mais trouvez moi une chanson avec "poire" dans le titre et je vous paye des fraises. Aujourd'hui je ne vous propose donc pas une chanteuse de midinettes des années 80, mais un cake facile et rapide à faire et de surcroit délicieux! Vous m'en direz des nouvelles. Bon, je file mater quelques épisodes de "Hélène et les Garçons" (je rigoooooooooooooooooole)

Cake aux poires et épices - un vrai délice parfumé à déguster au goûter avec un bon thé

Ingrédients :

180 g de beurre à température ambiante
180 g de sucre
4 sachets de sucre vanillé
5 oeufs à température ambiante
125 g de poudre d’amande
270 g de farine 1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de muscade en poudre
1 cuil. à café de cannelle
1 pincée de sel
4 poires mûres à point, pelées et coupées en tout petits dés

Préparation :

Fouettez le beurre avec les sucres en mousse, puis incorporez les oeufs un par un
Ajoutez la poudre d’amande
Incorpoez la farine tamisée avec la levure, les épices et le sel
Enfin, ajoutez les dés de poires Versez la pâte dans un moule à cake beurré et fariné
Faites cuire votre cake aux poires et aux épices, pendant 50 à 55 min, à 180° C
Patientez 15 min, puis démoulez-le sur une grille

Par contre, j'ai pas eu le temps de prendre une photo car tout était dévoré avant. J'essayerai de mettre ce post à jour alors une fois que j'aurais réussi à prendre une photooooooooooooooo! Bon appetit!

mardi 27 juillet 2010

Eat you alive (Limp Bizkit)

Pour réduire notre impact sur l'environnement, celà doit commencer par notre manière de nous alimenter. Sans nourriture, pas d'énergie pour vivre pour résumer court. L'alimentation est aussi une des plus grandes et des plus puissantes industries mondiales, autant par son impact économique qu'écologique. Grâce à la mondialisation, nous avons eu accès à des légumes et fruits frais de chaque espèce à tout moment de l'année, toujours plus beau, toujours plus gros, toujours plus gorgés d'eau, vidées de leurs nutriments et vitamines précieuses, et ce, au dépens de notre santé. Car pour en arriver là, il a bien fallu inventer pesticides, antibiotiques et moyens de transports pour les faire venir des 4 coins de la terre. Et ne parlons même pas des produits et plats prêt-à-consommer dans des tonnes d'emballages et saturés de graisses hydrogénées et sucres blancs raffinés et gavés de sel. Résultat, on mange du prémaché et très peu, à part nos "anciens" et les chanceux d'entretenir un jardin actif, savent encore ce que sont les légumes et fruits de saison.

N'ayant pas de jardin exploitable pour y faire un potager et y faire pousser des arbres fruitiers, la première réflexion que je me suis faite en passant à l'alimentation bio, c'est que vais-je manger? Des légumes et fruits français? Cela se serait vite limité à quelques sortes comme les topinambours, les navets, les pommes et les raisins. Ok, j'exagère. Mais pas tant que ca, car sans les explorateurs des temps jadis, nous aurions jamais connu la pomme de terre, le mais, les bananes et autres légumes et fruits présents dans nos assiettes. Chaton et moi avons donc fait le choix de consommer des produits bio qui étaient cultivés par des producteurs locaux, même si eux produisaient des fruits dits exotiques. L'important pour nous était de nous fournir dans un rayon de moins de 60 à 100 km afin de réduire la production de CO2 des acheminements de notre alimentation. J'avoue que à part les bananes qui nous viennent des Antilles et des clémentines qui viennent du Sud de la France voir d'Espagne, le reste est purement ligérien et certifié BIO par le label vert bien connu. Un autre facteur qui me semble important dans la consommation de proximité est de savoir d'ou proviennent directement mes aliments, sans avoir à lire les étiquettes pour découvrir qu'il a été produit à Toumbouctou. Non, en consommant local, j'ai affaire à des interlocuteurs identiques permanents qui sont souvent le producteur du produit que j'achète. Mes légumes et fruits ne sont donc pas passés comme 90% de nos biens de consommation par 6 centrales d'achats. Mon (re)vendeur me garanti donc une provenance sûre de mes produits et la garantie que je peux me déplacer pour voir où et comment mon repas de hier midi a été produit avant d'atterrir dans mon estomac. Car au final, il ne faut pas oublier que l'on devient ce que l'on mange! En plus, je stimule un commerce local qui permet une dynamique de commerce local entre le producteur - (l'éventuel revendeur) - et moi. Je contribue activement à la lutte contre la disparition des marchés, des petits producteurs locaux (souvent très fiers de leur productions) et des petits commerces de proximité (les dépanneurs comme ils disent au Québec, et je trouve ce nom très approprié) pour éviter que les géants de la grande distribution n'engloutissent tout le commerce et tiennent le monopole de ce qui va atterrir dans nos estomacs.


Je retourne donc à une manière de faire ancestrale. Ma garde robe n'est plus la seule à s'adapter au fil des saisons, mais mon assiette aussi. J'apprends à me dire que certains fruits et légumes ne reviendront que dans quelques mois  et j'apprends à me réjouir de leur venue comme par exemple le raisin! Ou encore les tomates et les concombres que j'attends avec impatience! Mon ours râle parfois quand il voit qu'en ce moment nous mangeons beaucoup de carottes et de pommes de terre. Il m'a donc fallu apprendre à les cuisiner d'autres façons afin que cette pseudo-monotonie nous affecte pas le moral (j'y vais à la Marseillaise là, hein!). Je découvre donc chaque semaine de nouvelles recettes, j'en garde certaines, j'en jette d'autre et je m'adapte à ce que ma terre dans mon périmètre de vie a à offrir. Et quelque part, en agissant ainsi, non seulement je respecte mon empreinte écologique et j'honore la vie et ma planète sacrée.

Assez de bla, bla. Si mon roman vous a quelque peu convaincue, je me fait déjà un plaisir de partager avec vous cette liste des légumes et fruits à consommer au fil de ce mois et du mois prochain. J'essayerai de vous mettre les fruits à consommer avec chaque premier panier du mois, même si mon panier bio vous donne déjà un aperçu. Et n'hésitez pas à me poser des questions pour aller plus loin!

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